Lecture: Permaculture

Des notes de lecture pour ce 300ème article !
Après avoir découvert leur fantastique ferme sur youtube (https://www.youtube.com/watch?v=5w3VqluGfGY) j’ai lu le livre ‘Permaculture’ par Perrine et Charles Hervé-Gruyer. Un très beau livre, très bien écrit, avec beaucoup d’intelligence et un bon style. Qui relate le cheminement des auteurs et les diverses réflexions, inspirations et techniques qui ont conduit à la réalisation de la ferme du Bec Hellouin.
permalecture

permalecture

Les passages où l’on évoque les tribus d’Amérique du Sud ou d’ailleurs et où l’on évoque la relation respectueuse et symbiotique de l’homme premier avec la nature sont particulièrement intéressants. Il y a aussi un peu d’utopie. Et pourquoi pas s’offrir une lueur d’espoir. Si il y a de la lumière au bout du tunnel, ça n’est pas forcement un train.
  • Editeur : ACTES SUD (10 septembre 2014)
  • ISBN-10: 2330034342
  • ISBN-13: 978-2330034344
En voici quelques extraits.
(numéro de page non noté)
Nous avons progressivement cessé de croire que nous faisons pousser les plantes. Le potentiel d’une plante est contenu dans la graine; la mission du sol est d’assurer sa germination puis sa croissance. Nous ne sommes que les modestes assistants de ces forces de vie. Notre mission est d’offrir aux plantes les conditions les plus favorables à leur épanouissement. Nous sommes les serviteurs des vers de terre!
p60-61
D’où vient l’inébranlable sérénité des Wayanas ? Cette absence d’angoisse du lendemain ? Du fait que la nature environnante leur donne potentiellement tout ce dont ils ont besoin pour vivre bien, jour après jour. Ils sont entourés d’une nature fertile et ont les compétences nécessaires pour en tirer leurs ressources. Ces deux éléments sont également importants:
la disponibilité des ressources, d’une part, et la capacité d’en tirer profit, d’autre part. Cela explique pourquoi les Améridiens perçoivent la forêt amazonienne comme une mère féconde et généreuse, et pourquoi nous les Blancs lé décrivons souvent comme jungle hostile, l’enfer vert: nous sommes incompétents pour vivre de cet environnement si différent du nôtre!
Chez les Wanayas, quasiment rien ne s’achète, hormis les produits apportés par les blancs qui leur sont devenus nécessaires. Comme les autres peuples premiers, les Amérindiens savent tirer parti des ressources biologiques- bois, plantes, fibres, os, plumes terre- pour fabriquer leurs objets usuels: cases, pirogues, petite mobilier, hamacs, arcs et flèches, vanneries, poteries, objets rituels ….
Ces objets ont tous en commun d’être parfaitement adaptés à leur usage, légers, solides, biodégradables et non toxiques, tout en étant habilement décorés. L’art se conjugue à l’outil jusque dans le plus humble des outils.
Voici qq points essentiels qui différencient nos sociétés modernes et les peuples traditionnels:
Les resources en nourriture, matériaux et énergie sont généralement abondantes dans l’environnement immédiat des communautés tribales.
Ces ressources appartiennement collectivement à la communauté et sont gratuites.
Chaque individu (ou chaque communauté) possède l’ensemble des savoir-faire qui lui permettent de satisfaire à ses besoins essentiels gràce aux ressources naturelles. L’argent n’est donc pas nécessaire, les échanges se fondent sur le don ou sur la réciprocité.
(…)
Tout cela procure un profond sentiment de sécurité. Les peuples premiers ont peu d’objets, réglementées peu comparés à nous, mais ne leur manque de ce qu’il leur est nécessaire pour assurer leurs besoins vitaux: habitat, alimentation, vêtements, outillage (….)
Il convient du reste de relativiser la notion de travail: celui-ci n’a pas le caractère contraignant qu’il revêt chez nous. Chasser, pêcher, cultiver le manioc, fabriquer des outils sont des activités appréciées. Il leur reste quantité de temps libre pour entretenir des relations sociales, célébrer leurs fêtes et leurs rites.
