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Idée cadeau pour Noël !!!

Dans un mois, c’est Noël et peut-être réfléchissez-vous aux cadeaux que vous allez offrir à ceux que vous aimez ….!!

De mon côté il me reste une vingtaine d’exemplaires de ma bande dessinée Retour Sur Terre …

Alors n’hésitez pas à commander ma BD pour l’offrir à Noël

Voila qui ferait un cadeau original … Et ce sont les vingt derniers exemplaires !!!

avec la bande dessinée, j’ajouterai une impression en couleurs et en format A4 d’un de mes dessins de ukiyoé:

  • Sisyphe à la campagne (ici)
  • La liberté (ici)
  • Le gomen machine (ici) – le secret des relations qui durent
  • Se retirer la merde de la tête (ici)
  • L’homme sur la Lune et tout ce que l’on ne sait pas (ici)
  • La sagesse des villageois se transforme en pépites d’or (ici)
  • L’homme peut-il être sauvé ? (ici)
  • (Pas encore publié sur le blog) Le sens de la vie
  • (Pas encore publié sur le blog) Chaque jour peut être le dernier
  • (Pas encore publié sur le blog) Let it go !!!
  • (Pas encore publié sur le blog) Focus on what you can control

Ici un paquet de 10 exemplaires en attente d’une maison d’accueil ….

…. Merci !!

Visiter Engyoji à Himeji, avec des Totoros

Si vous passez par la ville de Himeji pour une visite (et sans doute vous venez pour voir le château) prenez une journée entière plus alpha, pour pouvoir aussi vous promener et visiter Engyoji. (Pour le déjeuner ou le dîner, allez au Chat Botté).


Engyoji, par chatgpt:

Engyoji à Himeji est un complexe de temples bouddhistes situé sur le mont Shosha, à la périphérie de la ville de Himeji, dans la préfecture de Hyogo. Il a une histoire de plus de 1000 ans et appartient à la secte Tendai du bouddhisme japonais. Il est également connu pour avoir servi de lieu de tournage pour le film hollywoodien “Le dernier samouraï” en 2002.

En Novembre 2023, Wakamé Tamago, auteur du blog inaca.fr et l’un des trois français vivant à Himeji, publia dans son blog des photos prouvant la présence de Totoros sur le site de Engyoji. Ces photos montrent en effet des petits glands ‘donguri’ et des fruits, déposés avec soin au pied des statues bouddhistes, le choix des glands et leur position étant révélateurs de la présence de Totoros…

Le complexe Engyoji comprend une vingtaine de bâtiments répartis dans une forêt dense sur le sommet de la montagne. Parmi eux, le plus impressionnant est le Mani-den, un magnifique temple en bois construit sur des piliers sur une pente abrupte. Un autre ensemble remarquable est le Mitsunodo, composé de trois grandes salles en bois : le Daikodo (salle principale), le Jikido (salle de logement et de restauration) et le Jogyodo (gymnase).

Pour accéder à Engyoji, il faut prendre un bus depuis la gare ou le château de Himeji jusqu’à la station de téléphérique du mont Shosha, puis prendre le téléphérique jusqu’au sommet de la montagne. Il est aussi possible de faire une randonnée d’environ une heure pour monter à pied2.

Engyoji est un lieu idéal pour se détendre dans une atmosphère paisible et sereine, loin de l’agitation des touristes autour du château. On peut y apprécier la beauté de l’architecture, la richesse de la culture et la splendeur de la nature. C’est un trésor caché de Himeji qu’il faut découvrir.


D’abord on prend un téléphérique mais on peut aussi grimpouiller une belle heure….

Et l’on tombe sur cette pierre:

”一隅を照らす” est une expression japonaise qui signifie “éclairer un coin”. Elle vient d’une citation du moine bouddhiste Saichō, qui a fondé l’école Tendai du bouddhisme au Japon. Il a dit : “Éclairer un coin, c’est le trésor du pays”. Cela signifie que chaque personne a un rôle à jouer dans la société, même si elle n’est pas remarquée ou appréciée. En faisant de son mieux dans sa position, elle apporte de la lumière et du bien-être au monde. C’est une façon de vivre humble et dévouée.

