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Nouveau: le cahier « La Vie comme un dessert »
Voici un cahier original avec mon dessin « La Vie comme un dessert« .
L idée est trop bonne et drop drôle pour la laisser au stade de dessin, pourquoi pas donc un cahier pour faire des croquis, prendre des notes …





Les plats recto et verso sont en Japonais, les 2e et 3 plats sont en Français !
Petite vidéo youtube qui présente ce cahier.
Format B5 – 44 pages. Made in Japan. Papier 70kg par m2.
9 Euros port inclus.
Pour commander hors Japon, merci d utiliser paypal en cliquant sur ce lien ici. (mais si vous résidez au Japon allez ici).
Merci !
Un bel arbre dans un bel endroit
Dimanche, monsieur U., un arboriste et esthète, m’appelle pour me dire que je peux aller chercher du bois dans le village à côté de son atelier.
Il a en effet élagué le ginkgo géant du sanctuaire shintô de son hameau.
Je vais voir lundi et découvre un immense amas de branches, aussi grosses que les arbres auxquels j’ai en général affaire !
Avant de commencer à débiter et à charger mon petit camion, je vais voir monsieur U. chez lui… Ah, mais il est parti sur un chantier.
Je confie une bouteille de saké à son épouse.
Puis je fais un tour au sanctuaire shintô pour voir de quel arbre il s’agissait… Il y a en effet un ginkgo gigantesque. Je le remercie. -le ginko-.


Quand je travaillais encore comme salarié, j’aurais été contraint d’étaler le travail sur plusieurs jours : une heure par-ci, deux heures par-là.
Mais comme je suis désormais libre de contraintes, je décide de tout transporter en une journée, quoi qu’en disent mon dos et mon camion.

Il ne me faudra pas moins de six chargements : dans mon petit camion keitora, je ne peux charger que jusqu’à 350 kg.
Certaines branches ressemblent à de véritables troncs d’arbres. Quel bois magnifique !

Il est tellement beau que ce serait dommage de tout fendre et de tout brûler. Je vais donc en tirer au moins une planche, qui me permettra de faire quelque chose plus tard : un banc, une étagère… que sais‑je !
Pour cela aussi, je n’ai pas à compter mes heures : ça change tout.






Civet de chevreuil et reconnexions
L autre soir, je faisais remarquer à ma femme que je suis très solitaire… dans le sens où je passe de longs moments sans voir personne quand je suis sur mon PC à faire des dessins.
C’est comme lorsque je travaillais : j’étais tout le temps seul dans mon home office, sauf que j’étais au téléphone en réunions ou en discussions cinq heures par jour. Ça, c’est fini.
Mais les petits événements d’aujourd’hui démentent complètement cette idée de solitude.
Voulant faire mijoter un civet de chevreuil dans un dutch oven, je vais voir ce matin Saki-chan dans son atelier pour lui demander s’il lui reste du charbon de bois.
Il en a un stock énorme et me donne une grosse caisse métallique pleine de charbon.
Il était justement en train de faire un petit feu ; je me joins à lui et nous passons une heure très agréable à parler de choses diverses et variées.
On commence par la météo, l’adoucissement annoncé et les pluies prévues cette semaine… On en a eu très peu de pluie, et certaines régions du Japon sont même à sec.
Ensuite, on aborde un sujet qui nous touche tous les deux : comment, à partir de la génération de Saki-chan — disons celle de mes parents — tout un tas de connaissances et de savoir-faire autrefois transmis de génération en génération se sont soudainement perdus avec la modernisation et l’exode rural.
De mon côté, je fais la liste des choses que mon grand-père maîtrisait : la chasse, la pêche, l’apiculture, l’élevage de petits animaux… des domaines que j’ignore totalement.
Et mon grand-oncle, charpentier : il aurait pu m’en apprendre des choses, quand enfant je passais mes vacances d’été chez lui. Sans parler de son vin… Mais j’étais petit et je préférais lire Picsou Magazine.
Et mon arrière-grand-père, qui faisait la gnôle…
Bref, tout ce savoir-faire qui a fait vivre nos ancêtres pendant des siècles s’est perdu.
Saki-chan reprend le sujet en parlant de son métier : savoir construire des maisons selon les méthodes traditionnelles. Aujourd’hui, peut-être 5 % des charpentiers ici en sont encore capables. Pour les autres, c’est le pistolet à clous et vas-y que je te cloue les planches de contreplaqué…
Qui sait encore manier la scie, le ciseau à bois, le rabot ?
Un autre exemple : autrefois, au village, dit-il, il y avait une grand-mère qui savait faire du doburoku, un alcool de riz très fort. Recette perdue. Pareil pour l’amazaké…
Bref, nous parlons de tout ça, passionnés. Puis nous partons à la station-service : je dois faire le plein de mon camion et Saki-chan doit faire réparer un pneu crevé. Là-bas, tout le monde nous salue et on tape un peu la discute.
Finalement, ce que je racontais hier à ma femme — que je suis très solitaire — c’est vraiment relatif.
Plus tard, je commence à faire un feu pour le civet.
J’utilise l’irori sur roulettes dans le jardin. Le temps est doux et il y a un beau soleil.
Allumer un feu dehors… j’ai l’impression de me reconnecter avec mon ADN.
Je passe ainsi l’après-midi : je dépose du charbon ici, j’en rajoute là, je souffle pour activer la combustion. J’écoute les oiseaux. J’écoute le chevreuil qui commence à mijoter.
Il y a tellement de choses à faire, mais des choses simples, qui ne demandent pas de réfléchir.
Au contraire je peux me concentrer sur la sensation et l observation. C’est très reposant.

