Catégorie: journal
Un petit chaton nommé Scotch !
Une connaissance, qui a déjà de nombreux chats chez elle, recherchait quelqu’un à qui confier les chatons venus d’une nouvelle portée.
Un petit chaton est donc venu s’ajouter à notre petite tribu. Il doit avoir deux mois (presque). Il est très mignon.
Ayant une teinte un peu whisky notre fils décide de le nommer Scotch. Comme le ruban adhésif aussi.
Nous espérons que l’alchimie prendra bien avec Minou … en attendant Scotch est installé confortablement à côté de la salle de bains afin de laisser le territoire de Minou tel quel. Pour le moment.
On a commencé par construire une petite cage pour Scotch. Celles dans le commerce coutent ici 10 000 ou 15 000 yens (soit 80 à 120 zeuros) ce qui fait beaucoup pour du plastique et du fil de fer made in china. La cage ci-dessous nous revient à mille yens. La cage c’est pour pouvoir controller les allées et venues de Scotch le temps que les deux chats s’habituent l’un à l’autre.
Et voila le petit Scotch installé … kawaii !!!!!
Un chat bien botté
Le Chat Botté est un restaurant français à Himeji.
Dimitri et son épouse Reiko ont ouvert le chat botté cette année. Il faut saluer cette initiative. Voyez vous, il faut avoir des vraies cojones pour ouvrir son restaurant comme ça à l’étranger.
Le Chat Botté: https://www.facebook.com/lechatbottehimeji/?pnref=about.overview
Avec Dimitri, si je compte les enfants, ça doit faire …. quatre résidents français à Himeji ? Quatre sur Cinq Cent mille. C’est pas mal … Ça fait du 0.008%. Ça c’est de la minorité! C’est même pas de la minorité … c’est de l’unicité !
Nous avons enfin eu l’occasion d’aller déjeuner au Chat Botté, et nous ne le regrettons pas.
La cuisine est vraiment très bonne. La cuisine est traditionnelle, avec une touche locale, car Dimitri se fournit avec des produits de la région (légumes et viandes). C’est vraiment chouette de pouvoir ainsi avoir une cuisine authentique et moderne dans une ville comme Himeji. Il utilise certains ingrédients très japonais, comme du sudachi.
Des recettes sont très françaises dirais-je. Comme le coq au vin. Ça n’est pas un plat que l’on peut manger tous les jours au Japon… (la photo dessous c’est du canard …)
L’ambiance est décontractée. Le style de Dimitri est unique. Chef, il porte une casquette de baseball de l’équipe de Nagoya. Je crois que ça permet de désacraliser le statut de CHEF et de décongeler l’atmosphère. Les tables en comptoir donnent un air de bistrot également. Et le mac book pro fait jeune et moderne.
Ce qui nous a beaucoup touché, c’est l’attention aux détails, le service. On voit l’amour du beau travail. On voit aussi que Dimitri et son épouse veulent que leurs clients passent un très bon moment, qu’ils soient contents, et ils veulent qu’ils reviennent ! C’est toujours très touchant ça, vous savez.
Donc voila. Si vous venez visiter Himeji, le Chat Botté est l’endroit de choix pour faire une pause, passer un très bon moment et goûter de bonnes choses. Se ressourcer.
Le chat nous gagne. On est de plus en plus chat.
D’autres photos aériennes
Le voisin est repassé avec son drone et a gentiment pris d’autres photos du village.
le drone DJI made in china a du prendre ces photos à 150 mètres de hauteur …
Ben oui y a que des montagnes … la vallée est ici étroite … Les montagnes sont recouvertes de cryptomères, plantés il y a 40 ou 50 ans …
Ah ! c’est moi le point orange sur la photo 😉 Les arbres alignés en allumettes; c’est notre montagne. Dessous la zone parsemée de points blancs c’est la première terrasse où nous avons planté moults arbres.
C’est assez petit n’est ce pas … c’est pas un ranch au Texas notre truc …
Et notre village encore ….
Mon cerf ami
On remarque assez souvent un cerf posté au beau milieu de notre montagne à un endroit un peu dégagé qui offre un joli panorama sur le village.
C’est juste en face de notre jardin, de l’autre côté de la rivière.
Il y a deux jours j’y ai donc aperçu le cerf le matin. Amusant, il y était toujours trois heures plus tard. Je me suis décidé à me rapprocher et à aller le saluer.
Arrivé à sept ou huit mètres du beau mammifère; je lui parle. Il finit par partir en me montrant son joli derrière tout blanc. Mais sans me répondre.
