Catégorie: vie à la campagne
L’été et les animaux
Fin Mai, il y a la chaleur déjà mais pas encore l’humidité de l’été. C’est une des meilleures saisons au Japon.
Nous apercevons de nombreux animaux. Toutes les bêtes sont sorties.
Des apparitions sont fortuites; le moment d’un battement de cil:
Cette semaine nous voyons un lièvre dans le jardin (apparition rarissime selon les voisins), et une mujina se baladant sous les canalisations dans le village. Je pense que c’est cette mujina qui se régale de nos fraises et des vers de terre du jardin, en fouillant un peu partout.
Dans notre montagne; en face du jardin, ma femme aperçoit un chevreuil. Ma femme et le chevreuil échangent quelques mots en silence, et il y a même assez de temps pour aller chercher le Nikon et prendre une photo.
La nuit en sortant de la maison .. ce beau crapaud aux yeux rouges …
Et aujourd’hui notre voisin qui se promène en pyjama, avec un serpent au bout d’une perche. Il retire le serpent de son jardin, de peur qu’il ne dévore les tétards de moriaogaeru, une espèce de grenouilles menacée d’extinction. Il ne fait pas mal au serpent, et va le relâcher un peu plus loin dans la rivière.
Toutes les bêtes sont sorties. Et les cultivateurs sortent leurs pièges dans l’espoir d’en choper quelques unes. Au détriment de Minou qui à deux reprises se laisse prendre et renfermer dans une cage de métal. Alertés de son absence nous faisons le tour du village et des maisons plusieurs fois jusqu’à ce que nous la trouvions prise dans un piège, misérable et exténuée.
Minou une semaine après l’incident du piège, et encore la marque de la blessure sur le nez.
Minou et la couleuvre
Ce soir Minou débusque une couleuvre qui sommeillait sous les pierres dans le jardin. C’est là que l’on peut trouver plein de grenouilles et l’on comprend pourquoi la couleuvre a choisi cet endroit.
La couleuvre se sauve vers la rivière et Minou la suit.
S’ensuit une confrontation silencieuse entre les deux.
Pas de bagarre chez nous donc je descends dans la rivière pour séparer les deux protagonistes.
Le dialogue de vendredi
Côté travail, cette semaine a été un peu lourde avec pas mal de déconvenues et peu de sommeil. Pas vraiment productif. C’est vendredi en fin d’après midi et je vais voir S., de l’autre côté du hameau. (de l’autre côté de la montagne). S. est charpentier, a commencé à travailler à l’âge de 14 ans et a construit 100 maisons. Je dois lui payer une facture pour la fenêtre et le bois de la cabane dans l’atelier. J’ai avec moi aussi un maxi pack de 24 canettes de bière.
Je le trouve avec ses chats et ses chèvres devant la terrasse de sa si belle maison.
S’engage alors un beau dialogue qui me réjouit et pulvérise toute la fatigue de la semaine. Malheureusement ma traduction perd la truculence savoureuse du dialecte local. (le dialecte du banshu).
S -> notre ami
H -> épouse de S
WT -> Wakame Tamago
Ca commence bien:
S: Dis, tu tombes bien: on a besoin de ton aide; il y a O., qui habite au fond de la vallée, celui qui fait des épouvantails, hé bien il y a un Argentin qui va venir lui rendre visite et le prendre en photo ..; comme il n’a jamais vu d’étranger il voudrait te voir pour te poser des questions… C’est où ce l’Argentine d’ailleurs ?
La femme de S s’appelle H.
H: Buenos Aires !!!
WT: Euh, c’est en dessous du Brésil. Ah dis donc une grosse question c’est où l’Argentin va pouvoir dormir et si il y a quelqu’un du village qui pourrait le loger chez lui.
H amène des bières et des cacahouètes.
S: C’est très difficile ça. Tu vois, tu dois construire une tree house dans ta montagne !!! Je la construirai. Il faut le faire tant que j’ai la pèche.
