Il y a un an je finissais ma Bande Dessinée Retour Sur Terre. Depuis ça a été une véritable aventure avec toutes les rencontres faites avec les lecteurs et lectrices d’Europe et du Canada et avec la version japonaise tous les lecteurs et lectrices au Japon. C’est vraiment chouette.
J’ai récemment eu l’idée de commencer un nouveau projet de dessin. Un peu différent d’une bande dessinée, plutôt, des dessins dans le style des estampes japonaises d’autrefois, les uki yo é s, et d’essayer de traiter plusieurs thèmes …
Je fais un tour d’essai avec ce dessin, histoire de tester le concept et de voir ce que ça peut donner. L’idée est liée au travail, et le rythme du métro boulot dodo.
C’est une locomotive en modèle réduit qui tourne en rond sur son modèle, et du lundi au vendredi traverse un long tunnel, pour en sortir le samedi et le dimanche et hop c’est tellement court c’est le moment de refaire un nouveau tour !
Les montagnes (du tunnel) représentent chacune un jour de la semaine en Japonais (et en Français), avec la succession de la Lune (lundi), du Feu (Mars – mardi), de l’eau (Mercure – mercredi), du bois (Jupiter – jeudi), et de l’or (Vénus – vendredi).
A la façon des ukiyoés, la palette des couleurs est limitée. J’utilise des couleurs échantillonnées sur de vraies ukiyoés pour me rapprocher le plus possible…
Le tout est fait sur PC, avec un logiciel japonais « clip studio », j’ai utilisé ce même logiciel pour mes deux dernières bande dessinées.
Pour l’occasion j’ai enregistré la vidéo et fait une petite vidéo youtube qui montre le processus du dessin.
Tout est dans les détails … par exemple … l’entrée du tunnel:
« Faisons des efforts cette semaine »
Et la sortie du tunnel:
« Ah vous avez bien travaillé »
Je tombe facilement dans le piège du sombre; et il fallait dans le dessin indiquer la solution, une échappée.
Certes le petit oiseau représente la liberté. Il fait pendant au chat qui comme moi salarié dans ma boite; grassement payé préfère à la liberté le plaisir de ronronner au chaud dans mon bureau ….
mais aussi le dessin en bulle du train que l’on peut aussi décider de faire dérailler:
J’essaie de mieux ranger et mieux organiser mes affaires et mes outils.
Si je mets de l’ordre autour de moi, j’en mets aussi dans ma tête.
Trop souvent j’ai l’impression d’avoir perdu disons un couteau, que je retrouve plusieurs mois plus tard; par hasard !
D’ailleurs l’avantage de la vie à la campagne, où comparé à la vie en ville il n’y a aucune limite d’espace, est la porte ouverte à finir avec plein de choses dont on n’a pas besoin. (mais la même chose peut tout à fait arriver en ville)
L’idée est venue alors de mettre des scoubidous à quelques objets de tous les jours. Couteau de poche, trousseau de clefs, stylo plume.
Des scoubidous j’en faisais enfant; c’était à la mode dans les années 80!
Des scoubidous j’en fais maintenant un peu partout, … même sur le sac de tennis de ma femme!
C’est un livre par Viktor Frankl. Il doit y avoir des traductions en Français.
J’ai fait connaissance de ce book car il était souvent cité dans des livres et des articles que j’ai lus récemment
Né en 1905 il a été emprisonné à Auschwitz et des camps de travail forcé par la suite, jusqu’à la fin de la guerre.
Je pourrais copier ici plusieurs pages de citations de ce livre intense et profond; mais je vais me contenter, de celle-ci:
Page 85.
What was really needed was a fundamental change in our attitude toward life.
We had to learn ourselves and furthermore, we had to reach the despairing men that
it did not really matter what we expected from life, but rather what life expected from us.
We needed to stop asking about the meaning of life. And instead, to think of ourselves as those who were being questioned by life daily and hourly.
Our answer must consist not in talk and meditation, but in right action and in right conduct. Life ultimately means taking the responsibility to find the right answer to its problems and to fulfill the tasks, which it constantly sets for each individual.
These tasks and therefore the meaning of life differ from man to man and from moment to moment. Thus, it is impossible to define the meaning of life in a general way.
Voici la vidéo où Saki chan répond à vos questions.
Première question as-tu pensé vivre en ville ?
2e question portes-tu un haramaki ?
3e question comment as-tu décidé de devenir charpentier ?
