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Retour Sur Terre: La page 37 en vidéo

Je bosse toujours à la traduction en Japonais de ma bande dessinée RETOUR SUR TERRE. Tous les textes ont été traduits et maintenant je les transfère sur le logiciel de dessin.

C’est l’occasion de filmer un peu le processus, et de vous présenter la page 37 du book.

Dans cette page j’accompagne Saki chan parti en forêt couper des cryptomères. Et j’observe son travail.

Cette page 37 est très réaliste car la plupart des dessins je les ai faits sur la base de photos que j’ai prises.

Au sujet du réalisme

Retour Sur Terre: roman graphique ou bande dessinée?

Disons que les premiers 60 pour cents de l histoire sont plus proches du roman graphique, car on y décrit notre vécu et notre installation à la campagne et nos débuts dans le village… C’est du réel. Par contre à un moment, l’histoire diverge ( ça  »part en tangente ») pour entrer dans le fantastique et le merveilleux.

Donc pour résumer: les deux premiers tiers, c’est plutôt un roman graphique. Le dernier tiers, une bande dessinée !!!

Plusieurs cases de cette page sont basées sur des photos que j’avais en fait postées dans le blog.

C’était l’article: Cryptomère de noël … 2014 !!! Il y a 7 ans….

Vous pouvez retrouver quelques photos … et les comparer à la BD

Le camion dans la montagne

Détail du camion et des outils.

Récolter topinambours, cacahouètes et gingembre

Ce samedi avec Saki chan (lui aussi est dans la bande dessinée retour sur terre) nous nous retrouvons le matin dans son atelier.

Petite canette de café autour du feu.

Et puis; armés de bêches nous allons dans le champ adjacent pour y récolter des merveilles.

En l’occurrence quelques topinambours. C’est la première fois que nous en faisons. On est curieux de voir quelle gueule ça a.

Ensuite nous passons une bonne heure à récolter les cacahouètes.

Ca a bien poussé. La terre est bonne. On discerne dans quelques mottes tous les petits tunnels laissés par les vers de terre. La terre est bonne et cède facilement sous les avances délicates de la bêche.

On met les cacahouètes dans un vieux seau.

Le seau doit dater d’avant guerre dit Saki chan.

Le seau appartenait autrefois au village, car le nom du village y a été tracé au pinceau, dans une belle calligraphie d’ailleurs, et ce qui est caractéristique c’est que les caractères ont été tracés de droite à gauche, ce qui était l’usage courant jusqu’à la guerre.

Lire « ichi no tani » qui est le nom de la vallée. Se lit ici de droite à gauche

Aujourd’hui cette écriture de droite à gauche se retrouve encore pour les noms de bateaux et parfois de camions. Sur les camions c’est marrant car parfois le nom de la société de transport est écrite avec les caractères romains, mais de droite à gauche !

A la vue de ce seau antique commence une discussion, on continue à récolter les cacahouètes mais je dis tiens ce seau a pu appartenir au père du chef du village actuel !

Saki chan se rappelle de son prénom, tout droit sorti d’un film de samurai ou d’une pièce de kabuki. Quel nom ! lui dis je ! Et je l’ai oublié …

Il est courant même aujourd’hui d’inclure dans le nom de ses fils un numéro. Ce numéro indiquant leur ordre de naissance.

Saki chan regarde la quantité de cacahouètes et il dit: autrefois y avait pas d’électricité… les gens faisaient des gosses et des gosses, ils n’avaient rien d’autre à faire… malgré la pauvreté à l’époque …

et il ajoute mais bon à force de faire des gosses quand les gens décidaient d’arrêter d’en faire souvent si c’était une fille la dernière, ils l’appellaient  »Tomé » (s’arrêter).

Voyez qu’à discuter pendant la récolte des cacahouètes on peut apprendre des trucs.

Les cacahouètes finies nous allons récolter du gingembre.

L’aspect logistique de la chose

Ecrire des histoires et en faire des bande dessinées c’est une chose.

Les  »vendre » en est une autre.

Et puis il y a le côté logistique, c’est à dire la préparation de toutes les commandes.

