Catégorie: la nature
Les trois ruches
Merci à toutes et à tous pour les nombreux messages d’encouragement à Minou.
Minou est rétablie et va beaucoup mieux. Elle a repris ses patrouilles dans le village.
Au sujet des ruches. J’ai fini par restaurer deux ruches. Et j’en ai fait une nouvelle. Jamais je n’aurais imaginé faire des ruches … Il y a beaucoup d’imprévus dans cette vie à la campagne…
Aujourd’hui je suis allé installer les ruches dans notre montagne.
Les voisins m’ont bien dit: 1) les installer dans un endroit dégagé; 2) Eviter un endroit exposé au nishibi 西日 soleil couchant 3) les orienter vers l’Est
Ce que j’ai fait … Les abeilles devraient être bien, là, avec cette belle vue sur le village !
J’utilise des vieux troncs de cryptomères pour surélever les ruches. Ca fait un peu rustique …
Avant de tout refermer je verse du miel a l’entrée des ruches. J’en badigeonne également les parois intérieures.
Ah oui aussi mon voisin m’avait conseillé de passer l’intérieur des ruches au chalumeau pour ‘désinfecter’.
Le choix de l’emplacement d’une des trois ruches n’était pas très judicieux; elle est placée juste sur un sentier emprunté par les chevreuils 動物道. Ceux-ci risquent fort de la bousculer et de la faire tomber. Il faut donc la protéger avec un filet.
Voila … On va surveiller tout cela, en espérant que les abeilles viennent s’installer dans les ruches !
Des ruches pour la montagne, et une petite Death Star
Nous avons planté beaucoup d’arbres dans notre montagne.
Et il faudra des abeilles aussi; pour parfaire le tout. Pas que je pense me lancer dans la production de miel; mais je veux faciliter l’installation d’abeilles dans notre montagne car toute la nature alentour pourra en profiter.
Un ami du village me donne trois vieilles ruches. Deux sont assez abimées. Il faudra les réparer. On voit dans deux ruches, que des abeilles s’y sont installées à un moment. On voit des restes d’alvéoles.
Dans la troisième ruche, ça a merdé; des frelons s’y sont installés; et l’on peut voir la petite DEATH STAR qu’ils y ont construit.
L’entrée de la ruche ne devrait pas faire plus de 5 mm. Les frelons font 6mm au minimum donc ils ne devraient par pouvoir y pénétrer.
D’après http://38qa.net/435/スズメバチ被害をなくす為の金網の網目は何ミリが良いでしょうか?またスズメバチは最小何ミリの網目まで通れますか?:
目安をお伝えします。日本蜜蜂働き蜂3mm 女王蜂4mm(逃亡防止器の隙間)
西洋蜜蜂働き蜂3.5mm 女王蜂 5mm
スズメ蜂 6mm(小型?)
Deux ruches sont très abimées. Nous les transportons cependant sans les ménager.
Une mini Death Star dans la ruche.
Vocabulaire
蜜蜂 Abeille
巣箱 Ruche
スズメバチ Frelon
Road Kill
Road Kill, c’est les animaux tués sur la route.
Hier ma femme m’informe qu’un petit animal a été tué sur la route, devant le bureau de poste du village.
Je vais voir. C’est une belette. Ou Itachi.

Il y a deux ans un blaireau était mort sur la route devant notre maison. On avait vu l’employé municipal venir le ramasser et le mettre dans un sac plastique … mmm direction l’incinérateur …
Ayons considération et respect pour les animaux sauvages qui daignent vivre autour de nous.
Je ramasse la belette.

Je l’emmène dans notre montagne. J’y fais un trou. La terre est vraiment belle et c’est un plaisir que de la creuser.
Voilà, petite belette, tu peux reposer ici en paix.

En même temps je sens que la terre de la montagne a faim et qu’ainsi je la nourris.