4e question quelle saison préfères-tu ?
Depuis, j’ai reçu une autre question, sur ce qu’il pense du plastique, je la lui poserai la prochaine fois !
C’était très sympa que vous posiez ainsi vos questions à Saki chan; merci beaucoup d’avoir participé. J’aime beaucoup ce côté collaboratif.
Il y avait une autre question sur ses souvenirs à l’école mais il a répondu qu’il n’y avait rien de particulier et donc j’ai coupé le passage au montage ….
Que faire un dimanche après midi, après avoir fini de poser une nouvelle clôture et de passer le motoculteur pour les oignons.
On a envie alors de passer quelques heures tranquillement dehors dans le jardin, et pourquoi pas faire un bon gloubi-boulga.
(ce sera ma dutch oven therapy)
J’ai bien relu quand même la recette du dinosaure Casimir; … Casimir faisait son gloubi boulga en mélangeant bananes; chocolat, saucisses et moutarde… Je remplace simplement les bananes et le choco par des patates douces des champipi et des patates taro. Un peu de sauce de soja et un peu de sucre, c’est la version japonaise du gloubi boulga.
En tout cas je passe un bon moment.
Ce satané réchauffement climatique nous offre de magnifiques journées même fin octobre. Les nuits sont fraiches mais en cette fin d’après midi on se croirait comme au printemps!
Mon épouse est la première à gouter au gloubi boulga et à ma grande surprise, elle en reprend. Elle dit quel goût incroyable, on ne sait pas si c’est bon mais ça se mange.
Objectif atteint. Voila un gloubi boulga bien réussi!!
Il faut partager les bonnes choses avec les amis et j’en apporte à ma voisine madame T et à Saki chan …
Chaque lundi matin je vais retrouver Sakichan dans son atelier. J’apporte du café et on discute une petite heure. Souvent de 7 à 8 heures. Après, chacun va à son travail.
Cette fois-ci on parle de choses diverses. On aborde différents sujets. Mais comme fil conducteur; il y a deux questions de ma tante Françoise, en France:
-Qu’est-ce-qui est important pour l’éducation des enfants ?
-Quelle image Saki chan avait-il des étrangers et des Français, avant mon arrivée au village …
Mais comme vous pourrez le constater il nous est difficile de rester trop sérieux, et nous passons vraiment un très bon moment!!
PENSEZ A ACTIVER LES SOUS TITRES
Sinon je garde une liste de questions, que vous pouvez poser à Sakichan -ou même à moi d’ailleurs, pour les prochains épisodes:
Je mets la liste à jour à mesure que vous envoyez des questions !!
Une question de Cyril:Yoroshikuonegaishimasu à Saki-chan. Est-ce que Saki-Chan utilise un haramaki? Si oui est-ce qu’il y met des choses (portefeuille, briquet)? Est-ce qu’il utilise des « bottes » en tissu avec semelle en caoutchouc et gros doigt de pied séparé?
Une question de Brigitte: l’école c’était comment dans la vallée autrefois ?
Une Question de Pierre :Qu’est-ce qui a poussé Saki-chan a devenir charpentier? Comment s’est passé son apprentissage du métier?
Une Question de Pierre P:Bonjour wakame, Bonjour Saki-chan, Autrefois mon grand-père allait, à l’automne, ramasser les feuilles des fayards, pour constituer sa paillasse, son matelas. Il remplissait un grand sac de en toile, il pouvait y dormir ! sur ce matelas de feuilles, pendant tout l’hiver ! Quelles sont les pratiques surprenantes dans la vallée et au village, du quotidien et qui n’existe plus ? et dont se rappelle Saki-chan.
Une Question de Janusdot:Bonjour. J’aimerais savoir ce qui a le plus marqué Saki-chan durant sa jeunesse. Ce qu’il a retenu de son passage à l’école autrefois dans on village. Quel est le « déclic » ou forme d’idée en pensées qui lui a fait choisir de se tourner vers le métier de charpentier. Bonne continuation pour vos échanges en dialogue. Merci d’avance pour les réponses.
Quelques réflexions suite à un week end passé à Kyoto avec mon vieil ami Franck. (on se connait depuis 1988).
Leçons de respect et de savoir-vivre
Dans cette grande ville comme Kyoto les maisons sont littéralement les unes sur les autres. Chaque mètre carré est occupé!
