Du bon usage de la cravatte
Les préparations
Ce projet de construire à la place du hanaré est au prix de sacrifices financiers conséquents. Surtout après notre installation récente dans le village qui aussi a coûté quand même beaucoup de brouzoufes et d’énergie aussi. J’avoue qu’au début on a un peu hésité. Mais notre décision a été la bonne.
Chez l’antiquaire
Découverte d’un Antiquaire sur le bord de la route 29 qui mène à Tottori, du côté de la Mer du Japon .
L’anquitaire est très sympa. Il fait chaud et il est en marcel, et l’on voit ses gros biceps. On lui demande, tu fais beaucoup de sport ? Il répond: je suis préparé à faire face aux prochaines périodes de famine. Voilà qui est bien concret.
Nous achetons quelques objets d’autrefois.
Un tout petit rabot. Rikiki, et très beau.
Vocabulaire
Rabot かんな 鉋
Un outil qui a appartenu à un tailleur de pierre. Noter le manche très court.
et cet objet en bambou.
Devinette.
A quoi servait cet objet en bambou ?
Ceci est un clou
Ceci est un clou, en bois.
Pour la petite maison que nous construisons en remplacement du hanaré.
Le clou est en kashi. カシ(樫)
Attention, en français c’est le Cyclobalanopsis. Ou chène bleu du Japon. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyclobalanopsis
PS (une semaine plus tard).
Bon. Vous le constatez, je perds mon francais. Il ne s’agit pas d’un clou, mais d’une cheville….. !
Les fondations
on creuse la terre avec la pelleteuse vert grenouille pour mettre les grosses pierres à niveau.
Sur les pierres viendront s’appuyer les piliers en bois. On fait comme autrefois ! Ce procédé est économique … pas besoin de camions toupie.
Les pierres posées, on a mis une couche de terre ‘masatsuchi’
Le soba de monsieur H
De bonne heure le matin je passe devant chez monsieur H. Il est sept heures. C’est samedi et il prépare les nouilles de sarrasin, le soba, pour son restaurant. Je m’incruste un peu et lui demande de me montrer comment il s’y prend.
Rhacophorus arboreus ou Moriaogaeru
C’est une espèce de grenouilles. En Japonais モリアオガエル Moriaogaeru.
Demolition Man
On a fait place nette. On a démoli le hanaré (article un, article deux). Notre ami Sakichan, sa femme et leur assistant monsieur K. Ils ont tout fait à eux 3.
Travail délicat qui demande une bonne organisation et de la technique. En effet faut pas se tromper, avec le hanaré qui est à quelques centimètres à peine de la maison principale, on veut pas qu’ il s’écroule sur la maison au mileu de l’opération ….
Quand plein d’émerveillement je dis à Saki chan qu’il fait un beau boulot, il me dit … tu sais, que fais ça depuis quarante ans …
On récupère les meilleures tuiles, le bois pour se chauffer l’hiver, et les tatamis pour booster la terre du jardin.
Sakichan a tous les équipements et les manie avec dextérité. Les voilà sur le toit en train de retirer les tuiles. Il travaille avec K. A tous les deux ils on 132 ans tout de même. La pêche !
Là, la moitié gauche du hanaré a déjà été retirée. On remarque la belle poutre courbe qui soutient la toiture. C’est du beau travail. De même, la double poutre en pin rouge.
Remarquez les gros cordages tendus en diagonale, c’est pour éviter que tout s’écroule sur notre belle maison …
Et dessous, les derniers moments. J’ai retenu ma respiration … Le mur nord du hanaré affleurait vraiment le toit de la maison principale.
Et pour finir ce post en musique, Demolition Man par The Police.
Dissection des tatamis
Comme expliqué plus tôt nous avons décidé de raser le hanaré qui penchait et était trop proche de la maison principale.
Les vieux tatamis récupérés du hanaré.
On obtient de jolis tas de paille.
Sous le tatami, une poignée en corde pour le transporter aisément. On voit le beau travail, avec la paille liée en faisceaux réguliers. L’art de vivre d’autrefois. Je me répète mais … pas de plastique. Le plastique nous tue.
La pluie aidant, la vie reprend contrôle. On la voit, avec ces traces blanches. Tout retournera dans le jardin. Pas de perte. Tout se transforme…
































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