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La BD Tout Ira Bien: le livre

La Bande Dessinée Tout Ira Bien….  c’est une fable post apocalyptique qui se déroule dans un château médiéval, habité par les Hommes, des Cochons, des Rats et des insectes géants.

Les Cochons sont des spécialistes, des technocrates, des chefs, des ingénieurs. Et les Rats sont au sommet de l’échelle: ils sont Ministres ou PDG.

Les Hommes sont au bas de l’échelle. On n’est donc pas loin de la réalité.

L’histoire est inspirée de l’Après Fukushima au Japon. On parle de la catastrophe nucléaire, mais sans l’évoquer directement. Tout en finesse.

C’était un gros projet pour moi. Ma première BD ! A mon age ! Faire des BD ?? Quelle folie ! Après trois essais d’impression je tiens la version définitive…

Couverture définitive, avec Cochon directeur de la mine de champignons.

A4. 96 pages. Couleur.

Je vends la BD 2800 Yens soit 21 euros et des poussières. Le port est inclus pour toutes destinations (envoi par Japan Post).

Vous pouvez l’acquérir si vous le souhaitez en cliquant le bouton Paypal ci-dessous:

 

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La BD Tout Ira Bien, essais d’impression

Nouvelles tentatives d’impression de la bande dessinée Tout Ira Bien.

La première tentative m’avait permis de vérifier la qualité de l’impression, le toucher du papier, les couleurs, la finition en général. Par contre je ne m’étais pas vraiment occupé de la couverture. (totale flemmardise).

Cette fois-ci j’essaie, avec un design de couverture, en deux fois. Les lecteurs apprécieront aussi sur le dos le titre avec un petit champignon énergétique.

Essai avec la couverture « champignon énergétique ».

tout ira bien impression 2

Et finalement la couverture définitive, avec Cochon, le Directeur de la mine de champignons, montant sa belle coccinelle.

Couverture définitive, avec Cochon directeur de la mine de champignons.

Couverture définitive, avec Cochon directeur de la mine de champignons.

Impression de la bande dessinée Tout Ira Bien

Je ne l’aurais pas fait si mon bon ami F ne me l’avait pas suggéré: j’ai fait imprimer ma bande dessinée Tout Ira Bien.

Comme je l’avais dessinée sur ordinateur, et que je ne l’avais pas imprimée à la maison, je ne l’avais jamais vue sur papier dans son entier.

BD tout ira bien imprimee 1

Et c’est en effet sensationnel de pouvoir tenir dans ses mains et toucher, et voir, la BD que l’on a dessinée ! Pour l’instant je n’ai fait imprimer qu’un seul exemplaire, histoire de vérifier que tout est bon et que le résultat est satisfaisant. Je vais ensuite en faire imprimer une ou deux douzaines pour offrir aux amis et aux connaissances.

J’ai utilisé pour cela une imprimerie de Osaka. Excellente interface web et très bon service, tout s’est bien passé.

Le résultat est vraiment satisfaisant. Le papier est de bonne qualité, les couleurs sont OK. Les marges etc … tout est bien et correspond a mes attentes.

Peut-être un truc a revoir, c’est la numérotation de bas de page, avec la mention superflue ページ (« page »), que le logiciel de dessin « Comic Studio » ajoute. Faudra voir si je peux la retirer.

Et aussi bien sur faire une couverture digne de ce nom. Donc encore un peu de travail …..

En tout cas, j’imagine un peu le plaisir et la satisfaction que doit ressentir un auteur lorsque son travail est publié.

Sur le web, hors papier, la BD est ici: http://www.toutirabien.me

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Cabane dans l’atelier, suite et fin

Dans la série de la cabane dans l’atelier, suite et fin, avec quelques améliorations récentes.

