Catégorie: japon
De belles pierres pour les fondations.
Je ne sais comment nommer en Français la petite structure que nous allons construire dans notre jardin. (pergola ? pavillon ?) En Japonais on dit Azumaya. Etrangement, ce mot s’écrit de deux façons en Japonais: 東屋 ou 四阿.
C’est un petit édifice carré, sans murs pleins. avec un toit….
Enfin … bon … je vais utiliser le mot Japonais.
Nous avons travaillé sur ce projet de technology transfer depuis mai et toutes les pièces de bois sont prêtes.
Il nous faut aller chercher de grosses pierres qui serviront de fondation.
On positionne ensuite les pierres. Les colonnes en bois se ficheront directement dans la petite barre de fer fixée dans les pierres.
On ajoute également une pièce métallique qui ira se viser contre la colonne sur le côté. Faudrait pas que le tout s’envole avec le premier typhon …
Les pierres alignées et à niveau. On mesure les différences de hauteur respectives entre les pierres, car il faudra ajuster la longueur des colonnes.

Quatre Ans ! 444ème article ! rétrospective …
Voici le quatre cent quarante quatrième article de ce blog. Ca fait quatre ans que nous avons commencé une nouvelle vie à la campagne en nous installant dans un petit village de la région du Kansai, au Japon.
Une première surprise avec ce blog c’est d’avoir autant de lectrices et de lecteurs. Je me réjouis toujours de vos commentaires et de vos questions.
Une deuxième surprise c’est d’avoir encore des choses à raconter, après quatre ans.
Je suis tenté de retracer une mini chronologie de ce blog, car il y a eu plusieurs phases ou étapes. Et on pourrait résumer tout cela en: initiation du novice citadin à la vie à la campagne (au Japon).
Eté 2012
Installation dans le village. Premières impressions.
Nous étions encore bien naïfs, nous ne savions rien de la vie à la campagne.
Et nous avions encore peur des insectes.
On écrit aussi un peu sur notre maison japonaise. Qui avant les travaux n’était pas vraiment folichon.
Pour nous c’est une nouvelle vie, même si j’ai la possibilité de garder mon job en informatique, que j’effectue désormais à distance, à la maison.
Hiver 2012-2013
Une periode ou l’on essaie tout et où rien ne marche vraiment, faute d’expérience. Cela n’entame pas notre enthousiasme pour autant. Je me sens un peu comme Jean de Florette ….
Printemps – été 2013
Concert de rock punk dans le temple bouddhiste du village. Le bonze de notre village est délirant.
Nous faisons la rencontre de S. C’est un moment clef pour nous car c’est par l’intercession de S. que nous apprenons énormément par la suite.
L’histoire de notre initiation à la vie à la campagne est un peu comme un escalier dont nous gravissons les marches une à une.
S. est charpentier, nous lui commandons la destruction d’une vielle batisse juste en face de notre maison, qui est en très mauvais état. Jadis construite pour l’élevage des vers à soie. A la place S. construit une petite maison de une pièce; selon les techniques de construction japonaises traditionnelles et avec le bois des arbres qu’il a coupés lui-même dans la montagne. Je passe beaucoup de temps à regarder comment il travaille. C’est beau et passionnant.

