Catégorie: japon

Des signes magiques de l’arrivée du printemps ?

En marchant en forêt je remarque depuis quelques jours de nombreux os posés sur le bord de la route. Alors qu’il n’y en avait aucun il y a une semaine ou deux.

On se pose la question, faut-il y voir des signes magiques annonçant l’arrivée du printemps?

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Scarry ! ! et les crapauds de la forêt

Vous connaissez sans doute les formidables petits camions blancs japonais que l’on appelle ici keitora ou kei truck soit ‘camion léger’. On les trouve partout dans les campagnes japonaises. Il y a plusieurs fabricants; Daihatsu, Subaru, Mitsubishi, Honda et Suzuki.

Le modèle de Suzuki s’appelle Carry soit ‘transporter’. Pas mauvaise idée certainement mais les génies du département marketting à Suzuki ont fait mettre le S du logo de Suzuki juste devant le nom du modèle ….

Ce qui donne Scarry. Marrant non ? Ou bien scarry ? ?

Personne à Suzuki n’y a pensé ?

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Si le marketing de Suzuki me fait un peu marrer tout seul dans mon coin, les crapauds de la forêt m’inspirent le plus grand respect. Car pendant ce temps là dans les flaques d’eau de la forêt, les crapauds font leur business. C’est la saison. Regardez cette quantité presque infinie de petits oeufs de crapauds ! Respect ! C’est la puissance de la nature …

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Réflexions sur le tondo

Donc, lundi prochain a lieu le tondo dans le village. Un grand bûcher. Comme chaque début d’année.

Le promeneur remarquera que tout le monde en ce moment veille à tailler les arbres et arbustes des jardins, car lundi ce sont les branches coupées qui alimenteront le bûcher.

Le bûcher va purifier le village, en consummant les branches coupées, mais aussi en consumant les amulettes sacrées, qui doivent être remplacées chaque année.

Autre chose à noter. Dans chaque maison les gens ont le kagami mochi, deux gâteaux de riz superposés qui sont la décoration traditionnelle du nouvel an.

Le jour du tondo, chacun récupérera des braises du bûcher pour faire des barbecues mais aussi pour cuire les kagami mochis et les manger.

C’est intéressant de voir comment tout s’emboite et forme un ensemble très cohérent. On voit là la clairvoyance des anciens qui s’est transmise jusqu’aujourd’hui à travers ces belles traditions.

C’est merveilleux n’est-ce-pas ?

préparations pour le tondo

préparations pour le tondo

 

Pêche miraculeuse pour la montagne !

Nous sommes à la recherche d’arbres pour les planter dans notre montagne.

Coup de chance, une connaissance de ma femme rencontrée via ses match de tennis offre de nous passer toutes les pousses d’arbres en excès chez elle. Son mari est paysagiste.

Nous allons les voir et emplissons le kei truck.

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Ci-dessous la liste incomplète de cette pêche miraculeuse.

Momiji, 紅葉, もみじ, érable palmé ou Acer palmatum. Le nom en idéogramme signifie Feuilles rouges. Les feuilles du momiji sont rouges en effet.

Hiba, 檜葉, ひば, Cyprès du Japon

Nanakamado, 七竈ナナカマド ou Sorbus commixta. Quel nom intéressant. Il signifie sept (七) fours. ‘Le bois du nanakamado brûle si difficilement, qu’on devrait le faire passer par sept fours’.

Kiichigo, キイチゴ ou Rubus. Une traduction littérale du nom est: arbre fraisier.

Kuromonji, クロモジ, 黒文字、ou Lindera umbellata. Le nom signifie le signe noir.

Sarusuberi, サルスベリ、ヒャクジツコウ, 百日紅, ou Lagerstroemia indica

Encore un nom intéressant. Le sarusuberi a une écorce très lisse, d’où le nom saru suberi (猿滑) : le singe glisse. Le nom en idéogrammes signifie le rouge de cent jours.

Un Premier Janvier à la campagne

J’ai toujours aimé les fins et débuts d’année au Japon. A Tokyo j’appréciais les rues vides du jour de l’an et la tranquillité soudaine qui enveloppait la ville.

A la campagne ici le premier jour de l’an est encore plus tranquille.

Le matin on mange du sétchi, la cuisine traditionnelle du nouvel an. Ma femme prépare normalement le sétchi, et le ozoni, mais cette année nous avons changé et avons commandé le sétchi  à un restaurant de la ville voisine.

On boit un peu de saké en échangeant les voeux.