Il y a encore des très nombreux quartiers où pourtant ce sont des petites maisons individuelles, pas des immeubles.
Et bien quel calme ! quelle sérénité dans cette ville !
Il y a une telle harmonie ! Les gens ne sont pas pressés. Ils vaquent tous à leurs occupations mais c’est comme un ballet silencieux, le flux des gens, à pied, à vélo, en voiture est quasiment silencieux, sans accroc. Invisible
Quel savoir-vivre ensemble !! Quelle intelligence collective!!
Ca m’a vraiment fait un choc. C’est que, à vivre 10 ans maintenant au village, j’ai un peu oublié tout cela! On est plus des électrons libres au village
Ca n’était pas aussi clair quand j’étais à Tokyo mais sans doute parce que j’y vivais et prenais le train tous les jours, je n’avais pas le regard du voyageur.
Cette harmonie est le fruit du savoir-vivre des habitants, qui savent vivre de façon responsable et respectueuse.
J’ai l’impression d’être tout petit quand je vois ça. Ce savoir vivre. Cette mesure. Ce respect de l’autre. et cette agilité à vivre librement, dans son espace intérieur.
J’ai l’impression d’être un petit bébé qui caresse le pied d’un géant !
Le Japon est à son point culminant ?
Grande cohésion sociale
La culture en pleine forme
Encore beaucoup de prospérité
Même s’il y a ce gros problème démographique, le Japon est il en ce moment à son top ?
Je rentre à la maison, l’après midi de dimanche… et trouve sur la table dans la cuisine, un petit colis, envoyé par ma belle soeur … elle souhaite me féciliter pour la promotion que j’ai eue au travail. Que c’est gentil !! Et ce qui me touche vraiment c’est la gentille lettre qu’elle a écrite, et les choses qu’elle a choisies, exprès, pour me faire plaisir …
Il y a décidément beaucoup de leçons à retenir de ce week-end.
Chaque lundi matin je vais retrouver Sakichan dans son atelier. J’apporte du café et on discute une petite heure. Souvent de 7 à 8 heures. Après chacun va à son travail
Cette fois-ci j’ai intérrogé Saki chan sur ce qu’il mangeait, quand il était enfant … il y a 55 ans …
Un bon book que je recommande à toute personne intéressée sur la question du travail; de la vie et du pognon et de comment trouver une bonne balance dans tout cela, dans l’optique de devenir financièrement indépendant et de quitter le rat race.
Au sujet du rat race…. J’y suis encore … Puisque je continue à travailler, pour continuer à toucher un salaire. Mais avec notre installation à la campagne il y a 10 ans nous n’avons plus d’emprunt immobilier à rembourser ni de loyer à payer.
Vivant à la campagne, aussi, nous avons cessé de “consommer” (ou: nous consommons beaucoup moins) et nous nous sommes mis à produire: en faisant nos légumes, notre thé, notre bois de chauffage et quelques autres petites choses … Inversion des rôles ! Création de valeur !! Donc grâce à notre nouvelle vie je dirais que j’ai quitté le rat race à 50%. J’ai un pied dans la liberté. Mais l’autre est encore dans la roue du hamster (ou du rat).
Comment j’ai découvert ce livre
J’ai entendu parler de ce book pour la première fois pendant l’écoute d’un podcast avec le fameux mister money moustache.
Ce gars moustachu vit au Colorado et prône l’indépendance financière, et comment y parvenir le plus jeune possible afin de pouvoir se libérer du travail métro boulot dodo.
Résumé … en bullet points
constat du rôle de plus en plus important du travail dans la vie des gens. pollution du cerveau et corporate bullshit. risque de se faire bouffer par le boulot
constat que nous avons un capital de LIFE ENERGY limité au départ.
Travailler a un coût. Combien de LIFE ENERGY nous coûte-t-il de travailler ?
Il faut tout prendre en compte, comme le temps et le coût pour se rendre au travail, le coût des repas pendant la pause déjeuner, le coût du costard …
Et par conséquent quel est notre véritable revenu et le véritable bottom line, ce qui reste à la fin mois.
On se rend compte que le travail a beaucoup de coûts associés et que le revenu net que l’on en obtient est moindre que ce que l’on pouvait penser. (on parle même pas des impôts la!)