WT: Ah dis donc ce serait fantastique ça. Mais n’y a t il pas trop de sangsues dans la montagne pendant l’été ? Les gens auraient peur. Moi aussi d’ailleurs.
S: Mais non, c’est rien ça. Tu vois des gens viendraient du monde entier visiter le village !
WT: C’est sûr que cela devrait intéresser un certain public, en plus, un tree house. Ca pourrait même devenir un business.
S: Ah non …. Un projet comme ça, ça doit pas être pour gagner des sous mais pour s’amuser… Tu te ferais plein d’amis.
WT: Good point.
S: Pour gagner de l’argent il faut compter sur son travail principal, rien d’autre. Entre nous ..; nous les hommes … on n’a pas besoin de beaucoup pour vivre. Il nous faut juste assez d’argent pour payer l’alcool et le tabac.
H amène un sashimi de tête de poulpe. C’est délicieux ! Et une deuxième bière. H voyant ma réluctance devant la deuxième canette de bière devient taquine.
H: Comme tu rentres à la maison en camion, tu veux que j’appelle le policier qui habite dans la vallée et que je lui demande de t’accompagner ?
WT: Question logement pour les voyageurs et visiteurs, le mieux quand même ce serait une maison japonaise, ancienne, dans le village … une maison authentique, comme la maison de 1000 ans … Je suis sûr qu’on y dormirait très bien !
S: Ah oui ça alors !! Nous les Japonais nous nous sommes trompés. Les maisons anciennes étaient fraiches l’été, chaudes l’hiver… Aujourd’hui dans les nouvelles maisons le gens sont obligés de mettre la clim’ ou le chauffage en permanence.
WT: Ah oui. Nous on n’a pas installé la clim’…
S: Exact ! Tu peux te le permettre dans une maison ancienne. Et puis les nouvelles maisons sont entièrement hermétiques. Si bien qu’on est obligé de mettre des ventilateurs partout pour aérer ! Ca n’a aucun sens !
Maintenant on parle un peu poulpe. Tête de poulpe.
WT: Dis, c’est délicieux la tête de poulpe ! J’avais envie de poulpe depuis pas mal de temps.
S: J’adore ! On les achète chez un poissonnier de la ville voisine.
WT: En général on n’y trouve que les tentacules dans les supérettes …
S: Peu de gens aiment la tête … Moi j’aime la tête de poulpe .. la chair est tendre … et ce poissonnier vend une tête 50 Yens. (40 centimes d’euro).
H: Tiens tu vas emporter une tête avec toi, pour le diner. Avec du gingembre et de la sauce de soja.
(….)
S travaille en ce moment à démolir une maison dans une ville voisine.
WT: Comment avance le chantier de démolition ?
S: Ca peut aller
H: Par contre j’ai failli marcher sur un clou l’autre jour sur le chantier
WT: C’est dangereux ça !
S: Ah oui ! Quand j’étais apprenti, je me suis frappé les plantes de pied avec un marteau, on y a ajouté de l’huile et mis le feu. Pour éviter les futures blessures.
Ces propos me surprennent tant que je décroche un peu je l’avoue.
Pause cigarette.
WT: A propos de voyageur. Un lecteur français de ce blog est en train de voyager au Japon. Il m’a contacté sur Facebook. Il apprécie les outils japonais et m’a demandé le nom en Japonais du cordeau à tracer. Tu te souviens, j’avais photographié le tien.
S: Ah oui. Celui qu’il a acheté, il y a une grue et une tortue dessus ?
WT: Non mais il est en forme de baleine.
S: Le mien est en plastique tu sais. C’est que je ne prends pas soin de mes outils.
(….)
WT: Les scolopendres sont tardifs cette année, je n’en ai pas encore vu
H: Il y en avait un ici hier soir je l’ai écrasé avec ma pantoufle.
WT: Leurs morsures sont très douloureuses. Il parait qu’il faut verser de l’eau chaude sur les morsures, cela arrête la douleur.
S: Le thé tue les scolopendres. Si tu en verses dessus il va crever. Les tanins dans le thé vert tuent les scolopendres.