Hiver 2013-2014
Mes parents et ma tante nous honorent de leur visite et voyagent de France. Nous visitons un peu Kyoto qui n’est pas loin et passons beaucoup de temps dans le village. Ma mère prépare un civet de chevreuil qu’elle fait goûter aux voisins avec beaucoup de succès.
Nous construisons aussi ensemble un abri pour stocker notre bois.
Nous achetons un camion keitora. Ceci marque symboliquement notre appartenance à la campagne Japonaise.
Hiroshi nous donne un petit chaton abandonné, et nous le nommons Minou. Minou est très faible, malade, pleine de parasites. Mais en quelques semaines elle devient un chat magnifique.
En un an nous avons réalisé la puissance de la nature qui nous entoure au village. La beauté des insectes, des plantes, du ciel, de l’eau. Cette vérité que nous avions oubliée nous immerge. Et puis, marcher sur la terre lorsque nous jardinons, et le contact avec le bois.
Vivre dans une maison japonaise ancienne, faite de bois et de terre.. On est ainsi en permanence connecté avec l’univers et on se sent très très bien.
Un an après notre installation, nous savons que la ville (Tokyo) ne nous manque pas.
Une grande surprise aussi est la qualité des relations que nous entretenons avec nos voisins. Tout le monde est sympathique et nous a acceptés d’emblée. On comprendra plus tard que les gens étaient très contents de voir des gens s’installer avec un jeune enfant.
Ma femme bien que venant d’une région plus au sud s’est très bien habituée à la vie dans notre village et affirme ne vouloir retourner à Tokyo pour rien au monde. Quand à moi; vivre ici au village c’est comme vivre en France. Il y a de l’espace (plus qu’à Tokyo), de la nature (plus qu’à Tokyo) et les gens me foutent la paix (comme à Tokyo). Donc je ne sens aucun dépaysement. A part la distance avec la famille et le manque de fromage.
Et les discours de François Hollande nous rappellent à chaque fois que nous sommes très bien au Japon.
Printemps 2014
Pour une année, et suivant la rotation d’une maison l’autre, nous sommes chef du district. Ou rinpocho. Ca consiste surtout à collecter des sous chaque mois. Par contre, une personne âgée de notre district décédée, notre qualité de chef de district nous amène à jouer un rôle clef lors des obsèques.
On comprend alors combien les liens de confiance entre tous sont importants dans le village. Nous nous sentons aussi très intégrés.
Lis the good life de Helen et Scott Nearing.
Nous récoltons du thé dans la forêt.
Eté 2014
Récolte un carton de pommes de terre.
Automne 2014
Nous faisons l’acquisition d’un bout de la montagne; juste en face de chez nous. Commence à débroussailler. La montagne deviendra par la suite un immense terrain de jeu et d’expérimentations. Ce moment marque vraiment notre passage à l’action.
Nous pouvons remodeler la montagne à notre guise. Mon projet est de réduire la quantité de cryptomères, dégager la jungle et les broussailles et planter une grande variété d’arbres, afin que la nature puisse repartir et se re développer.
Le contact avec la terre aussi nous fait toujours du bien. Chaque personne sur cette planète devrait avoir son petit lopin de terre et y faire des trous. Le monde irait bien mieux.
On pense au concept de grounding où justement on est connecté à la terre.
Commence aussi une longue relation avec les sangsues.
Des visions de moissonneuses de riz transformée en robots gundam.
Hiver 2014 – 2015
Découvre dans une montagne voisine un cerisier géant et écroulé. Il s’appelle ‘cerisier éléphant‘. Je le débite et le ramène à la maison. Bonne expérience avec la tronçonneuse. Dois doubler la capacité de notre abri bois.
Je finis ma première Bande Dessinée Tout Ira Bien. Dernière page publiée sur le blog !
Dans la montagne, plante les premiers arbres.
Minou commence à se promener dans la montagne, en notre compagnie.
Printemps 2015
Visite de Kristophe Noel, photographe, rencontré via ce blog.
L’ecole maternelle du village ferme, faute d’enfants. Le vieillissement de la population et le peu d’enfants est un très gros problème Japon et va aller de mal en pis.
Je me relance dans le jardinage mais je l’avoue sans trop de succès, à cause de mon boulot trop busy et de mon manque de focus.
Eté 2015
Pourtant le thème de l’agriculture continue de me passionner; et je lis un excellent book sur la permaculture et autres méthodes.
Automne 2015
Autre signe que les choses commencent à partir sérieusement en rouille avec la diminution de la population; la superette du village ferme.
Hiver 2015-2016
Travaille de nouveau dans la montagne. Dégage la deuxième terrasse. Plante une vingtaine d’arbres.
Publie ma bande dessinée Tout Ira Bien. à compte d’auteur. Le résultat; imprimé, est vraiment convaincant. Vends sur le net. Versions Française et Anglaise.