Une méthode pour prendre en main ses finances
calculer combien on a gagné depuis que l’on travaille
faire le compte de toutes ses possessions et dettes
calculer la différence (equity)
Bien comprendre que l’on fait un boulot pour le pognon, et dans la plupart des cas, rien d’autre. (est ce que c est vraiment mon cas ? pour moi ça n est pas tout à fait clair …)
faire la liste de toutes ses dépenses
et identifier ce dont nous avons vraiment eu besoin ou ce qui nous a vraiment fait plaisir
on réalise que beaucoup de choses ont peut être été achetées de manière impulsive … et ça c’est ptet du au stress du boulot d’ailleurs !
pareil pour les vacances … si on n’avait pas un boulot ennuyeux ou stressant … est ce qu’on dépenserait autant pour décompresser pendant les vacances ?
finalement de quoi avons nous vraiment besoin ?
quelles dépenses ou quels achats nous ont apporté une satisfaction réelle ?
Cette étape peut permettre de faire de l’ordre dans ses finances; par exemple réduire ses dépenses et son endettement.
on peut réaliser aussi combien “coûte” le travail car on aura fait la liste de toutes les dépenses liées au boulot, et qui ne sont pas forcement très visibles
Continuer la méthode en faisant un graphe, montrant pour chaque mois les revenus, et les dépenses.
méthode visuelle pour aider à mieux contrôler ses dépenses et les réduire.
Beaucoup ont en réalité, étant endettés, plus de dépenses que de revenus (gros problème) mais grâce à cet exercice ils peuvent progressivement améliorer leur situation financière et faire en sorte qu’ils aient un solde positif.
Dans ce cas, la différence peut être investie.
Dans par exemple des index funds.
Avec la méthode de l’auteur, et bien sûr c’est si simple sur le papier, le temps aidant, les épargnes ajoutées dans les investissements vont atteindre le niveau des dépenses → on parvient à l’indépendance financière.
Qu’est ce que j’ai bien aimé ?
Tout cela parait assez évident… mais le book est bien construit.
J’ai bien aimé la partie sur la désacralisation du travail et ce concept de life energy.
Le déroulement est très logique. De bons rappels; très sains, sur la frugalité, et la question de qu est ce que nous voulons vraiment ? Quel est notre but ? Bosser ? Consommer ? Bien sûr que non.
(Wakamé Tamago: le but, c’est aimer)
J’ai bien aimé la suite ok bon ben si on met de l’ordre dans son esprit, on peut mettre de l’ordre dans ses finances. Ca peut être un processus long mais c’est nécessaire.
Mettre de l’ordre dans ses finances peut permettre de devenir financièrement indépendant: en investissant ses économies et en suivant cette fameuse règle des 4 pour cents.
Si on suit tous les points on peut reprendre sa vie en main…
Dommage, le livre ne semble pas avoir été traduit en Français.
Le livre a été traduit en français (merci Viviane pour votre message la dessus !):
Quelques extraits
More is better turns out to be a formula for dissatisfaction. If you live for having it all, what you have is never enough.
marketting theory says that people are driven by fear, by the promise of exclusivity, by guilt and greed, and by the need for approval. advertising technology, armed with market research and sophisticated psychology, aims to throw us off balance emotionnally and then promises to resolve our discomfort with a product.
if you werent spending most fo your time making money, life could be a whole lot cheaper! Because your days are consumed by your job, you need money to handle every other aaspect of your life from day care to home repair from entertainment to being listened to with compassion.
the wealth we enjoy today is the result of centuries of frugality. Furgality if enjoying the virtue of getting good value for every minute of your life energy and from everything you have the use of. frugality means enjoying what we have.
to be frugal means to have a high joy to stuff ratio.
ppl dont need enormous cars, they need respect. they dont need closets full of clothes, they need to feel attractive and they need excitement and variety and beauty.
ppl dont need electronic equipment, they need something worthwhile to do with their lifes.
retirement doesn’t mean you stop working, it means you can stop working for money. We all want to be useful, to be recognized by others for the contribution we make. If we think paid employment is our only admirable, respectable and consequential way to contribute, then who would want to retire. Nobody wants to be a has been washed up, put out to pasture. Discounting work from wages means that you are valuable in every role task, activity, and it might free you to retire a lot earlier so you can give a lot more of yourself to others.
Mr Money mustache summarizes this rule of thumb as follows’ your crossover point comes when you have 25 times your annual expenses. Which, which functionally gives you a 4% withdrawal rate indefinitely. For example, an annual expense of $36,000 requires $900,000 in total assets for becoming financially independent.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.