Puis on peut faire sonner une grande cloche. Or je remarque pour la première fois, que le butoir sur la cloche a la forme du fruit du lotus … Que c’est ingénieux ! Et étrange !

Le tout s’étend dans une grande forêt et bien entendu les feux sont interdits. Ce que confirme l’écureuil.

Dans ce vieux mur défoncé j’admire la capacité à refondre tranquillement avec la nature… Quelle sérénité …

Je m’égare un peu et vais voir leur espace technique pour la maintenance et l’entretien du parc. Ce doit être formidable de travailler ici !

Partout dans la forêt on observe des arbres gigantesques, il y a des cryptomères de 700 ou 800 ans. Le spectacle est donc partout.


Ici c’est l’entrée de bureaux, peut être pour la compta. J’imagine à l’intérieur des chats et une bouilloire qui ronronnent.

Comme il est midi on va dans la petite boutique où nous dégustons des nouilles udon. Ici avec des pousses de fougères.

Et puis voila; c’est superbe:

La plupart des visiteurs sont Japonais; il y a peu de touristes étrangers: ce sanctuaire serait assez mal connu ?

Derrière un moine prie. Apparemment il se streame sur facebook.

Nous continuons.

Il y a peu de visiteurs. On le voit tous sont silencieux, détendus et paisibles, … à part une poignée d’Espagnols.

Ici on peut s’exercer au shakyou (写経), activité qui consiste à recopier des soutras et qui permet de se concentrer et de se purifier l’esprit. Mais attention il faut le faire sérieusement, on ne peut faire cela la tête légère, car sinon on risque de s’attirer des esprits en quête de salut.

Plus loin il y a une petite mare, où il y a des centaines de tritons.

Quelles courbes !!

Mais revenons à mos moutons (nos totoros en fait), car au pied d’une statue bouddhiste je vois un gland et un fruit déposés avec soin:

Et plus tard je retrouve cet arrangement aux pieds d’un arbre sacré:

Tout ceci démontre la présence de Totoros dans cette montagne !

Je me pose alors la question; comme allons-nous rentrer à la maison ? En camion ou alors en chat-bus ?

Sisyphe à la campagne

Sisyphe dans la mythologie grecque avait été condamné à rouler éternellement un énorme rocher jusqu’en haut d’une colline, seulement pour le voir redescendre, et répétant cette tâche pour l’éternité.

Voila une histoire qui a 2800 ans et qui nous fout toujours les boules (au moins une grosse boule) et ceci, parce que cette histoire résonne et nous parle à nous humains du 21è siècle après J-C.

Dans la répétition des jours des saisons et des années à travers ce métro boulot dodo gigantesque nous sommes un peu comme Sisyphe …

C’est aussi la réflexion que je me fais quand je passe la débroussailleuse dans le jardin … je passe la débroussailleuse mais quelques jours après, surtout si il y a eu un peu de pluie, il fait recommencer … l’herbe repousse toute de suite !!

Je me demande aussi si avec le climat presque tropical pendant l’été au Japon avec chaleur et une humidité extrême, si l’herbe ne pousse pas plus vite ici qu’en Europe … pas impossible…

En tout cas devoir débroussailler et entretenir son jardin et son champ ici c’est aussi partager le destin de Sisyphe …

Tranches de vie & bricolage

Hier vendredi j’avais laissé quelques petits trucs en plan au boulot et donc j’ai mis mon réveil assez tôt 430 AM ce samedi matin pour boucler ces petites choses tôt et pour ne pas avoir à les faire lundi !

Après, vers sept heures il fait déjà beau mais encore frais je vais dans le jardin que des courges, poussées inopinément cette année (sans doute des graines jetées l’année dernière) envahissent de façon décidée.

Des courges, j’en récolte sept, et des belles. J’en donnerai aux voisins.

Et vers neuf heures je vais voir Saki chan mon acolite. Il est dans son atelier.

On se prend un café. J’ai apporté deux petits cigares de Cuba que nous dégustons tranquillement. On discute. Et tiens, dans la conversation vient une idée pour un dessin futur… A tester … ca peut être pas mal !

