Tagué: vivre à la campagne
Jamais aussi facile qu’on le pensait, et c’est exprès !!
C’est vers septembre cette année que j’ai compris.
Pour le boulot je devais préparer le nouveau forecast trimestriel, le Q2 forecast pour être exact, car l’année fiscale de la boite commence le 1er juillet.
Des forecasts j’en ai déjà fait des tonnes, depuis des années.
J’essaie alors de donner un gros coup de bourre, assembler les chiffres, faire l’analyse, juger grosso modo de combien on va changer par rapport au budget initial et tout saucissonner dans une présentation power point pour le vice président.
Mais bon ce forecast je me dis ok je devrais pouvoir tout torcher en 4 jours … et comme ça je pourrai passer à un autre projet qui m’intéresse plus ….
Or malgré toute mon expérience passée, la tâche est beaucoup plus difficile que je ne l’avais espéré au départ et je finis pas passer 8 jours sur la préparation jusqu’au fignolage, soit le double de ce que je m’étais fixé.
Et puis, quelques jours plus tard, … pendant un tour en vélo je me dis
- ah dingue en fait c’est exprès ….
- C’est exprès que les choses ne soient jamais aussi simples que l’on aurait imaginé …. C’est toujours plus complexe …
- Et c’est par désign, ainsi sont les choses faites;
- C’est la volonté de Dieu de nous éprouver car ainsi nous pouvons à chaque fois essayer de nous améliorer et de mesurer notre petitesse, rester humbles … en restant humbles nous pouvons espérer grandir…
- Ainsi Dieu, au ciel, se gratte les narines et lance sur nous des crottes de nez qui tombent sur terre, en tombant sur terre elles deviennent des rochers géants qui entravent notre chemin ..
- A nous alors de déglinguer ces énormes roches, à coup de masse et de nous frayer un passage, pour continuer notre route.



Le mot du mois du temple et en faire un dessin
Merci aux lectrices et aux lecteurs pour leurs commandes de ma bande dessinée Retour Sur Terre.
Il m’en reste encore quelques exemplaires ….
Il y a un très joli temple bouddhiste dans notre hameau; et le prêtre bouddhiste est un sacré personnage. L’année de notre installation au village il nous avait épaté en organisant un concert de rock au temple… L’un des premiers articles du blog ce fut …
D’ailleurs, j’ai déjà dessiné le prêtre ici.
Et puis régulièrement il affiche des messages pleins d’humour et de sagesse, et je ne manque pas de les partager avec vous. 1 2 3 4 5 6 7
En plus de tout cela chaque premier jour du mois il envoie par IM sur LINE (équivalent de what s app) »le mot du mois » 今月の言葉.
Ce 1er décembre il m’a envoyé:
Traduction:
Plutôt que de me plaindre tout le temps
Et de tirer les autres vers le bas (tirer par le pied)
Je veux montrer de la gratitude
Et les tirer vers le haut (tirer par la main)
Je trouve ce mot du mois formidable et ça me donne envie d’en faire un dessin …
que voici;

Idée cadeau pour Noël !!!
Dans un mois, c’est Noël et peut-être réfléchissez-vous aux cadeaux que vous allez offrir à ceux que vous aimez ….!!
De mon côté il me reste une vingtaine d’exemplaires de ma bande dessinée Retour Sur Terre …
Alors n’hésitez pas à commander ma BD pour l’offrir à Noël …
Voila qui ferait un cadeau original … Et ce sont les vingt derniers exemplaires !!!

Et faisons quelque chose de spécial pour les fêtes:
avec la bande dessinée, j’ajouterai une impression en couleurs et en format A4 d’un de mes dessins de ukiyoé:
- Sisyphe à la campagne (ici)
- La liberté (ici)
- Le gomen machine (ici) – le secret des relations qui durent
- Se retirer la merde de la tête (ici)
- L’homme sur la Lune et tout ce que l’on ne sait pas (ici)
- La sagesse des villageois se transforme en pépites d’or (ici)
- L’homme peut-il être sauvé ? (ici)
- (Pas encore publié sur le blog) Le sens de la vie
- (Pas encore publié sur le blog) Chaque jour peut être le dernier
- (Pas encore publié sur le blog) Let it go !!!
- (Pas encore publié sur le blog) Focus on what you can control
Ici un paquet de 10 exemplaires en attente d’une maison d’accueil ….