Ajout d’étagères pour y ranger des books. Essentiellement des BD et des livres sur le jardinage. Cette fois j’utilise ce bois contreplaqué dont une face est recouverte d’un enduit orange. On l’utilise pour couler du béton. Ce matériau est très bon marché et la couleur orange complète le blanc de la pièce.

cabane etageres

Une condition, c’était de faire le moins d’ombres possible et de laisser le plancher découvert et lumineux, car il n’y a pas électricité dans cette petite pièce et je veux éviter les rencontres surprises avec d’éventuelles grosses bébêtes.

Un autre ajout, cette énorme poignée de porte, typiquement dans le style « poignée de porte d’un magicien mystérieux ».

cabane poignee porte

Et puis pour finir, un tabouret surélevé. Qui transforme cette petite pièce simple et modeste un en lieu extrêmement confortable; excellent pour se déconnecter, admirer la forêt, fumer une cigarette roulée et bouquiner tranquillement loin du bruit du monde. Et aussi travailler sur le scénario de ma prochaine BD…

cabane tabouret

A propos j’avais beaucoup aimé la magnifique BD sur François Villon par Luigi Critone.

Les Moomins et Philémon sont aussi des sources d’inspiration.

cabane books

Histoire de Youkai

On est avec des amis. Notre fils lit en silence une BD de Mizuki Shigeru. Intitulée Moi spécialiste des youkai.

BD de Mizuki Shigeru

BD de Mizuki Shigeru

Youkai, c’est un monstre, un être magique, du folklore japonais.

Alors la question s’impose, alors que nous sommes tous à table à manger des petits bentôs, dans la montagne, sous un préau.

Avez-vous déjà vu des youkai ?

S., la soixantaine, nous raconte alors l’histoire de son père.

Mon père était parti à la pêche. Il a pêché cinq poissons. Il les rangés dans un panier est est rentré à la maison.

A son arrivée nous avons ouvert le panier. A la place des cinq poissons; il y avait cinq feuilles d’arbres. Alors mon père s’est écrié:

狐にだまされた!Le Renard m’a trompé !

 

Un crâne de chevreuil et rêveries

Ce matin je vais faire un petit tour, histoire de faire une pause dans mon travail sur ordinateur. Je marche au pied de notre petite montagne … aperçois une forme blanche.

crane chevreuil 1

Après vérification en effet c’est bel et bien le crâne d’un chevreuil. C’est juste au bord de la route, mais dissimulé dans la végétation.

Il est très beau et serait un magnifique ajout au pare-choc de notre camion.

crane chevreuil 11

Quelques réflexions s’invitent. Attention, ça va délirer sec.

Ces os blanchis par la pluie et le temps sont l’empreinte minéralisée des animaux sauvages. Ils vivent autour de nous dans le même espace, mais pas dans les mêmes zones horaires. Je suis diurne. mais les chevreuils sont plutot actifs la nuit. C’est au crépuscule qu’ils s’approchent du village et pénètrent les potagers, alors que tout le village est devant sa TV, son ordinateur ou sa playstation. On peut donc penser à des mondes parallèles qui se superposent, et rarement se croisent.

Les ossements sont une sorte d’empreinte permanente qui est indépendante du temps. C’est comme si l’animal, une fois mort, devenait visible dans notre monde à nous (dans notre zone horarire).

Une autre réflexion, c’est que je ne trouve presque jamais de squelettes entiers. Par quels phénomenes les os disparaissent et se séparent les uns des autres. Il y a-t-il une force magique en action ?

Troisième réflexion, c’est que si j’avais une tonne de temps, si j’étais au chômage, je prendrais la peine de ramasser tous les cadavres d’animaux que nous trouvons souvent aux bords des routes pour leur offrir une sépulture chrétienne digne de ce nom dans la montagne. Je sais que la religion chrétienne est homo-centrique et qu’elle ne s’interesse que très peu à la chose animale. C’est là une grave lacune et j’y remédierais ainsi à ma facon.