On s’apprête à récolter des patates douces. Malheureusement nous faisons une bien piètre récolte. L’été nous n’y avons pas du tout touché, et le rang de patates douces était dans une véritable jungle …. C’est peut être la raison. Il y a eu aussi très peu de pluies.

Je suis un peu déçu Mais bon: c’est comme ça et, bien sûr que c’est un peu ma faute, j’aurais dû mieux m’en occuper.

Il n’y a pas de magie….

Arrivent deux voisins qui eux viennent récolter le riz, leur rizière est juste à côté.

S’ensuit une discussion animée sur la canicule que nous avons eu cet été ! L’un des deux est forestier et l’autre (plus âgé, 72 ans je crois) travaille dans la construction. Et bien sûr la canicule ils ont eu l’occasion de la goûter, sur leurs chantiers !

Je me dis quelle chance de pouvoir faire partie de ce groupe et de cette conversation.

Saki chan m’offre un sac de châtaignes qu’il a récoltées.

Un peu plus tard je rentre à la maison et après une courte hésitation j’essaie de remettre en état la vieille porte coulissante de la grange où je veux faire ma galerie d’art « open garage« .

C’est, en effet, une horreur. Mais l’affaire est finalement moins compliquée que je pensais.

D’abord retirer ces affreuses vitres translucides.

Je commence par faire une nouvelle poignée avec un bois de chevreuil. Ajouter de la fantaisie quand c’est possible.

Puis remplacer les vitres par du plexigas.

Tout en faisant cela je prépare le dîner, je fais mijoter tranquillement des sardines avec du gingembre et des uméboshis. (pour 15 sardines de taille moyenne, 6 uméboshis, une grosse boule de gingembre, 3 CS de sucre, 6 CS de sauce de soja, 3 CS de mirin -vinaigre de riz-, 3 CS de saké). C’est un plat simple et très économique.

La porte a trois rangées de vitres mais je n’en remplace que deux avec du pléxi, la rangée la plus basse, je mets du contreplaqué. Comme ça la lumière arrivera juste à la hauteur du comptoir …

Voila ça prend forme …

Ensuite de retour à la maison pourquoi pas faire cuire du riz avec des châtaignes, on dit takikomigohan.

Ici encore c’est très simple; éplucher les châtaignes et les déposer sur le riz dans le rice cooker, et mettre en route ce dernier.

Et le dîner est génial car nous y avons tant de produits du jardin, ou du village.

les concombres du jardin à goûter avec du yuzu miso, mélangé à une vieille confiture de coings, coings trouvés en montagne l’année dernière.

Une petite courge du jardin passée à la poêle.

Le riz, récolté la semaine dernière par monsieur T qui a cuit mélangé avec les châtaignes de Saki chan.

Mes petites sardines qui ont mijoté avec le gingembre récolté l’année dernière, et les uméboshis faites il y a deux ans.

Et puis quoi d’autre ah oui, dans la salade j’ai ajouté des figues du jardin.

Quelle joie de pouvoir profiter de la générosité des amis, et du potager …

Une marquise pour la fenêtre

Je ne savais qu’un petit auvent pour protéger la fenêtre, c’est une marquise, mais le Petit Robert confirme.

Dans le Petit Robert, j’avais trouvé cet exemplaire à Tokyo, pour 500 Yens, il y a 12 ans, et j’aime beaucoup que le Petit Robert indique la date de l’apparition des mots dans la langue française. Cela permet de mettre les choses en perspective.

Pour la fenêtre faite la semaine dernière, pour ma future galerie, il fallait en effet une petite marquise afin de la protéger de la pluie. Sinon l’eau pourrait s’infiltrer et causer problèmes.

Le tout prend quelques heures.

Cela fait très bien.

Prochaine étape, repenser les portes qui ont vécu et sentent un peu trop la misère ….

Faire un couvre-livre en cuir

Pour le boulot je prends des notes sur papier. J’utilise depuis des années et des années (depuis … que je vis au Japon, soit depuis les années 90) des cahiers de la marque Tsubame. Société Japonaise établie à Tokyo en 1947.