p71
Se nourrir est un acte aussi intime que faire l’amour.
Quand vous faites l’amour, la fusion est totale. Mais l’intimité des corps va bien au-delà du physique : l’énergie de votre amant vient s’enfoncer profondément dans votre bulle énergétique. C’est pour cela que l’acte sexuel, selon la manière dont il est vécu, peut être source d’immenses bienfaits comme de profonds désordres. Il en est de même à chaque repas. Les molécules ingérées vont beaucoup plus loin que le sperme : elles rejoignent chacune des milliards de cellules qui nous constituent.
Ingurgiter des aliments industriels pollués est une forme de viol de notre corps. Une atteinte à la vie. Donner ces aliments à nos enfants peut être vu comme un assassinat à petit feu. Nous voulons tous le meilleur pour nos enfants, n’est-ce pas ? Devenir plus conscients du rôle de l’alimentation pourra nous aider à faire les meilleurs choix pour eux. L’apprentissage d’une alimentation saine devrait faire partie des fondamentaux de l’éducation, tout comme la gestion du stress et la résolution non violente des conflits. Mais ces choses importantes ne s’enseignent pas à l’école. (….)  Manger est un acte sacré qui devrait être entouré du plus grand respect. Au fond, pour l’acte sexuel comme pour notre nourriture, tout est affaire d’amour.
p93
Dès nos premières recherches, notre attention est attirée par un système de culture plurimillénaire, sorti de l’oubli par la permaculture: la culture sur buttes permanentes. Cette approche se fonde sur un constant simple: dans la nature, le sol n’est jamais travaillé. De plus, il est généralement toujours couvert par une litière de végétaux en décomposition. En créant des buttes de culture permanentes, nous évitons de détruire le potentiel de fertilité du sol par des passages d’engins mécaniques ou par le bêchage. Les organismes vivants du sol; vers, bactéries, champignons, algues, etc vont pouvoir prospérer et améliorer naturellement la structure et la fertilité du sol. Si de plus le sol est court par un paillis, ou mulch, les éléments fertiles du sol ne sont plus lessivés, les désherbage est réduite, les réserves d’eau du sol sont protégées de l’évaporation, les premiers centimètres du sol ne sont pas stérilisés sous l’action du soleil, et cette litière, en se décomposant, réalise un véritable compostage en place.
p210
L’industrie, l’agriculture et la pêche contemporaines sont enfermées dans des logiques ‘extractives’, comme des carrières: on puise dans les ressources de la planète, jusqu’à épuisement. Pour assouvir nos besoins et nos désirs, les agriculteurs dilapident les ressources en matière organique des terres arables; les pêcheurs vient la mer des stockes poissons, les industriels épuisent les gisements de minéraux du sous-sol, et nous tous, collectivement, asséchons les réserves d’énergies fossiles. Nous prenons sans rien restituer. Nous vivons sur le capital de la terre, une telle politique est suicidaire.
p211
L’avenir est à une économie écosystémique, circulaire, qui crée de la richesse à chaque étape des cycles d’échanges, ne gaspille rien, se contente de prélever les intérêts du capital de la Terre. Ce type d’économie s’inspire de la nature et s’appuis sur les forces du vivant, car seul l’organique est capable d’engendre un accroissement naturel des ressources. Il faudra ré-apprendre à vivre presque exclusivement des ressources biologiques, comme le faisaient nos ancêtres.
p293
