Catégorie: vie à la campagne

Remède de grand-mère

Remède de grand-mère pour les morsures de scolopendres.

Attraper des scolopendres, les plonger vivants dans une bouteille emplie d’huile ou de saké.

Si l’on est mordu par un scolopendre, appliquer l’huile ou la saké. Cela neutralise la douleur.

Point important, il faut que le scolopendre que l’on met dans le flacon soit vivant.

Nous avons commencé, avec de l’huile d’olive italienne ….

scolopendre dans l'huile scolopendre dans l'huile

Ca me fait penser à la chanson;

Une souris verte qui courrait dans l’herbe

Je l’attrape par la queue

Je la montre à ces messieurs

Ces messieurs me disent 

Trempez la dans l’eau

Trempez la dans l’huile

Ca vous fera un escargot tout chaud.

Fleurs et pommes de terre

Mes rangs de patates ressemblent à un champ de fleurs

C’est comme ça, la permaculture ?
Ne pas s’enquiquiner à retirer toutes les (mauvaises ?) herbes ?
Distraire les insectes avec des fleurs; et pleins d’autres choses à manger. Pour le plaisir des abeilles aussi…
Par contre il est assez difficile pour les grenouilles de se cacher dans le champ. Je vais ajouter quelques grosses pierres pour leur servir d’abri. Les grenouilles pourraient se nourrir de ces insectes indésirables qui dévorent nos brocolis ?
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Les Ours

Dans le kairan, les messages que l’ont se passe de maison en maison dans le village, un pamphlet nous avertit du danger des ours, qui s’éveillent de leur période d’hibernation et risquent de s’haventurer sur les chemins de montagne à proximité du village, voire dans le village même.

Le pamphlet prodigue quelques conseils en cas de rencontre impromptue avec l’animal, ainsi que des précautions à prendre, comme éviter de laisser des restes de pique nique en montagne etc..

Il décrit aussi l’animal et explique lesquels de ses sens sont les plus développés etc … c’est vraiment bien fait.

A propos, le sac à dos de notre fils est équipé d’une grosse clochette, histoire d’avertir les ours de sa présence sur les chemins de l’école.

Pour ce qui concerne l’espèce d’ours en question, il s’agit du Tsukinowaguma, soit Ursus thibetanus, ou Ours Noir d’Asie, l’une des deux espèces d’ours qui vivent au Japon.

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La couleuvre

Je travaille dans le champ à côté quand j’aperçois une silhouette serpentine se faufiler sous la porte grand ouverte du garage. panique ! j’appelle ma femme et alerte tous les voisins du hameau c’est sûr.

L’ombre du serpent est longue et fine, ce qui laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’une vipère mais d’une espèce plus sympathique, une couleuvre.
Ma femme arrivée en renfort, nous nous aventurons dans le garage pour trouver là où se cache l’intrus, ça n’est pas facile dans un tel capharnaum. On la trouve qui progresse sous l’etabli, vers le fond de la pièce. J’ai pris un baton assez long et je propose à ma femme de l’écraser sur l’animal, mais elle explique que les couleuvres sont des mamorigami, soit un dieu protecteur qui protège les maisons. ah dans ce cas … touche pas à mon dieu … en tout cas un examen plus précis de la bête nous confirme qu’il s’agit bien d’une couleuvre.
Elle se cache derriere des étagères. nous nous armons de filets à papillons dans l’espoir de l’attraper et de la sortir dehors.
Dissimulée, elle sort à peine sa tete de derriere un meuble. Silences.
On vide et déplace le meuble en vitesse et hourrah ! la couleuvre reprend le chemin de dehors. Pour la convaincre de fuir je tappe avec le baton derrière elle; elle finit par sortir du garage.
Elle n’est pas aggressive. Elle ne nous « cherche » pas. Elle cherche plutot des grenouilles ….
Elle continue son chemin jusque sous le engawa du hanare, j’essaie de l’en dissuader avec mon baton, mais elle n’écoute pas mon baton; elle finit par s’infiltrer dans les fondations en terre battue et disparait donc sous le hanare …. eh bien nous lui souhaitons bon appétit !
Quelques jours plus tard nous racontons l’événement à une voisine qui nous explique que lorsqu’elle avait fait démolir un ancien grenier à riz il y a une vingtaine d’années pour y construire sa maison, on y avait découvert une couleuvre qui s’y était établie. La couleuvre était le dieu protecteur du grenier à riz, le mamorigami. Et la voisine va au fond de la logique en continuant que celle qui a visité notre garage est sans doute sa descendence.
couleuvre

la couleuvre dans le garage

 

 

la couleuvre se faufile sous le hanare

 

 

 