Exposition photo de Kristophe Noel dans un café du village. Portraits des habitants.
Fais la connaissance de TS, un jeune agriculteur de la région, éduqué aux Etats Unis. On parle en Anglais. Par la suite je fais connaissance avec quelques étrangers établis ici, ce qui est une première, et un soulagement un peu de ne pas être me seul étranger de la région.
S. donne un coup de main et coupe une dizaine d’arbres dans notre montagne. Des cryptomères.
Printemps 2016
Notre fils rejoint l’équipe de baseball du village.
S. propose d’utiliser le bois des arbres de notre montagne et de construire un truc avec. Commence alors le projet de Technology Transfer: je vais travailler les week ends dans l’atelier de S., S. m’enseigne les ficelles de son métier. C’est passionnant. On aimerait devenir charpentier !
Eté 2016
444è article de ce blog.
Un Dimanche au jinja (sanctuaire shinto)
La définition du shintoisme sur wikipedia commence bien, utilisons la comme introduction:
Le shinto (神道, shintō, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») ou shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l’histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme religion. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes. Il s’agit de la religion la plus ancienne du Japon et particulièrement liée à sa mythologie.
Dimanche était particulier, avec la fête annuelle au sanctuaire shintô de notre village. On appelle jinja le sanctuaire shintô. Il y a 4 ans, peu après notre installation au village nous avions déjà écrit sur cette fête.
Notre village est divisé en plusieurs rinpos (隣保), groupes de maisons et de familles, ou petits districts. Cette année c’était au tour de notre district d’organiser la fête.
Le jinja de notre village est situé dans un endroit magnifique, à flanc de montagne. Il est entouré de superbes arbres. Le chemin de terre qui y mène grimpe sec et essoufle plus d’un visiteur. Autant dire que le sanctuaire n’a pas ete posé là par hasard, on sent qu’il y a un certain flux de power à cet endroit: cet un power spot.
A huit heures tappantes nous nous y retrouvons tous pour nettoyer autour et dedans le sanctuaire. Un arbre, un chêne, s’est écroulé à proximité du sanctuaire. Il est bloqué par deux autres arbres et reste en déséquilibre. Nous entreprenons de le degager pour éviter toute chute et tout dégât du sanctuaire. Avec un jeune voisin plein d’allant et d’énergie on scie d’abord les branches puis découpons le tronc à la tronçonneuse.
L’opération est délicate mais bouclée en une heure. Pendant ce temps la les autres voisins balayent autour du sanctuaire et de son bel escalier de pierres. Ils préparent le sanctuaire en déroulant des draperies blanches marquées de symboles noirs. Ils plantent de chaque côté de l’entrée de grands drapeaux, longs to six mètres, célébrant ceux du village qui ont pris part à la guerre russo japonaise de 1904-1905. (on aimerait bien savoir pourquoi).
Les offrandres sont placées devant l’autel. Fin des préparations. Rendez vous à 13 heures pour la cérémonie.
A 13 heures tout le monde est de retour. Le chef du village a mis une chemise et est très chic. Arrive le kannushi (神主), prêtre shintô qui officie dans les differents sanctuaires de la vallée.
Le kannushi va réciter des incantations à mes oreilles mystérieuses et non sans côté magique. Ma femme cependant m’éclairera plus tard en m’expliquant qu’avec une oreille attentive on peut clairement discerner toutes les strophes et leur significations. Il agite dans l’air des langues de papier blanc en faisant un bruit faramineux.
Pendant ce temps j’écoute et je regarde les arbres qui nous dominent. Les gens sont silencieux et semblent receuillis.
A la fin, le kannushi a disparu. Soit il est reparti sans que je l’aie apercu, soit il a ouvert une petite trappe cachée dans le plafond du sanctuaire pour reprendre sa forme de hibou.
En tout cas, c’est le deep Japan ça et je me dis qu’on a bien de la chance de faire partie d’une si belle communauté et d’avoir un si joli sanctuaire. Je me dis que je voudrais aller voir monsieur K qui malgré ses 80 ans vient chaque matin nettoyer le sanctuaire, pour le prendre en photo.
Apres le depart du kannushi, le chef du village nous distribue du saké de la bouteille qui avait été offerte en offrande. Le saké, de la marque hakutsuru, est purement délicieux … certains en reprennent.
La cérémonie finie on range les draperies, les drapeaux. on collecte aussi l’argent du tronc.
A 15 heures, les habitants se retrouvent encore, mais dans la salle communautaire, pour faire un bingo ! Bon, je vais pas trop m’étaler sur le bingo ….
Pour conclure cette journée ‘Japon profond’ ou deep Japan, de retour à la maison, on mange du sashimi pour diner ….
Le chemin qui mène au sanctuaire


