Tagué: bois

Extension du domaine de la bûche – Jour 5

Suite du projet bricolage, extension du domaine de la buche.

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5) Continuation. 5 heures.

Apres, c’est facile. je pose les chevrons, perpendiculaires à l’orientation de l’abri bois. Ensuite les lattis.

J’aligne les chevrons a partir de l’avant la ou c’est plus haut et moins facile d’acces. Ils depassent un peu trop et dois les couper sur 20 cm sur le cote arriere.

 

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Pour les couper tous à la même longueur, j’utilise le sumitsubo, pour tracer une ligne droite sur les chevrons.

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Et place à la peinture et c’est là un moment super sympa car mon fils vient m’aider. On monte sur le tas de bois qui est toujours sous l’abri et on barbouille tout !

Il se met à neiger. Battaille de neige !…

 

Puis ensuite pose du toit avec les plaques de plastique ondulé.

C’est fini !

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Extension du domaine de la bûche – Jour 2

Suite du projet bricolage, extension du domaine de la bûche ou la métaphysique des bûches (@bistroman :))

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2) Pose du premier pilier. Jour 2.

2 heures.

Je fais tout sans plan. Avant de commencer j’ai aligné par terre toutes les poutres. Les plus longues entre 2700mm et 3000mm seront pour le toit et les plus courtes pour les piliers.

Je commence par le pilier qui supportera la face arrière de l’abri. C’est le plus bas, et le moins visible. Donc je peux me planter un peu sur celui-là.

Avant de le poser je positionne un petit bloc de béton par terre. Mets une longue planche debout sur le bloc. Je mets une planche à l’horizontale; posée sur le point de fixation du côté de l’abri existant, qui fait face; m’assure avec un niveau que cette planche est bien à l’horizontale et marque ainsi sur la planche debout quelle devra être la longueur du pilier, pour pointer sur exactement la même hauteur que le point de fixation.

Une fois ceci mesuré je vais découper le pilier dans l’atelier et j’assemble la barre de fer. Puis je retourne sur le terrain. Pose le pilier sur le bloc de béton. Essaie de le mettre bien droit en tenant d’une main, de l’autre je le stabilise avec une planche fixée temporairement.

puis je pose dessus une poutre transversale et la fixe des deux côtés. C’est fait.

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Première poutre. on voit bien les deux appuis fixés à l’abri bois existant.

Extension du domaine de la bûche – Jour 3

Suite du projet bricolage, extension du domaine de la bûche.

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3) Pose du deuxième pilier. Jour 3

3 heures. Là je peine un peu pour bien positionner le bloc de béton pour le deuxième pilier qui supportera le coté avant. Ça aurait dû aller assez vite mais ça se met à merder un peu. Mais bon c’est la même démarche pour le jour 2.

Pour positionner le bloc de béton, je mesure les X et Y pour sa position avec des planches marquées avec le X (distance appui – premier pilier) et le Y (distance entre face et arrière de l’abri bois existant).

Bon on y arrive à un moment. ensuite une fois le bloc de béton positionné je coupe le pilier à la bonne hauteur.

Une fois positionné je le fixe au premier pilier avec de belles planches de criptomère. Trois planches, deux droites et une en diagonale. Du solide.

Ensuite je pose la poutre horizontale qui fixera le deuxième pilier au point de fixation de l’abri bois existant.

Ça commence à prendre forme.

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Extension du domaine de la bûche (1)

Avec le cerisier éléphant et d’autre bois collectés récemment il me faut agrandir l’abri bois. Voila donc un nouveau projet bricolo bricolage, que nous nommerons « Extension du domaine de la bûche », une fine allusion qui m’amuse, au book de Houellebecq, que je n’ai pas lu.

Si la météo est bonne, développements ces prochains jours.

extension du domaine de la buche

extension du domaine de la buche

 

 

Le cerisier éléphant

En explorant un chemin qui part dans la forêt je découvre une magnifique clairière, au bout de laquelle de vieilles tombes sommeillent. Ca n’est pas le cimetière principal du village. Il n’y a que quelques tombes.