…. Merci !!
Visiter Engyoji à Himeji, avec des Totoros
Si vous passez par la ville de Himeji pour une visite (et sans doute vous venez pour voir le château) prenez une journée entière plus alpha, pour pouvoir aussi vous promener et visiter Engyoji. (Pour le déjeuner ou le dîner, allez au Chat Botté).
Engyoji, par chatgpt:
Engyoji à Himeji est un complexe de temples bouddhistes situé sur le mont Shosha, à la périphérie de la ville de Himeji, dans la préfecture de Hyogo. Il a une histoire de plus de 1000 ans et appartient à la secte Tendai du bouddhisme japonais. Il est également connu pour avoir servi de lieu de tournage pour le film hollywoodien “Le dernier samouraï” en 2002.
En Novembre 2023, Wakamé Tamago, auteur du blog inaca.fr et l’un des trois français vivant à Himeji, publia dans son blog des photos prouvant la présence de Totoros sur le site de Engyoji. Ces photos montrent en effet des petits glands ‘donguri’ et des fruits, déposés avec soin au pied des statues bouddhistes, le choix des glands et leur position étant révélateurs de la présence de Totoros…
Le complexe Engyoji comprend une vingtaine de bâtiments répartis dans une forêt dense sur le sommet de la montagne. Parmi eux, le plus impressionnant est le Mani-den, un magnifique temple en bois construit sur des piliers sur une pente abrupte. Un autre ensemble remarquable est le Mitsunodo, composé de trois grandes salles en bois : le Daikodo (salle principale), le Jikido (salle de logement et de restauration) et le Jogyodo (gymnase).
Pour accéder à Engyoji, il faut prendre un bus depuis la gare ou le château de Himeji jusqu’à la station de téléphérique du mont Shosha, puis prendre le téléphérique jusqu’au sommet de la montagne. Il est aussi possible de faire une randonnée d’environ une heure pour monter à pied2.
Engyoji est un lieu idéal pour se détendre dans une atmosphère paisible et sereine, loin de l’agitation des touristes autour du château. On peut y apprécier la beauté de l’architecture, la richesse de la culture et la splendeur de la nature. C’est un trésor caché de Himeji qu’il faut découvrir.
D’abord on prend un téléphérique mais on peut aussi grimpouiller une belle heure….
Et l’on tombe sur cette pierre:

”一隅を照らす” est une expression japonaise qui signifie “éclairer un coin”. Elle vient d’une citation du moine bouddhiste Saichō, qui a fondé l’école Tendai du bouddhisme au Japon. Il a dit : “Éclairer un coin, c’est le trésor du pays”. Cela signifie que chaque personne a un rôle à jouer dans la société, même si elle n’est pas remarquée ou appréciée. En faisant de son mieux dans sa position, elle apporte de la lumière et du bien-être au monde. C’est une façon de vivre humble et dévouée.
Puis on peut faire sonner une grande cloche. Or je remarque pour la première fois, que le butoir sur la cloche a la forme du fruit du lotus … Que c’est ingénieux ! Et étrange !

Le tout s’étend dans une grande forêt et bien entendu les feux sont interdits. Ce que confirme l’écureuil.


Dans ce vieux mur défoncé j’admire la capacité à refondre tranquillement avec la nature… Quelle sérénité …


Je m’égare un peu et vais voir leur espace technique pour la maintenance et l’entretien du parc. Ce doit être formidable de travailler ici !
Partout dans la forêt on observe des arbres gigantesques, il y a des cryptomères de 700 ou 800 ans. Le spectacle est donc partout.
Ici c’est l’entrée de bureaux, peut être pour la compta. J’imagine à l’intérieur des chats et une bouilloire qui ronronnent.


