Rhacophorus arboreus ou Moriaogaeru

C’est une espèce de grenouilles. En Japonais モリアオガエル Moriaogaeru.

Plus tôt nous avons décrit comment ces grenouilles pondent leurs oeufs, dans de la mousse blanche, sur la branche d’un arbre située au dessus d’une étendue d’eau; étang ou rivière.
Arboreus en effet … cette espèce de grenouille est capable de monter dans les arbres. Les doigts de ses pattes sont très développés et lui permettent de monter sur les murs; le long des gouttières etc et jusque dans les arbres.
Nous avons remarqué un nuage de mousse dans un arbre du village; mais positionné 30 centimètres trop à gauche d’un petit étang. La grenouille avait sans doute calculé, à tord, qu’avec les pluies l’étang aurait gagné en superficie. Tous les têtards étaient voués à une mort immédiate, il se seraient écrasés sur du béton, nous avons donc scié la branche et l’avons posée au dessus d’une vasque emplie d’eau.
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Les tétards tombent du nuage de mousse, directement dans l’eau et s’y développent en toute sécurité. Nous leur donnons à manger des feuilles de laitue. Ils ont l’air bien sympathiques.
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Ce matin nous avons remarqué qu’un têtard est déjà devenu grenouille. Nous l’avons déposé dans un endroit safe du jardin; au bord de la rivière. Remarquez les doigts des pattes …
Moriaogaeru, bon voyage !
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Demolition Man

On a fait place nette. On a démoli le hanaré (article un, article deux). Notre ami Sakichan, sa femme et leur assistant monsieur K. Ils ont tout fait à eux 3.
Travail délicat qui demande une bonne organisation et de la technique. En effet faut pas se tromper, avec le hanaré qui est à quelques centimètres à peine de la maison principale, on veut pas qu’ il s’écroule sur la maison au mileu de l’opération ….

Quand plein d’émerveillement je dis à Saki chan qu’il fait un beau boulot, il me dit … tu sais, que fais ça depuis quarante ans …

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On récupère les meilleures tuiles, le bois pour se chauffer l’hiver, et les tatamis pour booster la terre du jardin.

 

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Sakichan a tous les équipements et les manie avec dextérité. Les voilà sur le toit en train de retirer les tuiles. Il travaille avec K. A tous les deux ils on 132 ans tout de même. La pêche !

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Là, la moitié gauche du hanaré a déjà été retirée. On remarque la belle poutre courbe qui soutient la toiture. C’est du beau travail. De même, la double poutre en pin rouge.

Remarquez les gros cordages tendus en diagonale, c’est pour éviter que tout s’écroule sur notre belle maison …

Et dessous, les derniers moments. J’ai retenu ma respiration … Le mur nord du hanaré affleurait vraiment le toit de la maison principale.

 

 

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Et pour finir ce post en musique, Demolition Man par The Police.

 

 

Dissection des tatamis

Comme expliqué plus tôt nous avons décidé de raser le hanaré qui penchait et était trop proche de la maison principale.

Mais rien, à part les souvenirs, n’est perdu. Nous récupérons les tuiles. Elles couvriront une nouvelle construction à la place. Le bois nous chauffera l’hiver prochain. Et les tatamis vont retourner à la terre, dans le jardin.
Ce sont de vieux tatamis. Une étiquette indique un num de tél à trois chiffres. 50 ans ? Ce qui nous arrange car ils sont faits entièrement de paille et de ficelles naturelles. Pas de plastique ou de nylon. Je les découpe avec un gros couteau mais j’utilise la tronçonneuse ensuite, car, à la main; le labeur est trop prenant.
C’est l’occasion de voir comment c’est fait un tatami. On découpe la natte de paille qui cache la face, et l’on voit la paille de riz nouée en faisceaux. C’est beau. Bien aligné. Géométrique. Un travail d’artisan. Et tout est naturel et entièrement recyclable.
Une fois le travail fini je prends la paille et la place dans le jardin, sous les pastèques et les citrouilles, au pied des tomates et un peu partout ailleurs où l’on veut freiner les ardeurs des herbes folles.

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Les vieux tatamis récupérés du hanaré.