Recevoir une commande pour la BD c ‘est bien sûr absolument génial.

Dans la vidéo youtube ici je vous dévoile la préparation d’une commande dans mes petits headquarters intergalactiques installés dans l’ancienne bicoque de madame M.

Et comme vous pourrez le constater j’y prends beaucoup de plaisir.

L’idée c’est bien entendu que ce soit un vrai plaisir pour le lecteur ou la lectrice. D’où les petites  »surprises ». Car je veux que vous soyez content(e)s. Comme ça tout le monde l’est!

Riz, Fromage, Bande dessinée, Récolte, Marketing

Dans la vallée, pour la plupart des rizières, le riz a été récolté. En fonction de la variété du riz le moment de la récolte varie et le delta peut faire jusqu’à un bon mois. Plus au sud d’ailleurs je vois des rizières pas encore récoltées. Peut être le riz utilisé pour faire du saké ? Faudra que je me renseigne là dessus.

Je fais le parallèle avec ma bande dessinée Retour Sur Terre, un long projet arrivé à terme et dont nous commençons à récolter les fruits gràce à vos très nombreuses commandes. Merci !!

La semaine dernière nous avons reçu un premier arrivage de Fromage. Un délice ! Du fromage suisse! Merci Brigitte !!!

A gauche splendide assiette de fromages suisses on a mit des post its pour les identifier,
et à droite ayus frits avec salade (laitue et kakis), et petits agrumes sudachi.
le pain a été fait par un ami allemand et brotmeister qui vit et officie à Tokyo.

C’est l’opération BD contre fromage. Le dimanche soir on s’est retrouvés avec mon ami S et nos épouses respectives, et on a fait une fromage party ! Il avait apporté des petits poissons (des ayus, qu’il pêche pas trop loin d’ici). En friture ces ayus sont un vrai délice.

C’était vraiment génial de pouvoir se retrouver et de goûter cet excellent fromage. Pour S. et son épouse c’était une découverte, le vacherin, l’emmenthal c’est une première pour eux, ils ont beaucoup aimé. Ca fait voyager, car les saveurs de ces fromages sont tellement étrangères au Japon et à notre quotidien.

Le troc Bande Dessinée contre fromage sans aucune modestie je suis très heureux de cette idée et de ce concept. J’attends avec impatience les prochains arrivages ….

Au sujet de la BD Retour Sur Terre, encore; mais je ne pense qu’à ça, je vais devoir apprendre à comment la faire connaitre au delà du cercle de ce blog. Je ne suis pas un vendeur c’est ça le problème … ou challenge disons. Si vous avez des idées, des suggestions dites moi svp !!!

La traduction de Retour Sur Terre en Japonais progresse. On a bien avancé. Il nous reste 10 pour cents des textes à traduire. Certaines phrases … sont assez difficiles car les dialogues de S. par exemple nous les écrivons dans le dialecte local. Comment mettre sur papier ce qui est uniquement verbal ? Après il faudra revoir un peu la mise en page, le texte une fois en Japonais peut être beaucoup plus compact ou alors plus long; il faudra donc ajuster chacune des bulles et ça va prendre un peu de temps.

Revenons au riz. Il y a deux semaines je me balade et note le camion de monsieur F devant son hangar. Il y a du bruit et des fumées, je vais voir. Il s’occupe du riz qu’il a récolté. Monsieur F j en avais parlé brièvement il y a plusieurs années. On note que jusque dans les années 80 ou 90 il a vécu dans la fameuse maison de 1000 ans. Celle ci depuis a été transformée en musée. Sans doute la maison la plus ancienne du Japon.

Dans son hangar beaucoup de grosses machines. Pour sécher le riz. Et le décortiquer pour en retirer la balle.

Gros amoncellement de balle de riz, ce que l’on nomme ici le momi gara, dehors, devant le hangar de monsieur F.
Monsieur F surpris par la visite surprise de wakame tamago
Différentes machines sont à l’oeuvre. Il faut noter que monsieur F fait tout tout seul.

La machine à gauche retire la balle du riz. La balle est expulsée dans le tuyau pour former un énorme tas; dehors.

