Tagué: vivre à la campagne au japon
Vipère ce matin
5:40 le matin je vais pour sortir les poubelles ! et cachée dans un caniveau, pelotonnée sur elle même, une vipère. Juste devant l’atelier.
Heureusement que j’étais assez réveillé et que je l’ai vue rapidement.
Elle remuait fébrilement le bout de sa queue, en guise de menace sans doute.
Nous aurions étés dans la foret ou sur un chemin de montagne, je l’aurais laissée tranquille … Mais la, quasiment sur le pas de notre maison …. le danger est trop grand pour être ignoré et je l’ai butée.
Déjà il y a trois ans a notre arrivée dans le village on nous avait prévenus que les vipères sortent en septembre, pour donner naissance a leurs petits.
C’est Afro ! (afuro-kun)
On ne peut s’empécher de partager cette photo … un produit vu au Monsieur Bricolage du coin … pour une brosse abrasive qui se monte sur une perceuse et qu’on utilise pour retirer la rouille …
le produit est appelé mister Afro ou アフロ君 ‘afuro kun’.
Appréciez le design du paquet et le dessin du petit bonhomme coiffé d’une magnifique coupe afro… (la brosse) …
Il y a trois versions. La plus abrasive montre le gars avec l’air fâché et il est mal rasé … on dirait un yakuza … Il pointe l’index et il a l’air menaçant … Pour la brosse la moins abrasive le gars porte une moustache de gentleman et fait le signe OK en levant son pouce …
Je parie 10 kopecks que Monsieur Bricolage (en France) n’a pas un seul produit présenté aussi drôlement que celui-ci !!!!
C’est un tour de force de gens de marketing de la société SK11 (藤原産業株式会社)de pouvoir rendre drôle et pop une brosse pour retirer la rouille …
Lorsque l’on vit au Japon, on découvre souvent des choses tout à fait délirantes comme cet afuro kun … ça ajoute un peu de peps dans le quotidien. On adore !!! Love it !!!
Passer à l’orange et accidents de chasse
Cette année j’ai arrêté de porter des treillis militaires pour les travaux du jardin et dans la montagne.
Changement radical de style: Je suis passé à l’orange, et porte désormais des salopettes de cette couleur.
Le but, c’est de repérer facilement les sangsues et éviter que, indétectables sur les motifs de camouflage, elles arrivent à se promener dans mon slip !
Question treillis militaire nous aimions bien les camouflages à base de points Flecktarn de la Bundeswehr (allemagne fédérale), avec ce motif qui évoque les forêts de la lointaine Europe. Et aussi la variante désert qui convient très bien à la chaleur de l’été Japonais … mais bon …. par contre essayez de repérer une sangsue se promènant la-dessus …. C’est purement impossible.
Le pratique l’emporte sur l’esthétique.
Un autre soucis c’était d’éviter des accidents lorsque je travaille dans la montagne en période de chasse. Un mouvement, et hop on pourrait être pris pour du gibier et se prendre des plombs. J’avais donc posé la question à un bucheron qui travaille dans la région. Je lui avais demande s’il recommandait d’éviter de porter des camouflages militaires et s’il valait mieux opter pour des couleurs très voyantes. Sa réponse avait plus fait que m’étonner.
Le raisonnement du bucheron: ‘en fait la plupart des chasseurs sont des gens agés. Ils ont une mauvaise vue. Ils tirent plutôt a l’oreille, dans la direction des bruits que ferait un animal dans la montagne. Plutôt qu’un pantalon orange, mieux vaut emporter avec soi une radio, et mettre la musique à fond. C’est le meilleur moyen pour éviter les accidents de chasse (et aussi éviter les ours).’
Etonnant non ?
Message du temple #3
Je n’avais pas remarqué ce message affiché à l’entrée du temple bouddhiste du village. Il fait référence aux devoirs de vacances. :
On se dit quarante fois « oh ça je le ferai demain »,
que les vacances d’été seront déjà du passé
Typhon numéro 11
Ah donc ce serait le onzième typhon cette année ? Celui-ci passe dans la région, traverse le Japon dans un axe sud nord, à hauteur de Shikoku.
De fait il pleut énormément. Toute la nuit.

Au matin la rivière qui traverse le hameau et longe notre jardin est déchainée. D’habitude un si calme cours d’eau que Minou traverse pour aller se promener en forêt. Et transformé en torrent d’eau et de terre. C’est très impressionnant. La force des éléments !
Heureusement dans le village pas de dégât.
4:30 du matin
Les photos datent d’un mois déjà. De juin.
Avant les premières chaleurs de juillet. Oui les photos et cette promenade c’était le 10 juin. Je m’étais réveillé très tôt, par hasard, à 4 heures trente, au moment du lever du jour.
Une belle promenade donc. En marchant de la maison vers le fond de la vallée. C’est l’une de mes promenades préférées ici. On monte jusqu’à un très joli hameau. Il y a de belles maisons, dispersées le long de la rivière. Des maisons sont plus anciennes que d’autres, mais elles se fondent admirablement avec le paysage des montagnes et des forêts.
On voit qu’à une certaine époque on vivait pleinement en harmonie avec la nature. Certaines maisons se fondent dans la forêt et ne font qu’un.
Plus loin en continuant de suivre la route qui monte on remarque des élevages de poulets désaffectés et détruits. Il y a un temps les oeufs des poules étaient d’or. L’affaire devait marcher et rapporter des sous. Le rapport avec la nature évoluait, avec l’établissement d’une économie d’extraction … des oeufs de poule. Tout cela a périclité.
Plus loin encore les ombres des dernières maisons. Sans doute les charbonniers ou les bûcherons y vivaient encore il y a 40 ou 50 ans ! L’homme s’est retranché plus bas dans le village, laissant derrière lui toutes ces vieilles épaves et des tas d’ordures.
La nature elle est toujours là. Ici deux cryptomères, plantés de main d’homme pour faire des poteaux électriques, sont encore debout.
Leurs congénères autour d’eux se sont effondrés ou brisés, et l’on voit la forêt se régénérer dans ce qui apparait un fouillis et qui en réalité est un message d’espoir.
The little monsters
Les petits monstres sont sortis. J’en aperçois deux écrasés sur la route devant la maison.
C’est vrai, on sent l’air chaud et humide venu venu des tropiques. C’est la saison des scolopendres !
Ce soir nous sortirons les moustiquaires, pour éviter d’en trouver dans nos pyjamas.
L’énergie du jardin
Le samedi matin. Marcher dans le jardin. Observer les transformations. Les traces laissées par les visites des animaux la nuit.
Travailler avec la terre et voir celle-ci absorber l’insatisfaction et le stress accumulés pendant la semaine au travail.
On se sent mieux, de façon immédiate. Comme une heure à la piscine.
Les petites poignées de légumes récoltées, je dégage gentiment les scarabées dorés et les punaises multicolores encore accrochés aux feuilles.
Les beaux légumes
Une caméra sur le camion (pas GoPro)
Une caméra embarquée sur le camion …. mais ça n’est pas une gopro. … La caméra est fixée à une coupe à fond magnétique (pour garder des vis et des choses comme ça), simplement posée sur le camion. Le câble blanc c’est pour éviter que le tout tombe sur la route.

Je m’amuse à filmer la vallée où nous habitons.
Sur le chemin forestier, au début, on voit combien on est secoué dans le petit camion keitora !
Ca peut vous donner une bonne idée de notre environnement et du village….















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