Mais bon …. A bientôt, mon cerf ami !
Lecture: Terre et Ciel (Théodore Monod)
Une ancienne lecture. Terre et Ciel de Théodore Monod. Je retrouve le livre, par hasard, après l’avoir lu il y a quelques années.
ISBN-10: 2742711643
Reprise ici d’anciennes notes.
page 58
La fabrication d’une bombe ne part jamais d’une bonne intention. L’intention est de détruire des êtres humains, le plus grand nombre possible. Il serait souhaitable que les savants exercent leur conscience et leur sens moral, non seulement ceux qui travaillent dans l’armement, mais aussi les chimistes, les biologistes ou les physiciens. Il faut hélas avouer que nous avons très peu d’exemples de cas de conscience de ce genre. Nous voyons des légions de chercheurs accepter de travailler honnêtement, du mieux qu’ils peuvent, au perfectionnement d’appareils qu’on sait à l’avance destinés à tuer des êtres vivants. Comment concevoir une telle dérive ? Mettre au service de la mort et au service du malheur de l’homme des connaissances acquises au cours de sa formation scientifique est une aberration. Le plus inquiétant, c’est qu’on ne constate aucune révolte chez ces scientifiques.
page 97
La violence dans la nature ne doit pas servir de justification celle des hommes. Au contraire, l’homme en tant qu’être moral a un devoir supplémentaire face à cette réalité.
page 113
La contemplation de la nature ne mène pas à Dieu. Le scientifique en moins sait trop bien combien est terrifiant l’affrontement des espèces. Le spectacle de la nature tel qu’il est soulève, au contraire, des réflexions théologiques considérables parce que si la création relève d’un créateur et que ce créateur est un dieu de miséricorde et de compassion tel qu’on nous le décrit, on ne voit pas très bien comment il peut être à l’origine de tant de souffrances. Comment peut-on imaginer qu’un créateur bienveillant ait organisé, non seulement le carnivorisme, mais aussi le parasitisme ?
page 114
Au contact de la nature, on prend conscience de l’unicité du cosmos. Il y a tellement d’analogies entre ce qui se passe dans la nature et se qui se passe entre les hommes que la solidarité entre les êtres vivants devient évidente. Au contact de la nature, nous découvrons la solidarité qui nous lie au reste des êtres vivants et par conséquent la responsabilité que nous avons envers eux. « Celui qui cueille une fleur dérange une étoile » disait le poète Francis Thompson. Cela montre que se tient dans l’univers et que nous ne représentons qu’un fragment de l’unité.
page 143
Les enfants qui s’amusent à longueur d’année avec des armes en plastique, tout en s’imprégnant de la violence diffusée à la television, intègrent une agressivité qu’ils restitueront tôt ou tard, sous des formes variées. Et puis, à force de s’amuser avec des armes jouets, on finit par accepter l’emploi de l’arme. C’est toujours un danger. Il vaut mieux éviter cela et orienter l’éducation de nos enfants dans une direction connue comme étant souhaitable.
page 145
L’argent a pris une place considérable dans le monde moderne. Il a tout corrompu. C’est le deuxième faux dieu de notre civilisation. L’argent finit par devenir une fin en soi, indépendamment de ce qu’il peut procurer. Des lors, il importe non seulement de savoir le conserver, mais aussi le faire fructifier, de spéculer. « nous sommes possédés par nos possessions » disait mon père.
(…)
Le capitalisme, c’est le pouvoir de l’argent. Ce ne sont pas les entreprises libérales qui chercheront à faire le bonheur des êtres humains. Le capitalisme consiste a fabriquer des choses et à les vendre, et à cumuler le profit, donc le pouvoir, le matériel, afin de continuer à s’étendre. Peut-on imaginer un système différent qui accorderait une plus grande place à l’initiative individuelle, à l’épanouissement des individus ? Je ne sais pas. Chaque système devient ce que les hommes en font. Etant donné leur nature, ils arriveront toujours à pervertir un nouveau type d’organisation.
page 148
Les publicitaires sont très habiles. Le moindre mot, la moindre image n’est pas innocente. Il faut parvenir à faire acheter aux gens un produit dont ils n’ont pas besoin. C’est une science. Les entreprises ne sont pas philanthropiques. Elles ne cherchent pas à faire le bonheur de l’homme. Elles visent à accroître leurs bénéfices, rétribuer leurs actionnaires, (…).
