Tagué: bois de chauffage

Un peu d’ibérico?

Vous prendrez bien un peu de ce délicieux jambon espagnol, l’ibérico ?

Mmmmm, comme ça a l’air bon.

 

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Nous vivons tellement proches du bois. Notre maison bien sur en bois. Et les tas de bois pour le chauffage (calcifer). Et tous les meubles à la maison … bois …. bois … bois … Des fois je me dis que du bois, on en mangerait!

C’est une des plus grandes joies que nous avons dans notre vie quotidienne; ce contact permanent avec le bois.

Dans une vie future, je serai sans doute termite …

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Il pleut légèrement mais je continue à travailler dans la montagne aujourd’hui. J’écoute Harumi Hosono et son groupe Happi End .. (Hosono … un des fondateurs du yellow magic orchestra)… Leurs chansons sont si belles, on ne sent pas la pluie.

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Travailler le bois. C’est comme travailler la terre. L’arbre est un intermédiaire entre la terre et nous. Travailler le bois c’est un peu comme se reconnecter à la terre.

Aujourd’hui je termine trois piliers pour la barrière. Je fume une cigarette pendant la pause. Les allumettes sont récalcitrantes sous la pluie.

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Après Hosono et ses compères je mets une cantate de Bach. La pluie s’arrête … Le soleil tout à coup nous inonde … on est vraiment bien !

Le cocktail du week end

Le cocktail pour le week end de Calcifer le poêle à bois, c’est: moitié cerisier, moitié cyprès.

Dans cette brouette, je reconnais chaque arbre.

cocktail pour calcifer

Le cerisier, c’était le cerisier éléphant trouvé dans la montagne l’année dernière. Le cyprès provient d’un jardin à 20 km d’ici.

Lorsque je vivais à Paris en 2001 par exemple, le cocktail était très différent: un peu de Chinon, un peu de Nogent … le tout avec de l’uranium extrait du Niger ou du Kazakhstan …

Je préfère me chauffer au bois.

Le marronnier de la voisine

Donc, on a coupé le marronnier de la voisine lors du nettoyage collectif de la rivière car il encombrait trop et gênait le débit de l’eau (de la rivière).

Un beau marronnier centenaire.

La voisine était triste et aurait préféré le garder et ne pas le couper. Je sentais qu’elle n’était pas tout à fait d’accord avec la décision du chef du village (par contre son mari était d’accord).

Une fois coupé on a transporté les buches jusqu’à la maison.

Le bois était très frais et ma hache suédoise l’a fendu avec beaucoup de facilité. Une vraie entente entre le bois et l’acier. On sentait vraiment qu’il était encore vivant, le marronnier. Il était frais comme un légume que l’on vient de retirer de la terre du jardin. Maintenant le marronnier est saucissonné et rangé dans mon abri bois. Où il va pouvoir sécher tranquillement.

En le fendant j’ai pu observer tous les différents insectes qui y vivaient. C’était impressionnant.

Dans une branche pourrie j’ai vu quelques termites. Cette branche je vais l’apporter au tondo, le grand bûcher annuel du village. Pas besoin de garder ça à côté de la maison trop longtemps.

J’ai trouvé aussi une colonie de fourmis. Les fourmis étaient assez grosses, un centimètre. Et d’une magnifique couleur caramel.

Dans d’autres branches il y avait une autre colonie de fourmis qui elles étaient minuscules, de l’ordre du millimètre.

Dans le bois de marronnier ici on trouve invariablement les galeries creusées par un kamikirimushi. (capricorne). On pourrait y enfoncer le petit doigt. On trouve aussi des larves de capricorne. Je sais que certains ici au Japon les passent à la poêle avec un peu de beurre, ça un goût de noisette dit-on !

Ce beau marronnier était un écosystème à lui tout seul.

La voisine disait que ce marronnier avait été planté par le grand père; elle était vraiment attachée à cet arbre. Malgré son âge avancé elle continuait à descendre dans la rivière pour y récolter ses marrons, malgré la descente acrobatique et hasardeuse le long du mur de pierres, et les gros galets glissants.

En fendant a la hache une partie du tronc j’ai gardé une petite planche. Je l’ai passée au rabot et à la ponceuse. Je vais la donner à la voisine comme souvenir de ce bel arbre.

 

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Fendre du bois si on s’ennuie

Energie Solaire et bois de chauffe

La recherche d’opportunités pour trouver du bois de chauffe est constante. Car, en hiver, Calcifer notre poêle à bois a très faim.