Comme il est midi on va dans la petite boutique où nous dégustons des nouilles udon. Ici avec des pousses de fougères.

Et puis voila; c’est superbe:


La plupart des visiteurs sont Japonais; il y a peu de touristes étrangers: ce sanctuaire serait assez mal connu ?


Derrière un moine prie. Apparemment il se streame sur facebook.

Nous continuons.

Il y a peu de visiteurs. On le voit tous sont silencieux, détendus et paisibles, … à part une poignée d’Espagnols.

Ici on peut s’exercer au shakyou (写経), activité qui consiste à recopier des soutras et qui permet de se concentrer et de se purifier l’esprit. Mais attention il faut le faire sérieusement, on ne peut faire cela la tête légère, car sinon on risque de s’attirer des esprits en quête de salut.

Plus loin il y a une petite mare, où il y a des centaines de tritons.

Quelles courbes !!
Mais revenons à mos moutons (nos totoros en fait), car au pied d’une statue bouddhiste je vois un gland et un fruit déposés avec soin:

Et plus tard je retrouve cet arrangement aux pieds d’un arbre sacré:

Tout ceci démontre la présence de Totoros dans cette montagne !
Je me pose alors la question; comme allons-nous rentrer à la maison ? En camion ou alors en chat-bus ?


Sisyphe à la campagne
Sisyphe dans la mythologie grecque avait été condamné à rouler éternellement un énorme rocher jusqu’en haut d’une colline, seulement pour le voir redescendre, et répétant cette tâche pour l’éternité.

Voila une histoire qui a 2800 ans et qui nous fout toujours les boules (au moins une grosse boule) et ceci, parce que cette histoire résonne et nous parle à nous humains du 21è siècle après J-C.

Dans la répétition des jours des saisons et des années à travers ce métro boulot dodo gigantesque nous sommes un peu comme Sisyphe …
C’est aussi la réflexion que je me fais quand je passe la débroussailleuse dans le jardin … je passe la débroussailleuse mais quelques jours après, surtout si il y a eu un peu de pluie, il fait recommencer … l’herbe repousse toute de suite !!
Je me demande aussi si avec le climat presque tropical pendant l’été au Japon avec chaleur et une humidité extrême, si l’herbe ne pousse pas plus vite ici qu’en Europe … pas impossible…

En tout cas devoir débroussailler et entretenir son jardin et son champ ici c’est aussi partager le destin de Sisyphe …

Tranches de vie & bricolage
Hier vendredi j’avais laissé quelques petits trucs en plan au boulot et donc j’ai mis mon réveil assez tôt 430 AM ce samedi matin pour boucler ces petites choses tôt et pour ne pas avoir à les faire lundi !
Après, vers sept heures il fait déjà beau mais encore frais je vais dans le jardin que des courges, poussées inopinément cette année (sans doute des graines jetées l’année dernière) envahissent de façon décidée.
Et vers neuf heures je vais voir Saki chan mon acolite. Il est dans son atelier.
On se prend un café. J’ai apporté deux petits cigares de Cuba que nous dégustons tranquillement. On discute. Et tiens, dans la conversation vient une idée pour un dessin futur… A tester … ca peut être pas mal !
On s’apprête à récolter des patates douces. Malheureusement nous faisons une bien piètre récolte. L’été nous n’y avons pas du tout touché, et le rang de patates douces était dans une véritable jungle …. C’est peut être la raison. Il y a eu aussi très peu de pluies.
Je suis un peu déçu Mais bon: c’est comme ça et, bien sûr que c’est un peu ma faute, j’aurais dû mieux m’en occuper.
Il n’y a pas de magie….
Arrivent deux voisins qui eux viennent récolter le riz, leur rizière est juste à côté.