Un immense arbre cache l’entrée du sanctuaire

Le portique torii du sanctuaire

L’escalier en pierres

On dégage un arbre tombé

Tout le monde prépare les décorations

Les drapeaux de la guerre russo japonaise….
avec les noms des soldats qui y ont participé.

Dans le sanctuaire
après le nettoyage le matin

Pendant la cérémonie. On peut distinguer le kannushi (prêtre shintô) dans son vêtement bleu, à l’intérieur du sanctuaire.
Après la cérémonie; collecte du tronc
Marketting: comment vendre des fruits
Hummock café: un endroit incroyable
Parfois on trouve des endroits incroyables. Par exemple la pâtisserie Morizou il y a quelque temps.
Cette semaine nous avons fait la découverte du Hummock café à Himeji. Il est situé au bord de la mer, faut bien une heure de route de chez nous, mais le déplacement vaut la peine.
Un petit port de pêche dans le lequel vient se déverser un canal assez douteux. Il y a une plage et des baigneurs insouciants; l’horizon donne sur une gigantesque centrale thermique avec des gros tuyaux et des montagnes de charbon. Un port de plaisance aussi. La rouille resplendit sous le soleil et les carapaces de crabes.
Il y a donc là plusieurs espaces de différentes natures qui s’entrecroisent, se superposent …. les bateaux de pêche, de vieilles ruelles et de belles maisons anciennes, un chantier naval où ils font des barques en bois … c’est industrieux … et aussi super zen … il y a une petite montagne recouverte de verdure. Tout au bout de la route un sanctuaire shinto nous rappelle, s’il en était encore besoin, au souvenir de Totoro.
Dans tout ce fratras, on découvre le hummock café. Construit avec des shipping containers. Le rez-de-chaussée est en fait un garage spécialisé dans la restauration et la revente d’anciennes voitures. Il y a une peugeot 205 et des petits bolides au design exceptionnel, tous dans l’attente d’une transaction sonnante et trébuchante. Le garage semble se nommer Monte Carlo.
Il faut monter un petit escalier de bois, et la se trouve le café, fait de deux containers placés en L.
Il y a une terrasse avec vue sur la Mer Intérieure et ses épaves. Dans les containers, la déco est kitsch et agencée avec beaucoup de goût. C’est délicat. Les meubles sont vintage. Un truc avec des mange disques de Disc Jokey apporte de la modernité. Un Piano.
La climatisation est un soulagement par cette chaleur où le béton le dispute à l’asphalte. Une douce musique brésilienne accompagne l’air frais. On prend le set du p’tit déj et l’on nous sert une magnifique assiette de fruits et de légumes, ainsi que trois tranches de cochon et de pain de campagne. Des bouchées de mangue. D’aubergine. Une sauce à l’orange. Il y a beaucoup de raffinement et de sensibilité.
Voila, le message du Hummock Café c’est peut-être, la possibilité de la beauté malgré l’endroit . On apprécie l’intention. Ca marche. C’est efficace.
C’est une vraie oeuvre d’art que ce Hummock café. Une bulle d’oxygène au bord de la ville qui s’étouffe.
Au voyageur qui vient visiter la ville de Himeji pour voir son chateau mondialement connu, je recommanderais fortement d’aller visiter ce petit coin perdu et d’y savourer quelques instants de calme.
J’ai pris une tonne de photos dans les alentours et aussi l’extérieur du hummock café. Par contre pas pris de photo à l’intérieur … à vous donc de venir visiter un jour …
Hummock café
〒671-0111 兵庫県姫路市的形町的形 磯1864
ZIP671-0111 1864 matogata himeji hyogo japan
TEL 079-254-1400
Du bon usage de la chaussette
Y a pas mal de temps, nous avions ecrit sur le bon usage de la cravatte.
Cette fois, penchons nous sur le cas de la chaussette:
Ces histoires la sont universelles. Ca me rappelle, il y a 40 ans, nos cousins Raymond et Andre, agriculteurs dans les Landes, qui utilisaient de vieilles chaussettes comme filtre a cafe. C’etait la grande epoque !
Village humide
La saison des pluies continue de battre son plein. Il a encore plu une bonne partie de la journée.
Le Japon ne sera jamais à court d’eau, c’est certain !
Dès la fin de la saison de pluies viendront les journées très chaudes. Mais bon ici au village il ne fait pas aussi chaud que ça.
Et puis on peut toujours se baigner dans la rivière pour se rafraichir et se remettre à zéro.
un crabe de rivière bien téméraire au milieu de la route.
Voyez la, un bois de chevreuil…; c’est pas tous les jours qu’on trouve un petit trésor comme ça.
Photos du dimanche
Un dimanche tranquille marqué par des pluies puissantes l’après midi. Quelques photos en vrac….
Idéal pour s’occuper des vieux outils trouvés la semaine dernière.
Ai remis en état le vieux sumitsubo.

ainsi que quelques ciseaux à bois.

Notre petit atelier est un vrai bazard. Y ajoute trois etagères pour compacter le bordel qui commence à recouvrir le sol. Etagères testées et approuvées aussitôt par Minou.



