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Lecture: Le Sol

Une courte vidéo sur Facebook me fait connaitre le couple Bourguignon. Spécialistes du sol. Je m’empresse de commander leur livre que je dévore. Qu’est ce que le sol. Les interactions entre le vivant et le minéral. les différentes faunes qui habitent le sol, et le transforment. L’impact de l’agriculture moderne. Le manque d’intérêt et de compréhension pour le sol.
Le dernier chapitre traite des animaux domestiques, de notre relation avec l’animal.
Le livre est passionnant. J’ai marque beaucoup de passages dans ce livre, et j’en recommanderais la lecture à toute personne qui jardine ou s’intéresse au sujet.
En voici quelques extraits.
Claude & Lydia Bourguignon
Le Sol, La Terre et les Champs.
ISBN 978-2-86985-199-7
p29 Le sol est le fruit d’une synergie entre les argiles provenant de la roche mère et les humus provenant des débris organiques.
p29 30
les facteurs qui participent à l’altération des roches et à la décomposition de la litière (….) facteurs physico chimiques et facteurs biologiques.
température (….) toute augmentation de la température de 10C multiplie la vitesse des réactions chimiques par trois. (…) un autre facteur est la pluviométrie.  Plus celle-ci est abondante plus la décomposition des roches et de la litière sera rapide. (…)
les racines er les microbes attaquent la roche mère (…) pour y prélever leur alimentation. (…) Les roches sont essentiellement formées de silice, de fer et d’aluminium, Lors de leur attaque, les racines et les microbes vont prélever dans les roches les éléments dont ils ont besoin; à savoir la potasse, le phosphore, le soufre; le calcium, la magnésie … par contre la silice, le fer et l’aluminium sont des oligo éléments pour les plantes, elles ont donc en prélever très peu. Ce faisan, elles vont laisser, dans l’eau du sol, de grandes quantités de silice, de fer et d’élu puisqu’ils sont majoritaires dans les roches. Lorsque les concentrations de ces éléments seront arrivés à un certain niveau, il y a cristaliisation de la silice, du fer et de l’alu en silicates de fer et d’alumine, qui sont des argiles.
p66
Il y a 80pc de vide à la surface du sol. Ceci va conférer au sol une très grande perméabilité qui atteint 150mm p heure en forêt de feuilles tempérée et 300mm p heure au sol de forêts tropicales. Grâce à cette perméabilité, le sol de forêt peut absorber tous les orages sans érosion.  un limon labouré, qui devient battant, voit sa perméabilité tomber à 1mm p heure. Cela explique pourquoi notre époque est touchée par les inondations alors que la pluviométrie n’augmente pas. En tuant la faune érigée par nos labours, nos engrais et nos pesticides, nous avons créé le siècle des inondations; des glissements de terrain et nous essayons de fuir nos responsabilités en rejetant la faute sur la pluie.
p66
La faune anémique est connue de tous.  Ce sont les grands vers de terre, les lombrics qui vivent dans des terriers verticaux. Ils cont nocturnes; toutes les nuits, ils remontent chercher de la litière. Ils font demi-tour, vident leur intestn à l’extérieur de la galerie pour former les turciques et replongent en profondeur. Ce sont eux qui brassent continuellement le sol de profondeur riche en argile, avec le sol de surface riche en humus.
p67 (…) chaque faune a un rôle très particulier. L’épigée décompose la litière et aère le sol de surface. L’endogée digère les racines mortes et la faune anémique brasse la terre, évitant ainsi le lessivage des éléments.
p68
Lorsqu’un brin de paille tombe au sol, il est d’abord attaqué par les bactéries capables de dégrader la cellulose et qui pullulent sur les fibres cellulosiques de la paille. Puis, les amibes mangent ces bactéries et libèrent les fibres de lignite; permettant ainsi aux champignons qui dégradent celles-ci d’intervenir.
Sans l’action de ces amibes, les champignons seraient gênés par les bactéries
p70
on pourrait comparer le sol à une pâte à pain qui a besoin d’être brassée, aérée, malaxée, par les mains du boulanger pour pouvoir ensuite permettre l’action des levures qui la feront gonfler; changeront son goût et permettront de la changer en pain.
p78