Le plat de sétchi est beau et coloré. Il est également chargé de significations. Cela devrait être le sujet d’un article. A réfléchir il y a beaucoup de choses chargées de sens au Japon, au Japon, en fait tout est signes, l’écriture elle-même étant constituée de signes (les idéogrammes).

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En fin de matinée nous partons tous les trois (Minou elle est partie dans la montagne) marcher jusqu’au petit sanctuaire shintô au fond de notre vallée.

A l’entrée de la vallée il y a un sanctuaire beaucoup plus important; les gens se déplacent de loin pour le visiter et il y a moults boutiques de vendeurs ambulants sympathiques, les tékiyas, parfois affiliés aux yakuzas, qui vendent des saucisses; des bananes fourrées au chocolat, des frites ! du calamar frit ! Du bon junk food pour les jours de fête.

A la foule joyeuse du grand sanctuaire nous préférons le calme du petit sanctuaire au fond de la vallée. Il faut grimper un escalier de pierre dans la montagne.

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Le sanctuaire est là; tout beau, avec les magnifiques décorations traditionnelles, les kadomatsu. Tout est propre et bien entretenu malgré la population vieillissante et décroissante. On se sent bien devant le petit sanctuaire. On sent nos coeurs se calmer et se connecter à la terre.

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Ensuite nous suivons un petit chemin dans la forêt. La forêt autour du sanctuaire est protégée, et elle n’a pas été convertie en plantation de cryptomères. Les arbres sont magnifiques. Il y a la un arbre géant. Nous allons le voir. Autour de son tronc une corde shiménawa souligne le caractère exceptionnel et sacré de cet arbre.

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Quel magnifique endroit. Il est intéressant de noter que la foule préfère s’agglutiner autour des fritures et des saucisses. Nous sommes seuls. Ces beaux arbres autour du sanctuaire, forment un véritable power spot. A l’inverse aussi, le sanctuaire a été construit sur un power spot, et le renforce sans doute. Mon cerveau se vide de ses détritus.

Notre fils en voyant le grand arbre dit: on dirait l’arbre de Totoro ! En effet un gros Totoro passerait facilement dans le trou qui le perce.

Vocabulaire

O Sétchi 御節 La cuisine traditionnelle que l’on mange au premier de l’an

Shimenawa 注連縄 La corde ornée de papiers blancs pliés que l’on noue autour des choses sacrées

Tékiya  テキ屋 Les vendeurs ambulants que l’on voit dans les fêtes et les foires

Kadomatsu 門松 Décoration pour le nouvel an, constituée notamment de bambous taillés en biseau.

Travaux collectifs: le nettoyage de la rivière

Une fois l’an, un dimanche après midi en décembre, tous les habitants du village se regroupent pour le nettoyage de la rivière. (voir aussi l’article écrit en 2012 sur le même sujet !)

Ici dans cette région du Japon les précipitations peuvent être soudaines et très importantes. Il y a aussi les typhons. Il est crucial que la rivière soit propre et qu’aucun obstacle ne vienne à freiner son débit. Sinon, il pourrait y avoir des désastres, comme  des débordements, des inondations avec des maisons emportées par les flots déchainés ou encore l’effondrement de berges ou de ponts.

Le nettoyage de la rivière, c’est un événement important. Ca n’est pas unique; au Japon c’est très répandu je crois. Qu’en est-il dans les campagnes de France et d’ailleurs ?

En tout cas on peut apprécier de voir la petite communauté prendre le sort de sa rivière en main et unir ainsi ses forces cet après midi d’hiver, sans utiliser les resources ou les services de la municipalité, de la région ou de l’état. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Tous les hommes se regroupent. On est en habits de travail. Tout le monde porte à sa ceinture une serpe kama 鎌, ou bien une hachette nata 鉈, ou encore une scie noko 鋸.

Le chef du village aura décidé des petits groupes qui vont se répartir le travail à différents endroits le long de la rivière. Puis on va couper les bambous ou encore retirer les poubelles ou les branches de bois mort qui encombrent le lit de la rivière. Tout le monde est très bien organisé. Il y a ceux qui descendent dans la rivière pour couper et tronçonner, il y a ceux armés de leur petits camions keitora dans lesquels ils vont charger toutes les coupes pour les emmener ailleurs, là où on ira faire le tondo plus tard en janvier.

Cette année notre équipe était chargée de couper et débiter un vieux marronnier dont le tronc courbe venait freiner le débit de la rivière pendant les grandes pluies. Je suis triste de voir couper ce bel arbre. Je voulais nettoyer la rivière, pas vraiment voir couper d’arbres. Mais bon, cet arbre, un typhon aurait pu l’arracher, et il aurait pu alors se ficher sous un pont et qui sait alors si le pont aurait pu résister à la puissance décuplée de l’eau. Le malheureux marronnier, finira d’ailleurs dans notre tas de bois pour être jeté dans le ventre de calcifer.