Dans le jardin les artichauts sont en fleur. Nos trois artichauts qui se battent en duel sont le sujet de conversation favori des voisins, curieux de cette plante exotique. Nous leurs sommes reconnaissants d’ajouter du mauve à notre palette de couleurs.

Husqvarna ! ! !
S. m’apprend les bases pour débiter un tronc en planches et poutres. Ici on dit seizai 製材 … Tout le bois descendu de notre montagne … et patiemment épluché …. il faut le débiter pour notre projet de technology transfer ….
1 orienter le tronc d’arbre. Pour cela il faut voir l’orientation du tronc et sa courbure. On l’oriente la partie courbe vers le haut. Distinguer le ventre (腹)du dos (背)de l’arbre. Opération délicate.
2 Marquer le centre – ligne rouge verticale, sur les deux extrémités du tronc.
3 A partir du centre, tracer deux traits verticaux qui seront les démarcations des poutres ou planches.
Il y a des formats standards pour les poutres. On utilise les sun. (équivalent du pouce).
3 sun de côté
3.5 sun
4 sun
5 sun
On opte pour 5 sun…. comme on ne paye pas pour le bois le coût est seulement une question de temps .. donc autant faire dans le costaud n’est-ce-pas. C’est toujours ça que les Boches n’auront pas comme disait souvent mon prof d’électronique, monsieur Pasquier. Donc les traits sont chacun à 2.5 sun du centre. Je pense que ça a été mon meilleur prof, car il aimait ce qu’il faisait.

Ensuite on porte le tronc sur le sawmill ou la scierie mobile … un modèle Husqvarna … Husqvarna … nom d’une ville suédoise … ils faisaient des mousquets au début … les tronçonneuses sont venues beaucoup plus tard … ce nom mystérieux de huqsvarna résonne particulierement dans notre petit village japonais … c’est exotique la Scandinavie !
4 Positionner le tronc sur les rails … faut mettre à niveau de sorte que lorsque la tronçonneuse glisse sur ses rails on coupe dans le bois selon un axe aligné au centre de celui-ci. Encore une opération délicate que cette mise à niveau …
Oui, il fallait se donner la peine d’éplucher tous les troncs. Sinon la moindre pierre fichée dans l’écorce aurait raison de la chaine de la tronçonneuse … kaputt ….

5 et on coupe …. coupe … coupe ….. Tres intéressant de voir ces différentes choses comme lorsque le bois se met à courber dans un sens ou un autre … lorsqu’on finit de couper une planche, pchitt on voit qu’elle se redresse tout d’un coup.
Je me rends compte que cette opération de seizai est fort compliquée, et requiert une attention constante.

Mais à chaque coupe réalisée, on voit le bois se transformer. La surface lisse, qui révèle les motifs uniques. Le bois quitte sa qualité d’arbre et devient … du bois … il fait alors partie du monde des hommes. C’est assez frappant.

La petite grenouille … dans l’atelier … je me demande ce qu’elle en pense.

montagne 2.0 (encore)
Ce week end l’ami S. a prolongé le chemin dans la montagne jusqu’à la troisième terrasse.
Ca finit par monter assez sec. Je pense pas qu’un camion 4×4 « keitora » (les petits camions blancs que l’on voit partout dans les campagnes du Japon) puisse se hisser jusqu’en haut, il faut une pelleteuse ou un rinnaisha, ce véhicule spécialise pour transporter du bois en montagne. (http://www.zenkens.jp/article/13535063.html) pour y parvenir sans danger.
Arrivés tout en haut on peut constater qu’avoir coupé quelques cryptomères cet hiver a transformé la montagne. La lumière a remplacé la pénombre. Pas l’ombre d’une sangsue d’ailleurs …
Prochaine étape, découper les troncs d’arbres coupés et les descendre de la montagne … Quelque chose me dit que ça va pas être facile à moins que S ait une super idée comme d’hab.
On accède de la route ….

Une petite clairière avec des bambous. Il y a deux ans c’était comme ça ….
Cet arbre est magnifique.
D’autres troncs à éplucher.

Les branches etc finiront dans le ventre de Calcifer.
Au fond, un petit cours d’eau où les grenouilles « moriaogaéru » abondent. Elles chantent. C’est assez incroyable à les écouter.
J’ai passé tout le samedi à dégager du bois dans ce coin … sous le chant merveilleux des grenouilles.
Le chemin continue.

Et ça monte sec.
Voilà ! on est arrivés en haut !





































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