Le riz décortiqué est complet, le grain est encore protégé par le son et a toujours son germe. Le riz complet se conserve très bien. Vous voyez les sacs, ce sont des sacs de 30 kgs, le riz complet y est versé et les sacs seront ainsi vendus directement.

A voir tout celà je commande à monsieur F deux sacs. Je n’ai jamais goûté à son riz, mais monsieur F n’utilise aucun produit chimique! je suis donc très curieux de goûter à tout cela.

On peut donc ensuite consommer le riz complet tel quel ou alors pour 100 yens le mettre dans une polisseuse qui en retirera le son et le germe pour faire du riz blanc. Ces polisseuses on en trouve un peu partout et elles sont ouvertes 24 heures sur 24. Il y en a une dans le village.

Les deux machines sur la photo font également un tri. Les grains de riz les plus petits sont mis de côté.

Monsieur F me montre le riz qui a été mis de côté par la machine, et les grains qui ont été gardés.

Mais moi j’admire ses mains.

Un grand merci !

Je tiens vraiment à vous remercier pour les commandes de ma bande dessinée, et vos chaleureux messages. Ca me fout une énorme pêche. Merci à toutes et à tous.

J’avoue que le dimanche soir j’étais tout excité à voir le flot de commandes arriver chaque minute, et j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir !

 »chaque minute » j’exagère un peu mais c’était un peu ça le feeling ….

Il n’y a pas que moi … d’impacté par tout ça, il y a aussi les postières … car des dizaines d’enveloppes à envoyer comme ça tout d’un coup, à l’international, vers la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, les US, la Russie, Taiwan … ça ne s’était jamais vu à la poste du village !! Petite lueur de crainte dans les regards des postières quand on me voit arriver avec une gros carton empli d’enveloppes … mais aussi de la gratitude; la directrice du bureau m’a en effet remercié d’amener autant de business !

Bon, on ne s’arrête pas là, nous préparons la traduction en Japonais de Retour Sur Terre. Exercice difficile car il s’agit de transcrire certains dialogues dans le dialecte local, le banshuben…

Côté champ, nous avons planté de l’ail hier. L’été a été difficile avec la pluie ininterrompue en août. Elle nous a chassés du champ et a fait fondre les tomates. Les topinambours sont gigantesques. J’attends novembre pour les récolter. Les pommes de terre ont très bien donné. J’ai un stock de 60 kg de pommes de terre dans le hangar … et mon ami Saki m’a confessé n’en avoir jamais mangé autant.

A réfléchir voici deux objectifs remplis, deux objectifs gigantesques que je m’était fixés: faire une belle récolte de pommes de terre, et finir Retour Sur Terre!

Au moins 3 mètres de haut les topinambours … derrière, des poireaux …

Les cacahouètes se laissent un peu envahir …

Et Minou la star internationale ….

Faire du charbon de bois (vidéo)

Dans la vidéo ci-dessous avec mon ami S nous faisons du charbon de bois.

Du charbon de bois j’en utilise pas mal, car plusieurs fois par semaine je fais griller des choses (poissons ou viandes) sur ma table irori.

Et pour S c’est pareil, sauf que lui c’est tous les soirs qu’il se fait griller ou cuire son diner, sur un petit feu.

Sa table irori est installée chez lui, dans son salon. Et il se fait griller des trucs tous les jours. Comme autrefois. C’est comme ça que tout le faisait autrefois.

Il est donc grand consommateur de charbon de bois, et bien entendu il fait son charbon de bois lui-même.

Tout découle de la même pensée que, si il y a une chose que l’on peut produire soi-même il est bénéfique de le faire au lieu de l’acheter. On n’est jamais mieux servi que par soi-même:

  • les choses prennent tout leur sens
  • on apprend et on améliore son skill set (comme dans les jeux vidéos)
  • on dépend moins du pognon
  • c’est fun

Pendant la vidéo aussi on récolte des édamamés et on sauve un petit crabe de rivière …

Ecoutez bien S. sur la vidéo, le nippophone remarquera la particularité et la beauté du patois … il s agit du patois local, le banshuuben (播州弁)

Hanakin avec la table ‘irori’

Cet été j’ai pris l’habitude de faire des petits barbecues dehors dans le jardin, avec la table ‘irori’.

