Le yomogi
On fait sécher du yomogi.Le plante est une de mes plantes préférées.
En infusion ce sera un vrai régal. Et puis l’infusion de yomogi fait beaucoup de bien. On sent une amélioration générale de la circulation sanguine et ça donne une peau de bébé.
Le yomogi est une plante que l’on trouve un peu partout dans l’ile principale du Japon Honshuu, sur le bord des chemins et des rivières.
Il faut noter que le yomogi fait partie de la famille des armoises (Artemisia princeps, mugwort en anglais) et joue un rôle important dans la médecine traditionnelle Japonaise et Chinoise:
Car c’est avec le yomogi que l’on produit le moxa, cette substance que l’on brûle pour stimuler par la chaleur le point d’acupuncture.
D’ailleurs le terme « moxa » vient du mot Japonais mogusa qui désigne le duvet receuilli sous les feuilles du yomogi….
Le poivre japonais
Sanshō. 山椒
Tara no me
Aralia elata; Angélique du Japon, aralie japonaise
C’est un arbuste pouvant atteindre 4-5m de haut, voire 10m dans certaines régions, au feuillage caduc, aux feuilles composées (1m de long), aux petites fleurs blanches en longs panicules, aux grosses épines sur les tiges. Il a tendance à se multiplier en drageonnant et forme des touffes, ce qui lui vaut le surnom de l’arbre qui marche.
Les pousses de bambou
Le retour des monstres
L’écosystème et l’escalier
Le mur derrière la maison. Un tas de bois datant de 10 ans au moins le protégeait du regard. L’hiver et le chauffage au bois aidant le tas de bois a diminué.
Le mur a l’âge de la maison. Il est en terre battue, apposée sur un treillis fait de bambou. De méchantes plantes de bois le protégeaient à moitié du tas de bois. Le tas de bois, mélange de branches de cyprès idéales pour commencer le feu, de vielles planches de bois, et des morceaux de pin qui avaient du servir à chauffer l’eau du bain jadis.
L’endroit coincé sous un préhaut est sombre; humide. Je n’étais jamais vraiment rassuré lorsque la nuit j’allais y chercher du bois pour alimenter Calcifer notre poêle à bois. J’avais l’impression à la fois d’être observé par des animaux et d’être à la frontière d’un monde parallèle (mais par nécessairement hostile).
Finalement nous dégageons tout le tas de bois pour faire réparer le mur. Il aurait fallu une autre année à Calcifer pour en venir à bout, et nous voulons fermer les autoroutes à scolopendres avant l’été.
Et nous avons quelques surprises.
1 une petite colonie de termites s’est installées entre des planches au milieu du tas de bois. Impressionnant de voir ces êtres redoutables, blancs, silencieux. La colonie heureusement est limitée à quelques planches. Je jette les termites à la rivière avant d’aller brûler le bois derrière les montagnes. Holocauste.
2 le reste du squelette du chat dont nous avons parlé plus tôt. On voit les deux omoplates et des vertèbres. Le chat est il mort ici silencieusement ou le renard l’a-t-il mangé ?
3 et puis, sur le mur de terre battue, enfin dégagé des planches, de délicates structures de terre construites par de petites guêpes.
Le mur en lui même n’est pas en si mauvais état. Saki chan le charpentier du village nous dit que les murs anciens en terre battue sont très solides.
Certes il y a des trous. Pas étonnant que des animaux se promènent sous le plancher de la cuisine. Mais je m’attendais à quelque chose de bien pire.
La nature nest pas naive. Il ne faut pas la sous-estimer. Cependant même si la nature est cruelle et dure, elle n’a pas la méchanceté ni la bêtise de l’homme.
En tout cas il s’en est passé des choses; dans notre tas de bois, derrière la maison.
Une dernière remarque. Chacune de notre expérience à la campagne est crescendo. Nous sommes partis de zéro. A mesure que nous nous accoutumons à ce nouvel environnement et que nous en profitons avec plus de profondeur, viennent des événements dont nous nous serions bien passés. (le scolopendre, les insectes, un animal sous la cuisine, et ces termites, et le squelette du chat). Ce sont comme les marches d’un escalier, que nous gravissons pas à pas, les étapes d’une initiation.
Le mur derrière la maison. Une fois le tas de bois et les planches dégagés.
Les délicats nids de guèpes sur le mur même. Les guèpes ont sans doute utilisé la terre du mur pour les faire.
Le reste du fameux squelette du chat. Qui était bien caché derrière les fagots.
Les termites découvertes entre des planches. Je les ai balancées dans la rivière. Mais j’ai remarqué que, le lendemain, les poissons ne les avaient pas mangées.



















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