Organiser les outils et son travail

 

 

En étant mieux organisé je serai plus efficace. L’organisation du travail commence par celle des outils. Sinon le chaos dans l’atelier continuera de perturber les differents travaux. Processus d’organisation en trois étapes.

Avant tout, je fais le tri.
  • Les outils que l’on utilise régulièrement,
  • ceux dont l’usage est occasionnel,
  • et ceux dont on ne se sert jamais.
Se séparer des derniers, à moins qu’ils n’aient une valeur esthétique ou historique auquel cas on les transférera dans la section « Beaux objets ». L’ancien propriétaire avait des tonnes de bêches. Je scie leur manche; mets de côté les plus jolis manches; ils serviront un jour; par contre les têtes de bêche je n’en aurai jamais besoin, et je les bazarde. Je reduis ainsi la quantité des vieux outils agricoles.
Je garde l’araire, non pas que j’en aie besoin aujourd’hui mais l’intérêt de l’objet en tant que tel est d’importance. Je garde les anciennes scies, les tobi 鳶口 et la ちょうな pour leur intérêt en tant qu’outil et objet, mais je ne m’en servirai jamais !
Secondement, avoir les outils sous la main; ils doivent être disposés là où on les utilise.
  • Je rassemble les outils de jardinage dont j’aurai le plus besoin et je es dispose donc dans le jardin.
  • Pareil pour la hache et la masse qui servent à fendre les buches. Je les dispose sous l’abri à bois.
Il faut; lorsque l’on s’apprête à une nouvelle tache; avoir les outils sous la main. Et pouvoir entamer le travail immédiatement.
Tercio, assigner un emplacement unique aux outils, et les disposer de façon à ce qu’ils soient visibles et facilement identifiés.
Par exemple je fais un panneau pour la hache et la masse. Le panneau est sous l’abri bois; donc a proximité des bûches à fendre. Le panneau a trois sections; une clairement réservée à la hache; une deuxième pour la masse et la dernière pour deux coins de plastique jaune, utiles à fendre les bûches. Là, les outils sont visibles et accessibles.
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Pour les panneaux, il est important que le tout soit plaisant à l’oeil, car sinon, quel serait l’intérêt ? L’esthétique est aussi important que le pratique.
Dans l’atelier; classer les outils en familles. Les truelles. Les haches et les serpes; les couteaux. Les marteaux. Les scies; les deux tournevis. On essaie de garder ces outils groupés entre eux.
Enfin, bon, tout celà est bien évident, mais un chaos général a régné dans le jardin et l’atelier pendant plus d’un an et maintenant j’impose un système de rangement. Le travail n’en sera que plus agréable et efficace par la suite.
Pour ranger dans l’atelier je commence par tout disposer sur l’établi pour visualiser comment grouper les outils en familles et la meilleure façon de les arranger les uns les autres sur une grand panneau de bois.
L’atelier d’ailleurs a une section « beaux objets ». J’y garde les objets ou outils dont l’esthétique l’emporte sur le pratique. Il est important de garder de la beauté autour de soi. Un environnement où il n’y a que du pratique, c’est l’usine.
Sur quelques étagères donc je place les squelettes d’animaux, des bois de chevreuils, le tout retrouvé dans le village ou dans la riviere, ainisi que des souvenirs géologiques de voyages, et des morceaux de coquillages lavés par la houle.
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Tara no me (2)

Les plantes de la rivière

L’histoire de Hiroshi et de Minou



Il y a 3 mois, Hiroshi, l’ami d’un ami, trouve un chaton de deux mois abandonné sur un chantier. Hiroshi est paysagiste. Il a 29 ans.
Le chaton est très affaibli. Hiroshi lui apporte à manger sur le chantier, où le chaton le retrouve regulièrement. Il songe un moment à amener le chaton chez lui, mais Hiroshi a déjà un hamster chez lui et quelque chose lui dit que le hamster et le chat ne feront pas bon ménage.
 
H. cherche alors dans son carnet d’adresse quelqu’un qui pourrait prendre minou chez lui. Hiroshi. appelle S. 
 
H. « Dis, j’ai un problème …. est-ce-que tu pourrais m’aider ? »
S. « Quoi? Tu as besoin d’argent ?? »
H. « Non,  …  c’est un petit chaton abandonné, je cherche quelqu’un qui puisse le prendre chez lui et s’en occuper, car je ne peux pas le prendre chez moi … »
S. « Ah … Je vois ! Laisse-moi réfléchir »
 
S. ensuite nous contacte et nous demande si on voudrait pas prendre le chat. Ben ouais … pourquoi pas !
 
Puis le week end suivant nous buvons quelques bières chez S. au fond la montagne. Le feu crépite. Il fait nuit et frais. Hiroshi que nous ne connaissons pas encore arrive dans un camion magnifique ; bardé de haut parleurs !
Hiroshi est imposant. Très grand, et un ventre de buveur de bière. Des cheveux hirsutes, une coiffure rebelle. Et un grand sourire plein de gentillesse.
Salutations. Il apporte une petite caisse en carton d’où il sort une petite boule de poils, apeurée et tellement misérable que nous sommes tout attristés pour elle. La petite boule de poils lui saute des mains et part se cacher sous l’évier de la cuisine. 
 