S’ensuit une discussion animée sur la canicule que nous avons eu cet été ! L’un des deux est forestier et l’autre (plus âgé, 72 ans je crois) travaille dans la construction. Et bien sûr la canicule ils ont eu l’occasion de la goûter, sur leurs chantiers !
Je me dis quelle chance de pouvoir faire partie de ce groupe et de cette conversation.
Saki chan m’offre un sac de châtaignes qu’il a récoltées.
Un peu plus tard je rentre à la maison et après une courte hésitation j’essaie de remettre en état la vieille porte coulissante de la grange où je veux faire ma galerie d’art « open garage« .

C’est, en effet, une horreur. Mais l’affaire est finalement moins compliquée que je pensais.
D’abord retirer ces affreuses vitres translucides.

Je commence par faire une nouvelle poignée avec un bois de chevreuil. Ajouter de la fantaisie quand c’est possible.

Puis remplacer les vitres par du plexigas.
Tout en faisant cela je prépare le dîner, je fais mijoter tranquillement des sardines avec du gingembre et des uméboshis. (pour 15 sardines de taille moyenne, 6 uméboshis, une grosse boule de gingembre, 3 CS de sucre, 6 CS de sauce de soja, 3 CS de mirin -vinaigre de riz-, 3 CS de saké). C’est un plat simple et très économique.

La porte a trois rangées de vitres mais je n’en remplace que deux avec du pléxi, la rangée la plus basse, je mets du contreplaqué. Comme ça la lumière arrivera juste à la hauteur du comptoir …
Voila ça prend forme …


Ensuite de retour à la maison pourquoi pas faire cuire du riz avec des châtaignes, on dit takikomigohan.

Ici encore c’est très simple; éplucher les châtaignes et les déposer sur le riz dans le rice cooker, et mettre en route ce dernier.

Et le dîner est génial car nous y avons tant de produits du jardin, ou du village.
les concombres du jardin à goûter avec du yuzu miso, mélangé à une vieille confiture de coings, coings trouvés en montagne l’année dernière.
Une petite courge du jardin passée à la poêle.
Le riz, récolté la semaine dernière par monsieur T qui a cuit mélangé avec les châtaignes de Saki chan.
Mes petites sardines qui ont mijoté avec le gingembre récolté l’année dernière, et les uméboshis faites il y a deux ans.
Et puis quoi d’autre ah oui, dans la salade j’ai ajouté des figues du jardin.
Quelle joie de pouvoir profiter de la générosité des amis, et du potager …
Une marquise pour la fenêtre
Je ne savais qu’un petit auvent pour protéger la fenêtre, c’est une marquise, mais le Petit Robert confirme.

Dans le Petit Robert, j’avais trouvé cet exemplaire à Tokyo, pour 500 Yens, il y a 12 ans, et j’aime beaucoup que le Petit Robert indique la date de l’apparition des mots dans la langue française. Cela permet de mettre les choses en perspective.
Pour la fenêtre faite la semaine dernière, pour ma future galerie, il fallait en effet une petite marquise afin de la protéger de la pluie. Sinon l’eau pourrait s’infiltrer et causer problèmes.

Le tout prend quelques heures.

Cela fait très bien.
Prochaine étape, repenser les portes qui ont vécu et sentent un peu trop la misère ….
Faire un couvre-livre en cuir
Pour le boulot je prends des notes sur papier. J’utilise depuis des années et des années (depuis … que je vis au Japon, soit depuis les années 90) des cahiers de la marque Tsubame. Société Japonaise établie à Tokyo en 1947.
Pourquoi choisir ces cahiers c’est 1 d’abord la qualité du papier 2 la beauté de la couverture, un peu rétro 3 Il y a une page de garde qui en fait un cahier pas comme les autres 4 Il y a une bonne variété dans les cahiers, en taille, nombre de pages et l’on peut donc trouver ce que l’on veut.
J’utilise également ces cahiers pour mettre sur papier des réflexions sur le quotidien, un peu comme un journal. Que ce soit sur mes projets, ce qui se passe dans la tête, etc etc
Donc je finis par trimballer deux cahiers, et puis aussi un stylo plume, et un crayon. Ca n’est pas pratique. Pourquoi pas faire un couvre-livre en cuir, pour protéger et garder ensemble ces deux cahiers et aussi transporter le stylo et le crayon qui les accompagnent.
Ca serait classe et surtout très pratique.
La où nous habitons, la région de Himeji; est le plus grand producteur de cuir au Japon. Il y a beaucoup de tanneries dans la région, que ce soit à Himeji ou à Tatsuno. Certaines vendent leurs produits en direct et donc je peux aller me fournir dans des petites boutiques, pas trop loin.
Se pose alors la question de comment s’y prendre et de comment concevoir cette couverture en cuir.
La grande question c’est comment y garder le stylo à plume et le crayon à papier. Il faut que ce soit simple et pratique.