Le civet sera pour le lendemain. Alors on fait un peu de place et on déplace quelques morceaux de charbon pour griller des brochettes improvisées — des morceaux de poulet — pour un déjeuner-dîner vers quatre heures de l’après-midi.
Ce qui fait rappliquer Minou, le chat.
Et donc nous dînons à trois.
Fin du projet Promenade à Tatsuno
Fin du projet Promenade à Tatsuno
La semaine dernière j’ai bouclé le projet Promenade à Tatsuno.
Le projet consistait à dessiner dix maisons anciennes de la ville dans le but de mieux faire connaitre la ville -Tatsuno- aux visiteurs étrangers.
Mon conseil aux voyageurs
A tout voyageur désirant découvrir le Japon d’autrefois et visitant notre région -ouest de Osaka et Kyoto-, je conseillerais ce bundle:
– une journée à Himeji pour le matin faire la découverte du sanctuaireEngyo ji puis visiter le château et la ville.
– une nuit à l’hôtel après s’être réhydraté auprès des nombreux bistrots et izakaya -izakaya signifie littéralement là ou est l’alcool
– et puis le lendemain matin, prendre le train (ligne Kishin) pour 10 ou 15 minutes jusqu’à la gare Hon Tatsuno….
Le Japon comme autrefois
… De là, gagner la ville ancienne pour se perdre dans les petites allées, les ruelles qui longent les cours d’eau, crapahuter jusqu’au château…
Et profiter des nombreux points de vue qui permettent d’imaginer une ville au Japon il y a 50 100 ou 200 ans…. et tout ça, sans touristes !
La ville n’a pas été détruite pendant la guerre…. et c’est si triste à dire, c’est une exception.
Pour tout personne intéressée par l’architecture il y a des centaines de petites découvertes à faire ….
De belles maisons de 400 ans, on n’en fait plus de nos jours … Beauté fragile… et précieuse.
Les dessins
Sur cette page j’ai mis des copies des dessins.
L’idée c’était avec des maisons sélectionnées mais éparses dans la ville de créer comme une rue virtuelle où l’on peut se promener.
Donc, les maisons sont toutes dessinées de face, sans perspective, et elles sont plus ou moins à la même échelle. Elles sont positionnées à la même hauteur et on peut imaginer en collant les dessins bout à bout suivre une rue imaginaire ….

C’est ce que nous essaierons de créer en faisant une exposition des dessins sans doute en Avril …
J’ai d’ailleurs fait une petite animation avec certains dessins …
Quel projet merveilleux
En tout cas ce projet était merveilleux pour moi, l’occasion de connaitre et de collaborer avec des gens formidables, de redécouvrir la ville de Tatsuno, et puis du point de vue du dessin et de la conduite d’un projet de création, apprendre beaucoup de nouvelles choses.

La vie comme un dessert !