Nous prenons le chat chez nou.. L’appelerons Minou. Déjà, nous sommes très touchés par l’attention et la gentillesse de Hiroshi. qui s’est occupé du chaton, lui a trouvé une maison, et en plus a fait 20 kilomètres pour nous l’apporter. Rien ne l’obligeait à tout celà. Dans ma famille en France, un oncle se débarrassait des chatons en les jetant dans les toilettes…
 
Un mois plus tard, nous retrouvons Hiroshi et sa famille lors d’une petite fête. 
 
Hiroshi nous offre une bouteille de vin pour nous remercier d’avoir adopté le chat: nous recevons là une grande leçon de gentillesse.
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Minou à son arrivée chez nous.
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Hiroshi, un homme au grand coeur.

Les Apiculteurs

Le promeneur remarquera sur les ruches disposées ça et là au bord de la route du village, des signes rouges.

On y a dessiné un coeur, une abeille, des marguerites.
Les voisins apiculteurs expliquent que les signes sont pour inviter les essaims à venir d’installer dans les ruches.
Je leur demande si c’est vraiment efficace, si les signes rouges à l’entrée des ruches augmentent les chances d’y acceuillir les essaims, et là ils répondent … qu’ils n’en sont pas certains. En tout cas, ça fait joli ….
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En revenant du jardin

Minou et Calcifer

Petit tour en forêt

Je suis parti encore en forêt aujourd’hui pour ramener un peu plus de bois mort, pour mon essai de culture sur butte.

Voici quelques photos.

 

Un chevreuil à la sortie du village.

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Les forêts ne sont plus entretenues. L’économie du bois s’étant effrontée avec la hausse du coût de la main d’oeuvre et les importations massives.

 

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Superbes mousses. On se croirait au pays de Totoro.

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La culture sur butte

 

Sepp Holzer présente dans son book comment il a développé et utilisé la culture sur butte. La culture sur butte est régulièrement citée lorsque l’on parle de permaculture.
Il s’agit de regrouper du bois mort, humide, spongieux, d’ajouter des feuilles et autres matières végétales etc et de recouvrir le tout de terre. Cela forme un butte d’où le nom de la technique.
Sur youtube j’ai découvert cette excellente présentation par Philip Ferrer qui explique la mise en pratique de la culture sur butte.
On voit ce monsieur à l’accent étonnant chercher du bois mort en forêt et monter une butte dans son jardin. Son jardin d’ailleurs est magnifique.

Je décide d’essayer aussi à mon tour. La journée a été bien chargée et je pars dans mon petit camion peu avant la tombée de la nuit, destination le fond de la vallée, où la route se dilue dans la montagne. J’emporte une hache et une fourche. Et le petit tour dans la nature qui s’ensuit, à peine une heure devient une petite aventure en soi. Quel plaisir que de passer ces quelques instants volés au quotidien dans la pleine nature. En forêt.

400 mètres après la dernière maison du village un jeune chevreuil croise le petit chemin de pierres, à quelques enjambées du camion.

Un peu plus loin sur le bord du chemin; peu après les ruines d’un temple qui a disparu dans un incendie il y a quelques années, des tâches brunes s’étalent dans une flaque d’eau. Je m’arrête et descends du camion pour voir de quoi il s’agit. Oups, des dizaines de crapauds partouzent tranquillement comme si de rien n’était. La puissance de la nature. Il doit déjà y avoir des dizaines de milliers d’oeufs dans cette flaque d’eau. Qui sait combien de ces oeufs formeront des têtards, et combien feront le régal des tritons et des salamandres, et combien deviendront de beaux crapauds bien gluants en mesure de perpétuer l’espèce.

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Je repars dans le camion après cette découverte. Continue jusque plus profond dans la montagne et la forêt. Il y reigne un silence profond, seul le courant d’une rivière est audible.

La, je pars à la recherche de vielles souches et de bois mort. A la hache je coupe les vieux troncs tombés sur le sol que la mousse recouvre. Quel plaisir que de tapper, frapper le bois et regarder la lame de la hache déchiqueter le bois. Je sens mon corps s’éveiller, le sang irriguer mes muscles à mesure que j abats la hache sur les troncs d’arbre. Ouah ce doit etre bien beau que d’abattre un arbre à la hache me dis-je. La tronçonneuse, c’est bien laid. C’est encore la belle saison, il n’y a pas d’insectes ni serpents.
Les chocs de la hache résonnent dans toute la forêt. Je ne me sens pourtant pas seul.

Je rammasse aussi des feuilles mortes, des branches tombées ça et là sur le sol humide et noir.
Tout celà formera une superbe butte dans le jardin.

La nuit va bientôt tomber. C’est le moment de rentrer.
Je charge tout dans le petit camion, le keitora. Avant de monter et de démarrer, je lance « Merci Forêt » … je reviendrai sous peu.

 

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Les oiseaux ont beaucoup de choses à dire ce matin