Le chômage est un fléau des sociétés industrielles sur le déclin qui semble impossible à contenir. Tous les gouvernements successifs en font leur priorité, avec les résultats que l’on sait. Peut-petre conviendrait-il de prendre un peu de recul  et de considérer l’histoire récente de notre pays ? Au début du XXè siècle un choix politique a été fait: privilégier l’industrie au détriment de l’agriculture. En sous-payant les produits agricoles, on libérait du pouvoir d’achat au profit des biens industriels. En ponctionnant la main d’oeuvre agricole on disposait d’ouvriers pour les usines. L’exode rural et le gonflement des villes allaient dans le sens d’une politque centralisée et d’une certaine vision du progrès.
Nous avons évoqué les 5,45 millions d’emplois agricoles qui ont disparu en France depuis 1955? Ces millions d’emplois détruits correspondent à peu près au numbre de chômeurs actuels. Pourtant, personne ne fait le lien entre les emplois détruits et les emplois manquants.
p296
‘Les hommes sont comme les pommes: plus on les entasse, plus ils pourrissent.’ affirmait Mirabeau.`
p306
Les satisfactions sont à la hauteur de l’investissement personnel et des risques encourus -à condition toutefois de surmonter les obstacles et de pérenniser la microferme! Pour nous, vivre dans la nature est la vraie vie, une existence variée et épanouissante qui permet de développer notre potentiel d’être humain. La récompense n’est pas monétaire, elle ne vient pas non plus en termes de reconnaissance sociale car les métiers de la terre restent encore injustement dévalorisés. Elle tient dans la qualité de la vie. L’émerveillement devant le spectacle quotidien de la nature, la brume du matin, les gouttes de rosée, la magie de la germination des graines, les oiseaux pour compagnons, la beauté des légumes et des fruits, la joie de se nourrir de sa propre production, les échanges vrais et sincères avec des personnes hommasses: tout cela n’a pas de prix. Travailler chez soi, être son propre patron, vivre dehors, poser ses choix et en assumer les conséquences donne une vie noble et pleine, même si les soucis sont réels. Les journées sont longues mais, comme l’écrivait John Seymour, le soir venu on se dit ‘déjà fini ?’
Devenir paysan  offre aussi la satisfaction d’engager sa vie au service de la Terre et des autres; chaque geste a du sens et peut contribuer au bien commun. Trouver un but à sa vie, dans un monde caractérisé par la perte de sens, est un privilège.
p308
Pour une installation maraîchère, lorsque vous parviendrez à produire plus de 25 euros de légumes par mètre carré et par an, en moyenne, et que chaque heure de travail dégagera au moins 15 euros de chiffre d’affaires vous pourrez estimer que vous avez quelques chances d’arriver à vivre (modestement) du métier de maraîcher.
p321
Habiter la terre en poète ou en assassin ?
p322
L’être humain a un rôle essentiel à jouer, un rôle positif et constructeur, dans l’avenir de la biosphère. Si la nature nous a dotés d’un cerveau aussi sophistiqué, ce n’est pas pour la détruire en retour, mais pour entrer dans une démarche active de coévolution avec elle. Nous pouvons coopérer avec les processus biologiques pour créer de nouvelles formes de vie et de nouvelles formes d’organisation du vivant. Les jardiniers ne font pas autre chose, lorsqu’ils conduisent des plantes sauvages à donner des fleurs, des fruits, des légumes admirables. Chaque rose parfumée, chaque pomme vermeille, chaque carotte sucrée est le fruit d’une symbiose antre la nature et des générations de jardiniers. La nature n’aurait pas créé sans nous ces fleurs et ces fruits. Mais faut-il encore nous positionner en dehors de la nature ? Nous sommes la nature, sa fine point consciente peut-être, et notre mission est de veiller avec douceur et sagesse sur tous nos compagnons de voyage. Ils n’attendent qu’une chose de nous: que nous devenions vraiment humains, que nous nous ,montrions dignes de cette position unique qui est la nôtre.
Chaque jardin, chaque ferme peut devenir un lieu de guérison du monde et continuer à son embellissement.