Ces sujets sont -au moins pour moi- tout à fait passionnants et si j’en ai la force je les développerai dans un futur projet de bande dessinée. Intitulée Histoires Naturelles.

Un crâne de chevreuil et rêveries

Un crâne de chevreuil et rêveries

Ecrire une bande dessinée

Ecrire une bande dessinée…. réflexions d’un amateur.

 

J’écris la BD tout ira bien.
C’est un gros projet pour moi et mes petits talents de dessinateur bien limités….
Mais c’est un projet au bout duquel je voulais absolument aller. Il fallait aboutir, et dessiner l’histoire jusqu’à la fin; l’écrire jusqu’au dernier philactère.

Ce projet de BD c’est ma thérapie et le moyen d’exprimer et de décrire tout ce qui s’est déroulé au Japon dans la foulée de la catastrophe nucléaire de Fukushima. On retrouve d’ailleurs des thèmes qui se répètent dans les accidents nucléaires ou industriels … Tchernobyl … les essais militaires etc à savoir les intérêts opposés des populations civiles et des industriels et politiques. Une lutte s’engage alors entre le pouvoir et les populations. Le pouvoir essayant de dissimuler et cacher l’ampleur du désastre. Car la vérité, dévoilée, pourrait mettre en danger la société toute entière. Mais bon, Fukushima a exposé tout  celà, sous nos yeux, nous l’avons vécu en direct en quelque sorte et il me fallait tout sortir.

Ecrire une BD, à mon age, et vu que j’avais arrêté de dessiner il y a 30 ans, c’était un énorme challenge.
Mais bon …. le plus important, c’est d’essayer, et de faire. Sans trop se questionner. Aller de l’avant et avoir confiance. Dessiner une histoire sur 100 pages, seul, sur son ordinateur, il y a un peu de sacrifice dans l’air!

Et il n’y a pas de honte à avoir, ni aucun complexe, à faire tout celà en amateur,

Au contraire, on est plus libre en étant un amateur, car il n’y a pas de contrainte. Le professionel, lui, fera un travail de qualité professionelle mais il devra écouter et suivre les indications de son éditeur ou de son agent … tandis que moi … je n’ai ni l’un ni l’autre, voyez vous. Donc je suis libre.
Et puis je n’ai pas non plus de réputation ou d’image à défendre. Je ne peux pas non plus decevoir ou facher mes lecteurs … car je n’en ai pas !

Etre amateur c’est la liberté assurée.

L’important c’est donc de continuer, et peut-être même que j’ecrirai une deuxième BD, après Tout Ira Bien. Et chaque nouveau projet, chaque page de plus est une petite victoire sur la paresse, et l’occasion d’améliorer la qualité de son travail, d’apprendre et de mieux faire.

Il y a des pages qui étaient vraiment difficiles à visualer et à dessiner. Les pages d’action surtout. Celles-là je les ai faites le plus tard possible, car je redoutais de m’y attaquer. Par exemple, la page 68. Cependant j’ai bien compris par la suite que ce sont ces pages-là, les plus difficiles, qui apportent le plus de satisfaction lorsqu’on les dessine. On y passe plus de temps, certes, mais une fois finies, quel plaisir et quelle confiance en soi !

J’aurais donc dû pour mieux faire commencer par ces pages difficiles. Elles m’auraient sans doute donné la confiance en moi et un peu plus d’inspiration pour faire un meilleur job sur d’autres pages.

En tous cas je peux tirer quelques leçons de mon projet de bande dessinée:

  • ne pas avoir honte de son travail. au contraire se rejouir d’être un débutant et un amateur. car on s’en retrouve libre. aucune contrainte.
  • chaque nouvelle tentative permet de s’ameliorer. et chaque pas supplementaire est une victoire sur la paresse.
  • si possible, mieux vaut s’atteler aux passages les plus difficiles des le début. cela fournirait plus de confiance et d’assurance et permettrait de faire un meilleur job par la suite.

 

Un extrait de la page 68….

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