page 151
L’extrême frugalité caractérise mon régime alimentaire. Je me nourris de pain, de pâtes, de fromage et de fruits. Et effectivement j’ai renoncé à la viande. D’une part pour faire une expérience physiologique: prouver que l’homme est capable d’efforts considérables au Sahara avec un peu de riz, une poignée de dattes, quelques gorgées d’eau ou de thé. Mais également pour protester contre les égorgements a vif d’animaux que pratiquent les Sémites, hébreux et musulmans.
page 171
Les paléontologues parlent d’homonisation pour décrire les phases qui ont mené nos lointains ancêtres à ce que nous sommes physiquement et anatomiquement aujourd’hui.
page 172
Il faudrait apprendre aux enfants à regarder les détails de la vie d’un insecte ou d’une fleur. Cela permet de se remettre au niveau des autres êtres vivants. Nous en faisons partie que nous le voulions ou non. Il faut nous familiariser avec cette idée que nous sommes solidaires de tout ce qui vit. Mais on peut aussi entendre ce mot dans un sens philosophique. S’hominiser c’est aussi sortir de notre sauvagerie ancestrale, nous débarrasser de notre héritage préhistorique, et aquérir une nouvelle stature morale. Devenir des Hommes, avec un H majuscule.
page 218
Le grand problème est de savoir si la vie est née d’une intention. Deux systèmes sont possibles, ou bien son apparition s’explique par le pur hasard, par des mutations aléatoires, qui par leur nombre infini au cours de millions d’années ont fini par faire progresser cette chaîne de l’organisme qui va des éponges à l’homme. Ou bien l’apparition de la vie répond à un projet. La chaîne s’est mise en route dans une direction donnée, avec une complexification graduelle et permanente.
page 219
Les apparences me semblent favorables à cette hypothèse. J’ai de la peine à croire que le hasard explique tout contrairement à la thèse officielle neo-darwiniste anglo saxonne. On ne peut quand même pas échapper à la constation que toute l’évolution biologique, la totalité de ce mouvement, s’accompagne d’un accroissement permanent du système nerveux central, c’est à dire du cerveau, et par conséquent probablement pour l’organisme en question, de la possibilité d’accéder à une conscience réfléchie, au sens moral du terme. Cela a conduit a ce que nous sommes actuellement.
page 220
L’évolution biologique manifeste une direction privilégiée, mais il est difficile de parler de but car nous ignorons si les êtres humains ont achevé leur évolution physique.
page 239
Oui c’est une religion de l’amour, de la miséricorde. Remarquons toutefois qu’en grec, il y a deux mots: agape et eros pour designer le mot amour. L’hymne a la charité, l’admirable chapitre de I Corinthiens 13 est l’hymne à l’agape, à L’amour au sens noble du mot.
(…)
Les préceptes moraux de l’Évangile ne sont pas très en vogue dans la société actuelle. La réussite et le profit sont au cœur de notre société. Nous sommes bien loin de l’Évangile.
page 263 264
J’apprécie beaucoup les prières. Je crois qu’il est bon de se remémorer quotidiennement la grille de conduite adoptée. Nous sommes sollicités pas mille autres soucis. Alors prier c’est une façon de conserver le cap que l’on est censé devoir tenir.
(…)
Les exigences morales de la foi doivent s’incarner dans l’action. La croyance n’est pas une entité spirituelle sans interaction avec notre monde de souffrance et d’injustice. Il faut travailler à la transformation de l’homme. Les temps messianiques, il faut les préparer des à présent.
page 279
L’homme moderne redoute le silence car il pressent, confusément, que le silence est une terre de confrontation avec l’essentiel, avec nous-même, avec notre vocation d’homme. Il faut plonger dans le silence comme on s’aventure dans le désert. Il nous faut retrouver le chemin du silence.
page 280
J’aime beaucoup les cimetières anglais autour des églises ou l’on voit les stèles qui sortent du gazon. La tout y est. On retourne à la terre au bénéfice des plantes, on retourne à l’univers, on reprend sa place dans le cosmos.
page 281
Je crois que les Africains ont moins peur de la mort que nous. Cela s’explique, me semble-t-il, par l’importance accordee dans la religion africaine traditionnelle au culte des ancêtres. On vit avec les ancêtres et l’on a conscience que l’on fait partie d’une chaîne. En Occident seul compte l’individu. Et on a fini par le croire, en oubliant qu’il n’est que le maillon d’un flux.
page 284
Préservez la faculté de vous émerveiller, conservez la faculté d’apprendre, de réfléchir, de connaître: voila le message que je donnerais a ceux qui m’entendent. Hélas, les êtres vivants sont pris dans des influences extérieures très efficaces. Il y a dans nos sociétés un système de mise en condition des êtres humains qui nuit à la réflexion. Si on se laisse domestiquer par la presse, la publicité et la television, on perd tout recul face au monde.
page 293
Anarchiste chrétien, cela signifie que l’on se trouve en désaccord avec la structure sociale et politique de son époque, mais que l’on conserve une reference à l’Évangile, à l’idéal évangélique.
