Catégorie: journal

Du heavy métal dans le village

Un groupe de heavy métal est venu tourner un clip vidéo dans le village. Je suppose que c’est du heavy métal. Ca fait du bruit en tout cas.

Le groupe s’appelle Devil’s Inlay. La vidéo a été mise en ligne sur youtube …

Le village apparaît à partir de 1’45… Marrant de voir tous mes potes dans ce clip …

 

Ca n’est pas la première fois … En 2013 il y avait eu un concert de rock punk dans le temple bouddhiste du village … je me demande si notre prêtre bouddhiste n’est pas derrière ce dernier clip … il aurait récidivé .

Aujourd’hui

Je me souviens, Bernard Pivot disait qu’aujourd’hui est le mot qu’il préfère car il contient une apostrophe.

Cette année mes petits projets de jardinage ont assez bien marché. Non pas que je produise plus et mieux que les voisins mais l’output cette année est bien supérieur aux années précédentes. Je crois que je m’applique un peu mieux et que surtout je passe plus de temps dans le jardin.

J’ai fait une petite récolte de patates douces. Un grand plaisir à chercher dans la terre ces grosses pépites roses. Ensuite je vais les laver dans la rivière en bas, voila encore quelque chose de bien agréable à faire. On peut tirer tant de satisfaction de ces gestes simples qui nous connectent aux éléments de la nature …

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Plus tôt dans la journée après six heures passées de suite au téléphone pour le job, je suis allé faire un tour en vélo. Vraiment une belle journée, et une très belle lumière.

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Et pour finir vu sur la route; ce petit camion keitora avec cet autocollant énigmatique … SLACK LIFE … comment traduire … une vie négligente ?

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4 heures du mat’

Aujourd’hui je commence à quatre heures du matin avec une réunion tél. Je sors de la maison fais quelques pas dans le jardin en veillant à ne pas déranger de vipère et vais retrouver mon petit bureau.

Il fait encore nuit. La caméra de mon ipod capte et amplifie les prémices du jour.

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A propos depuis quelque temps je me remets à la lecture. Depuis l’année dernière ou trois ans. J’ai ajouté une page au blog où je présente certains de mes livres favoris …

 

 

 

Lundi matin (vélo)

Comme tous les lundis matins j’ai vraiment la tête dans le cul et il est très pénible de se mettre au travail. Je commence donc par aller faire un grand tour en vélo.

Je descends vers le bas de la vallée puis la remonte dans son intégralité jusqu’aux pieds des montagnes.

La lumière et les couleurs sont magnifiques. Tout est beau et m’emplit d’espoir. 35 km, ça fait du bien.

L’homme n’a pas été fait pour passer des journées entières sur un clavier d’ordinateur c’est sûr.

 

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L’entrée de la vallée. A l’horizon les montagnes: tout espoir est possible.

 

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Comme le village se fond avec le paysage. Quelle harmonie.

 

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Une de mes vues préférées.

 

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Un peu plus loin un barrage. La route va monter sec.

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Et cette petite route sauvage, où il n’y a plus âme qui vive … on y est très bien.

Régulièrement je fais sonner la poire klaxon du vélo, histoire de faire fuir les ours … pas envie de rencontrer de plantigrade ce matin.

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Les montagnes à perte de vue …

 

Dans les coins les plus reculés, des idiots jettent des ordures … des idiots il y en a décidément partout. Frigos et machines à laver. Je vois des employés de la ville les récupérer avec des cordes pour ensuite les dégager et les emporter vers les usines de recyclage. Good job …..

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Gingembre !

Le riz de cette année (à la loupe)

Ma maman

Je suis rentré en France quelques semaines pour visiter ma maman alors très malade, à l’hôpital, à Paris.

Elle nous a quitté fin août.

Beaucoup de tristesse. Un grand vide. Ma petite barque a perdu son ancre.

Même aujourd’hui je ne réalise pas tout à fait encore qu’elle nous a quittés et qu’elle n’est plus de ce monde.

Nous nous somme réunis autour d’elle, la petite famille éparpillée géographiquement que nous sommes – mon père, ma tante, ma soeur, et avons passé les dernières semaines à ses côtés à l’hôpital. Ce furent des moments d’émotions fortes, beaucoup de peine et de tristesse, mais aussi la joie d’être à ses côtés et de pouvoir lui exprimer notre amour. Ainsi, elle n’est pas partie seule.

Je suis passé par plusieurs étapes. Le déni de la maladie: je ne voulais pas accepter la maladie qui prenait le dessus de ma maman; et par la suite la colère, envers cette médecine très technique, mais finalement incapable.

Et puis, finalement l’acceptation de la réalité, avec la réalisation non sans déception que ce monde est sec et que les miracles y sont trop peu. Jusqu’au bout j’espérais une guérison, un renversement, une intervention divine.