Placer le stylo, l’attacher dans une petite boucle extérieure, j’aime pas, placer cette boucle à l’intérieur de la couverture non plus; c’est trop bulky …
L’idée alors c’est de faire une boucle avec la feuille de cuir, à chaque extrémité du couvre-livre; comme ceci:

Je n’ai jamais vu de produit comme cela mais cette configuration semble pas trop technique et donc facilement réalisable et puis c’est original et ça semble pouvoir répondre à tous mes besoins.
La feuille de cuir choisie pour ce petit projet, un cahier Tsubamé, un stylo plume et un porte-mines.

Le plus difficile c’est de bien mesurer la taille des boucles pour recevoir les stylos. La feuille de cuir est finalement un peu courte et chaque millimètre compte.
Pour gagner en millimètres et que la boucle ne soit pas trop épaisse je réduis l’épaisseur du cuir à certains endroits…

Il ne manque plus qu’à coudre …

Un premier côté est cousu et ça a l’air de marcher …

Encore un petit projet rondement mené !!

L’idée était bonne et le résultat prouve être super pratique !

Sacré Eugène et le ‘BEING’
Quel personnage c’était ce Evgeny Prigozhin …
Comme beaucoup je suis ce qui ce passe en Ukraine et les multiples interventions de cet Evgeny Prigozhyn depuis l’année dernière n’ont cessé de me surprendre … un gars qui allait un fourneau que ce soit à recruter des sbires dans les prisons ou diriger les combats dans les ruines de Bakhmut, un leader avec du charisme, on voit qu’il est presque vénéré en Russie, un personnage sans foi ni loi, grand gangster, criminel de guerre, et plein aux as …
Ces personnages d’affreux que l’on trouve toujours dans les films d’action américains (et soit ils sont du moyen orient soit ils sont russes et si aucun des deux alors ils sont allemands) … ils existent donc en vrai !
Quand Hollywood mettra des chinois dans les rôles des gros méchants ce sera un signe …
A l’heure où j’écris un consensus se formerait sur le fait que l’avion d’Eugène aurait été abattu par un système anti aérien russe … c’est Vladimir qui a fait appuyer sur le bouton ?
C’est quand même intéressant de constater que la Russie actuelle semble produire beaucoup de personnages dans le calibre d’Eugène … pleins de testostérone et sans le moindre remords pour rien…
Je vois que les pays que je connais la France et le Japon semblent ne plus produire des célébrités de ce calibre, ici et là c’est plutôt du type maigre et fourbe…
Ce soir 25 août enfin une nuit fraiche. On entend le chant des petits grillons, annonciateurs de la fin de l’été. L’été a été particulièrement chaud.
Heureusement que j’ai la clime au bureau. Sous la chaleur le village est presque vide. Les gens ne sortent que le soir ou tôt le matin. Mais les animaux aussi. Même les cafards et les scolopendres, ils restent au frais chez eux et on ne les voit pas. Les chats eux ils se liquéfient et forment des vraies flaques de poils sur le plancher…
J’ai fait quelques projets les week ends. Rehausser le mur le long de la rivière, avec de grosses pierres et aussi un genre d’étui en cuir, je vais faire un article à ce sujet.
Hier soir après dîner ma femme a fait une remarque intéressante. Nous parlons souvent du moment présent, d’être dans le présent. Moi qui suis toujours à faire des choses ici et la et à me laisser distraire …. Il m’est très difficile de vraiment pénétrer dans le moment présent …
Hier soir donc elle me dit: toi tu es dans le DOING beaucoup plus que dans le BEING….
Etre dans le faire vs Etre dans l’être.
Elle fait mouche ! tout à fait.
Et moi qui me dis toujours (ça vient de l’Evangile) que l’on est ce que l’on fait …
Nous parlions de ça après avoir vu cette magnifique présentation d’un personnage haut en couleurs et qui a l’air si heureux, avec ses chevaux… Voila quelqu’un qui justement sait être dans le moment présent … Il en parle très bien d’ailleurs …
Bon pourquoi je vous ai parlé d’Eugène ? Ca n’a rien à voir avec nous !
Deux hacks
Hack: bidouille, astuce technique ou solution inventive qui résout des problèmes de manière novatrice.
Un hack pour les nuits chaudes
Cet été il a fait chaud. Certaines nuits ayant été super chaudes -par exemple 27 degrés la nuit avec plus de 80 pour cents d’humidité- nous avons passé quelques nuits à l’arrière de notre camion, dans le jardin. On se met sous une moustiquaire.

