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Le plan de la montagne
Ragafrance avait suggéré que je fasse un plan de la montagne. C’est chose faite !
On voit bien les trois terrasses qui se succèdent. La première je l’ai nettoyée (débroussaillé la jungle) et nous y avons planté une vingtaine d’arbres depuis l’année dernière.
La deuxième terrasse est inchangée, et occupée de cryptomères et de théiers.
La troisième est couverte de cryptomères avec une grande clairière en son centre, un typhon il y a 10 ans y a tout arraché.
Je suis en train de dégager tous les arbres effondrés pour faire place nette.
Une prochaine étape aussi sera d’y abattre les cryptomères en mauvais état.
Bricolage: remake de l’établi
L’établi dans l’atelier, je l’avais fait il y a trois ans bientôt et ça n’était pas vraiment une réussite. Je l’avais fait s’appuyant d’un côté sur un usu, un vieux mortier en bois, assez énorme, et l’idée était mauvaise dès le départ. Enfin bon… il y a trois ans nous arrivions juste dans le village, je n’avais jamais bricolé de ma vie et j’avais des idées zarrebis comme ça !
J’ai donc tout démoli pour repartir de zéro.
Et assemblé deux paires de pieds. Des poutres de cryptomère de 9 centimètre de côté, que l’on trouve partout chez les monsieur bricolage du coin.
Voila mes premiers vrais essais de tenons et mortaises. Il est toujours bon de s’essayer à quelque chose de nouveau. Quatre mortaises, et à partir de la troisième déjà je me débrouillais un peu mieux. C’est toujours étonnant de voir comment les mains peuvent apprendre vite. (plus vite que le cerveau on a l’impression).
Les deux énormes planches sont du pin, et proviennent de la maison d’un voisin, démolie il y a trois ans. Ce sont d’anciennes poutres. Elles sont super épaisses. Centenaires sans doute. C’est du solide. Je fixe les poutres directement sur les deux paires de pieds avec des boulons.
Le plus délicat c’était les mortaises et les tenons et je suis content d’avoir pu m’y essayer. Sachant qu’au prochain projet de bricolage je ferai un meilleur job.
Maintenant je vais ajouter des trucs, des petits systèmes pour pouvoir bloquer ou fixer les pièces de bois sur lesquelles travailler a l’etabli. A suivre !
Mikados géants dans la montagne
Notre petite montagne est constituée de 3 terrasses qui se succèdent. Depuis L’année dernière je me suis focalisé sur la première terrasse, et c’est la que je suis en train de planter des arbres.
Plus haut il y a deux autres terrasses. La seconde, au milieu, est assez clean, et est occupée de cryptomères et de théiers.
La troisième terrasse est la plus grande, et est en partie obstruée par des cryptomères écroules il y a dix ans. Après le passage d’un typhon.
Ces cryptomères sont tombés les uns sur les autres et ils forment un réseau de mikados géants.

Avec ma tronçonneuse je m’avance donc dans ce tas de mikados, et je commence à déblayer. Il faut couper les troncs d’arbres en sections de 1.5 à 2 mètres. Pour pouvoir ensuite les déplacer et les ranger. Il n’y a pas de route d’accès, donc je fais tout a la pogne, sans engins.
Comme dans le jeu mikado, il faut réfléchir avant de mettre en route la tronçonneuse, et imaginer comment les troncs d’arbres vont réagir à notre intrusion. Certains vont se mettre à glisser le long des pentes, et dans ce cas la, faut pas se trouver sur le passage. D’autres, poussés par le poids d’autres arbres vont ployer ou se relever, et il faut veiller alors à ne pas y bloquer la tronçonneuse dans le bois qui pourrait se resserrer sur elle.

Au bout de deux heures de travail, le réservoir de la tronçonneuse est vide. Moi aussi. Je commence à fatiguer et c’est à ces moments la que l’on commence à faire des erreurs, qui éventuellement peuvent conduire à une blessure.
Les forestiers, les pros, qui travaillent ainsi dans la forêt, savent gérer leur force en prenant des pauses régulièrement et savent faire la sieste dans les montagnes. Ils sont très forts, de pouvoir travailler ainsi toutes les journées.
Mais ceci dit travailler ainsi dans la montagne donne une pêche incroyable. Je pense que c’est le silence, la tranquillité, le contact avec la terre, le bois et les plantes. On respire au rythme de la nature et il y a comme une communion. D’autant que ce travail, ça n’est pas pour gagner de l’argent ou exploiter quelque chose, c’est pour rendre la montagne encore plus belle.
Cryptomère de Noël
Voilà encore un bon moment.
S. notre ami est charpentier et il se prépare à construire une maison pour un de ses clients. Il lui manque quelques pièces de bois et part dans les forêts à la sortie du village, pour y couper des cryptomères.
Je demande à l’accompagner.
Arrivés sur place on commence par prendre un bon café. Il ne fait pas très froid. La forêt est silencieuse. Quelques oiseaux.
Toute cette montagne a été plantée de cryptomères il y a 40 ans. A l’époque on comptait, au bout de 20 ans, les revendre pour la production de poteaux électriques.
Aujourd’hui au Japon tous les poteaux sont réalisés en béton.
Dans le camion keitora, tout est prêt. Deux tronçonneuses, une masse, deux coins, une petite hache, et de l’huile et de l’essence.
Noter, derrière la cabine du conducteur, les serpes et hachettes, rangées entre la vitre et les barres métalliques. C’est à ceci que l’on reconnait les vrais campagnards ici.
Cryptomère, un arbre qui pousse vite et droit !

Je regarde l’ami au travail.
On prend son temps. Une pause entre chaque arbre.
Il n’y a pas beaucoup de charpentiers qui comme S. savent couper les arbres et les descendre de la montagne.
D’un des arbres abattus, je récupère la cime. Il décorera l’entrée de la maison pour les fêtes de fin d’année.
Promenade
Franchement, tout est beau. La nature resplendit avec ses palettes de verts. Le mois de mai est décidement un bon moment dans l’année; juste avant la saison des pluies et les grosses chaleurs bien humides de juillet et aout qui suivront.
Cette maison me fait penser à la maison dans Totoro. Pas le même style mais peut être la couronne de verdure qui la protège.
A même hauteur mais de l’autre côté de la rivière, ce morceau de village incrusté dans ses potagers.
On aperçoit la face d’une montagne écorchée, c’est qu’un habitant du village coupe les cryptomères (sugi) pour se construire une maison.
Si à partir du pont on va dans la direction opposée, vers le nord, on peut apercevoir ce joli groupe de maisons; entre montagne et rizières.
De retour à la maison nous faisons un crochet par le jardin où nous récoltons des radis et une fraise.















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