Tagué: maison traditionnelle japonaise
Construction d’une maison japonaise – Jour 1 (3)
Nous continuons le récit de la première journée des travaux.
Suivant les mêmes procédés on monte la toiture. C’est un moment émouvant.
Il y a deux très belles pièces, deux troncs d’arbres qui vont s’asseoir et lier les sommets des deux façades. Ils supporteront la toiture.
Les voici. Les charpentiers travaillent en hauteur. Avec les gros maillets ils vont forcer les pièces dans les autres.
Quelle journée. Il faisait chaud, et le ciel était magnifique.
Voilà des gars avec de vraies cojones.
Construction d’une maison japonaise – Jour 1 (2)
Construction d’une maison japonaise – Jour 1 (1)
Ce sont les deux premiers jours, où tout se joue, d’une façon spectaculaire. Comme il y a beaucoup à dire je vais présenter les travaux de la première journée en plusieurs articles.
Ceci est un clou
Ceci est un clou, en bois.
Pour la petite maison que nous construisons en remplacement du hanaré.
Le clou est en kashi. カシ(樫)
Attention, en français c’est le Cyclobalanopsis. Ou chène bleu du Japon. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyclobalanopsis
PS (une semaine plus tard).
Bon. Vous le constatez, je perds mon francais. Il ne s’agit pas d’un clou, mais d’une cheville….. !
Les fondations
on creuse la terre avec la pelleteuse vert grenouille pour mettre les grosses pierres à niveau.
Sur les pierres viendront s’appuyer les piliers en bois. On fait comme autrefois ! Ce procédé est économique … pas besoin de camions toupie.
Les pierres posées, on a mis une couche de terre ‘masatsuchi’
Demolition Man
On a fait place nette. On a démoli le hanaré (article un, article deux). Notre ami Sakichan, sa femme et leur assistant monsieur K. Ils ont tout fait à eux 3.
Travail délicat qui demande une bonne organisation et de la technique. En effet faut pas se tromper, avec le hanaré qui est à quelques centimètres à peine de la maison principale, on veut pas qu’ il s’écroule sur la maison au mileu de l’opération ….
Quand plein d’émerveillement je dis à Saki chan qu’il fait un beau boulot, il me dit … tu sais, que fais ça depuis quarante ans …
On récupère les meilleures tuiles, le bois pour se chauffer l’hiver, et les tatamis pour booster la terre du jardin.
Sakichan a tous les équipements et les manie avec dextérité. Les voilà sur le toit en train de retirer les tuiles. Il travaille avec K. A tous les deux ils on 132 ans tout de même. La pêche !
Là, la moitié gauche du hanaré a déjà été retirée. On remarque la belle poutre courbe qui soutient la toiture. C’est du beau travail. De même, la double poutre en pin rouge.
Remarquez les gros cordages tendus en diagonale, c’est pour éviter que tout s’écroule sur notre belle maison …
Et dessous, les derniers moments. J’ai retenu ma respiration … Le mur nord du hanaré affleurait vraiment le toit de la maison principale.
Et pour finir ce post en musique, Demolition Man par The Police.
La maison de 1000 ans
[Note de septembre 2014: j’ai plus depuis rencontre l’ancien proprietaire de la maison de 1000 ans]
La maison de 1000 ans. 1000, vraiment ? 千年の家
| 住所 | 〒671-2415 姫路市安富町皆河(問い合わせは姫路市教育委員会文化課) |
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|---|---|---|
| TEL | 079-221-2786 | |
| 定休日 | 千年家の公開は、土曜、日曜、祭日(年末年始は除く)のみ ※平日は団体のみ、要事前予約 | |
| アクセス | 車 | 中国自動車道「山崎IC」から車で約10分 |
Promenade
Franchement, tout est beau. La nature resplendit avec ses palettes de verts. Le mois de mai est décidement un bon moment dans l’année; juste avant la saison des pluies et les grosses chaleurs bien humides de juillet et aout qui suivront.
Cette maison me fait penser à la maison dans Totoro. Pas le même style mais peut être la couronne de verdure qui la protège.