Promenade à Kamigori
J’amène mon fils à un match de baseball, dans la ville de Kamigori (上郡).
Petite bourgade à 30 km de Himeji, à l’ouest. Il y a une gare avec des trains qui passent deux fois l’heure. On sent que l’endroit, à un moment, a voulu devenir une ville mais quelque chose a cloché. Entre deux matchs de baseball, je vais faire un tour.
Pas mal les plaques d’acier qui chevauchent le caniveau. Non sans dérision.
La, j’aime bien les couleurs des inscriptions et des briques
On appelle ca gomi yashiki ゴミ屋敷(maison à ordures). J’ai aperçu le fou à l’œuvre à l’intérieur, en train de dessouder des composants d’une ancienne carte électronique …. Fou ou génie … qui sait ! les deux peut-être …
Heureux l’homme qui, parmi ce bazar urbain sans âme, sait garder un contact avec la terre.
Enfin un peu de beauté dans ce monde de brutes.
Les jeunesses populaires, un peu rebelles, que l’on appelle ici les yankii, aiment bien ce genre de vieilles cylindrées. Je lis la aussi un certain sens d’humour et de dérision. (ces voitures, anciens symbole de la bourgeoisie il y a 20 30 ans ?)…[aujourd’hui les bourgeois roulent en Prius].
De nos jours la plupart des pachinko en service sont au moins deux ou trois fois plus grands que celui-ci.
Celui-ci fait donc de la résistance… sauvons les petits artisans du pachinko !!!
et soudain, au milieu de la ville vide qui n’est plus que le souvenir de ce qu’elle fut, une maison-cube.
La c’est purement magnifique.
Ce camion hiace Toyota est très fréquemment utilisé par les menuisiers. Il se fond à merveille dans le paysage urbain historique.
Sais pas pourquoi mais la soudainement j’ai pensé à la Meurthe et Moselle.
Ça aussi c’est magnifique … J’adore ces vieux trucs … ils deviennent presque organiques.
Lecture: Le peuple de l’abîme (Jack London)
Je crois en l’importance des rencontres que l’on peut faire avec les livres, en particulier lorsque l’on voyage à l’étranger ou que l’on y vit:
En Pologne en 1994 j’avais découvert un exemplaire de l’histoire de l’art par Claude Roy, chez un antiquaire pour 500 zlotys. Une lecture passionnante !
Plus tard au Japon j’ai fait moults découvertes en particulier dans le quartier de jimbocho à Tokyo. Un manuel français de chirurgie légale avec illustrations était posé dans la rue, sur un transformateur électrique. Sans doute la trouvaille la plus spectaculaire.
Plus tard en 2008 j’avais trouvé parmi des livres perdus dans une station de métro à Tokyo, station ou je m’étais arrêté par hasard pour prendre un coup de fil, six Maigret de Simenon.
Plus récemment encore alors depuis plusieurs mois que je voulais me renseigner sur Saint François d’Assise, j’ai trouvé un exemplaire de ses fiorettis dans une petite librairie de Kichijoji, à Tokyo, toujours en version française.
Il y a deux semaines j’étais aux US pour un petit business trip et j’ai déniché chez un libraire un livre de Jack London; le peuple de l’abîme. Jack London dont j’ignore presque tout me fait penser plutôt aux lectures d’aventures de jeunesse. J’ai entendu parler de son engagement politique. Je décide de me séparer des quatre dollars quatre vingt dix neuf cents pour faire l’acquisition de ce vieil exemplaire, imprimé en 1975.
Ce livre est en réalité un documentaire, une enquête. Jack London, quitte sa Californie et part à Londres. Le récit a été publié pour la première fois en 1904.
A Londres, Jack London part vivre dans le East London. Quartier populaire … à la lecture du livre on voit qu’il s’agit en réalité d’un bidon ville, d’une favela londonienne, s’y entassent 800 000 pauvres âmes dans une misère incroyable, tous et toutes sans aucun espoir, et glissant plus ou moins vite sur la même pente qui les conduit toutes et tous, sans, exception, à l’abîme.
