Catégorie: photos

Salamandre

Fleurs

Notre maison

Je me rends compte que j’écris beaucoup sur la maison et certaines de ses caractéristiques, mais ne l’ai pas encore montrée dans son entier.

A gauche, le hanaré. C’est là que l’on s’occupait des vers à soie jadis. Et au centre, la maison où nous vivons. Dans le courrant de l’année nous allons faire des travaux et retapper le hanaré afin de pouvoir en profiter.

En ce moment nous travaillons dans le jardin. Nous allons faire un passage avec des traverses en bois qu’un voisin nous a données.

Et oui c’est le printemps et c’est très agréable de passer du temps dehors.

notre maison, une ferme japonaise traditionnelle

notre maison, une ferme japonaise traditionnelle

Promenade de fin d’après-midi

Janvier.
Fin d’après-midi. On part faire un tour dehors.
chous chinois
Les chou chinois dans les potagers fatiguent. Malgré l’apparente décrépitude ils n’en conservent pas moins toute leur fraicheur; sous les couches superposées de feuilles.
On finit par se déplacer dans le temps.
Les derniers rayons du soleil caressent le chat roux et noir qui somnole sur un tas de fagots. Il est tranquille. Je ne le dérange pas.
chat
Je continue; la route longe la rivière, les maisons se font rares; il n’ya que des potagers, et le chantier d’un voisin qui coupe des cryptomères dans la montagne, pour se construire un chalet. Ce gars là est un pro; il a tout ce qu’il faut et le chantier est très bien organisé.
Un cours d’eau vient d’une autre vallée à gauche et rejoins la rivière. J’entre dans la vallée; plus escarpée; d’emblée plus sauvage. Il y a des maisons. Quelques maisons neuves.
Mais il y a aussi cette épave; une ancienne belle demeure, qui est abandonnée.
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Elle tombe en ruine; tient encre debout comme par miracle. La voiture du proprio, où est-il, attend encore dans le garage qui s’effondre sur elle. C’est un obake yashiki お化け屋敷; une maison hantée. On a soudain l’impression que le temps ici s’est arrêté; car il semble que tout dans la maison soit resté intact.
C’est impressionnant.
Je reviens en arrière et le pont me fait traverser la rivière et rejoindre l’autre rive. La plaine est large, il y a beaucoup de terre, des rizières. Autrefois; ce fut un endroit riche. C’est ce que confirme une ferme magnifique; édifiée au pied de la montagne. L’entrée de la ferme est majestueuse. On pense à un château médiéval japonais. Remarquez la petite porte, à gauche.
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Une bâtisse haute blanche et rectangulaire; faite de terre battue; c’est le kura 倉 conçu pour résister au feu. On y stockait les récoltes du riz. La taille du kura donne une idée de la prospérité passée de la ferme.
kura
Le corps de ferme est impressionnant. On distingue à gauche un jardin japonais traditionnel, dissimulé derrière de vieux murs de pierres.
Le tout doit avoir 200 à 300 ans. La grande époque. Il n’y a personne. Les habitants doivent être dans leurs champs. Sinon on aurait fait connaissance. On aimerait bien regarder à l’intérieur; voir comment c’est.
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Il fait de plus en plus sombre; le temps de rentrer à la maison et de vérifier les e-mails.
Sur les petites routes le capharnaüm des campagnes, universel.
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avec un peu de neige

Une vieille bâtisse

Le garage

C’est peut-être le rêve de tout mec qui se respecte (cojones) que d’avoir un garage, avec des outils, et d’y faire pleins de trucs. Jobs et Wozniack ont commencé dans un garage, Hewlett et Packard aussi.
Et bien voilà nous y sommes aux portes du rêve. Le chais -débarras- est une petite construction en bois carrée assez récente, on lui donne 10 ou 20 ans à peine.
C’était la caverne d’Ali Baba de l’ancien propriétaire, qui y stockait tous ses outils de jardinage et de menuiserie. Il y avait quelques trésors.
On y a fait percer deux fenêtres afin de puiser de la lumière et de profiter de la vue sur la montagne et la rivière qui font face.
Le moment est venu de transformer le capharnaüm et d’en faire un endroit ou l’on peut travailler.
Côte droit, ranger les outils agricoles et le motoculteur. Et les pots de peinture. Et la vieille machine pour le riz.
A gauche, construire un établi le plus long possible, ranger les outils de menuiserie. Avoir un espace pour poser un PC et du papier.
Cette partie qui est lumineuse et donne sur la nature sera un standing desk, on y écrira des emails, et fera de l’excel.
A la fois donc un bureau, un atelier … le panard quoi.
Pour l’instant j’abandonne l’idée du plancher pour la moitié gauche de la pièce. Pas assez de temps, et c’est tellement le bazar qu’il faut pouvoir ranger d’abord.

sketch du garage

La Chasse.

Ici aussi malheureusement les chasseurs sévissent et tirent des coups. Certains font mouche.

Ils utilisent le même argument que les chasseurs de France: « il y a trop de gibier. Les chevreuils pullulent. Ils causent trop de dégats »

Celà doit être une règle mondiale: un collègue américain parti tirer le loup et l’ours en Alaska il y a six mois dépliait la même logique. « il y a trop de loups, il y a trop d’ours. »

Les Chinois lorsqu’ils auront fini de dominer le monde diront-ils un jour « il y a trop de blancs » ? Et lorsque les martiens envahirront la terre, diront-ils « il y a trop d’hommes » ?

Promenade dans le village

Le daikon

Je suis au tél.

Réunion téléphonique de deux heures. J’entends un grand bruit dans la maison.
Dehors est venteux. Quelque chose est tombé ? Ou bien le camion venu livrer le bois de chauffe est arrivé ? je regarde un peu par les fenêtres mais ne vois rien d’anormal.
Quelques minutes plus tard, la réunion téléphonique terminée, je sors, … et découvre ce magnifique daikon dans l’entrée.
C’était donc un voisin qui en passant a ouvert la porte d’entrée et a laissé au retour de son jardin le légume fraichement cueilli.
Merci !