A même hauteur mais de l’autre côté de la rivière, ce morceau de village incrusté dans ses potagers.
On aperçoit la face d’une montagne écorchée, c’est qu’un habitant du village coupe les cryptomères (sugi) pour se construire une maison.
Si à partir du pont on va dans la direction opposée, vers le nord, on peut apercevoir ce joli groupe de maisons; entre montagne et rizières.
De retour à la maison nous faisons un crochet par le jardin où nous récoltons des radis et une fraise.
L’écosystème et l’escalier
Le mur derrière la maison. Un tas de bois datant de 10 ans au moins le protégeait du regard. L’hiver et le chauffage au bois aidant le tas de bois a diminué.
Le mur a l’âge de la maison. Il est en terre battue, apposée sur un treillis fait de bambou. De méchantes plantes de bois le protégeaient à moitié du tas de bois. Le tas de bois, mélange de branches de cyprès idéales pour commencer le feu, de vielles planches de bois, et des morceaux de pin qui avaient du servir à chauffer l’eau du bain jadis.
L’endroit coincé sous un préhaut est sombre; humide. Je n’étais jamais vraiment rassuré lorsque la nuit j’allais y chercher du bois pour alimenter Calcifer notre poêle à bois. J’avais l’impression à la fois d’être observé par des animaux et d’être à la frontière d’un monde parallèle (mais par nécessairement hostile).
Finalement nous dégageons tout le tas de bois pour faire réparer le mur. Il aurait fallu une autre année à Calcifer pour en venir à bout, et nous voulons fermer les autoroutes à scolopendres avant l’été.
Et nous avons quelques surprises.
1 une petite colonie de termites s’est installées entre des planches au milieu du tas de bois. Impressionnant de voir ces êtres redoutables, blancs, silencieux. La colonie heureusement est limitée à quelques planches. Je jette les termites à la rivière avant d’aller brûler le bois derrière les montagnes. Holocauste.
2 le reste du squelette du chat dont nous avons parlé plus tôt. On voit les deux omoplates et des vertèbres. Le chat est il mort ici silencieusement ou le renard l’a-t-il mangé ?
3 et puis, sur le mur de terre battue, enfin dégagé des planches, de délicates structures de terre construites par de petites guêpes.
Le mur en lui même n’est pas en si mauvais état. Saki chan le charpentier du village nous dit que les murs anciens en terre battue sont très solides.
Certes il y a des trous. Pas étonnant que des animaux se promènent sous le plancher de la cuisine. Mais je m’attendais à quelque chose de bien pire.
La nature nest pas naive. Il ne faut pas la sous-estimer. Cependant même si la nature est cruelle et dure, elle n’a pas la méchanceté ni la bêtise de l’homme.
En tout cas il s’en est passé des choses; dans notre tas de bois, derrière la maison.
Une dernière remarque. Chacune de notre expérience à la campagne est crescendo. Nous sommes partis de zéro. A mesure que nous nous accoutumons à ce nouvel environnement et que nous en profitons avec plus de profondeur, viennent des événements dont nous nous serions bien passés. (le scolopendre, les insectes, un animal sous la cuisine, et ces termites, et le squelette du chat). Ce sont comme les marches d’un escalier, que nous gravissons pas à pas, les étapes d’une initiation.
Le mur derrière la maison. Une fois le tas de bois et les planches dégagés.
Les délicats nids de guèpes sur le mur même. Les guèpes ont sans doute utilisé la terre du mur pour les faire.
Le reste du fameux squelette du chat. Qui était bien caché derrière les fagots.
Les termites découvertes entre des planches. Je les ai balancées dans la rivière. Mais j’ai remarqué que, le lendemain, les poissons ne les avaient pas mangées.
Sous le engawa
Un voisin très sympathique, une belle personnalité, revient dans le village. L’hiver il préfère rester en ville les week end. Le printemps revenu, il passe au village les dimanches.


































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