Visite en ville (Kobé)

On est allés passer le week end dernier à Kobé. Un million et demi d’habitants. La ville est idéalement située entre la montagne et la mer, a une histoire riche et est assez cosmopolite. C’est une ville agréable, riche, on dirait vraiment Tokyo … en plus petit. Sans doute parmi les villes japonaises les plus agréables.

Si je résume, visiter une ville comme Kobé nous stimule, nous amuse, et nous vide.

La beauté et la laideur se côtoient. Il y a beaucoup de choses étonnantes et humoristiques. De très belles choses artistiques aussi … On n’a pas forcement tout ça dans nos montagnes.

Petite sélection des choses vues en moins de 24 heures….

 

The Best; une statue monumentale du robot Tetsujin numéro 28. La statue a été élevée pour marquer la reconstruction de la ville après le terrible séisme qui l’a dévastée en 1995.

robot 28

On a vu aussi une superbe expo consacrée au sculpteur Katsura Funakoshi, au musée régional de Hyogo. A ne pas manquer. Le musée lui-même vaut le détour. Il a été conçu par Tadao Ando le célébrissime architecte.

Devant le musée, et sa face imposante, une statue gigantesque par Yanobé. Il semble que Yanobé ait changé de style. Auparavant il concevait des robots géants, des scaphandres, des sous marins, le tout équipé de masques à gaz. Il avait même visité Tchernobyl avec ses tenues caoutchouc jaunes apocalyptiques. Il y avait le thème récurrent du robot, de la catastrophe, de l’espace et de l’atome fou.

Depuis bien sûr, l’apocalypse s’est rapproché et est devenu une réalité palpable avec la catastrophe de Fukushima. Donc là cette sculpture monumentale est différente. Elle est d’ailleurs plutôt porteuse d’espoir. Et en plus on peut regarder sous sa jupe.

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Un jardin d’enfant avec une girafe enchainée.

giraffe enchainee

 

Des HLM municipaux annoncent la couleur avec la liste systématique des apparts.

hlm

Des containers à louer au mois pour entreposer des choses dont on n’a pas besoin.

containers

Baseball, l’équipe Orix Buffaloes contre Softbank Hawks. Le stade est presque plein. On sent la ferveur populaire. C’est comme une grande fête.

baseball

Les supporters sont très bien organisés. Je crois que sous le soleil à gesticuler ils dépensent plus de calories que les joueurs.

trompette

Et Kumiko la vendeuse de bière.

kumiko

kumiko

Côté politique, une représentante du parti de la réalisation du bonheur. Sans doute le bonheur des dentistes ? Tout un programme en tout cas.

happiness

Et le représentant du parti politique dépendant de la secte bouddhiste Sôka, allié au parti libéral démocrate au pouvoir, lequel pousse pour le redémarrage des centrales nucléaires et la modification de la constitution pour permettre des opérations militaires extérieures. Allez comprendre ! Mais non il n’y a pas de morale en politique et comme l’a écrit Jules César dans la Guerre des Gaules; si c’est pour régner, tous les moyens sont bons. Sur la photo; le vénérable politique est entouré d’affiches pour des détectives privés; fugue, disparition, adultère, mise sur écoute discrète ou bien photographie en cachette, disparition d’animaux de compagnie  etc …

soka

The little monsters

Les petits monstres sont sortis. J’en aperçois deux écrasés sur la route devant la maison.

C’est vrai, on sent l’air chaud et humide venu venu des tropiques. C’est la saison des scolopendres !

Ce soir nous sortirons les moustiquaires, pour éviter d’en trouver dans nos pyjamas.

scolopendre

scolopendre

scolopendre

scolopendre

Visite chez le président (et les samourais)

Lundi soir, 17:30, je débarque à l’improviste chez mon ami S. J’apporte un maxi pack de 24 canettes de bière.

– Pourquoi tu amènes toute cette bière ?

– Tu sais, quand on rend visite à un président ou à un roi, on apporte toujours un présent.

– Ah Ah (jeu de mots avec le terme 大統領 président, ou le premier caractère signifie grand.) moi je suis un petit 統領 !

– En l’occurrence, je rends visite au roi de la montagne !

(silence et première bière).

On parle de plein de petites choses. Ça faisait longtemps, trois semaines, qu’on s’était pas vus.

Je me souviens que S. avait expliqué que son ancêtre était venu de Okayama (100 km d’ici) et s’était installé dans le village pour être garde frontière. Il y a 200 ans de ça.

– Dis, devant ta maison, du cote de la route il y a une pierre qui marque une ancienne frontière. C’est donc ici que travaillait ton ancêtre ?

– Eh oui !

S’ensuit une conversation ou j’essaye de comprendre la frontière entre quoi et quoi … je comprends pas très bien. L’alcool n’aide pas. Mais en tout cas l’ancêtre vérifiait bien qui tentait d’entrer dans le territoire et s’il y avait tous les ausweis nécessaires pour laisser passer les visiteurs. C’était le Japon d’avant Schengen en quelque sorte…

– S. tu sais, le grand père de mon père portait encore le sabre !