Sans le monde microbien, l’azote de l’atmosphère ne pourrait pas entrer dans le monde vivant. L’azote est  une molécule très stable que seules les bactéries savent transformer en ammonium, puis en nitrate. Il a fallu attendre 1913 avec le procédé Haber Bosch pour que l’homme sache copier cette réaction microbienne afin d’obtenir des nitrates pour les bombes. Jusqu’alors l’homme fabriquait la poudre avec le salpêtre (nitrate de potassium) fabriqué dans les caves huiles par le monde microbien.
p80
Les deux sources du phosphore sont les roches 60pc et la matière organique 40pc. Ce sont les champignons qui attaquent les roches et libèrent le phosphore sous forme d’ion phosphate. Cet ion est absorbé par les racines des plantes. Lorsque ces dernières meurent; le phosphore se retrouve dans l’humus d’où des champignons le minéraliseront à nouveau en phosphate.
p83
En n’apportant que le N, P, K, l’agriculteur déséquilibre ses plantes, les rend malades et doit ensuite acheter des pesticides pour les protéger. Au lieu de négliger les microbes, il peut les stimuler, soit en faisant des engrais verts qui nourrissent les microbes de la minéralisation, soit en apportant du compost qui ensemence son sol en microbes de l’humification, en particulier, les champignons.
p85
Lorsque la matière végétale et animale est déposée sur le sol, elle est broyée par la faune puis transformée par les micro organismes. Une partie est minéralisée par les bactéries et sert à l’alimentation des plantes, une autre partie sert à nourrir la faune et les micro organismes, enfin une troisième partie est transformée en humus par les champignons et sert à nourrir le sol. L’importance de chacune de ces voies dépendra de la nature des matériaux constituant la litière. Si les matériaux sont jeunes, c’est à dire riches en azote et pauvres en carbones, comme les engrais verts, les tourteaux, les lisiers ou les gadoues urbaines, c’est la voie de la minéralisation qui va dominer. Les composés ne produiront pas d’humus. (….) a l’inverse, les matériaux riches en carbones et pauvres en azote comme les pailles les bois raméaux ou la sciure de bois vont stimuler la voie de l’humification car ils sont riches en cellulose et en lignine, les deux substances qui produisent l’humus.
p86 87
le compost aboutit à une fermentation chaude qui a l’avantage de pasteuriser la matière organique et d’éviter ainsi de contaminer les champs avec des graines de mauvaises herbes et avec des germes pathogènes contenus dans les excréments animaux. (….) pour le compostage il faut que la fermentation soit aérobie car ce sont les champignons qui transforment la cellulose et la lignaient en humus et tous les champipi sont aérobies. (….)  en absence d’oxygène le métabolisme microbien ne peut pas dépasser 30C. Cette montée en température est assurée par des germes thermophiles en particulier les actinomycètes dont l’intérêt est d’être producteur d’antibiotiques. Ceux ci vont bloquer le développement des bactéries minéralisatrices qui se multiplient 20 fois plus vite que les champignons. Si on laisse les bactéries dominer elles vont minéraliser le tas…. la pasteurisation ne concerne que le centre du compost, la partie la plus chaude; celle qui dépasse 41C. Il faut donc retourner 2 à 3 fois le tas pour que l’ensemble du compost se pasteurise. Après les montées en température le tas va se rafraîchir et la faune érigée du sol pourra intervenir. Les vers de fumier(….) vont broyer finement le compost et produire des boulettes fécales que les champignons pourront alors attaquer et transformer en humus.
p97
Les graminées sont les seules plantes qui ne contiennent pas de facteurs toxiques anti nutritionnels et qui peuvent donc être mangées en grande quantité sans risque d’intoxication.
p102
Les arbres des régions froides ouvrent leurs bourgeons en fonction de la longueur du jour ex le chêne. Les espèces ne sont donc pas trompées par un mois de février trop doux. Dans les régions équatoriales où les jours et les nuits ont les mêmes durées toute l’année, les plantes sont sensibles à la température.
p154
Tout élevage doit pouvoir fournir un environnement physique, biologique, et social eg structure des troupeaux de qualité afin de produire des bêtes en bonne santé.
p166
Curieuse civilisation que celle qui brûle ses vaches et ses volailles, qui extermine la faune sauvage et qui cajole à l’excès ses chiens et ses chats. Notre coeur n’est-il plus assez vaste pour aimer la nature dans sa plénitude ?