Vocabulaire: itachi イタチ 鼬 belette
Des signes magiques de l’arrivée du printemps ?
Un signe discret de l’arrivée du printemps
Un signe discret de l’arrivée du printemps. (en comparaison du vacarme des oiseaux).
Ces poignées de poils laissées par les chevreuils sur la route du village.
Couper des cryptomères
La partie supérieure de notre montagne est recouverte de cryptomères.
Il faudrait couper régulièrement, tous les dix ans, les arbres en mauvaise condition pour laisser aux meilleurs assez d’espace et de lumière pour pouvoir se développer plus encore. On peut dire ‘élever une foret‘. Dans notre montagne on voit, au nombre de souches dans le sol, que le ménage a été fait à un moment autrefois. Puis ça s’est arrêté. Résultat, les arbres ont grandi considérablement mais se gênent mutuellement. Le feuillage de certains est tout a fait déséquilibré.
D’autres avec la neige et les tempêtes se sont tordus et sont devenus des dangers publics!
Bref, nous devons prendre les choses en main. En décembre nous avions identifié les arbres en mauvais état et dressé la liste des arbres à abattre.
Et ce weekend nous sommes passés a l’action.
Avec notre ami S. aux manœuvres.
S. est charpentier de métier.
Pour construire les maisons de ses clients il part lui-même en forêt couper les cryptomères qui deviendront poutres et piliers. Dans toute cette affaire j’observe et j’apprécie le temps que nous passons ensemble tous les deux. C’est vraiment chouette. A l’occasion j’aide pour transporter les outils ou tirer des câbles.
J’avais aussi une petite caméra pour immortaliser cette belle journée et la partager sur youtube.
Scarry ! ! et les crapauds de la forêt
Vous connaissez sans doute les formidables petits camions blancs japonais que l’on appelle ici keitora ou kei truck soit ‘camion léger’. On les trouve partout dans les campagnes japonaises. Il y a plusieurs fabricants; Daihatsu, Subaru, Mitsubishi, Honda et Suzuki.
Le modèle de Suzuki s’appelle Carry soit ‘transporter’. Pas mauvaise idée certainement mais les génies du département marketting à Suzuki ont fait mettre le S du logo de Suzuki juste devant le nom du modèle ….
Ce qui donne Scarry. Marrant non ? Ou bien scarry ? ?
Personne à Suzuki n’y a pensé ?
Si le marketing de Suzuki me fait un peu marrer tout seul dans mon coin, les crapauds de la forêt m’inspirent le plus grand respect. Car pendant ce temps là dans les flaques d’eau de la forêt, les crapauds font leur business. C’est la saison. Regardez cette quantité presque infinie de petits oeufs de crapauds ! Respect ! C’est la puissance de la nature …
Retourner au village
Après une semaine de boulot a Tokyo, je suis de retour au village.
Ce court séjour à Tokyo m’a rappelé les joies de la ville. Par exemple pouvoir marcher la nuit au hasard dans les rues, observer, explorer. Ou aller prendre un verre avec un collègue après une journée de travail.
Cette semaine à Tokyo m’a presque donné la gueule de bois.
Je suis de retour au village. Aujourd’hui après six heures de réunions téléphoniques, de six heures du matin à midi, je pars faire un tour à pied jusqu’au fond de la vallée. J’ai besoin de marcher, de me ressourcer et de me resynchroniser avec la vie du village.
C’est une belle marche d’une heure à peu près, et il est si bon de gambader ainsi entouré des montagnes, avec la route qui serpente le long de la rivière qui serpente.
Je continue jusque dans la forêt.
Et la dernière maison qui tombe en ruine. Le Titanic.
En levant la tète on peut admirer le ciel. La, je suis de nouveau connecté à l’univers et au cosmos, me dis-je. Il y a une connexion entre le ciel et la terre que l’on peut sentir.
A cet instant je remarque quelque chose au fond de la rivière. Un bout de bois qui n’en est pas un.
C’est le bois d’un chevreuil. C’est la première fois cette année que je trouve le bois d’un chevreuil. L’année dernière j’en avais trouvé trois fois, dont une fois avec un crâne entier.
Intéressant, n’est-ce-pas, que je fasse cette découverte peu après avoir senti cette connexion avec le cosmos….. oh yeah ! ! !
Par chance encore je porte des bottes et je descends dans la rivière saisir ce précieux présent de Dame Nature.
Jusqu’au bout de la route
En ce samedi matin, j’ai besoin d’un bon coup de fouet.
Pendant que femme et fils vont faire du tennis, je décide de marcher jusqu’à la fin de la route qui traverse le hameau et va se perdre dans les montagnes je ne sais où.

Sitôt sorti du village on est en forêt. Chemin forestier construit autrefois pour l’exploitation du bois.

Partout des cryptomères … C’était quoi cette folie de planter des cryptomères partout ? On voit bien que la montagne est sombre silencieuse triste et seule.

A un endroit je vois quatre faisans. Mais pas d’autres animaux en vue. Il y a aussi un pneu qui s’ennuie.

Le chemin continue.

Au bout d’une heure ça se met à monter fortement, en zig zag. Le chemin est défoncé. Et la rivière le long du chemin est asséchée.

En marchant, je pense à Saint François d’Assise. J’ai lu il y a quelque temps les Fioretti. Avec des passages fantastiques, comme la conversion du loup.
Un énorme arbuste couvert d’épines se dresse au milieu du chemin. Il faut faire un détour pour l’éviter et suivre en hauteur un sentier créé par le passage répété des chevreuils. J’entends alors une voix, sur ma gauche. C’est une voix très proche. Ca n’est ni du Français ni du Japonais.

On continue de grimper. Soudainement comme une récompense on a une vue dégagée. On se sent bien !
Un peu plus tard le chemin s’arrête et donne sur un cul de sac. En tout cas je crois si il y a une conclusion à tirer c’est que, plutôt que s’étaler, il faut s’élever.

Le plan de la montagne
Ragafrance avait suggéré que je fasse un plan de la montagne. C’est chose faite !
On voit bien les trois terrasses qui se succèdent. La première je l’ai nettoyée (débroussaillé la jungle) et nous y avons planté une vingtaine d’arbres depuis l’année dernière.
La deuxième terrasse est inchangée, et occupée de cryptomères et de théiers.
La troisième est couverte de cryptomères avec une grande clairière en son centre, un typhon il y a 10 ans y a tout arraché.
Je suis en train de dégager tous les arbres effondrés pour faire place nette.
Une prochaine étape aussi sera d’y abattre les cryptomères en mauvais état.




















Vous devez être connecté pour poster un commentaire.