Installation assez spartiate mais dehors la nuit il fait beaucoup plus frais qu’à la maison.
C’est impressionnant de voir les dizaines des moustiques qui essaient de venir nous piquer, de l’autre côté de la moustiquaire.
Dehors et à l’abri des serpents sur la plateforme du camion, on peut admirer les étoiles, et écouter tous les bruits de la nuit, et de la forêt. On peut voir aussi des étoiles filantes … C’est une belle expérience.
Joindre l’agréable à l’utile …
Un Hack contre le burn out
Ces deux dernières années j’ai senti à plusieurs reprises au travail un risque de burn out. Le travail, il y en a toujours et chaque jour presque plus. Je me suis souvent pris à travailler 12, 13, 16 heures par jour. Et parfois aussi le samedi matin… Le problème au fond n’est pas lié à la quantité de travail, mais à mon incapacité à bien gérer mon temps. Et attention quand je fais des journées aussi longues, le plus souvent, c’est parce que je fais des recherches et essaie d’améliorer mes systèmes ou bien que j’expérimente quelque chose de nouveau. C’est comme un jeu. Et je m’y prends un peu trop ….
Le résultat et c’est pour cela que je parle de burnout, c’est que très souvent donc je me suis senti dépassé par le travail et j’ai senti que j’étais quasiment à la merci de celui-ci.
Ici mon nouveau hack contre le burn out c’est au début de la journée, de décider combien d’heures mettre dans le travail. Et sur le PC d’activer un timer qui va constamment afficher le temps qui reste.
Ce timer, dont je fixe la durée chaque jour en fonction de ma forme et de mon état d’esprit signifie que JE suis aux commandes et que JE décide.
Exemple, hier jeudi je me suis levé très tôt (à cause des nuits chaudes), je me suis levé à 2 heures 30. J’ai commencé à travailler à 3 heures du matin. Comme j’étais en bonne forme malgré tout, j’avais la pêche, j’ai décidé de travailler 10 heures. Je mets donc le timer pour 10 heures. Donc de 3 heures à 13 heures. Ce temps inclue quelques petites pauses et le petit déjeuner.
Avec ça je suis assez serein. Et j’ai en effet fait les 10 heures avec de très bons résultats. Après, je suis allé faire une bonne heure de vélo et suis allé m’occuper du jardin (débroussailler).
La veille le mercredi j’avais moins la pêche et je m’étais fixé 8 heures max. Je n’ai tenu que 7 …
Ce système de timer semble bien marcher pour moi. Ca fait la deuxième semaine …





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