J’y ai apporté quelques modifications comme lui ajouter des roulettes. Car lorsqu’il pleut je déplace la table et la pose à l’abri sous le azumaya ….

Je sens que faire un petit feu, ensuite allumer les charbons de bois et faire griller des choses dehors apporte beaucoup de satisfactions:

on prend le temps et se déconnecte des choses numériques.

on est dehors

et on mange des choses simples et bonnes.

Minou a tout de suite compris elle aussi. Si elle m’aperçoit le soir près de la table ‘irori’ elle vient tout de suite me voir et me fait pleins de petites amitiés car elle sait que … il va y avoir quelque chose à bouffer.

Si je grille du poisson il y a toujours quelque chose pour Minou et qui va lui plaire, si je grille des viandes je m’arrange pour prendre un peu de foie de volaille car elle aime beaucoup.

Intéressant de noter que notre autre chat Scotch n’est pas intéressé du tout par toutes mes grillades.

Dans le titre je mets hanakin. Hanakin désigne la soirée du vendredi. Pour les salariés c’est en général le début du week end. Si on est en ville on va alors boire des coups avec les amis et faire plusieurs bars et restos du style izakaya. Après cinq jours de travail, de stress; le salary man se libère et se laisse aller ! Il se prend des cuites !

Pour ici à la campagne c’est très différent car la tolérance d’alcool au volant est: nulle. Et puis en fait à la campagne on apprend à s’amuser tout seul!

Ici le feu est allumé. Je fais brûler des petits morceaux de pin car ça brûle tout de suite, ils servent à allumer les charbons de bois.

Le diner de ce vendredi soir, de ce hanakin, est très simple.

une canette de bière.

du poisson séché ‘shishamo’ ししゃも、柳葉魚 Il a en général été séché une journée avant d’être emballé et présenté en magasin.

des chikuwas (c’est fait avec une pate de poisson et a une forme cylindrique)

des languettes de fromage industriel entre deux fines couches de poisson. ce produit se nomme chitara チータラ est est la contraction de cheese (fromage) et tara (morue).

voilà c’est tout.

J’ai une petite invention avec le chikuwa, c’est que je s’insère dans le chikuwa qui est cylindrique un ou deux chitara.

la nature a horreur du vide …

on apprécie la simplicité de ce diner!

Avec tous ces barbecues je consomme pas mal de charbon de bois. C’est mon ami S qui fait ce charbon de bois dans son atelier avec du bois de sugi (cryptomère) de la vallée. C’est une chance. beaucoup du charbon de bois en vente dans les magasins est importé d’Indonésie ou du Vietnam … une véritable hérésie !!!

Lundi dernier je suis allé le voir et j’ai filmé comment il fait le charbon de bois. la vidéo est encore en montage mais je devrais la mettre sur youtube sous peu.

Couverture pour ‘Retour Sur Terre’; nouvelle version

J’ai bien réfléchi à tous vos commentaires et feedbacks sur la couverture de la bande dessinée Retour Sur Terre.

Tous vos commentaires m’ont bien permis de réfléchir et de revoir cette couverture ….

Qu’est ce que j’ai changé ?

J’ai retiré mon pseudo wakame tamago de la capsule (commentaire de Pierre P)

Les flammes autour de la capsule spatiale … C’est vrai je voulais exprimer de la violence quand je les avais dessinées. J’avais sans doute un boost de testostérone ….

Je les ai remplacées par des fumées bleues, comme des fumées de vapeurs, beaucoup plus pacifiques …. Moins menaçantes ! (commentaire de Didier M sur l’aspect vraiment menaçant de la capsule: ‘‘la capsule de rentrée atmosphérique enveloppée de ses flammes représente clairement une menace létale qui pèse sur l’apparente quiétude de cette belle région.  »)

Petit détail j’ai ajouté des rangs de salades et d’haricots dans le champ en bas au centre…. dans le jardin de madame T.