C’est un lieu de paix. Le chant des oiseaux. Le calme humide de la forêt. On est totalement avec la nature. Les ancêtres qui reposent ici sont privilégiés. On les envierait presque.

Au pied des tombes s’étend dans un grand creux, une fosse: un ancien champ de théiers.

Là, un immense cerisier est effondré. Des ronces et la jungle un peu partout.

Plus tard je vais voir le chef du village. Et m’enquiers de cet arbre. Il est tombé, tout seul apparemment. Après vérifications je décide de récupérer le bois du cerisier dont Calcifer, notre poêle à bois, sera friand.

Voilà une entreprise un peu ardue pour mon niveau et mon expérience somme toute encore limités.

Il faut:

descendre dans la fosse,

dégager les criptomères effondrés et les ronces qui bloquent le passage,

atteindre le cerisier; tronçonner.

porter le bois jusqu’au chemin;

charger la brouette,

descendre la brouette sur cinquante mètres;

décharger tout;

et ensuite tout ranger dans le camion.

C’est beaucoup de travail, mais comme on voit à chaque nouveau projet, il suffit de chercher le meilleur angle d’attaque et d’y aller, tranquillement; et en faisant attention à ne pas se blesser. A partir de ce point là, il n’y a pas vraiment de risque. Il suffit d’y aller.

Le travail est intense et très agréable. Le cerisier est beaucoup plus grand que je ne l’avais imaginé. Et le bois, bien qu’un peu humide, est en excellent état.

A tronçonner cet arbre géant, j’observe et apprends sa structure. On peut imaginer comment il se dressait et emplissait la clairière de son énergie, avant qu’il ne tombe. Ses branches, énormes, font penser aux pattes d’un éléphant qui se serait échoué ici dans les bois. Je découpe les morceaux de bois avec respect et reconnaissance. A plusieurs reprises d’ailleurs je m’entends dire merci.

Je me dis que ce bois que je vais finir par brûler je le vole à la forêt car sans mon intervention il serait lentement retourné à la terre et aurait nourri des millions de petites bestioles et aurait embelli la forêt une nouvelle fois, de son énergie.

Il s’agit là d’un réel transfert d’énergie. L’énergie de l’arbre que le temps et les champignons et la terre auraient lentement absorbée; je la prends; la mets dans mon camion et Calcifer le poêle à bois nous la restituera sous forme de chaleur.

Les tronçons que je tronçonne. Je pense à ces images abominables des trafiquants d’ivoire (et le roi d’Espagne aussi)  qui massacrent les pachydermes.

Pourquoi l’arbre, éléphant de la forêt, est-il tombé ? Suis-je dans le cimetière des éléphants ?

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Là, deux des six jizos qui marquent l’entrée du cimetière. A leur pied, le cerisier éléphant.

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C’était un cerisier géant.

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que ma tronçonneuse démembre.

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et que je charge dans la brouette bleue.

cerisier éléphant

cerisier éléphant

Le camion Keitora est plein, bien au delà de sa limite de 350kg.

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Et on range le bois, sous un abri provisoire. Le temps d’agrandir l’abri bois …

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Le chauffage au bois en sept points

Se chauffer exclusivement au bois comme nous a des implications nombreuses et évidentes. Tentons de les décrire ici, en sept points.

1) Il faut un poêle à bois ou une cheminée. 🙂 Les cheminées en tant que telles sont des constructions illégales au Japon. (séisme) Au Japon faire installer un poêle a bois est onéreux. C’est donc un investissement conséquent. C’est un engagement financier, et aussi un engagement en temps et en travail.

2) Le chauffage au bois c’est opter pour un modèle économique alternatif.

3) Se chauffer au bois implique d’apprendre à allumer un feu. On peut toujours s’amuser avec cela. « Essayer d’allumer un feu avec une seule allumette ». Se chauffer au bois c’est en effet l’occasion d’apprendre beaucoup de choses differentes et de maitriser plusieurs skills.

4) Il faut également se procurer du bois. Et avoir un plan, pour stocker idéalement assez de bois pour deux années de chauffage.