Pourquoi choisir ces cahiers c’est 1 d’abord la qualité du papier 2 la beauté de la couverture, un peu rétro 3 Il y a une page de garde qui en fait un cahier pas comme les autres 4 Il y a une bonne variété dans les cahiers, en taille, nombre de pages et l’on peut donc trouver ce que l’on veut.

J’utilise également ces cahiers pour mettre sur papier des réflexions sur le quotidien, un peu comme un journal. Que ce soit sur mes projets, ce qui se passe dans la tête, etc etc

Donc je finis par trimballer deux cahiers, et puis aussi un stylo plume, et un crayon. Ca n’est pas pratique. Pourquoi pas faire un couvre-livre en cuir, pour protéger et garder ensemble ces deux cahiers et aussi transporter le stylo et le crayon qui les accompagnent.

Ca serait classe et surtout très pratique.

La où nous habitons, la région de Himeji; est le plus grand producteur de cuir au Japon. Il y a beaucoup de tanneries dans la région, que ce soit à Himeji ou à Tatsuno. Certaines vendent leurs produits en direct et donc je peux aller me fournir dans des petites boutiques, pas trop loin.

Se pose alors la question de comment s’y prendre et de comment concevoir cette couverture en cuir.

La grande question c’est comment y garder le stylo à plume et le crayon à papier. Il faut que ce soit simple et pratique.

Placer le stylo, l’attacher dans une petite boucle extérieure, j’aime pas, placer cette boucle à l’intérieur de la couverture non plus; c’est trop bulky …

L’idée alors c’est de faire une boucle avec la feuille de cuir, à chaque extrémité du couvre-livre; comme ceci:

Je n’ai jamais vu de produit comme cela mais cette configuration semble pas trop technique et donc facilement réalisable et puis c’est original et ça semble pouvoir répondre à tous mes besoins.

La feuille de cuir choisie pour ce petit projet, un cahier Tsubamé, un stylo plume et un porte-mines.

Le plus difficile c’est de bien mesurer la taille des boucles pour recevoir les stylos. La feuille de cuir est finalement un peu courte et chaque millimètre compte.

Pour gagner en millimètres et que la boucle ne soit pas trop épaisse je réduis l’épaisseur du cuir à certains endroits…

Il ne manque plus qu’à coudre …

Un premier côté est cousu et ça a l’air de marcher …

Encore un petit projet rondement mené !!

L’idée était bonne et le résultat prouve être super pratique !

Est ce que j’irais toujours vivre au Japon, en 2023 ?

En 1995 après avoir fini des études d’ingénieur à Paris je sautais sur l’occasion d’une coopération (service militaire) pour aller vivre et travailler à Tokyo; au Japon.

Aujourd’hui nous sommes en 2023, cela fait 27 ans. En 2000 j’étais retourné en Europe où j’ai vécu et travaillé en Allemagne, Espagne, et France pendant 4 ans en tout, Donc cela me fait 23 ans au Japon.

Si aujourd’hui j’avais 25 ans et étais sur le point de finir mes études, est ce que je déciderais d’aller vivre au Japon ?

POUR

Le Japon en 2023 est toujours aussi fascinant qu’en 1995. Rien ne change de ce côté. La culture, les gens sont toujours aussi fascinants ! Il y a toujours beaucoup de merveilleuses découvertes à faire, ce type de découvertes qui éclaire notre âme.

On peut dire que le pays est désormais un peu plus ouvert: il y a internet; on peut boire des espressos et surtout le boites Japonaises n’ont plus le choix et embauchent plus d’étrangers qu’autrefois: il y a plus d’opportunités.

Le vieillissement de la population Japonaise et le manque de main d’oeuvre présentent aussi de nouvelles perspectives et opportunités au jeune étranger qui souhaiterait s’installer.