WT: N’empêche que les scolopendres ne sont pas si méchants que ça.
S: C’est sûr. Celui qui vit ici on est obligé de devenir l’ami des insectes.
(pause cigarette)
S: D’ailleurs il n’y a aucun danger dans la nature ici. Personne dans le village n’est mort à cause d’une vipère. Le seul danger ce sont les frelons asiatiques mais c’est tout. Rien à voir avec l’homme en qui on ne saurait faire confiance.
D’ailleurs moi quand je travaille seul dans les bois ou les montagnes, à couper des arbres, la vue d’un animal sauvage ne me surprend jamais, que ce soit un serpent ou n’importe quoi d’autre … un peu comme si je les sentais venir … mais si je vois un homme; je suis tout de suite sur mes gardes.
La dynamique des bûches
La dynamique des bûches. Se chauffer au bois, c’est beaucoup de travail physique, mais c’est un travail gratifiant. Le résultat est concret lorsque l’on voit le tas de bois grossir et être bien rangé. Le contact avec le bois est toujours agréable. Et chaque bûche est unique; y en pas deux qui se ressemblent.
Cet hiver quand on sortira les bûches je me souviendrai encore de quelques unes que j’aurai préparées.
Il y a donc beaucoup de satisfaction dans tout cela. Un bon coup de hache; lorsque la lame de la hache fait s’ouvrir la bûche comme la palourde sur le feu, c’est toujours très chouette. C’est une façon de communier avec le bois et de lui rendre hommage. Comme manger du sushis pour le poisson … Vous me suivez toujours ???
Sur la vidéo youtube ci-dessous un essai de stop motion, de deux heures de travail dimanche, trois litres de sueur, à fendre du bois (il s’agit du cerisier éléphant) et à le ranger …
Oui la musique est pourrie … faite sur garageband … faites nous signe si vous avez quelque chose de mieux …
Anyway, nous somme parés pour faire face à l’hiver prochain.
Visite de Kristophe Noel
Aujourd’hui Kristophe Noel nous a rendu visite au village. Kristophe vit en France et est photographe. Il travaille sur un projet d’exposition autour du lien entre l’homme et la terre. En fait, Kristophe nous avait contacté il y a quelques mois, après avoir pris connaissance de ce blog.
Vous pouvez consulter son site ici. Une description de son projet sur la terre.
Kristophe souhaitait rencontrer des habitants du village qui travaillent la terre ou ont un lien avec celle-ci.
Le projet de Kristophe nous intéresse beaucoup: La terre est la fondation de nos civilisations sédentaires, et c’est un point commun, universel entre la France et le Japon. Le sujet de la terre nous passionne: nous sommes conscients que l’agriculteur est le véhicule de notre civilisation; de ses fondamentaux, et cependant nos sociétés ont abandonné l’agriculteur, et s’en sont désintéressé. Il n’est plus au centre de nos préoccupations. D’ailleurs l’agriculteur lui-même pour la plupart a été transformé, mécanisé; vidé de sa signification; et désormais on le nomme exploitant agricole. Mais il faut aller à contre-courrant et s’intéresser à l’agriculteur. Car nous avons beaucoup à apprendre de lui.
Pour nous aussi c’est l’occasion de présenter des habitants du villages et peut-être; de les faire participer à une exposition photo. C’est aussi une façon de leur dire que nous les apprécions et que leur histoire vaut la peine d’être connue.
A son arrivée Kristophe nous montre le book des photos d’agriculteurs avec qui il a travaillé en France. Les photos sont superbes, authentiques et très touchantes.
Puis nous l’accompagnons et lui présentons quelques agriculteurs du village contactés à l’avance. Les gens que nous allons visiter nous accueillent chaleureusement. Ils sont aussi étonnés et surpris. Ca n’est pas tout les jours qu’un photographe français vient les voir, s’intéresse à leur vie et leur histoire, et leur pose questions sur questions. Kristophe parle Japonais, et la communication est très facile.
La journée passe très vite. Ce sont de beaux moments, rares.