Premiers signes de l’hiver

Je suis rentré au village hier dans la nuit après une semaine aux US pour le job, et pour me ressourcer, recharger mes batteries vidées, ce matin, je vais faire un tour. On habite à la campagne mais grâce aux shinkansens japonais l’aéroport de Narita n’est pas si loin, et de là, le monde entier.

En marchant ce matin on s’intéresse aux changements des saisons. On observe le mûrissement de l’automne et les premiers signes de l’hiver.

Cette petite promenade d’une heure à peine va dégénérer lorsque arrivé au fond de la vallée je m’intéresserai aux colonies de chats qui y règnent en maîtres. (Les chats; ce sera pour un deuxième article).

Dès le début la beauté des légumes de monsieur T. me frappe.

Les légumes de monsieur T

Les légumes de monsieur T

 

Les légumes de monsieur T

Les légumes de monsieur T

 

 

 

la forêt et les lumières

la forêt et les lumières

A la sortie du hameau la lumière d’automne et les forets de criptomères.

un crabe sur la route

un crabe sur la route

Il a plu la veille et comme toujours dans ce cas il y a des petits crabes de rivière qui se promènent; un peu partout.

 

 

le kuntan

le kuntan

 

un voisin a mis du kuntan sur les futurs rangs de légumes de son potager. 薫炭=くんたん kuntan est produit par la combustion partielle de la glume des graines de riz.

 

pilule bleue ou rouge ?

pilule bleue ou rouge ?

Et comme dans matrix on se pose la question; prendre le pilule bleue ou la rouge ?

(mini) récolte

Récolte et jardin

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Cet été; le jardin avait assez bien démarré. La terre était bien mieux que l’année dernière, très belle en certains endroits et une foultitude de vers de terre: yeah !

Certains trucs n’ont pas du tout pris mais les pieds de courgettes, d’okra et de concombres étaient vraiment prométeurs. Mais voilà les chevreuils la nuit ont commencé à fréquenter notre potager et y ont fait des ravages.

J’ai fini par tout barricader avec du bambou et des filets, mais celà a pris pas mal de temps et les chevreuils ont pu faire plusieurs passages et se régaler.

Du jardin il ne reste plus grand chose. J’ai pu par contre bien protéger quelques pieds de tomates qui nous alimentent et nous consolent un peu.

Les feuilles vertes sur la photo, ce sont des feuilles de shiso.

La prochaine fois je vais changer de stratégie … niveau protection de la production.

Récolte des pommes de terre.

On creuse la terre à la recherche des plus grosses pépites, la récolte des pommes de terre se transforme en chasse au trésor.

Comme lors de nombreux travaux, on se rend compte qu’il est plus ludique et efficace de n’utiliser que ses mains, et que l’outil est superflu.
Il y a une semaine des animaux la nuit sont venus manger toutes les feuilles. Des chevreuils. Sinon nous aurions récolté un peu plus tard.
Nous avons fait bien mieux que l’année dernière.
Plantées le 19 février dernier, donc le résultat de 4 mois de croissance. Je vois que la terre est bien mieux que l’année dernière. Beaucoup moins dure. Grâce au crottin de cheval et à la paille des vieux tatamis. Cependant, seulement deux vers de terre assez costauds, se trotillent sous mes yeux.
En général je passe plus de temps à m’occuper de la terre que des plantes qui y poussent.
Nous n’avons donné aucun engrais. On n’a pas encore de compost, donc seulement du crottin de cheval. Nous recevons avec plaisir et reconnaissance ce que la nature nous offre et que les animaux de la montagne nous laissent…
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Dans le jardin

Beaucoup de choses à observer dans le jardin et alentour aujourd’hui…Et puis, c’est la saison des pluies. Entre deux averses toutes les plantes resplendissent et nous inondent de leurs couleurs. Le jardin se porte bien lui aussi.