J’ai remis TOKYO la station spatiale, mais cette fois elle est plus petite, et coloriée en gris elle devrait moins sauter aux yeux à la première vue (commentaire de Pierre N)

Le commentaire de Daniel A où il disait en gros de faire à l’essentiel: le village, pas de capsule m’avait beaucoup surpris et intéressé. En effet; rien ne vaut la simplicité. Surtout pour la couverture d’un book ! mais je me dis que cette capsule apporte un côté drôle, étrange, un peu burlesque. D’autant que, la capsule apparait vraiment dans la BD. Même si c’est très bref.

Je peux pas m’empêcher d’ajouter des petits détails

C’est un peu obsessionnel. Mais j’adore ajouter des petits détails. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à ajouter ces petits détails. C’est peut être ce que je préfère. J’ai été traumatisé par la coccinelle de Gotlib !

Sur la couverture comme j’ai retiré le nom wakamé tamago de la capsule il y a un peu de place et j’ajoute des trucs …

J’avais ajouté une pelle et une hache mais je complète avec ….

C’est quoi ça ?

Pour ceux et celles qui ne lisent pas le Japonais; pouvez vous deviner ce que c’est ?

Je pense être fini sur la BD. J’ai fait plus d’une centaine de corrections en août et ce week end a été super productif ….

Cette semaine je vais donc commander une nouvelle impression d’essai c’est le third shot, et si tout va bien ce sera définitif. Enfin, rien n’est jamais définitif!

En tout cas merci encore pour votre suivi, celà me donne beaucoup de courage.

Update sur la BD et visite d’un magnifique village

Vos commentaires sur la bande dessinée

Vos commentaires sur la couverture de la BD ! Cela m’a fait super plaisir. Merci énormément!

1 je ne suis pas tout seul dans mon trou

2 et toutes les idées que vous avez, avec chacune et chacun votre sensibilité et approche…

Tout cela m’aide et aboutit à me donner une nouvelle idée pour la couverture … mais je veux attendre un peu, que tout se décante dans ma tête, avant de m’y remettre.

Pendant ce temps je fais plusieurs corrections dans la BD. J’ai encore neuf pages à revoir: refaire des dessins qui ne vont pas du tout, et revoir un peu les couleurs. A priori simple mais celà prend du temps. Le week end dernier j’ai pu revoir trois pages à peine.

C’est un travail de forçat.

visite d’un magnifique village

Mais nous prenons le temps aussi le week end de nous promener. Le mois dernier nous avons fait un tour vers le nord (encore) et nous sommes aventurés dans la préfecture de tottori.

Sur la carte, le petit village Kichijoji semble intéressant. Il est isolé et encaissé dans les montagnes. C’est quasiment un cul de sac, une route départementale le dessert par le nord, mais l’accès via le sud est réduit à des petits chemins de montagne. Nous y allons avec notre camion keitora qui est avec quatre roues motrices: aucun chemin de montagne ne lui résiste… C’est à quoi … soixante kilomètres de chez nous ?

Avant d’arriver à destination nous passons devant ce temple qui a été construit directement dans l’énorme cavité dans la montagne. Il y a t il des dentistes parmi les lecteurs ? Est ce que cette cavité ferait penser à une gigantesque carie ?

On est allés donc visiter ce village. Et nous n’avons pas été déçus. Il est recroquevillé sur lui même sur le flanc d’une montagne. Les maisons pour la plupart sont anciennes. Et serrées les unes contre les autres. Des petits chemins étroits où deux ânes ne passeraient pas donnent un sentiment de secrets et de mystères. Il faisait en plus un temps magnifique.

On arrive et cherchons un endroit où nous garer. pas évident vu l’étroitesse de tout. . Juste à côté une femme octogénaire est affairée dans son potager. Elle nous appelle et nous donne des magnifiques poivrons. Ca commence bien!

Rien que ça, c’est déjà superbe.

Noter le truc à chenilles qui permet de transbahuter des affaires jusque dans les champs situés sans doute plus haut dans les montagnes. A noter aussi l’état impeccable de la maison. Et les petites ouvertures dans les planches sous l’engawa qui permettent de garder les parties sous le plancher aérées.

Et voila ce que l’on voit quand on se retourne.

on prend le chemin étroit.