– T’as pas des photos de ça ?

– Ah ben non ah ah ! D’ailleurs je crois qu’on avait encore son sabre. Je ne sais plus où il est. Quand j’étais petit, je me souviens que je jouais souvent avec sa lance.

Ce qui est intéressant de noter, c’est que le nom de famille de S., qui est très peu répandu est le même que le guerrier Miyamoto Musashi, célébrissime guerrier du 17e siècle, qui a inspiré moult romans, films, dessin animés ou bande dessinées.

Si vous êtes dans le manga, vous avez sans doute lu la série Vagabond, qui est Musashi:

 

L’énergie du jardin

Le samedi matin. Marcher dans le jardin. Observer les transformations. Les traces laissées par les visites des animaux la nuit.

Travailler avec la terre et voir celle-ci absorber l’insatisfaction et le stress accumulés pendant la semaine au travail.

On se sent mieux, de façon immédiate. Comme une heure à la piscine.

Les petites poignées de légumes récoltées, je dégage gentiment les scarabées dorés et les punaises multicolores encore accrochés aux feuilles.

legumes juin 2015

Les beaux légumes

Une caméra sur le camion (pas GoPro)

Une caméra embarquée sur le camion …. mais ça n’est pas une gopro. … La caméra est fixée à une coupe à fond magnétique (pour garder des vis et des choses comme ça), simplement posée sur le camion. Le câble blanc c’est pour éviter que le tout tombe sur la route.

caméra embarquée
caméra embarquée

Je m’amuse à filmer la vallée où nous habitons.

Sur le chemin forestier, au début, on voit combien on est secoué dans le petit camion keitora !

Ca peut vous donner une bonne idée de notre environnement et du village….

Les bonnes adresses à la campagne: Hacienda

Il y a 10 restaurants étoilés Michelin à Paris, et 12 à Tokyo. Il y a 27 restaurants étoilés en France et 31 au Japon.

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Michelin_starred_restaurants

Même dans notre campagne il y a de bonnes adresses. Et ce, juste à quelques kilomètres du village.

Un des restaurants que nous fréquentons régulièrement, c’est Hacienda, dans la ville voisine de Yamasaki.

http://www.hacienda.name/hacienda

C’est un resto très particulier car Monsieur K, qui le tient, tout seul, produit lui-même les légumes. Hacienda d’ailleurs est construit comme l’extension d’une grange, adjacente au potager de Monsieur K. Je crois que les réglementations pour ouvrir un café ou un restau au Japon sont beaucoup moins contraignantes qu’en France.

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Quand K. prépare les salades on le voit s’absenter et revenir du jardin avec des feuilles de laitue.

K. fait également des envois de légumes à des clients jusqu’à Tokyo (600 kilomètres) et vend des plants de légumes. Je me fournis la donc en pieds de tomates, et en conseils, pour le jardin.

 

Donc on voit le principe très intéressant du business; organisé de façon verticale: production + vente de légumes + vente de plants + resto.

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Le chien Taku.

 

 

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A gauche; l’entrée du resto. A droite; l’entrée de la ferme.

 

Toujours de la bonne musique à Hacienda, c’est la d’ailleurs que là qu’on a découvert Nightmares on Wax.

Le tout est très bien arrangé et confortable. Et un beau sens de simplicité.

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Il y a une belle collection de manga aussi ainsi que quelques puzzles.

Dans les toilettes, un grand panneau noir où l’on peut faire des graffitis à la craie. Message ‘j’efface le tableau une fois par mois’.

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La cuisine comme tout le reste est simple et délicate.

L’entrée du menu est un assortiment de petits amuse-gueule. (champignons, poulpe, tortilla, radis japonais séché etc)….  J’opte souvent pour le curry thai. Le gratin pommes de terre est le plat favori du fils.

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Curry thai avec pousses de bambou.

 

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On recommande également le gâteau au chocolat !

Coordonnés de Hacienda:

住所:兵庫県宍粟市山崎町岸田450

 

Voilà. Tout cela pour vous donner une idée, et vous montrer ce que le font les gens, à la campagne, au Japon ….

 

 

 

 

Devinette aux tritons – la solution

Devinette aux tritons