Kristophe commence d’accord par présenter son projet. Ici, il montre à monsieur O. le book des photos qu’il a prises en travaillant avec des agriculteurs français.
Les gens nous parlent de leur vie. Ils nous montrent leurs champs et leur tracteurs.
Des chouettes aux bouscarles
Ce samedi matin je me lève à 4:30 pour participer à une conference call pour le travail. J’en profite pour enregistrer le chant des oiseaux.
L’enregistrement commence exactement à 4:40. L’instant est magique. Le jour commence à se lever.
Au début donc on entend la chouette. C’est le chant de la chouette de l’Oural.
On capture ainsi l’instant transitoire entre la nuit et le jour. A un moment; on n’entend plus la chouette. Elle se tait. Et fait place aux bavardages riches et bigarrés des volatiles diurnes.
Le chant de la bouscarle chanteuse est particulièrement beau.
Le bruit de fond, c’est la rivière qui coule à côté du jardin; J’ai tenté de réduire son empreinte audio avec la function de réduction de bruit sur l’excellent logiciel audacity.
Référence: Ce site liste les différentes espèces de chouettes au Japon. http://www24.big.or.jp/~kyusoku/owlvoice.htm
Matin de printemps
Me lève tôt ce matin et décide d’aller faire un petit tour dans notre montagne. Le printemps est là. Il a plu toute la journée d’hier et tout regorge d’eau.
Arrivé en haut, un beau panorama du village. Tout est calme. Beaucoup de chants d’oiseaux. La rivière chante avec force, sa puissance est démultipliée par la pluie de la veille.
Je fais le tour des arbres plantés cet hiver. Les bourgeons sont bien visibles et prêts à exploser. Sauf le grenadier, sur lequel on ne discerne aucun changement. Il faut attendre qu’il fasse plus chaud pour le grenadier ?
Voyez à propos comment je les ai barricadés, derrière des grillages métalliques et des filets. C’est un peu la ligne maginot contre les chevreuils. Espérons que les chevreuils n’auront pas l’idée de passer par la Belgique …
On voit les premières plantes pousser. Une sorte de cresson. Désormais les chevreuils pourront trouver de quoi manger dans la montagne ? Les fougères aparaissent aussi.
On voit bien les mousses qui regorgent d’eau. Une forêt miniature.
A propos des chevreuils d’ailleurs, j’aperçois, à moitié enfoui dans la terre, sur le flanc de la montagne, le bois d’un chevreuil. Encore un beau cadeau de la montagne.
Je retourne à la maison tout excité par cette découverte et les jolies choses vues. Beaucoup de plaisir à observer les transformations de la nature.
Mais sur le retour j’aperçois une sangsue qui se balade sur mon bras, je la dégage d’un coup de pouce.
Arrivé au jardin je fais quand même une petite vérification et là je constate encore une fois que la nature n’est pas tendre… quatre sangsues se promènent sur mon pantalon … avec une paire de ciseaux je les sectionne de façon systématique … au vietnam les soldats américains fumaient cigarette sur cigarette, pour pouvoir brûler les sangsues et s’en débarrasser ….
et je regarde aussi dans mes bottes: une dizaine de sangsues s’y promènent! Il y a des grosses de trois centimètres et des petites de quatre millimètres …. je ne peux retenir un cri de surprise, c’est la folie ! je n’ai passé que 15 minutes à peine dans la montagne !
Les plus petites sangsues ont le réflexe de se dissimuler dans les coutures intérieures de la botte. je les déloge avec la lame des ciseaux … et sectionne. Elles continuent de gigoter.
Dans le village il n’y a personne, et je me fous presque à poil dans le jardin, pour tout vérifier: chaussettes. pantalon, envers et endroit. pull. tee shirt. slip.
OK ! Je crois que je vais espacer mes visites dans la montagne. Et surtout éviter d’y aller après la pluie.
Aussi; je vais m’acheter un pantalon de travail jaune ou orange. Eviter les camouflages. Pour mieux détecter les bestioles !!!!