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On obtient de jolis tas de paille.

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Sous le tatami, une poignée en corde pour le transporter aisément. On voit le beau travail, avec la paille liée en faisceaux réguliers. L’art de vivre d’autrefois. Je me répète mais …  pas de plastique. Le plastique nous tue.

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La pluie aidant, la vie reprend contrôle. On la voit, avec ces traces blanches. Tout retournera dans le jardin. Pas de perte. Tout se transforme…

Sangsue

Il y a quelque temps nous évoquions le retour des monstres.

Nous en découvrons un nouveau, sur la route .. une sangsue. Avant ‘d’entrer ‘dans la forêt-montagne, les gens du village appliquent du sel autour de leurs bottes. Afin d’éviter l’intrusion désagréable de ces monstrosaures.

La chose se dépace de façcon presque comique. Il faut la regarder avancer comme une chenille. On est bien sûr frappé par la créativité de la nature. Rien ne se perd … tout se transforme !

Vocabulaire:

Sangsue ヒル 蛭

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Dimanche

Dimanche est le jour du Seigneur et nous voyons beaucoup de petites créatures aujourd’hui.

Une salamandrenihon imori 日本イモリ

A propos; imori s’écrit 井守, ce qui signifie le protecteur du puits.

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Regardez, les belles taches rouges qu’elle porte sur le ventre. En fait; il est déconseillé de toucher les salamandres directement car elles contiennent beaucoup de toxines. Ces toxines proviennent des insectes dont elles se nourrissent. A l’époque de Edo, les salamandres était un mets recherché. Nous même y avons goûté d’ailleurs il y a quelques années dans un troquet à Tokyo.

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Dans le jardin nous avons de vieux tatamis dont nous allons réutiliser la paille pour le jardin. On y découvre un kokuwagata mort. (Lucanidae) En effet ces gros coléoptères si apréciés des enfants ici aiment dit-on pondre dans les tatamis …

コクワガタ小鍬形 Dorcus rectus).

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En puis dans une rizière non loin; cette grenouille grosse comme le pousse d’un enfant.

 

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Récolte (2)

Tortues

Ce matin à cinq heures. Une belle tortue attend sur le bord de la route, en face du jardin. Certainement elle s’est hissée de la rivière. Il s’agit d’une nihon ishi game ニホニシガメ(Mauremys japonica).

 

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A quelques mètres d’elle je découvre une autre tortue, bébé, malheureusement écrasée sur la route.

 

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Récolte (1)

Champion

A côté de l’école primaire du village, un garage de motos a toujours retenu mon attention. L’atelier est super clean; et assez petit. On voit qu’une seule personne y travaille. C’est plus un atelier qu’un garage.

Un après midi nous passons et faisons connaissance avec le propriétaire, un phénomème.

La vingtaine. Il travaille seul, s’est mis à son compte et son site web est ici http://himeji-gs.com/
L’atelier se nomme 総合二輪製作所 GOOD SPEED
Il se spécialise dans la customization de motos. Avec pour objectif d’augmenter la vitesse maximale.
Il a appris tout seul. C’est un solitaire passionné. Il est né dans le village, a fréquenté l’école juste en face de chez lui.
C’est vraiment cool que entouré de ses montagnes il ait trouvé sa passion et qu’il en vive. Il aurait pû s’exiler en ville mais il reste ici avec le chant des oiseaux. En fait il n’a pas besoin d’aller trouver les clients, car les clients viennent jusqu’à lui. Puisqu’ils vont faire 600 kilomètres de Kyushu  ou de Tokyo pour le voir et lui remettre leur motos, qu’il va booster avec tous ses secrets.
Impressionant.
Ca ne s’arrête pas la. Il nous explique sa passion pour la vitesse. Lui même travaille sur sa propre moto. Un bolide qui propusle jusqu’à 300 kilomètres heure. Une des motos les plus rapides du monde ?Au fait il est sur le point de partir cet été aux US pour participer aux championnat du monde de Vitesse, dans l’UTAH.
Génial.
Il y a la flamme dans ses yeux quand il parle de sa passion. Quelle pêche.
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Activité scolaire