Les premières grenouilles

Nous allons visiter un grand sanctuaire shintô, Iwajinja, à une quinzaine de kilomètres.
Le sanctuaire est situé au bord de la route 29 qui relie Himeji à Tottori. Il est entouré d’une belle forêt de cryptomères géants multicentenaires.
Pour accéder au sanctuaire, sur quelques centaines de mètres, on admire d’abord les arbres et c’est comme une première purification.
Les bâtiments du sanctuaires sont pas mal. Sous un préhaut de belles peintures gravées sur bois relatent des faits de guerre de jadis. Ca jette.
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Ceci dit, ce qui finit par nous intéresser le plus, c’est les premières grenouilles de l’année, que nous découvrons dans les sous bois du sanctuaire:

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Nihon Amagaeru

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Nihon Amagaeru

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Tonosamagaeru

Calcifer – portrait

Calcifer, c’est notre poêle à bois. Il nous a bien aidé pour passer l’hiver au chaud. Il nous a aussi donné beaucoup de travail, pour aller trouver le bois dont il est si friand. On peut parler de transfert d’énergie. Ma sueur pour aller chercher le bois; le couper; le ranger etc … et le travail des forêts et du soleil et de la pluie pour faire pousser les arbres … tout celà pour que nous n’ayons pas froid.

Aujourd’hui en ce début mai il fait frais; et nous réveillons Calcifer et lui offrons quelques bûches.

Sacré Calcifer ! Il fallait bien que je le dessine et que j’en fasse le portrait; pour vous le présenter.

dessin de calcifer

Le plan du jardin

Pour moi c’est une première fois et m’occuper du jardin me passionne.

L’été dernier nous n’avions guère le temps de chipoter car nous étions trop occupés par les travaux de la maison. Aussi avais-je planté quelques graines à peine, un trou dans la terre, on fait tomber une graine, on referme d’un coup de botte, sans aucune préparation du terrain.

Cette fois-ci j’ai pris la peine de labourer le champ au préalable. J’ai tracé des chemins et des zones de culture, ramenant la terre des chemins sur les zones de cultures afin d’avoir une couche d’humus plus épaisse.

Il faut dire que les conditions au départ sont défavorables. Le champ n’a pas été cultivé pendant X années. Et il s’agit d’une ancienne rizière: une couche de pierre a été installée par les ancètres à 30 ou 40 cm de profondeur afin de rendre le sol imperméable.

Si je m’applique à labourer et à faire des delimitations, j’évite l’usage de tout engrais. Une raison de ce refus et que cela comporte le risque d’amener des parties radioactives …; imaginez que l’engrais ait été produit dans une région fortement contaminée par la catastrophe de Fukushima ou bien encore qu’un des ingrédients de l’engrai provienne d’un tel endroit. Bien entendu la tracabilité des engrais est à démontrer.

Comme la vie et la nature ne sont pas droites j’évite de faire des rangs comme à l’armée. Je préfère former des petites îles; carrèes; rectangulaires; ou carrément rondes et d’y planter ce que bon me semble. En gros il n’y a aucun planning. Je mélange les fraises et les piments sur le même carré sans savoir si c’est bon ou mauvais pour la croissance des plantes. A la gràce de Dieu.

La maison est adjacente au jardin côté Sud. Je fais donc une zone demilitarisée ou je ne planterai rien:

cette zone est sous l’ombre de la maison, donc rien n’y pousserait bien.

je préfère ques les insectes soient un peu éloignées de la maison.

Par contre l’improvisation totale a un inconvénient. Il est plus difficile de se rappeller ce que j’ai planté et où. D’où la nécessité d’un plan comme celui-ci où je note les noms des légumes et des fleurs que j’ai plantés.

potager 4

Comme légumes japonais je fais des daikons et des haricots noirs.

Petite folie, j’essaie de faire pousser des artichauts, qui n’existent pas ici.

Salamandre

Le yomogi

On fait sécher du yomogi.Le plante est une de mes plantes préférées.

feuilles de yomogi à sécher

feuilles de yomogi à sécher

En infusion ce sera un vrai régal. Et puis l’infusion de yomogi fait beaucoup de bien. On sent une amélioration générale de la circulation sanguine et ça donne une peau de bébé.

Le yomogi est une plante que l’on trouve un peu partout dans l’ile principale du Japon Honshuu, sur le bord des chemins et des rivières.

Il faut noter que le yomogi fait partie de la famille des armoises (Artemisia princeps, mugwort en anglais) et joue un rôle important dans la médecine traditionnelle Japonaise et Chinoise:
Car c’est avec le yomogi que l’on produit le moxa, cette substance que l’on brûle pour stimuler par la chaleur le point d’acupuncture.
D’ailleurs le terme « moxa » vient du mot Japonais mogusa qui désigne le duvet receuilli sous les feuilles du yomogi….

yomogi

yomogi

 

Le poivre japonais

 


Sanshō
. 山椒

Zanthoxylum piperitum, ou le poivre japonais.
C’est un arbuste. Deux poussent dans notre jardin.
On trouve les fruits de cet arbuste dans le Shichimi, un mélange d`epices très courant que l’on trouve sur les tables des restaurants et qui accompagne très bien les soupes de nouilles soba
Nous récoltons quelques jeunes feuilles de sanshō. Marinées, elles se dégustent avec du riz.
sansho