Cadeau d’un voisin
On est toujours touché par les cadeaux que nous font les habitants du village. Ils passent et déposent des légumes, devant l’entrée de la maison. Certains entrent même chez nous pour poser les cadeaux directement dans le doma.
Cette fois-ci nous sommes surpris un beau matin de découvrir des bûches posées dans notre jardin.
Plus tard dans la journée on comprendra que Monsieur Y a touché un bon stock de bois de chauffage et qu’il nous a offert ces belles bûches.
S’installer dans un village au Japon
On a un peu parlé du rôle du rinpochou dans un article précédant, et comment les liens entre les habitants d’un village au Japon sont forts et basés sur la confiance mutuelle.
Comment se passe l’installation d’un nouveau dans un village au Japon ? Voici quelques anecdotes.
Pour nous, l’installation dans le village a été des plus simples. Avant notre installation nous sommes allés nous présenter au chef du village le jichikaichou. Il n’y a eu sinon aucune formalité particulière.
Un beau souvenir, c’était peu après que nous ayons acheté la maison, il y avait la fête du Obon avec tous les villageois et leurs familles assemblés dans la salle des fêtes. La les gens nous ont demandé de monter sur l’estrade nous ont tendu un micro et nous ont demandé de nous présenter à tout le monde. Tout dans la bonne humeur.
Cela varie donc beaucoup d’un village à l’autre, mais parfois s’installer dans un village au Japon peut être beaucoup plus compliqué:
Un ami (Japonais) a il y a 10 ans voulu acheter un terrain dans un village dans une région montagneuse, pour y construire une petite villa. Mais avant de pouvoir acheter le terrain il a dû présenter, devant l’assemblée du village, la nature de son projet et en expliquer tous les détails ainsi que son curriculum. Ensuite les villageois ont procédé à un vote. Finalement notre ami a été autorisé à acheter dans le village … Il avait obtenu l’autorisation … à une voix près.
Il faut aussi savoir que certaines communautés imposent de payer une somme d’argent à toute nouvelle personne désirant s’y installer. On appelle ça le nyuusonryou にゅうそんりょう 入村料. Frais d’entrée dans le village. Il y a plusieurs explications.
Dans certains cas le frais d’entrée est censé compenser les investissements réalisés par les villageois dans le passé, comme la pause des canalisations d’eau etc ..; on veut faire participer le nouveau venu.
Dans certains villages, le frais d’entrée est utilisé comme un levier pour dissuader les gens pas trop sérieux. Le frais d’entrée est restitué au bout de trois ou cinq ans à condition que le nouveau soit resté dans le village pendant ces années.
Dans d’autres villages où les forêts et les montagnes sont détenues par la communauté, le frais d’entrée accorde le droit de pouvoir utiliser voire exploiter une portion des forêts.
Le frais d’entrée varie de 100 000 à 800 000 Yens, soit environ de 1000 à 8000 Euros, suivant le village.
En tout cas il est clair qu’il ‘y a vraiment pas de règle générale, les conditions pour pouvoir s’installer dans un village au Japon sont tout à fait différentes d’un village à l’autre, même dans la même région. Avec le vieillissement de la population et le dépeuplement annoncé des campagnes on aurait pu penser que les choses avaient changé. Ca n’est pas encore le cas.
Printemps et oiseaux
Cette semaine la température ne descendra pas en dessous de zéro. Je crois que c’est le printemps. Pour la première fois depuis longtemps nous ne faisons pas de feu et Calcifer le poêle à bois se repose tranquillement. Dehors dans le jardin on sent les rayons du soleil et la chaleur qu’ils transportent. Les oiseaux sont bavards et font leur business. La même idée me reprend, d’enregistrer les chants des oiseaux…. Comme l’année dernière à la même période de l’année ! Ecoutez le beau chant de la bouscarle chanteuse. Uguisu en Japonais うぐいす 鶯 vers 3:04, 3:12, 3:22, 3:32.




















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