Cette fois-ci c’était assez spécial: nous avons reçu l’appel d’une connaissance nous informant d’une gigantesque installation de panneaux photovoltaïques  à 30 kilomètres du village.

Pour ce faire une entière foret a été rasée. Et il est possible d’y aller chercher du bois.C’est un gros chantier avec des pelleteuses et plusieurs dizaines de personnes. Les branches des arbres ont été broyées, et il reste les troncs d’arbres, coupés et rangés en tas réguliers.

L’installation photovoltaïque est impressionnante. La capacité prévue est de 2 Mégawatts. 2 Mégawatts … c’est vingt mille panneaux solaires …

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Pour nous c’est une affaire en or, car il suffit de charger le camion et de prendre tout le bois possible.

Cela pose la question tout de même de l’énergie solaire déployée ainsi à échelle industrielle. L’énergie solaire c’est l’avenir absolument … mais raser des forêts pour poser des milliers de photovoltaïques ? On peut être dubitatif. Est-on condamné à toujours détruire la nature ? Encore la démesure, l’hubris ?

Voir le sol de la forêt, dénudé, écrasé et tassé par les engins est une vision attristante. La vie est partie et la terre meurt.

OK l’énergie solaire est nécessaire pour pouvoir se désengager du nucléaire et du pétrole, ces grands cancers qui dévorent l’avenir du monde; donc cette installation, c’est donc un moindre mal. Mais si quelqu’un venait à me demander mon avis je dirais que je préfère l’installation solaire modeste sur le toit de la maison autonome et pas raccordée au réseau … voila le rêve.

On note le développement exceptionnel du solaire au Japon grâce à une tarification avantageuse et garantie pour 10 ans …. les photovoltaiques poussent partout comme des champignons.

Mais bon pendant ce temps, on a chargé le camion de notre ami. Les essences sont de qualité. Beaucoup de chêne. Le bois coupé au mois de mai a séché pendant l’été. Reste à le couper, le fendre et à le ranger avec amour …. Y a du boulot !

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Bois et logistique

On ne se lasse pas du contact avec le bois et amasser du bois pour les hivers prochains est toujours une occupation physique et pleinement satisfaisante.

Cette fois-ci une connaissance doit raser une vieille maison à la demande d’un client. A une vingtaine de kilomètres. Et il doit aussi raser tous les arbres du jardin. Etrange histoire mais cela arrive plus souvent qu’on pourrait le penser. Le client n’habite plus dans cette maison familiale au pied de la montagne et même s’il y a des tombes de plusieurs générations de ses ancêtres il souhaite faire place nette.

Et mon ami me propose d’aller chercher tout le bois qui proviendra des arbres du jardin. Je ne me fais pas prier, l’occasion est trop rare.

Sous la chaleur le travail est très fatigant et j’observe les pros qui savent faire des pauses toujours aux bons moments. Ils savent s’économiser, voila la recette pour pouvoir durer. C’est pas un sprint …

Le travail est donc physique, faut couper les branches et tronçonner sur place pour pouvoir transporter dans le petit camion blanc. La quantité de bois est assez phénoménale et les essences variées me permettent de me familiariser avec la morphologie de différents arbres. Cerisier 桜 Marronnier 栗. Chêne 樫. Erable du Japon 椛. Cyprès. 檜 Cryptomère 杉. Et autres.

Je ne dois pas être allergique au laquier 漆 car j’en manipule sans me recouvrir de pustules.

Cependant; il ne faut pas brûler le laquier, car ses fumées pourraient incommoder sérieusement tout habitant du voisinage qui serait allergique à cet arbre redoutable et sensationnel.

Le travail se passe sérieusement et dans la bonne humeur. Je ramène plusieurs camionnées de bois jusqu’à la maison.

Se pose ensuite la question de la logistique, transporter dans la petite brouette bleue jusqu’au tas de bois s’annonce répétitif et ennuyeux!

Surtout pour les morceaux les plus longs. Coïncidence heureuse, Saxo Bénévole présente sur son blog un chariot vraiment chouette et très élégant. Après contact, Saxo Bénévole m’envoie des photos montrant comment il a réalisé son chariot.

