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Bricolage: un banc d’un arbre
Il reste un tronc de cryptomere dans le jardin et on va en faire un banc.
Projet assez ludique.
Le banc: simplement deux morceaux du tronc sur lequel on posera une belle planche.
Je vais débiter le tronc à la tronçonneuse.
Puis passe le rabot électrique
Comment appelle t on cet outil déjà ?
Et voila !
La planche est simplement posée sur les deux bouts de tronc. Pas besoin de la fixer. Comme ça on voit bien que le tout vient du même arbre. Toujours quel plaisir de travailler le bois.
Technology Transfer : le projet est terminé
Technology Transfer: c’est parti pour la construction
Le point culminant de ce gros projet. Les fondations (six pierres) sont prêtes.
Et nous allons construire l’azumaya (kiosque, charréterie, pergola). Dernieres préparations on écourte les colonnes en fonction de la hauteur relative de chaque pierre.
Et on finit aussi les chevilles.
S. est là et est aux commandes. Les pièces de bois sont très lourdes, et il faut bien sa pelleteuse pour les lever et les positionner.
J’ai bien merdé: je voulais poser une caméra et nous filmer toute la journée, mais dans le feu de l’action j’ai complètement oublié. Je dois dire que j’étais assez tendu, car je craignais que les pièces de bois que j’ai travaillées ne s’emboitent pas comme il faut. Finalement il n’y a eu aucun problème.
Le processus pour la construction est le même que si nous construisions une maison. Il y a simplement moins de pièces et en particulier pas de plancher. Mais le principe et la séquence d’action sont identiques.
Voici l’algorithme:
On assemble un côté (enfonce deux colonnes dans une poutre keta). On le lève et le pose sur les pierres.
On assemble le côté opposé, (enfonce deux colonnes dans une poutre kéta). On le lève et le pose sur les pierres.
On positionne la colonne du milieu (pour le côté où il y a trois colonnes). Puis on pose le 3e kéta (3e poutre). lequel vient se ficher dans deux poutres avec l’assemblage des ari (fourmi) ou queue d’aronde.
Ici intervient S. qui se transforme en chat tant il grimpe sur les échelles et marche sur les poutres avec agilité et souplesse malgré ses 62 balais. Avec de gros maillets nous frappons la poutre qui petit a petit s’emboite dans ses deux frangines.
C’est très impressionnant.

On recommence pour le quatrième côté.
Ensuite on pose la poutre centrale, hari, qui va elle aussi se fixer dans les deux kétas avec des queues d’aronde. Cette poutre centrale est très lourde, elle a la forme d’une baleine. Dans notre montagne, cet arbre était sur le flanc de la montagne et sa souche etait courbe.
On remet a niveau, quelques ajustements et ensuite on place les chevilles.
Il faut continuer ensuite en posant les tsuka et les moya qui forment l’ossature du toit.
On est en septembre mais il fait encore très chaud. Mais tout prend forme et c’est un vrai bonheur de voir comment les choses se mettent en place. Nous avons passé trois mois à éplucher, découper et tailler ces pièces de bois et tout se joue à la fois, en une journée.
Puis on pose les hi-uchi, pièces en diagonale qui vont solidifier l’ensemble.
Voila c’est presque fini, une journée bien remplie. Reste à finir le toit mais le plus dur a été fait.
De belles pierres pour les fondations.
Je ne sais comment nommer en Français la petite structure que nous allons construire dans notre jardin. (pergola ? pavillon ?) En Japonais on dit Azumaya. Etrangement, ce mot s’écrit de deux façons en Japonais: 東屋 ou 四阿.
C’est un petit édifice carré, sans murs pleins. avec un toit….
Enfin … bon … je vais utiliser le mot Japonais.
Nous avons travaillé sur ce projet de technology transfer depuis mai et toutes les pièces de bois sont prêtes.
Il nous faut aller chercher de grosses pierres qui serviront de fondation.
On positionne ensuite les pierres. Les colonnes en bois se ficheront directement dans la petite barre de fer fixée dans les pierres.
On ajoute également une pièce métallique qui ira se viser contre la colonne sur le côté. Faudrait pas que le tout s’envole avec le premier typhon …
Les pierres alignées et à niveau. On mesure les différences de hauteur respectives entre les pierres, car il faudra ajuster la longueur des colonnes.