Un autre truc c’est qu’en 1995 venait d’éclater une énorme bulle spéculative. Un genre de ruée vers l’or. Beaucoup ont amassé des fortunes; d’autres se sont ruinés. Je pense que les gains réalisés pendant cette période folle, ont tous été dépensés et perdus … gâchés… Si vous vous baladez au Japon et que vous trouvez dans une rue une maison ou un bâtiment fait avec beaucoup de stainless steel, du marbre et un peu de fantaisie, il y a grande chance que cela date de la période de la bulle. Tout est parti en fumée (ou plutôt, en béton) !! Si les Japonais avaient été un peu plus éclairés ils auraient investi sagement tout le pactole de l’époque … que ce soit dans un programme généreux pour booster la natalité par exemple ou même acheter de l’or ou des actions APPLE !! Après cette bulle spéculative le Japon s’est enfoncé dans une longue période de déflation et de stagnation. Mais en réalité cette période de déflation c’est une période où les gens ont été plus naturels, moins emportés… Les choses sont retournées à la normale. Je suis sûr que la bulle a finalement été une période plus difficile pour beaucoup. Donc ‘maintenant’ c’est mieux (sauf que l’inflation est de retour, ouille!!)

Le monde s’est globalisé mais le Japon reste le Japon… Depuis 1995 le monde a bien changé, il y a eu un genre de standardisation qui s’est appliqué au monde occidental, comme une fine couche de sucre sur un gâteau, ce qui fait que les choses d’un endroit à un autre sont sensiblement moins différentes qu’avant. Le Japon, lui, même s’il a changé, reste le Japon !

Au fil des ans j’ai compris que tant que je suis les rêgles établies, on me fout royalement la paix. Le gouvernement s’occupe de gouverner; mais il me fout la paix. Il n’essaie pas de me sur-contrôler, ni de me programmer idéologiquement, je l’ai bien vu pendant la crise du connarovirus, où le gouvernement n’a pas forcé les gens à rester chez eux, ici on laisse les gens plus libres, et on les laisse simplement face aux conséquences de leurs actes. (vous pouvez sortir on vous enferme pas chez vous, libre à vous si vous l’attrappez et y laissez votre peau). Ca me convient très bien. Je veux que l’on me laisse tranquille.

A propos; ce qui semble avoir énormement changé aussi, c’est la France ! Qui semble beaucoup moins vivable qu’en 1995 … Il semble que les problèmes de sécurité sont désormais très courants. Les trains sont encore plus en retard, les gens sont encore plus en grève. Donc encore plus de raisons qu’en 1995 d’aller voir ailleurs.

AJOUT

Un autre aspect fondamental et surtout si on a des enfants: le Japon reste une terre pure où l’idéologie du wokisme n’a pas encore pénétré, et où les règles fondamentales de la morale sont intouchées et toujours respectées à l’école. Les enfants ont besoin de repères culturels et moraux, et de connaissance, certainement pas d’idéologie!

CONTRE

Soyons clair, le Japon est un « pays dur’ et pour beaucoup, ça casse. Pour moi ça a marché. Par définition, cet archipel volcanique, où il n’y a que des montagnes, est une géographie hostile. Ce n’est pas la Toscane.

La destination ‘Japon’ s’étant démocratisée avec un afflux de gens influencés par les dessins animés etc, le Japon est une destination beaucoup moins ‘select’. Dommage. Le tourisme de masse fait des ravages, dans les villes.

Le pays continue de vieillir et est plus vieux qu’il y a vingt ans. On peut s’inquiéter sur son avenir dans une vingtaine ou trentaine d’années.

Vous côtisez pour les retraites au Japon ? (je suis dans ce cas) Et bien vous n’en verrez pas la couleur. Le même processus est peut être en cours en France, mais en beaucoup plus soft.

L’industrie automobile pèse lourd au Japon et la transition vers les véhicules électriques fera certainement un carnage. Appauvrissement de la population et augmentation des impôts à l’horizon.(mais ici encore, pareil pour la France)

Point de vue géopolitique, avec la montée en puissance et en fascisme de la Chine Pop’, un risque de conflit armé est beaucoup plus plausible. Ce que personne ne souhaite. En vingt ans on voit également l’érosion de la puissance protectrice américaine. Le Japon restera toujours hyper stratégique pour les américains car il leur permet de vérouiller l’Océan Pacifique … mais on sait (avec les Vietnamiens du Sud et les Afghans… et, bientôt, les Ukrainiens) que l’on ne peut pas compter sur eux !