Jusque là je me suis fourni en bois de multiples façons:

4.1) Récupération du bois de deux anciennes maisons détruites. La première fois la maison qu’un voisin du village a faite raser, la deuxième l’ancien hanare qui était dans notre jardin et qu’on a fait détruire. Dans ce cas le bois est très sec. Par contre il est plein de clous et d’autres objets métalliques. Il faut séparer les clous des cendres si l’on veut réutiliser les cendres dans le jardin. Et puis, il faut tronçonner et fendre le bois soi même. Un seul clou et hop, la chaine de la tronçonneuse est niquée, il faut donc être vigilant!

4.2) Quand on a sa propre foret on peut aller se servir tout seul, récupérer du bois mort ou encore couper des arbres. C’est ce que je ferai avec ma montagne. Mais c’est un effort physique considérable, que de descendre du bois de la montagne,  sans utiliser d’engins mécaniques.

4.3) Acheter le bois. Au Japon le bois de chauffage est assez onéreux. Il faut avoir des connexions et des amis auprès desquels on peut acheter du bois à bon prix.

4.4) Il faut aussi être constamment à la recherche d’opportunités. Madame machin, 92 ans, veut se débarrasser de son marronnier dans son jardin ? Alors allons l’aider et coupons-le.

Cette activité de recherche du bois a une conséquence sociale et économique. On apporte du business aux amis, plutôt qu’a Kansai Electric Co. Voila un cercle vertueux. Je préfère donner mes sous à mon voisin qui a du bois plutôt qu’au EDF local.

Par contre on n’économise par forcement des sous. Le Japon n’est pas le Canada.

5) Tout cela, c’est BEAUCOUP de travail. Beaucoup de Travail = Beaucoup de temps.

Un travail physique, dont le résultat est visible et immédiat. Voir le tas de bois grossir et emplir l’abri bois, c’est gratifiant. Fendre les buches, d’un beau coup de hache qui fait mouche, c’est beau aussi. C’est un art. Cela implique la maitrise de la hache, et de certains gestes.

Dans tous les cas c’est un travail qui donne chaud, le bois nous réchauffe donc à plusieurs reprises. Lors de son transport, de sa préparation et de son stockage. Et finalement à la maison l’hiver le soir, devant le poêle à bois. Thoreau a déjà décrit celà.

6) Il faut pouvoir stocker le bois et le garder dans de bonnes conditions de séchage et d’aération. J’ai construit deux abris bois. Et suis sur le point de considérer la construction d’un troisième.

Abri bois principal

 

abri bois

abri bois

Deuxième abri bois. construit devant la maison de la voisine.

abri bois 2

Pour les bricolos néophytes comme moi construire des abris bois est une excellente expérience. Fort de cette expérience, je pourrai, plus tard, construire des cabanes, sans grand problème je pense. Les principes sont les mêmes.

 

J’ai récemment mis la main sur ce nouveau stock de bois, maintenant sous un abri provisoire. les deux autres abris sont pleins à l’heure actuelle.

 

abri bois 3

abri bois 3

7) En dehors de ces considérations pratiques, il y a une dimension  spirituelle qu’on ne peut oublier et qui dépasse même toutes les précédentes.

7.1) D’abord, ce contact permanent avec le bois. Cette matière qui est belle aussi bien morte que vivante. Le contact avec le bois est en toute occasion agréable et procure satisfaction.

7.2) Ensuite le travail physique qui est nécessaire. Ce travail, fondamental, primordial, me rattache a l’humanité, qui pendant des millénaires a effectué les mêmes gestes, et ce, jusqu’à l’apparition du chauffage au gaz ou au fioul. C’est enracinant, en quelque sorte. Le soucis d’avoir assez de bois pour chauffer la maison nous rappelle aussi à un autre mode de vie, où tout n’est pas disponible au bout d’une prise de courant ou d’un interrupteur.

7.3) Il y a finalement le feu. Le foyer. Allumé, le poêle à bois s’anime et devient comme une nouvelle présence a la maison. Comme un dieu protecteur et destructeur. On est moins seul.