Technology Transfer: tout est prêt pour la construction
Notre projet de technology transfer, où S., charpentier m’enseigne les ficelles de son métier, a fait de grands progrès, et nous sommes désormais prêts pour la construction.
Reste à aller prendre les grosses pierres qui serviront pour les fondations, et les positionner.
Petit abri terminé
Les deux poutres en action
‘faut un endroit dans le jardin où stocker, au sec, les planches tirées de nos arbres.
Il est bon d’essayer quelque chose de nouveau lors de chaque projet.
Ici j’utilise les deux poutres que j’ai débitées d’un tronc d’arbre, à la tronçonneuse. Mais le plus gros challenge a été, finalement, logistique. Porter ces poutres; seul et les monter sur les colonnes était presque au delà de mes forces.
Ici pour stabiliser la première poutre posée sur ses deux colonnes; j’utilise le keitora.
troisième colonne …
La deuxième poutre posée.
Les Hiuchi 火打 (libéralement frappe feu) stabilisent l’ensemble.
Ces poutres sont super lourdes car elles contiennent encore beaucoup d’eau. On a du couper ces arbres début mai, et depuis, le bois n’a pas pu bien sécher. En séchant les poutres vont éclater et sans doute aussi se déformer. Pour éviter cela, et suite aux commentaires sur Facebook de Nicole G et de Jean-Paul B, je fais un シンワリ 芯割りshinwari, soit une découpe centrale le long de la poutre, avec une petite scie circulaire.

On ne peut pas s’arrêter
‘ou jolie métaphore d’une proie trop grande pour soi ;o)’
(*) malheureusement je ne connais que le nom d’utilisateur wordpress
C’est très vrai. Mais, j’y prends tellement goût que je ne puis m’arrêter. C’est parti donc, avec un deuxième tronc. Cette fois du cryptomère. Même longueur. Je le taille sur trois faces directement dans la montagne. Il malgré tout très lourd, car il est chargé d’eau. Zut ! J’aurais pu mieux le choisir.

Ca avance vite.
Comme on voit, il y a encore un gros tas de troncs d’arbres. Je pourrais faire une belle cabane avec tout ce bois.
Il est très agréable de travailler en forêt. Personne pour nous déranger et il y fait frais.

Les deux frangins….

Voila !!!

A chaque solution son problème
Oui … à chaque solution son problème …
Solution: Tailler les côtés du tronc pour l’alléger (avec tronçonneuse; scie circulaire, ciseau à bois … )
Problème: Le tronc d’arbre bien que joliment débité est trop lourd pour pouvoir le hisser facilement ….
Pendant ce temps là j’aperçois dans le jardin une grenouille qui vient de saisir dans sa gueule une énorme sauterelle; presque plus grosse qu’elle. Elle part se cacher dans les herbes .. j’ai manqué une super photo !
Expérimentation à la tronçonneuse
Dans le gros projet bricolage avec S. nous avons tiré moultes planches du bois descendu de notre montagne. (projet montagne 2.0). J’ai bien compris la complexité de l’opération ainsi que tout le temps et la logistique nécessaires; entre le moment où l’on descend le bois de la montagne et le moment où l’on en obtient des belles planches régulières.
Pour un projet annexe; je suis à la recherche d’un morceau de bois de plus de trois mètres…. y en a pas à la maison … pas du tout envie d’aller en acheter au castorama du coin, ce serait trop bête … je vais donc voir dans notre montagne les troncs d’arbres qui, trop petits ou trop courbés, ne convenaient pas et que nous avons laissés dans la forêt.
Cependant ils ont bien trop lourds pour pouvoir les porter ou les tirer jusqu’à la maison. Et je n’ai pas de percheron sous la main. Une solution, les alléger en les coupant le long; à la tronçonneuse. De plus j’ai besoin d’au moins une surface plane …. donc ça tombe très bien.
Jamais essayé de découper ainsi un tronc d’arbre dans sa longueur.
Je retire au préalable l’écorce, pour éviter que des pierres ou de la terre n’endommagent la chaine de la tronçonneuse. Je suis un expert en épluchage !
L’opération se déroule plutôt bien. C’est un travail assez ludique. A la fin zut plus d’essence dans la tronçonneuse … faut finir à la hache !
Le tronc d’arbre est (un peu) plus léger maintenant et je peux le descendre de la montagne en le tirant avec moi, et le ramener à la maison. Difficile, mais on y arrive quand même.
Ensuite je passe la surface découpée à la brosse pour retirer terre et cailloux. L’aplanis au rabot. La sciure sent très bon. L’arbre est un hinoki 檜, cyprès du Japon.
Le résultat, certes loin de la perfection, est satisfaisant. Le bois est très beau. Je suis très content de cette expérience à la tronçonneuse.























































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