Le Japon reste un pays où l’on travaille beaucoup, et l’on y fait de longues heures au bureau. C’est le pays du travail, pas le pays du loisir.

MA CONCLUSION

Oui le Japon malgré un ‘afaiblissement général’ resterait une option de choix pour y faire ma vie. Le pays et ses habitants gardent tout de leur magie.

Et j’ai beau chercher; je ne vois pas quel autre pays m’intéresserait aujourd’hui. En tout cas je ne regréte pas mon choix. Et aujourd’hui je ferais sans doute le même.

En même temps à quoi rime cet article ? On peut être heureux où que l’on est. J’aurais trouvé une petite maison dans un petit village tranquille en France, j’y aurais été j’en suis sûr super heureux!

Peut-être aussi les US. En 1995 je n’aurais jamais pensé aller vivre aux US. Mais je me dis aujourd’hui que c’est certainement une belle destination. Je penserais au Kansas. (clin d’oeil à la vidéo de Titus dans le dernier article).

Deux hacks

Hack: bidouille, astuce technique ou solution inventive qui résout des problèmes de manière novatrice.

Un hack pour les nuits chaudes  

Cet été il a fait chaud. Certaines nuits ayant été super chaudes -par exemple 27 degrés la nuit avec plus de 80 pour cents d’humidité- nous avons passé quelques nuits à l’arrière de notre camion, dans le jardin. On se met sous une moustiquaire.

Installation assez spartiate mais dehors la nuit il fait beaucoup plus frais qu’à la maison.

C’est impressionnant de voir les dizaines des moustiques qui essaient de venir nous piquer, de l’autre côté de la moustiquaire.

Dehors et à l’abri des serpents sur la plateforme du camion, on peut admirer les étoiles, et écouter tous les bruits de la nuit, et de la forêt. On peut voir aussi des étoiles filantes … C’est une belle expérience.

Joindre l’agréable à l’utile …

Un Hack contre le burn out

Ces deux dernières années j’ai senti à plusieurs reprises au travail un risque de burn out. Le travail, il y en a toujours et chaque jour presque plus. Je me suis souvent pris à travailler 12, 13, 16 heures par jour. Et parfois aussi le samedi matin… Le problème au fond n’est pas lié à la quantité de travail, mais à mon incapacité à bien gérer mon temps. Et attention quand je fais des journées aussi longues, le plus souvent, c’est parce que je fais des recherches et essaie d’améliorer mes systèmes ou bien que j’expérimente quelque chose de nouveau. C’est comme un jeu. Et je m’y prends un peu trop ….

Le résultat et c’est pour cela que je parle de burnout, c’est que très souvent donc je me suis senti dépassé par le travail et j’ai senti que j’étais quasiment à la merci de celui-ci.

Ici mon nouveau hack contre le burn out c’est au début de la journée, de décider combien d’heures mettre dans le travail. Et sur le PC d’activer un timer qui va constamment afficher le temps qui reste.

Ce timer, dont je fixe la durée chaque jour en fonction de ma forme et de mon état d’esprit signifie que JE suis aux commandes et que JE décide.

Exemple, hier jeudi je me suis levé très tôt (à cause des nuits chaudes), je me suis levé à 2 heures 30. J’ai commencé à travailler à 3 heures du matin. Comme j’étais en bonne forme malgré tout, j’avais la pêche, j’ai décidé de travailler 10 heures. Je mets donc le timer pour 10 heures. Donc de 3 heures à 13 heures. Ce temps inclue quelques petites pauses et le petit déjeuner.

Avec ça je suis assez serein. Et j’ai en effet fait les 10 heures avec de très bons résultats. Après, je suis allé faire une bonne heure de vélo et suis allé m’occuper du jardin (débroussailler).

La veille le mercredi j’avais moins la pêche et je m’étais fixé 8 heures max. Je n’ai tenu que 7 …

Ce système de timer semble bien marcher pour moi. Ca fait la deuxième semaine …

Morceaux Choisis de Vidéos

Il y a du sens.