Après deux bonnes heures de travail on se retrouve tous au foyer du village, les hommes s’asseyent d’un côté et les femmes de l’autre. La bière, le saké, le shochu. Des bouts de cochon, une soupe, une salade de pattes mmm quel régal. Les gens sont de bonne humeur. C’est une petite fête.

Quel bon moment en bonne société!

kawa souji 1

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La fête de l’automne à Tatsuno

Tatsuno. Petite Ville à quelques encablures du village. Une ville d’histoire, c’est un peu un mini Kyoto, avec des clusters de temples et des ruelles anciennes bordées de vieilles bâtisses.
Sources de prospérité on y trouve encore de nombreuses fabriques de sauce de soja. Cette ville a de beaux restes.
Chaque année en novembre: la fête de l’automne.

Une centaine si ce n’est plus de petites échoppes, des marchands et des bénévoles, des paysans, des artisans s’égrainent aux bords des rues ou chez l’habitant et proposent leurs productions comme dans une grande foire.

Nous y avons passé une excellente journée et fait de belles rencontres.

Voici l’inventaire à la Prévert des différentes rencontres et découvertes. Ca donne une idée de la créativité générale. Et de la pêche qu’ont toutes ces belles personnes; tous âges confondus.

  • Un jeune maçon retape l’ancien bar où officiait autrefois une geisha. Une association accompagne les jeunes qui souhaitent retaper des maisons ou commerces abandonnés pour y faire un café ou un nouveau business. L’association prend en charge une partie des travaux. Le maçon nous montre son chantier et on discute un peu. Il est jeune et a une vraie passion pour ce qu’il fait. Débordant d’énergie.
  • On rencontre un agriculteur qui fait du bio. Il respire le bonheur. Il tient aussi un restaurant où ils servent un plat unique, et fort apprécié ici au Japon; le tamago kaké gohan. C’est à dire un oeuf crû mélangé à du riz.
  • Une fleuriste avec une très jolie boutique. Tout y est bien arrangé. On se croirait chez un fleuriste branché de Tokyo.
fleuriste

fleuriste

  • Un jeune couple retape un ancien bain publique. Construction étonnante car à priori on dirait une maison sans réel signe distinctif. Ils y monteront un restaurant au printemps prochain. On a hâte d’y aller.
  • De très belles peintures de fleurs et de choses du quotidien par un groupe de femmes. On apprécie les couleurs, la sensibilité du trait et du propos.
jolis dessins

jolis dessins

 

jolis dessins

jolis dessins

  • Les magnifiques dessins de paons; multicolores, par Akiko Ikawa, artiste trisomique, sont également exposés. Le Pape; nous dit-on; aime beaucoup ses dessins !
  • Au détour d’une rue, on voit une belle bibliothèque; grande comme le salon d’une maison. Les portes sont ouvertes; les murs recouverts de livres. C’est lumineux; chaleureux. On a envie de s’y installer et d’y faire la sieste, on entre, on observe ….. ah mais c’est chez quelqu’un … oh le gars a transformé son salon en bibliothèque pour tous. C’est magnifique n’est ce pas, une vraie image du bonheur.
une représentation possible du paradis

une représentation possible du paradis

  • Devant l’entrée d’un temple un monsieur vend des jikatabi dont il a fait le design. Ils sont très chouettes. Motifs à cheval entre modernité et tradition. Voici son site web. On discute. Il souhaite développer les ventes à l’étranger. On est d’accord que cela pourrait avoir du succès. Mais nos pieds sont peut-être trop grands. Ancien banquier, ce monsieur s’est lancé dans cette aventure. Bravo.
les jikatabis

les jikatabis

  • A côté, trois belles jeunes femmes, les Trois Grâces de Raphael, proposent des légumes rares. Elles se sont lancées dans le jardinage bio. Une autre belle aventure.
  • Musique; du jazz; il y a un groupe qui joue un truc chouette; dans le hangar d’une société de sauce de soja. Celle-ci est ouverte et nous visitons donc la fabrique. Les employés nous guident et nous montrent leur machines avec pleins de tuyaux. Le bâtiment; tout en bois, date du début de l’ère Showa et étale ses charpentes magnifiques.
magnifique charpente

magnifique charpente

Ces employés sont très sympathiques. J’apprécie de voir les ouvriers vendre directement leur production et guider le badaud dans leur usine. C’est beau. On sent la fierté de travailler pour une maison qui a de l’histoire et de faire de beaux produits.

machine à laver géante dans la fabrique de sauce de soja

machine à laver géante dans la fabrique de sauce de soja

D’ailleurs; pensez à François Michelin, qui toujours faisait référence à la société de pneumatiques avec le terme ‘maison’. Quel grand patron le fait aujourd’hui ? Aucun ! C’est fini !