Les bidonvilles et cette misère décrits par Jack London ont depuis été déplacés, et ont suivi les usines, en Chine, au Bangladesh et ailleurs, avec la mondialisation. Le propos est donc toujours d’actualité. http://www.waronwant.org/sweatshops-bangladesh
L’écriture est claire. C’est un travail journalistique, et une lecture que je vous recommande. Le livre apparemment est toujours disponible, le titre français a été modifié.
https://www.amazon.fr/dp/2859405992
En voici quelques extraits.
page 221
La suprématie d’une certaine classe ne peut exister que grâce a la dégradation des autres classes sociales.
Quand on parque les travailleurs dans le Ghetto, ils n’échappent pas à la déchéance. Une nouvelle race, maladive et mal lotie, prend la place de l’autre: c’est le peuple du pavé qui est abruti et sans force. Les hommes ne sont plus que des caricatures d’eux-mêmes, leurs femmes et leurs enfants sont pales et anémiés, leurs yeux sont cercles de noir, ils ont le dos voûté et traînent la savate, et deviennent très vite rachitiques, sans grâce et sans beauté.
Et pour corser le tout, les hommes du Ghetto sont ceux dont personne ne veut — c’est une souche déracinée qu’on abandonne jusqu’a la plus complète pourriture. Pendant plus de cent cinquante ans, on a tiré d’eux le meilleur d’eux-mêmes. Les esprits forts et courageux, pleins d’initiative et d’ambition, sont partis à la découverte de pays plus accueillants,_ où la liberté n’était pas un vain mot. Ceux qui n’avaient plus rien dans la tête, ni dans le cœur, ni dans les mains, tous les bons-à-rien et les désespérés, sont restés là pour conserver la race. Au fil des années, on leur a retiré le meilleur de ce qu’ils avaient.
Dès qu’un homme solide et bien bâti devient adulte, on l’oblige à s’engager dans l’ armée. Un soldat, comme l’a écrit Bernard Shaw, est soit-disant un défenseur héroïque et patriotique de son pays. En réalité, c’est un malheureux, conduit par la misère à offrir son corps aux obus, contre une nourriture et des vêtements.
page 223
A mon avis ce serait suffisant pour condamner la société moderne à peine en avance sur les temps de l’esclavage et du servage, si la condition permanente de l’industrie devait rester telle qu’elle s’étale sous nos yeux actuellement. Quatre vingt dix pour cent des véritables producteurs de biens de consommation courante n’ont pas de toit assuré plus loin que la semaine en cours, n’ont aucune parcelle de terre et n’ont même pas de chambre qui leur appartienne, ne possèdent rien, sauf quelques vieux débris de meubles qui tiendraient dans une charrette, vivent sur des salaires hebdomadaires insuffisants, qui ne leur garantissent même pas la santé, sont loges dans des taudis tout juste bons pour des chevaux, et sont si près de la misère qu’un simple mois sans travailler une simple maladie ou une perte imprévisible les feraient basculer sans espoir de retour vers la famine et la pauvreté. Au dessous de cet état normal de l’ouvrier moyen dans la ville et dans les campagnes il y a la troupe des laisses pour compte de la société qui sont sans ressources – cette troupe qui suit l’armée industrielle et qui compte au moins un dixième de la population prolétarienne, et croupit dans la misère et la maladie. Si c’est la ce que doit être cette société moderne, dont on nous rebat les oreilles, c’est la civilisation même qui est coupable d’avoir apporte la misère a la plus grande partie de l’espèce humaine.
Minou in the box (encore)
L’homme à tête de poulet
On voit parfois des choses tendrement loufoques au Japon. Par exemple aujourd’hui dans la gare d’Osaka …. un gars avec une tête de poulet.

Ou alors c’etait halloouine cette semaine ?
Ca marche: comment éviter les sangsues
Dans la catégorie des remèdes de grand mère …
1 découper des vieilles chaussettes ou manches d’un pull en rondelles.
2 imbiber de sel. (encore mieux avec un mélange de sel et de mégots)
3 enfiler les bottes dans les rondelles. (eh oui des bottes françaises de la marque LE CHAMEAU … mais production délocalisée au Maroc).
Craignant le sel; les sangsues éviteront de grimper le long des bottes ….
Depuis que j’utilise ce stratagème, pas une seule sangsue dans les bottes !




































Vous devez être connecté pour poster un commentaire.