Ici au village nous goûtons une vie paisible et tranquille. Nous vivons en sécurité, et si danger il y a, il vient alors de la nature -car des pluies diluviennes et continues pourraient convaincre les montagnes de nous ratatiner facile dans un courant de boue-, mais, en général, pas de l’homme.

Ce matin je suis au travail, je suis assez concentré sur un truc, un nouveau dashboard power BI avec le but de simplifier nos process pour les forecasts financiers.

Ma femme tout d’un coup arrive en courant et me dit viens tout de suite voir madame M, elle t’appelle et a besoin d’aide. Il y a un serpent chez elle !!

Ah ! je laisse mon bureau; vais chercher une perche, un genre de sécateur avec un long manche et cours chez la voisine.

Elle est tout en émois: le petit serpent qui est devant la porte de sa maison lui fait peur !!

Il s’agit d’une couleuvre, assez jeune. Toute belle!

J’essaie de la rassurer mais attendez c’est une couleuvre elle ne vous fera aucun mal, mais elle est vraiment en panique, et je comprends, je sais; il y a des personnes qui ont réellement horreur des serpents. Je ne veux cependant pas blesser la couleuvre et donc j’essaie de la faire fuir, avec le bout fermé du sécateur.

En même temps je ne sais pas comment faire pour l’attraper gentiment …

C’est marrant on a l’impression qu’elle veut vraiment rentrer dans la maison… elle se colle contre la porte coulissante … mais je parviens à la faire partir et alors elle va se planquer à côté, à 5 mètres, dans le jardin de madame M.

Ca ne suffit pas à madame M qui voudrait que nous attrapions la couleuvre mais pour la mettre où ? Elle est au village chez elle autant que nous sommes chez nous !

Je répète à M. que la couleuvre finira par partir et qu’il vaut mieux la laisser tranquille dans le jardin vu qu’elle ne représente pas de danger particulier. Si ça avait été une vipère je l’aurais alors butée! Madame M. vit avec son fils et sa belle fille et ils ont deux jeunes enfants. et une vipère à proximité de leur maison serait un véritable danger pour les enfants.

Je retourne au bureau.

Ma femme me voyant me barrer va parler à un autre voisin qui très cool conseille de faire brûler de l’encens près de la maison, l’odeur devrait faire fuir le petit reptile dit-il. Il est vraiment smart et il est d’ailleurs dans ma bande dessinée; dans la page 18 pour être exact.

Je suis de nouveau avec mon PC et continue le travail avec Power BI. Je fais de bons progrès. Une heure plus tard je sors du bureau pour aller me faire un café, et c’est qui que je vois ?

La couleuvre, juste devant la porte de mon home office.

Je lui adresse la parole comme l’aurait fait Saint François d’Assise sauf que c’est en Français, et pas en un dialecte toscan du 12è siècle; et en gros

je lui demande de prendre bien soin d’elle, de faire attention, et d’éviter le danger.

Et puis je me dis voila:

  • d’abord la couleuvre est allée chez madame M; car elle est en réalité l’esprit de son mari décédé: c’est l’esprit de monsieur M qui est décédé il y a 5 ans.
  • Et puis, elle est passée ici me voir pour me remercier de ne pas l’avoir butée.

La couleuvre me fait un clin d’œil et puis s’en va en serpentant dans la direction de la rivière, elle se glisse dans un petit espace entre la maison et un muret; et disparait.

Je vais voir ma femme et lui raconte l’histoire.

Ma femme acquiesce et va voir madame M. Elle demande à voir son jardin pour vérifier qu’il s’agissait bien de la même couleuvre ? Et en effet la couleuvre du jardin est bien partie donc il s’agit bien du même serpent. Comme ça Madame M est rassurée.

Mais ma femme lui fait aussi part de mes remarques, à savoir qu’il s’agissait sans doute de l’esprit de son mari défunt, venu lui rendre visite.

Madame M ouvre grand les yeux et dit: mais oui, c’est aujourd’hui mon anniversaire ! Et en plus je suis de l’année du serpent !

Et elle a un immense sourire.