N’ayant plus de stress depuis que j’ai arrêté mon job j’ai fortement réduit ma consommation de choses sucrées. Cependant le 1er janvier avec mon épouse on s’est dit allez, on va au convenience store du village et on va manger des trucs sucrés !
J’ai pris une coupe de glace, et j’ai alors pensé à faire ce dessin, et c’est devenu aussi l’opportunité d’apprendre à dessiner des ellipses en perspective…

Classement des coins de sieste
Classement des coins de sieste autour du poêle à bois …
Je fais des petites BD courtes, comme la dernière fois avec le reportage sur les ours.
C’est une double expérimentation.
- Poster des choses courtes régulièrement sur instagram …. ça a un effet ?…. à voir ….
- J’en profite aussi pour essayer d’améliorer mon dessin ici je suis plutôt satisfait du résultat …
Au sujet de noël, sur vous cherchez à faire des cadeaux pensez à offrir mes bandes dessinées… ce serait un cadeau double … pour la personne à qui vous offrez la BD et … à moi !!!


Quoi de neuf !
(article similaire en anglais ici)
Chercher du bois
Cette semaine avec mon ami Saki Chan nous sommes allés chercher du bois en montagne. Un chemin forestier à moitié défoncé a été refait plus tôt cette année et pour ces travaux ils ont coupé beaucoup d’arbres, des cryptomères, rangés le long du chemin et Saki chan a eu l’autorisation pour les utiliser. Il suffit de les ramasser …
La semaine dernière aussi j’ai eu l’opportunité de récolter du bois cette fois un genre de marronnier, j’ai donc passé plusieurs après-midis à tronçonner et à fendre …