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Une tortue se promène chez le voisin. Je me demande si c’est la même que l’année dernière.
Les tortues doivent être occupées à quelque chose, en ce moment de l’année. J’en ai aperçue une autre écrasée sur la route, ainsi qu’un renard d’ailleurs.
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Les coccinelles font leur mue. L’opération se finit mal pour l’une d’entre elles qui se fait manger par les fournis.
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Un voisin nous offre des branches de gumi, fruit étrange qui ressemble à un bonbon acidulé.
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Gumi; グミ(茱萸、胡頽子)
Ca marche très bien en confiture.
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Minou le chat a dû passer une bonne journée elle aussi.
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Organiser les outils et son travail

 

 

En étant mieux organisé je serai plus efficace. L’organisation du travail commence par celle des outils. Sinon le chaos dans l’atelier continuera de perturber les differents travaux. Processus d’organisation en trois étapes.

Avant tout, je fais le tri.
  • Les outils que l’on utilise régulièrement,
  • ceux dont l’usage est occasionnel,
  • et ceux dont on ne se sert jamais.
Se séparer des derniers, à moins qu’ils n’aient une valeur esthétique ou historique auquel cas on les transférera dans la section « Beaux objets ». L’ancien propriétaire avait des tonnes de bêches. Je scie leur manche; mets de côté les plus jolis manches; ils serviront un jour; par contre les têtes de bêche je n’en aurai jamais besoin, et je les bazarde. Je reduis ainsi la quantité des vieux outils agricoles.
Je garde l’araire, non pas que j’en aie besoin aujourd’hui mais l’intérêt de l’objet en tant que tel est d’importance. Je garde les anciennes scies, les tobi 鳶口 et la ちょうな pour leur intérêt en tant qu’outil et objet, mais je ne m’en servirai jamais !
Secondement, avoir les outils sous la main; ils doivent être disposés là où on les utilise.
  • Je rassemble les outils de jardinage dont j’aurai le plus besoin et je es dispose donc dans le jardin.
  • Pareil pour la hache et la masse qui servent à fendre les buches. Je les dispose sous l’abri à bois.
Il faut; lorsque l’on s’apprête à une nouvelle tache; avoir les outils sous la main. Et pouvoir entamer le travail immédiatement.
Tercio, assigner un emplacement unique aux outils, et les disposer de façon à ce qu’ils soient visibles et facilement identifiés.
Par exemple je fais un panneau pour la hache et la masse. Le panneau est sous l’abri bois; donc a proximité des bûches à fendre. Le panneau a trois sections; une clairement réservée à la hache; une deuxième pour la masse et la dernière pour deux coins de plastique jaune, utiles à fendre les bûches. Là, les outils sont visibles et accessibles.
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Pour les panneaux, il est important que le tout soit plaisant à l’oeil, car sinon, quel serait l’intérêt ? L’esthétique est aussi important que le pratique.
Dans l’atelier; classer les outils en familles. Les truelles. Les haches et les serpes; les couteaux. Les marteaux. Les scies; les deux tournevis. On essaie de garder ces outils groupés entre eux.
Enfin, bon, tout celà est bien évident, mais un chaos général a régné dans le jardin et l’atelier pendant plus d’un an et maintenant j’impose un système de rangement. Le travail n’en sera que plus agréable et efficace par la suite.
Pour ranger dans l’atelier je commence par tout disposer sur l’établi pour visualiser comment grouper les outils en familles et la meilleure façon de les arranger les uns les autres sur une grand panneau de bois.
L’atelier d’ailleurs a une section « beaux objets ». J’y garde les objets ou outils dont l’esthétique l’emporte sur le pratique. Il est important de garder de la beauté autour de soi. Un environnement où il n’y a que du pratique, c’est l’usine.
Sur quelques étagères donc je place les squelettes d’animaux, des bois de chevreuils, le tout retrouvé dans le village ou dans la riviere, ainisi que des souvenirs géologiques de voyages, et des morceaux de coquillages lavés par la houle.
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En revenant du jardin

La culture sur butte

 

Sepp Holzer présente dans son book comment il a développé et utilisé la culture sur butte. La culture sur butte est régulièrement citée lorsque l’on parle de permaculture.
Il s’agit de regrouper du bois mort, humide, spongieux, d’ajouter des feuilles et autres matières végétales etc et de recouvrir le tout de terre. Cela forme un butte d’où le nom de la technique.
Sur youtube j’ai découvert cette excellente présentation par Philip Ferrer qui explique la mise en pratique de la culture sur butte.
On voit ce monsieur à l’accent étonnant chercher du bois mort en forêt et monter une butte dans son jardin. Son jardin d’ailleurs est magnifique.

