Catégorie: cuisine
Cuisiner Dehors
J’aime bien faire des currys, lesquels se ratent très difficilement.
Par contre depuis ces derniers mois je cuisine dehors. Dans le jardin. C’est un bon moyen de profiter de la fin de la journée, ces instants magiques après 5 heures de l’après midi où l’on sent que tout aspire au repos. C’est plus agréable que dans la cuisine. On est toujours mieux dehors que dedans.
J’emporte donc la marmite dans le jardin et la pose sur un camping gaz.
Et on laisse mijoter tranquillement, accompagné des chants des grillons.
Et avec Minou bien sûr !
Pousses de bambou
Comme chaque année c’est la saison des pousses de bambou. J’apprends à vraiment apprécier ce mets délicieux. On dirait, la viande de la montagne. C’est un véritable régal. Tant pour la finesse du goût que la texture.
A chaque espèce de bambou sa saison pour en consommer les pousses. Là c’est la fin de la première saison de pousses de bambou. Il faut que je me renseigne sur le nom de l’espèce.
On les fait bouillir avec du son de riz pour en retirer l’amertume. Comme on peut voir; la pousse de bambou a une taille conséquente.
On les fait refroidir et ensuite on retire les feuilles extérieures. On peut penser au principe de l’artichaut. Les feuilles proches du coeur; blanches, translucides évoquent le goût de l’asperge.
Mais c’est vraiment le coeur du bambou qui intéresse le gourmet.
Il y a plusieurs façons de préparer les pousses de bambou; mais on peut les déguster telles quelles, ou avec un peu de sauce de soja et de wasabi.
Tout celà sous le regard bienveillant du chien tcha tcha.
A la campagne on peut en trouver vraiment partout. Il suffit d’aller dans un coin de montagne où ça pousse …
D’ailleurs dans la supérette pas loin d’ici, ils les offrent aux clients.
‘Pousses de bambou … servez vous … jusqu’à deux par personne …. (on les a récoltés à 16 heures)‘
Faire son thé (2)
En complément de l’article écrit hier, sur le thé que nous avons récolté dans les montagnes.
Faire son thé
C’est déjà un peu tard pour la saison. Plus tôt dans le printemps, lorsque les jeunes pousses apparaissent est le meilleur moment.



Tara no me (2)
L’année dernière, nous parlions des taranome (l’angélique du Japon), en voici une meilleure photo.
Nanohana
Dans le jardin nous récoltons les nanohana. 菜の花。Ma femme m’apprend que nanohana en français, c’est le colza. Ca a plutôt bien poussé. Ca a poussé tout seul; en fait. Je n’ai fait que préparer la terre, j’ai labouré une fois, et ai ajouté du crottin de cheval.
Puis ça ça poussé sans la moindre intervention de notre part.
Le nanohana agrémentera la soupe de miso du soir.
Promenade en hiver
Promenade jusqu’en haut de la vallée ce matin. C’est l’hiver.
Après l’Arizona
Je suis parti dix jours en business trip en Arizona. Dépaysement total à l’aller, et au retour.
Je rentre à la maison le dimanche matin vers dix heures, le corps encore fatigué par le long voyage, et les nuits de quatre heures de sommeil, décalage oblige.
Ces dix jours ont semblé trois mois, tellement les univers au Japon et aux US sont différents.
Le dimanche s’annonce tranquille, une belle journée d’hiver avec un ciel bleu.
Puis un ami passe à la maison, j’en profite pour lui passer un petit souvenir, du smoked cheese. Tout tombe bien, il a des amis dans sa base secrète dans la montagne, et on décide de l’y rejoindre. Tout d’un coup tout se précipite, du moment de repos nous passons à celui de la fête.
Nous emportons une provision de vins et surtout un tire-bouchon. Comme ils n’ont que du saké là bas nous avions essayé la dernière fois de déboucher un Bourgogne avec une mèche de perceuse.
Arrivés sur place, on se met en carré autour d’un feu. Certains carburent à la bière; d’autres au whisky. A gauche il y a une vieille TV magnétoscope, en pleine lecture d’un épisode de Heidi. Regarder Heidi, là, tout en discutant, picolant et fumant un peu, c’est vraiment top. Notre fils lui s’occupe du feu, il transporte les bûches.
Tout est beau. La lumière, le feu. Les amis. La famille.
Il y a une personne que je ne connais pas encore, un homme de de 70 ans environ. Il vient de la ville voisine et a apporté du sanglier.
C’est la saison de la chasse.
Notre ami va vers le frigo et sort un morceau de chevreuil. Il le fait griller au dessus du feu; c’est pour le chien. Le chien a faim. Une bière plus tard le morceau est prêt et finalement nous décidons d’y goûter. Nous partageons avec le chien.


























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