Côté jardin, nous avons aussi fini de planter les oignons ….
Premier mois de liberté
Un peu plus d’un mois que j’ai quitté mon travail
Cela fait un peu plus d’un mois que j’ai quitté mon travail, et franchement j’ai aussitôt comme oublié ce que c’était …
oublier n’est pas le terme exact, car je me souviens mais c’est comme si mon cerveau s’était empressé d’enfouir les souvenirs du travail …. pour faire place nette … et se reconstruire, établir de nouvelles connexions …
Je constate d’autres changements, qui sont venus naturellement, sans me forcer ….
- Je mange beaucoup moins. C’est un peu comme si je n’avais plus faim. Avant, quand je travaillais, j’avais tout le temps la dale …. maintenant je ne prends rien le matin, pas faim, et je vais peut être prendre quelque chose de léger vers midi et puis dîner vers 16 ou 17 heures ….
- question pognon aussi j’ai cessé de faire des achats un peu impulsifs … ça m’arrivait de temps en temps …. je pense que je travaillais, j’avais du stress et parfois j’achetais sur amazon, en un click, des petits trucs de manière impulsive, du genre …. je sacrifie tout mon temps pour le boulot … je vais donc sacrifier un peu de pognon en retour … Je ne suis plus du tout dans ce mode de fonctionnement !
Pour continuer à formuler mon message et raconter mon histoire de early retirement j’ai commencé un blog en anglais sur substack, histoire également de continuer à écrire en anglais pour ne pas le perdre… et puis aussi pour éclairer mes anciens collègues …
Projet sur la ville de Tatsuno
Ces deux dernières semaines j’ai bossé dur pour finaliser une série de dessins sur le thème de la ville de Tatsuno.
Je ne sais plus si j’en ai parlé dans le blog mais on m’avait contacté au mois de mai pour un projet de dessins sur cette charmante ville de la région.
Pour moi ça a été une chance incroyable de pouvoir travailler sur un tel projet.
C’est aussi l’occasion d’apprendre beaucoup de choses sur plein de domaines différents, travailler sur un project « commercial », l’architecture, comment structurer un dessin et aussi les fonctions du logiciel clip studio paint que j’utilise.
Tatsuno est une ville qui a prospéré depuis la période féodale grâce à la production de sauce de soja. C’est ce qui aussi l’a préservée des bombardements américains pendant la guerre -car, je suppose, n’ayant pas d’industrie d’armement à l’époque.
Et donc son quartier historique est excellement bien préservé et gagne à être connu des visiteurs et des touristes ….
J’ai proposé de faire dix dessins de maisons anciennes en y ajoutant un grain de fantaisie …
Mercredi je suis allé retrouver les commanditaires, mes clients, pour leur présenter les dessins. Ils étaient très satisfaits, et ça s’est super bien passé.
Nous allons publier les dessins sur instagram à partir de samedi prochain…
Deux semaines depuis que j’ai quitté mon travail
(J’ai écris ce même article en anglais ici)
Cela fait un peu plus de deux semaines que j’ai quitté mon travail.
Les choses commencent à se stabiliser.
Je suis encore un peu trop occupé. J’ai besoin de ralentir un peu.
J’ai l’impression d’avoir gardé mon rythme de salarié à temps plein …
Il faudra encore quelques semaines pour que tout se calme vraiment.
Le jour où je serai plus apaisé—quand je pourrai m’asseoir et regarder en moi—je sais que je pleurerai de joie.
Je pleurerai de joie parce que je me suis libéré.
Mon nouveau rythme quotidien
Je me rends compte que ce que je fais maintenant, chaque jour :
- Je me réveille quand je me réveille.
- Je vais dans mon home office et je me fais un café.
- Je passe plusieurs heures à dessiner, faire des bandes dessinées ou écrire quelque chose.
- J’ai commencé deux nouvelles séries de BD courtes, que je publie sur Instagram
- Puis, une fois que le soleil passe les montagnes, vers 10 ou 11h, je commence à bouger, je pars pour une longue marche, ou je fends du bois, je travaille au jardin, je récolte fruits et légumes et je les cuisine.
Ce que je fais chaque jour ressemble beaucoup à ce que je faisais quand j’avais 12 ans : écrire, dessiner, lire.
Est-ce que tout cela ne serait pas un retour à un état initial ?
Je me demande : est-ce que ça valait la peine de travailler pendant 30 ans juste pour revenir à faire ce que j’aimais déjà enfant ? Oui bien sur …
Décomposer ces 30 années
1995 → 2005
- Profiter de la vie
- Explorer, travailler dans différents pays
- Apprendre à être salarié, Apprendre un métier, Apprendre l’anglais
- Mariage !
2005 → 2015
- Notre fils est né
- Chercher un endroit où s’installer, une maison à acheter
- Déménagement de Tokyo vers notre village
- Une autre forme d’exploration
- Puis en 2014, j’ai lu ces livres :
- The Good Life | À la campagne au Japon
- A Handmade Life | À la campagne au Japon
Ils parlaient d’autosuffisance et de la joie d’une vie simple et gratifiante. Ce furent les graines…
2015 → 2025
- J’avais déjà lancé ce blog en 2012 et terminé ma première BD, Tout Ira Bien
- Wakame Tamago est né et a commencé à prendre une place plus importante dans ma vie
- Durant ces années, j’ai commencé à réfléchir sérieusement à une retraite anticipée
- J’ai découvert Mr. Money Moustache, le livre de JL Collins The Simple Path to Wealth et Your Money or Your Life de Vicki Robin
Je mets « retraite anticipée » entre guillemets parce que je ne suis pas sûr qu’arrêter de travailler comme employé à 54 ans et se lancer dans ses projets personnels ce soit vraiment anticipé…
Mais mieux vaut tard que jamais
Vivre la vie idéale
Ma vie actuelle ressemble à la vie idéale que j’imaginais.
En ce sens, il est utile d’avoir une vision—quelques images—de ce à quoi ressemble sa vie idéale.
Chacun aura sa propre conception de la vie idéale, ses propres images.
Pour moi, la vie idéale est un mélange de travail créatif—dessin et écriture—et de travail physique, concret, comme le jardinage ou toute activité liée à l’autosuffisance.
Un exemple de vie idéale pour moi est celle de Tomi Ungerer, qui avait quitté New York dans les années 70 pour vivre quelques années au Canada, en Nova Scotia, avant de s’installer en Irlande.
Il partageait son temps entre le travail artistique et l’elevage de moutons.
Je me souviens d’un documentaire où on le voyait s’occuper de moutons au Canada.
🎥 Documentaire sur Tomi Ungerer – Kunst Künstler
D’ailleurs, je connais le travail de Tomi Ungerer depuis l’âge de sept ans, quand ma tante Francoise m’a offert un de ses livres :
Déjà j’adorais ses dessins !!!!
Deuxième talk show aujourd‘hui …
Aujourd‘hui, cet après-midi, nous faisons notre deuxième talk show avec monsieur Iwata Kenzaburo, sur le thème des Heures Oisives de Yoshida Kenko (ou Urabe Kenko).
Nous allons couvrir au max quatre textes,
- 82 laisser une place d’inachevé、
- 68 les gros radis、
- 55 comment bien construire sa maison、
- 74 les fourmis
en fonction du temps que nous passerons sur chacun.
Cela demande beaucoup de préparation, d‘abord pour la sélection des passages, leur compréhension, l‘idée pour un dessin les accompagnant et puis les questions, les thèmes que l‘on veut développer dessus au moment du talk show.
Bien évidement chaque étape me permet d‘apprendre énormément de choses, dans tous ces domaines différents, la compréhension de la langue et de la culture japonaises, la connaissance de l‘histoire, comment «décortiquer» un texte, et en extraire ce qui est aujourd‘hui des pépites et en faire des dessins …
En background les soirs de semaine je me prépare pour les talk shows futurs en lisant d‘autres ouvrages que je voudrais pouvoir aborder même superficiellement, comme le dit des heiké (12è siècle, gros pavé difficile d‘accès), l‘essai d‘esthétique de Tanizaki sur l‘éloge de l‘ombre (cependant ça n‘est pas vraiment de la litérature classique, ça date de l‘avant guerre) par exemple …
Les quatre passages sélectionnés aujourd‘hui: tous ouvrent la porte sur des concepts fascinants
- 82 laisser une place d’inachevé、–> éviter la perfection
- 68 les gros radis、–> ne pas sous-estimer l‘importance, la puissance de la foi
- 55 comment bien construire sa maison、–> garder une pièce vide sans usage prédéterminé
- 74 les fourmis –> on s‘active tel les fourmis, courant d‘un point A à un point B, mais à la fin c‘est la mort qui nous attend au bout de la route
Mmmm peut-être que, si je continue à travailler pour ces talk shows j‘arriverai à être un peu moins con … ce serait cool !
Ici, la page préparée pour l‘histoire des gros radis … J‘aime beaucoup ce dessin, j‘en suis très content …
L‘histoire raconte comment deux radis viennent défendre un préfet attaqué par des brigands … ce préfet qui depuis des années a religieusement mangé des radis pour son petit déjeuner … ici j‘ai dessiné donc un radis japonais (daikon) vétu d‘une armure, mais une armure européenne, car, pourquoi pas !!!
Le noyer et le chat
Il y a dix ans j’avais planté un noyer dans le jardin. Placé à quelques mètres de la rivière il avait très bien poussé. Seulement une fois cependant, il avait donné des noix, j’en avais fait un article.