Je décide d’essayer aussi à mon tour. La journée a été bien chargée et je pars dans mon petit camion peu avant la tombée de la nuit, destination le fond de la vallée, où la route se dilue dans la montagne. J’emporte une hache et une fourche. Et le petit tour dans la nature qui s’ensuit, à peine une heure devient une petite aventure en soi. Quel plaisir que de passer ces quelques instants volés au quotidien dans la pleine nature. En forêt.

400 mètres après la dernière maison du village un jeune chevreuil croise le petit chemin de pierres, à quelques enjambées du camion.

Un peu plus loin sur le bord du chemin; peu après les ruines d’un temple qui a disparu dans un incendie il y a quelques années, des tâches brunes s’étalent dans une flaque d’eau. Je m’arrête et descends du camion pour voir de quoi il s’agit. Oups, des dizaines de crapauds partouzent tranquillement comme si de rien n’était. La puissance de la nature. Il doit déjà y avoir des dizaines de milliers d’oeufs dans cette flaque d’eau. Qui sait combien de ces oeufs formeront des têtards, et combien feront le régal des tritons et des salamandres, et combien deviendront de beaux crapauds bien gluants en mesure de perpétuer l’espèce.

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Je repars dans le camion après cette découverte. Continue jusque plus profond dans la montagne et la forêt. Il y reigne un silence profond, seul le courant d’une rivière est audible.

La, je pars à la recherche de vielles souches et de bois mort. A la hache je coupe les vieux troncs tombés sur le sol que la mousse recouvre. Quel plaisir que de tapper, frapper le bois et regarder la lame de la hache déchiqueter le bois. Je sens mon corps s’éveiller, le sang irriguer mes muscles à mesure que j abats la hache sur les troncs d’arbre. Ouah ce doit etre bien beau que d’abattre un arbre à la hache me dis-je. La tronçonneuse, c’est bien laid. C’est encore la belle saison, il n’y a pas d’insectes ni serpents.
Les chocs de la hache résonnent dans toute la forêt. Je ne me sens pourtant pas seul.

Je rammasse aussi des feuilles mortes, des branches tombées ça et là sur le sol humide et noir.
Tout celà formera une superbe butte dans le jardin.

La nuit va bientôt tomber. C’est le moment de rentrer.
Je charge tout dans le petit camion, le keitora. Avant de monter et de démarrer, je lance « Merci Forêt » … je reviendrai sous peu.

 

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Le jardin, samedi matin

Ce samedi matin je me lève de bonne heure; 6 heures. Je commence la journée en offrant deux petits poissons à Minou le chat; et en faisant le feu dans le ventre de Calcifer. Toute la famille dort encore dans les futons bien chauds; mais lorsque tout le monde sera réveillé il fera moins froid dans la cuisine. Faut dire, nous n’avons d’autre moyen de chauffage que Calcifer notre poêle à bois.

Puis je vais derrière la maison dans le jardin, où je m’affaire avec grand plaisir. Cette année je veux apprendre le plus possible en terme de jardinage. L’année dernière c’était le chaos total dans le jardin; si bien que je ne me souvenais plus de ce que j’avais planté, ni quand ni où.

Cette année je m’organise, je prends des notes et je veux une démarche plus structurée, car sinon je n’apprendrai jamais. J’ai redéployé le jardin en petites sections distinctes; et mieux délimitées. J’ai même acheté deux bouquins français et le soir après le travail je révise mes légumes .

Ce matin donc je plante des pois et de la roquette. Des gestes simples et très agréables. Quel plaisir que de travailler la terre. C’est une très belle journée qui commence. Le soleil se lève. On sent que le printemps arrive. Il y a déjà quelques jours, j’avais remarqué le chant plus riche des oiseaux. Ecoutez.