En descendant du bois de la montagne

Du travail bien physique aujourd’hui dans la montagne.

Un critpomère (sugi 杉) a du s’effondrer récement. Deux ou trois ans ? Pas dix en tout cas. Il est en très bon état. L’arbre avait sans doute 30 ans.  25 cm de diamètre. Il bloque un passage. Je le découpe. Faut faire attention à ce que le bois; coupé, ne me tombe pas dessus, avec la tronçonneuse. Et il est en équilibre.

Le chemin dégagé; je continue à monter et arrive à un endroit ou les sugis se dressent, magnifiques. Il y a quelque chose de somptueux, de calme et de religieux. La lumière. Réchauffé par l’effort et extatique je me mets à chanter un psaume en latin. On se sent très bien. Beaucoup d’émotions. On est bien, dans cette cathédrale naturelle.

Le bois est trop beau pour le laisser pourrir sur place. J’entreprends de le descendre de la montagne. On doit être 30 mètres plus haut que la route, là où le camion attend. Terre glissante, ronces. Faut faire attention surtout à pas se faire mal. Le bois est humide et il très lourd.

Puis charger dans le camion et amener tout ça à la maison.

Fendre ensuite les grosses bûches. Pour laisser sécher quelques mois sous l’abri bois.

Que de travail, pour quelques grosses allumettes. Mais c’est très gratifiant. Le bois est très beau et le fendre avec le splitting maul huqsvarna suédois est un pur plaisir. Une belle façon de finir le travail de la journée. On range ensuite les éclats de bois fendu avec ordre.

Plus tard, l’hiver, venir le chercher le matin et le donner à manger au poêle à bois sera un autre plaisir.

Une telle quantité de bois, en sugi, se vendra 5 ou 6000 yens sur le marché. Pour les barbecues de vacanciers. Oh; il y aurait donc un potentiel retour sur investissement; pour la montagne ?

le camion chargé du bois de la montagne

le camion chargé du bois de la montagne

on fend ensuite les bûches; pour le chauffage cet hiver.

on fend ensuite les bûches; pour le chauffage cet hiver.

Et oui c’est le bordel; c’est comme ça !

Petit tour en forêt

Je suis parti encore en forêt aujourd’hui pour ramener un peu plus de bois mort, pour mon essai de culture sur butte.

Voici quelques photos.

 

Un chevreuil à la sortie du village.

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Les forêts ne sont plus entretenues. L’économie du bois s’étant effrontée avec la hausse du coût de la main d’oeuvre et les importations massives.

 

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Superbes mousses. On se croirait au pays de Totoro.