Mais à la fin de l’été dernier il a tout d’un coup perdu toutes ses feuilles, et ce printemps on a eu beau attendre en espérant: rien. pas de bourgeon, pas de feuille…. rien du tout.

Je l’ai coupé.
J’ai remarqué après l’avoir découpé un petit trou dans le tronc; très certainement l’œuvre d’un capricorne… Voila la raison de la mort soudaine du noyer.

D’ailleurs il y a un coquin qui se balade la ….

Le donner à manger à notre poêle à bois calcifier ça aurait été un peu trop triste, alors pour garder un contact avec le noyer j’en fait une paire de baguettes (des grandes baguettes, pour cuisiner) et une spatule.



Je passe ainsi trois bonnes heures silencieuses avec le noyer, dont le bois continuera à nous tenir compagnie….
La saison des pluies est officiellement terminée et il a commencé à faire chaud. Notre chatte Minou n’est pas rentrée à la maison pendant trois jours et nous nous sommes inquiétés.
Elle est rentrée; très frêle, très fragile. Elle a dû se déshydrater, perdant un quart de son poids !
Où a-t-elle passé ces trois jours. Était-elle bloquée quelque part, pas exemple dans la grange d’un voisin, on ne le saura jamais car elle nous ne le dira pas !
Mais quel soulagement de la savoir de retour…
Minou elle est très sauvage mais on voit qu’elle comprend et anticipe nos pensées … et moi aussi je comprends ce qu’elle veut … peut-être est-elle la réincarnation d’une princesse, une aristocrate… Notre autre chatte Scotch elle est très différente, c’est plutôt comme si elle était une extra-terrestre, et venait directement de l’espace.









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