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Revenir à Tokyo
Tokyo, je n’y étais pas allé depuis deux ans. Nous avons vécu dix ans en tout à Tokyo.
J’y suis retourné une petite semaine le mois dernier pour le travail. Deux ans, ça passe vite et j’avais oublié combien Tokyo est belle dès que l’on s’éloigne des quartiers business.
La beauté est fragile à Tokyo, car elle cède vite sous les coups des pelleteuses et de l’appétit immobilier.
Tokyo foisonne et est organique. La solitude y est plus profonde encore que dans notre village, où je connais tous les vivants. Ici, tout le monde m’ignore.
Tokyo c’est aussi un peu le trou noir du Japon, car elle en aspire et dévore toute sa jeunesse, et les provinces autour se dépeuplent, dans ce pays où l’on fait de moins en moins d’enfants.
Tokyo on se laisse s’y noyer avec plaisir même si l’on finit par y perdre un peu ses repères, à force de marcher sur l’asphalte et de ne pouvoir fouler la terre.
Voici quelques photos.
Expo photo de Kristophe Noël dans le village !!!
Kristophe Noël, on a fait connaissance grâce à ce blog.
Kristophe dans le cadre de son projet photographique est venu nous voir deux fois l’année dérnière. (voir les articles un et deux). Nous sommes ainsi allés à la rencontre des villageois sympathiques et Kristophe a travaillé à son projet intitulé demande à la terre.
Ce projet a de bonnes vibrations, et ces vibrations vont très bien avec notre façon de vivre et de voir les choses, ici, à la campagne au Japon.
Et aussi c’etait l’opportunité de passer plusieurs heures avec des gens formidables du village; pour moi en fait Kristophe et son projet étaient la clef sésame qui me permettait de me faire introduire auprès de personnes que je ne connaissais pas encore. Particulièrement les légendes vivantes, ces gens mystérieux dont on entend parler ici dans la vallée mais qu’on ne voit jamais ….
Le marchand ambulant, les agriculteurs, le planteur de thé, les forestiers, les fabricants de saké, le faiseur d’épouvantails ….
Cette fois ci nous arrivons à un grande étape: Kristophe lors de son prochain passage au village en Février va faire une exposition !
L’exposition se tiendra dans un café, café do Raku. Situé dans le village, on y mange une cuisine saine et délicate.
Donc si vous passez dans les environs, venez voir!
Ci-dessous l’affiche de l’expo.
Le portrait du camion
Les hommes à poêles
Les hommes à poêles sont de sacrés professionnels.
Ce sont eux qui ont installé Calcifer le poêle à bois lors de notre emménagement dans le village.
Nous leur avons demandé de venir ramoner et de faire le full health check de Calcifer !
D’abord ils sont chics et élégants; regardez les beaux pantalons, ensuite on voit le soin et la fierté qu’ils ont à faire leur travail. Et dans la bonne humeur.
Marque de respect du client, il ne demandent pas à utiliser les toilettes à la maison, ils font faire pipi au loin, on ne sait où. Allez trouver pareil en France !
Et quand on demande à les prendre en photo, pour le souvenir et pour le blog, ils font nian avec le poing, en imitant la petite patte du chat. .
ニャン!
Bref ce sont de vrais artistes … A droite Monsieur K, CEO, accompagné de ses superbes acolytes. Allez !!! Toute le monde à poêle !!!
Une cabane en forêt
A en croire les vieux du village cette jolie cabane plantée au beau milieu de la forêt (ici on dirait plutôt au beau milieu des montagnes !) a une histoire particulière.
Moi j’imaginais qu’il s’agissait d’une cabane pour les forestiers, les forestiers iraient y faire une pause pendant la journée de travail. Remarquez le porche joliment fait qui se fait asseoir deux personnes à l’abri des éléments.
Mais en réalité on nous dit que cette cabane permettait autrefois aux villageois qui se rendaient à travers les bois jusqu’à la vallée voisine, de s’y reposer.
Les gens allaient donc faire leurs courses à pied jusqu’à la vallée voisine. A vol d’oiseau ça n’est pas si loin et Google Maps confirme en effet que la cabane est bien située à mi chemin entre deux vallées. C’est fantastique, non?
Minou dans la montagne (3)
Nature morte à la tronçonneuse
Il pleut aujourd’hui, et hier on n’avait pas la pèche. Donc repos.
On en profite pour nettoyer la tronçonneuse, et en changer la chaine. J’avais aussi mis de côté des glands et des marrons, glanés le long des chemins, je vais tenter de les faire germer.
Pour, plus tard, les planter dans notre petite montagne.
De ces quelques instants paisibles on obtient cette nature morte à la tronçonneuse.
On voudrait, à la façon des grands maîtres hollandais.
Mister F.
Monsieur F récolte le riz. C’est la saison. Il a une très belle machine. ISEKI FRONTIER FIGHTER 325. Yeah !
http://www.iseki.co.jp/products/combine/comb-hfc/
Il explique qu’ici dans la vallée il y a facilement 3 heures de moins d’ensoleillement et que la production de riz est ici bien inférieure à ce qu’il peut faire plus bas au sud, où la vallée est plus large et les montagnes plus éloignées les unes des autres.
Monsieur F. m’explique aussi que la fameuse maison de mille ans était la maison de sa famille. Nous avons présenté la maison de 1000 ans dans cet article. Sa famille aurait vécu dans le village pendant 63 générations. Des archéologues me dit il ont confirmé que cette maison était bien la plus ancienne que l’on puisse trouver au Japon.
C’est vrai qu’elle est belle la maison de 1000 ans et Monsieur est bien sympa de se laisser prendre en photo comme ça.


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