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Chez le tourneur

Le bois ici fait partie intégrante de notre vie. La maison de bois, les bûches pour le poêle et les forêts qui entourent le village.
L’étape suivante, logique, est l’ustensile en bois pour la cuisine et prendre les repas. C’est peut-être aussi le souhait d’un retour en arrière, utiliser des objets plus primitifs, simples. A titre d’essai; tout est expérience. Car sinon nous sommes des inconditionnels de la céramique japonaise.
De fil en aiguille nous faisons connaissance avec un couple qui vit à une trentaine de km d’ici. Le mari est tourneur sur bois. Nous allons les voir. Ils ont construit leur maison atelier eux-mêmes sur le flanc d’une montagne versant sud avec une superbe vue sur la vallée qu’ils dominent. Histoire sans doute de repérer tout mouvement de police suspect. Le toit de la maison, en demi géode, est remarquable.
L’atelier est caché dans une brume de sciure de bois. L’homme et la femme semblent en émerger et leur visages sont recouverts d’une fine couche blanche. La conversation nait naturellement, comme si nous nous connaissions déjà. Ils sont surpris quand même un peu de nous voir arriver, et moi donc l’étranger. Qu’est-ce-qu’on est venus faire ? Je dois clarifier que je travaille dans l’IT, et que je ne tourne pas le bois. Soulagement, nous ne sommes pas venus observer leurs secrets de fabrication. Notre histoire aussi: une famille avec un mari français qui a quitté Tokyo et est venue s’installer dans la région dans une vieille maison que tout le monde ici aurait bulldozée sans hésitation les surprend, et nous rapproche.
L’atelier est pro, et il y a aussi un côté sauvage dans le chaos qui règne.
Le couple me donne l’impression d’artistes ou d’artisans qui vivent à fond dans leur art. Ils ne s’arrêtent jamais. Ils vivent également avec la nature. Le contact avec le bois. Les panneaux solaires sur le toît. Le système de chauffage à la sciure de bois. La maison qu’ils ont construits eux mêmes. Les légumes et les fruits qu’ils produisent. Il y a eu un choix délibéré de prendre ses distances avec la ville et le système et de se réfugier dans les montagnes et l’art de tourner et travailler le bois. Outre la maîtrise de leur art on sent dans chaque propos leur assurance teintée de modestie, assurance dans le fait que leurs choix sont les bons et dans tout ce qu’ils ont réalisé par eux même sans emprunter la force de l’argent.
On fait le tour de l’atelier, la femme nous explique les fonctions de chaque machine, tandis que l’homme s’affaire à son tour sur un kataguchi.
On protège les plats et ustensiles en bois avec de la laque. Urushi. L’homme part dans les montagnes couper des laquier, pour en extraire la résine. La laque protège le bois de l’eau et permet à l’objet de durer quasi indéfiniment. Mais j’ai en tête un objet en bois crû. Une écuelle en bois. Bien sûr, ils ne font  pas du tout ça. Alors je dessine sur un bout de papier l’objet en question. Dimensions, épaisseur (tu veux un truc épais comme ça?) et les anses. La vidéo de Robin Wood; le tourneur traditionnel anglais qui reproduit des objets du XVIIe siècle m’a  frappé. Mais son site web est trop loin d’ici. Je ne veux pas faire venir d’Angleterre un tel objet. Aussi beau soit-il.
Je parle au tourneur et à sa femme de Robin Wood, comment il tourne selon les méthodes d’antan, avec un tour activé par le mouvement de la jambe. Et l’homme s’en va tout d’un coup dans son bureau, d’où il ressort une vieille revue anglaise ..; et où il y a justement un article sur ce même Robin Wood, plus jeune de 20 ans. Quelle coincidence . La boucle est bouclée.
Finalement je fais la commande d’une écuelle. On convient du prix et de l’essence (ceriser). Ce sera la copie d’une copie.
Trois semaines plus tard. On revient les voir. Il a fait trois écuelles. Je lui demande s’il a pris du plaisir à les faire. Il acquièce et sourit. Les écuelles sont encore plus belles que je n’avais pensé. J’achète les trois. On discute. La femme part dans la cuisine et revient avec un pot de ragout de chevreuil qu’elle a préparé et qu’elle nous offre. Elle l’a préparé comme on prépare la viande de baleine, explique-t-elle.
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En tronçonnant

Je tronçonne les poutres de notre vieil hanaré, démoli en juin. Les poutres devenues bûches nourriront Calcifer le poêle à bois. C’est un très bon exercice et l’occasion pour moi de me familiariser avec le maniement de la tronçonneuse. Certaines poutres sont minées de clous et il faut veiller à les éviter, pour ne pas endommager la chaine. Je me protège les mains avec de gros gants de cuir.

Les essences, essentiellement du cryptomère, du cyprès et du pin. Pas de chataigner malheureusement. Pas forcément donc le meilleur bois pour se chauffer, mais ce sera comme rendre un dernier honneur au bois du vieil hanaré. Certaines poutres au fil des ans ont fait le régal des insectes qui y ont creusé des réseaux de galeries. D’autres poutres sont en excellent état et je me dis que c’est un peu dommage de les donner à manger au poêle à bois car elles pourraient très bien servir pour d’autres projets. Il suffirait de passer un coup de rabot rapide sur les faces grises pour redonner au bois toute sa beauté d’origine.

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Une surprise, dans la mortaise d’une poutre, deux oeufs de gecko.

 

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