Ca m’a donné une de ces pêche de découvrir ce beau village. Tout y est si paisible.

Un ancien lavoir:

Le sceau en bois avec la grosse pierre dedans. Y préparent ils des tsukémonos ?

On arrive au sanctuaire shintô.

Et puis toujours ce beau panorama.

La fenêtre, en bambou et torchis, d’une ancienne grange.

Allons voir la rizière. C’est fin juillet. Les grains de riz ne sont pas encore bien formés.

Mais en fait je veux voir les grenouilles. Je n’en trouve pas !

C’est une région à neige! Partout on voit ces grosses spatules.

Je devrais un jour écrire un article sur la fameuse brouette japonaise.

Tous les détails de la vie quotidienne … Par contre comment font ils pour aller chercher les oignons mis à sécher … il faut une échelle ?

L’ancienne école du village.

Après les maisons simples de paysans on trouve une demeure chargée encore aujourd’hui de signes d’opulence.

Je suis pas sûr que avec la lumière les photos rendent bien.

Mais pour sûr c’est l’un des plus beaux villages que j’ai visités au Japon.

Ici, la voiture du prêtre bouddhiste du village.

Le petit bâtiment est utilisé par les pompiers (volontaires).

Et voilà on a fini notre tour et retour à la case départ.

On aurait voulu que cela dure des heures mais …. c’est tout petit … mais quelle belle promenade.

Pour rentrer on prend un chemin de montagne. Une heure sur la route sans voir personne. C’est la première fois que ça m’arrive au Japon. Par contre on a vu une dizaine de chevreuils. Y rencontrer un ours aurait été possible, car il y en a dans la région.

L’ours aurait il de son propre chef monté à l’arrière de notre camion ? L’aurions nous ainsi ramené à la maison ?

Pas cette fois ci en tout cas… peut être une prochaine fois.

Une nouvelle couverture pour ‘Retour Sur Terre’

Après moultes considérations je me mets d’accord avec moi-même sur le fait que la couverture de ma bande dessinée ‘Retour Sur Terre’ n’est pas top et que je dois la refaire.

La couverture est le résumé symbolique de l’histoire et est directement liée au titre même de la bande dessinée:

je m’échappe de Tokyo représentée en station spatiale,

je m’en échappe dans une capsule spatiale du style soyuz.

La capsule pénètre l’atmosphère terrestre et un panache de flammes l’enveloppe.

J’effectue ainsi mon retour sur terre…

car notre nouvelle vie à la campagne nous permet de nous reconnecter avec la terre.

Dans la version originale, sur la moitié basse de la couverture j’avais dessiné le Japon. (avec en clin d’œil des îles disputées avec la Corée du Sud et la Russie: Takeshima et Kounashir)….

Mais la carte du Japon n’apporte pas assez de clarté.

Il faut que la couverture donne une idée simple et fidèle de ce que va raconter l’histoire, et ce sans faire de trop grands détours. Et donc j’ai compris que plutôt que de dessiner la carte du Japon il est plus  »efficace », et plus adéquat, de dessiner notre village.

Le message est donc beaucoup plus clair. Le message étant plus clair, je peux aussi retirer les quatre bulles que j’avais ajoutées, avec quatre personnages … Minou notre chat; Saki chan, madame T ma voisine, et monsieur le sanglier.

Ces quatre bulles étaient nécessaires car elles apportaient le contexte qui faisait défaut au premier dessin de la couverture.

L’ambiguïté étant levée je peux retirer les quatre bulles, pour beaucoup plus de simplicité.

Nouvelle Version

Vous reconnaîtrez peut-être notre maison !

Ancienne Version

Simplicity is key.

Mais, je ne peux pas non plus m’empêcher de rajouter des détails. J’adore les petits détails cachés comme la coccinelle des Rubrique à Brac ! (ou le poisson ou encore le code barre de la Fête des ombres)…

Et donc dans la nouvelle couverture j’ajoute ces petits détails…. sur la capsule soyuz.

Ben passque dès que l’on est arrivé de l’espace et que l’on s’installe à la campagne, il faut se mettre à jardiner et à fendre du bois !