Catégorie: le bonheur
Après l’Arizona
Je suis parti dix jours en business trip en Arizona. Dépaysement total à l’aller, et au retour.
Je rentre à la maison le dimanche matin vers dix heures, le corps encore fatigué par le long voyage, et les nuits de quatre heures de sommeil, décalage oblige.
Ces dix jours ont semblé trois mois, tellement les univers au Japon et aux US sont différents.
Le dimanche s’annonce tranquille, une belle journée d’hiver avec un ciel bleu.
Puis un ami passe à la maison, j’en profite pour lui passer un petit souvenir, du smoked cheese. Tout tombe bien, il a des amis dans sa base secrète dans la montagne, et on décide de l’y rejoindre. Tout d’un coup tout se précipite, du moment de repos nous passons à celui de la fête.
Nous emportons une provision de vins et surtout un tire-bouchon. Comme ils n’ont que du saké là bas nous avions essayé la dernière fois de déboucher un Bourgogne avec une mèche de perceuse.
Arrivés sur place, on se met en carré autour d’un feu. Certains carburent à la bière; d’autres au whisky. A gauche il y a une vieille TV magnétoscope, en pleine lecture d’un épisode de Heidi. Regarder Heidi, là, tout en discutant, picolant et fumant un peu, c’est vraiment top. Notre fils lui s’occupe du feu, il transporte les bûches.
Tout est beau. La lumière, le feu. Les amis. La famille.
Il y a une personne que je ne connais pas encore, un homme de de 70 ans environ. Il vient de la ville voisine et a apporté du sanglier.
C’est la saison de la chasse.
Notre ami va vers le frigo et sort un morceau de chevreuil. Il le fait griller au dessus du feu; c’est pour le chien. Le chien a faim. Une bière plus tard le morceau est prêt et finalement nous décidons d’y goûter. Nous partageons avec le chien.

Récolte (8)
Récolte (7)
Finalement ce sont les citrouilles qui ont le plus donné cet été. Avec les mini tomates; les piments et la coriandre.
Ce soir je découpe les citrouilles en cubes et les fait cuire dans la marmite, avec des tranches de cochon, du curry et autre épices. C’est assez réussi.
La terre du jardin demandera encore beaucoup de temps, de travail et de crottin de cheval; pour être ce que nous voudrions ce qu’elle soit.
Mais nous apprécions le dîner et ce cadeau de la terre.
Cache cache
Construction d’une maison japonaise – suite et fin !
C’est terminé.
Le sakanya pose un enduit blanc shikkui sur les murs extérieurs découvertes.
L’électricien a installé l’éclairage.
Et les cloisons coulissantes en papier derrière les porte fenêtres, permettront de contrôler la lumière et de s’isoler un peu.
Le résultat est vraiment au dessus de nos espérances.
Nous sommes très reconnaissants à S. et à son équipe.
Pour leur dire notre apréciation nous les invitons pour un diner français. Foie gras, confit de canard. Tout le tralala. Avec du pain ! du vin ! Nous passons un très bon moment.
Construction d une maison japonaise les yaki itas – finition
Construction d’une maison japonaise – Yaki ita
Les murs de terre offrent une certaine isolation. Technique traditionnelle et ecologique.
Cependant, il faut bien entendu protéger les murs des précipitations, sous peine de voir l’eau les emporter.
Les parties les moins exposées c’est à dire celles protégées par le toit seront recouvertes d’enduit. Shikkui. 漆喰 しっくい
Les parties plus basses sont beaucoup plus exposées à la pluie. On agrafe une couverture imperméable (technique moderne), et l’on recouvre le tout de planches de bois, les yaki ita.
焼き板 やきいた
Ce sont des planches dont une face est carbonisée. Celà permet d’atténuer l’appétit des insectes et de protéger le bois de l’eau.
Les yaki itas sont faites sur place.
Le manomètre, à mi-chemin entre Mickey Mouse et Tchernobyl.
La préparation des yaki ita.
On recouvre les parties basses des façades avec les yaki ita. Elles seront ainsi protégées des intempéries.
Construction d’une maison japonaise – Les murs de terre (3)
Récolte (6)
La chèvre (le bouc)
Pour quelques semaines cet été nous avons une chèvre. Un ami nous la prête.
















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