Et puis nous retrouvons notre ami; tourneur sur bois. Nous lui achetons des baguettes. Il récolte lui-même la laque qui les protège.

Il y a aussi cette étrange maison n’est ce pas. recouverte de rouille. On hésite entre oeuvre d’art et tas d’ordure. Un peu des deux.

le bateau ivre

le bateau ivre

Au mur de la maison cette pancarte noire avec des signes jaunes: Dieu juge même les crimes du coeur

 

les crimes du coeur

‘Dieu juge même les crimes du coeur’

Eponge pour l’année

Achetés au supermarché, pour deux cents yens soit moins de deux euros, les fibres d’une courge héchima. Nous les couperons en tranches, et cela fera des éponges végétales et naturelles pour faire la vaisselle.

Voila un bon achat !

éponge végétale

éponge végétale

L’année dernière notre fils avait cultivé des héchima à l’ecole et les avait preparées pour leur retirer la peau et la chair.

détail des fibres de l'éponge végétale

détail des fibres de l’éponge végétale

Les hommes à poêles

Les hommes à poêles sont de sacrés professionnels.

Ce sont eux qui ont installé Calcifer le poêle à bois lors de notre emménagement dans le village.

Nous leur avons demandé de venir ramoner et de faire le full health check de Calcifer !

D’abord ils sont chics et élégants; regardez les beaux pantalons, ensuite on voit le soin et la fierté qu’ils ont à faire leur travail. Et dans la bonne humeur.

Marque de respect du client, il ne demandent pas à utiliser les toilettes à la maison, ils font faire pipi au loin, on ne sait où. Allez trouver pareil en France !

Et quand on demande à les prendre en photo, pour le souvenir et pour le blog, ils font nian avec le poing, en imitant la petite patte du chat. .

ニャン!

les trois ramoneurs

les trois ramoneurs

Bref ce sont de vrais artistes … A droite Monsieur K, CEO, accompagné de ses superbes acolytes. Allez !!! Toute le monde à poêle !!!

Momigara ou glume de riz

Les récoltes de riz ont bien commencé dans les rizières du village. Les dates des récoltes dépendent du type de riz qui a été planté. Des variétés sont tardives et d’autres pas.

On voit les agriculteurs montés sur des machines qui ressemblent à des robots gundam.

C’est donc le moment d’aller prendre du momigara, ou glume de riz.

Certains le déposent aux pieds des légumes l’hiver dans les jardins pour les protéger du froid et du gel. Je me dis aussi que cela doit être très aussi bien pour pailler le potager, je suis curieux d’essayer en tout cas.

La voisine d’en face me propose d’aller en chercher ensemble. On part tous les deux dans le camion, et nous nous rendons a quelques kilomètres, chez un agriculteur. C’est monsieur T.

A cote de ses combain, mini moissonneuses batteuses montées sur chenilles de caoutchouc, un gros tas de momigara.

Monsieur T est content de nous voir car le momigara ne lui est d’aucune utilité et il souhaite s’en débarrasser. Nous en chargeons le camion.

momigara

A vivre à la campagne nous sommes proches des réalités et à bien y réfléchir une des choses les plus fantastiques que nous pouvons vivre, c’est d’être acteurs des cycles de transformation. Si la société de consommation rime souvent avec déchet, poubelle, gâchis (« waste » en anglais), à la campagne nous participons aux cycles de transformation où les matières organiques se transforment et sont utilisées de nouveau et à l’infini. Pas de plastique dans tout ça.

Examples, la récolte de riz s’accompagne donc de production de glumes, lesquels sont utiles pour le jardinage; leurs elements retournent à la terre et l’enrichissent.

Le bois coupé alimente Calcifer qui nous réchauffe, la cendre laissée par sa combustion retourne dans le jardin où elle enrichit le sol.

Pareil pour les déchets de la cuisine, ou encore le crottin de cheval du club hippique pas loin, la matière organique retourne à la terre et n’est jamais perdue, et alimente les organismes vivants du sol.

Cercles vertueux donc qui peuvent être répétés à l’infini.

Vocabulaire

もみがら 籾殻 momigara glume du riz

momigara

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