Ma maman nous ayant quittés je pense à ce qu’a été le message de sa vie…. L’amour inconditionnel qu’elle nous a toujours donné, nous ses enfants; elle qui dans sa jeunesse en a si peu reçu de ses parents.

Cet été nous sommes donc allés en France deux fois, la première fois en juillet. La deuxième fois fin août après que l’état de ma maman se soit aggravé.

Avant le deuxième voyage, j’ai vu maman en rêve: elle était assise dans un fauteuil confortable, dans une chambre inconnue, décorée d’un papier peint coloré. L’endroit était très lumineux. Nous (la famille) étions en cercle autour d’elle. Elle avait l’air très calme et reposée. Elle a dit: ‘il ne faut pas s’acharner‘.

Toujours avant le deuxième voyage, le jour avant le départ pour la France, je suis allé faire un tour en vélo au fond de notre vallée et ai découvert en montagne un endroit magnifique. Il y avait cette lumière, cette luxuriance de la végétation et la fraîcheur ionisée d’une rivière en contrebas. Sur une souche éclairée par le soleil tamisé, le crâne d’un chevreuil était posé là. Ce spectacle m’a alors empli d’une joie vraie et profonde car j’ai senti que la mort n’existe pas et que tous nous nous retrouvons dans l’énergie de la nature. Photo.

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Dès que j’ai compris en juillet la gravité de la maladie qui attaquait ma maman, j’ai voulu me préparer au pire, et j’ai lu ce fameux livre, Leçons de vie, de Elizabteth Kubler Ross. Ce livre m’a beaucoup aidé à aborder ces moments difficiles. En voici quelques extraits.

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Les patients en phase terminale avec lesquels nous avons travaillé ont réalisé que l’amour est la seule chose qui importe. La seule que nous pouvons posséder, conserver et emporter avec nous. Ces patients ont cessé de rechercher le bonheur à l’extérieur. Au contraire, ils ont appris à trouver richesse et sens dans ce qu’ils possèdent déjà, à en explorer davantage les possibilités. En d’autres termes ils ont abattu les murs qui les empêchaient de profiter pleinement de leur existence.

Face à des circonstances dramatiques, nous pouvons grandir et donner le meilleur de nous mêmes.

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Il existe une partie de vous même qui est indéfinissable et immuable, que ni le temps ni la maladie ni les circonstances ne peuvent modifier. Il existe en vous une authenticité innée que vous emporterez avec vous le jour de votre mort. Pour découvrir qui l’on est, il faut se débarrasser de tout ce qui n’est pas vraiment soi. Lorsqu’on observe les mourants, on ne voit plus les défauts ni les erreurs ni même les maladies. On ne voit plus que l’être humain qui, au terme de sa vie, devient plus authentique plus honnête, plus lui même.

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L’amour n’a rien à voir avec la connaissance, l’éducation ou l’autorité. Il se situe au delà du comportement. C’est en outre le seul bienfait de la vie que l’on ne peut pas perdre. Enfin, c’est la seule que l’on peut vraiment donner. Dans un monde d’illusions; de rêves et de vide, l’amour est source de vérité.

 

 

Encore de la récupe et un banc pour le village

Samedi je suis encore allé récupérer du bois de palettes. C’est agréable de retirer des clous avec un gros marteau. Il faisait un peu moins chaud le matin, mais j’étais vraiment crevé à la fin.

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Ça fera trois camionnées de bois. Ce bois de palettes est sale et ne fait pas envie mais après un petit coup de rabot il retrouve sa fraîcheur … Sa beauté intérieure … faut pas se fier aux zaparences. Pareil pour les gens.

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Mais il faut bien retirer tous les clous sinon la lame du rabot s’y casserait les dents.

Je fais un petit banc avec du bois ainsi récupéré.

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Dans le village depuis la fermeture de la supérette il y a deux ans il n’y a plus d’endroit pour se retrouver entre potes et boire un café. Je vais poser le banc à côté d’un distributeur de boissons au bord de la route histoire que les gens y fassent une pause et pourquoi pas entament la discute tranquillement.

J’avais bien remarqué le prêtre bouddhiste du village trimballer des tabourets dans sa voiture, qu’il déploie parfois le matin pour boire un café avec ses amis. Ce sera mieux d’avoir un banc, là, permanent et disponible à tous.

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Super Minou!

Vu quelque part

J’avais aperçu ce message quelque part, me souviens plus ou.

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Le Chemin

Le Chemin, on se le construit soi-même

Le Chemin, on l’ouvre soi-même.

Le Chemin fait par autrui, reste le chemin d’autrui.

 

Autres messages (vu au temple de notre village) et ici aussi.