Je me lance de mon côté. Il me faudrait trouver des roues plus grandes, mais le chariot même s’il n’est pas parfait et s’il n’arrive pas à la cheville de celui de Saxo Bénévole permet de transbahuter le bois en grande quantité et de façon ludique. Pour le plus grand étonnement des voisins du village. Voyez comme la technologie française s’exporte jusqu’en Extrème Orient ! !

affûter les outils avant de partir au travail

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les arbres tombent comme des mouches

les arbres tombent comme des mouches

 

excellent pour se faire les griffes

excellent pour se faire les griffes

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introduction du chariot pour transporter le bois et le stocker

introduction du chariot pour transporter le bois et le stocker

coupe de cyprès (hinoki)

coupe de cyprès (hinoki)

La dynamique des bûches

La dynamique des bûches. Se chauffer au bois, c’est beaucoup de travail physique, mais c’est un travail gratifiant. Le résultat est concret lorsque l’on voit le tas de bois grossir et être bien rangé. Le contact avec le bois est toujours agréable. Et chaque bûche est unique; y en pas deux qui se ressemblent.

Cet hiver quand on sortira les bûches je me souviendrai encore de quelques unes que j’aurai préparées.

Il y a donc beaucoup de satisfaction dans tout cela. Un bon coup de hache; lorsque la lame de la hache fait s’ouvrir la bûche comme la palourde sur le feu, c’est toujours très chouette. C’est une façon de communier avec le bois et de lui rendre hommage. Comme manger du sushis pour le poisson … Vous me suivez toujours ???

Sur la vidéo youtube ci-dessous un essai de stop motion, de deux heures de travail dimanche, trois litres de sueur, à fendre du bois (il s’agit du cerisier éléphant) et à le ranger …

Oui la musique est pourrie … faite sur garageband … faites nous signe si vous avez quelque chose de mieux …

Anyway, nous somme parés pour faire face à l’hiver prochain.

Cadeau d’un voisin

On est toujours touché par les cadeaux que nous font les habitants du village. Ils passent et déposent des légumes, devant l’entrée de la maison. Certains entrent même chez nous pour poser les cadeaux directement dans le doma.

Cette fois-ci nous sommes surpris un beau matin de découvrir des bûches posées dans notre jardin.

Plus tard dans la journée on comprendra que Monsieur Y a touché un bon stock de bois de chauffage et qu’il nous a offert ces belles bûches.

 

 bois cadeau voisin


bois cadeau voisin

Extension du domaine de la bûche – Suite et fin

Après les gros travaux, temps des finitions avec l’ajout d’une gouttière pour mieux protéger des éléments le bois qui sera placé à l’arrière de l’abri bois et de récolter l’eau de pluie vers une petite citerne, à installer ultérieurement. Ce sera pratique pour le jardin.

abri bois

abri bois

Un peu de déco aussi pour faire joli. Rien de mieux qu’un fer à cheval pour faire dans l’authentique.

abri bois

abri bois

Et puis, un abri bois se doit d’etre plein !

abri bois

abri bois

Voila, maintenant c’est vraiment fini !! (si, manque encore l’escalier à chat pour permettre à Minou de grimper sur le toit de l’abri).

Extension du domaine de la bûche – Jour 4

Suite du projet bricolage, extension du domaine de la buche.

Poste sur le Jour 1 ici, pour le Jour 2 ici, pour le Jour 3 ici

4) Pose du troisième pilier. Jour 4

5 à 6 heures.

bon, je me rends compte que la première poutre horizontale posée n’était pas droite ! Et en plus le niveau que j’avais utilisé, un truc pas cher en plastique, déconnait. J’ajuste donc la hauteur de la fixation sur laquelle elle repose.

Ensuite je me mets au troisième pilier, qui doit être placé au milieu des deux premiers. Sa hauteur est déterminée par la hauteur au sol; sous une planche que je pose temporairement sur les deux piliers, moins le diamètre de la poutre.

Pour soutenir la poutre du côté de l’abri existant je bricole un support et pose aussi une solide planche entre les deux appuis existants; sur la quelle la planche viendra se poser.

Pour consolider le tout je pose dans chaque coin des diagonales liant les piliers aux poutres.

Ensuite c’est facile. je pose les chevrons, perpendiculaires à l’orientation de l’abri bois.IMG_0631

Pose du troisième pilier.

Par contre la diagonale est mal orientee. C’est plus joli si elle pointe vers la face avant. Je la repositionne.

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C’est mieux comme ca. Les morceux de bois, verticaux empecheront les buches de tomber.

On distingue aussi la troisieme poutre.