Un animal que nous apercevons malheureusement souvent écrasé sur les routes du village c’est le imori ou triton (à ventre de feu).
J’avais fait un article jeu avec des tritons cachés dans une flaque d’eau… c’est ici.
Dans un coin du jardin mon épouse a assemblé une dizaine de bassines où elle élève des petits poissons médakas. C’est un plaisir d’aller s’y asseoir (j’ai posé une grosse pierre pour s’y poser le popotin) et observer les poissons.
Y a pas que les médakas, les grenouilles raffolent des ces bassines pleines d’eau (bouffent elles les médakes c’est très possible) , et donc on observe les grenouilles aussi.
Plus rare, la présence des tritons à ventre de feu. Ils arrivent à grimper dans les bassines …
J’essaie d’en filmer un, dans l’eau … voici le résultat.
Cette année rebelote nous avons récolté les feuilles de thé et tout préparé mais cette fois ci je filme l’opération.
Si les mots et quelques photos font vivre l’imagination et ont une dimension poétique, la vidéo est plus brut de pomme, et transmet la réalité telle quelle…
Ce samedi matin je me lève à trois heures pour une réunion avec des collègues aux US et au Canada. Avec mon job, il est très important d’avoir un … réveil !
La réunion se passe bien, pas de problème. Je me couche très tôt le soir, à 19 heures.
Mon ancien boss Eddie était un work horse comme on dit il bossait comme un fou mais toujours était au top de toutes les questions et des problèmes qui pouvaient survenir dans le business. Je lui avais posé la question, quel était son secret, et il avait répondu qu’il dormait neuf heures par jour.
Le sommeil est en effet très important.
La réunion se termine à 4 heures. Un peu plus tard, à six heures, j’enregistre ces quelques minutes d’audio.
En entend les oiseaux mais aussi les grenouilles (celles ci sont au bord de la rivière et dans les montagnes, mais on peut discerner leurs chants d’amour).
D’autres sont encore à labourer et à préparer leurs rizières.
On ouvre les canaux qui transportent l’eau de la rivière pour inonder les champs. On inonde les rizières avant de les labourer. Pour le plus grand plaisir des grenouilles!
La culture du riz requiert une transformation du paysage. Avec des surfaces planes, délimitées par des rebords rehaussés et de nombreux canaux pour y transporter toute l’eau nécessaire.
Ces canaux je m’y suis intéressé lors d’un des premiers articles de blog, lors de notre installation dans le village, en 2012.
Mais cette fois ci observons les de beaucoup plus près. Enfin bon, je m’y intéresse en y plongeant une caméra et voir ce que ça donne et c’est surprenant, ça fait voyager, ces images ….
On peut trouver de la beauté partout, suffit de se donner la peine. On peut se mettre à rêver aussi ….
On y entendrait même le chant des baleines, dans ces petits canaux!
Les petits sont partis et ont quitté le nid ! Mission accomplie!
Avec la présence constante des chats j’étais inquiet… et ce, malgré tous les filets installés.
On remarque que les parents ont continué d’amener de la nourriture, sans pour autant entrer dans le nichoir.
Le nid étant vide pour de bon; nous le réinstallons au sommet d’un tube métallique (un pied d’échafaudage). Les chats seront incapables d’y grimper. Pour aussi éviter les serpents nous installons une sorte de plateau renversé à mi hauteur.
Apparemment les mésanges ici peuvent faire deux couvées … Décideront elles de se réinstaller chez nous ?
Cette année avec mon ami S nous nous lançons dans un grand projet de jardinage. En fait, l’année dernière je lui parlais souvent de mon envie de disposer de plus d’espace pour planter des légumes en plus grandes quantités. Notre potager dans le jardin est très petit. On y est un peu limité.
S a à côté de son atelier une ancienne rizière, inutilisée, et il m’a proposé d’y faire pousser des trucs ensemble. La rizière fait 240 tsubos soit 800 mètres carrés.
On a le champ libre!
L’idée c’est de faire pousser ce qui demande très peu d’attention et d’entretien. Nous avons sélectionné le gingembre et la patate douce. Le gingembre, on en utilise régulièrement. La patate douce, on la découpe et la faisons cuire dans Calcifer notre poêle à bois, l’hiver.
Il y a aussi une initiative pour la re-dynamisation du village: produire du yamatoimo. C’est une variété d’igname. On l’écrase et le mange par exemple crû avec du riz. On l’utilise aussi pour faire du okonomi yaki. C’est un tubercule très recherché.
En février nous avons commencé à préparer le terrain. Allé chercher deux camionnées de crottin de cheval. L’éleveur de bovins du village a apporté trois tonnes de compost. On a laissé reposer tout cela deux mois.
Puis nous avons passé le motoculteur dans le champ.
La chèvre nous a donné un bon coup de main
Réhaussé les rangs avec le joren 鋤簾(じょれん), voilà un travail exténuant qui brise bien le dos.
Il faut rehausser les rangs, faire un uné 畝 うね pour éviter que la terre reste trempée d’eau. Surtout pour les patates douces. C’est important me dit-on.
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Cette semaine nous avons fini de tout planter. Le gingembre. Les patates douces. Le yamato imo. Le gingembre on plante directement le tubercule. La patate douce, on en plante les tiges (les lianes?).
C’est vraiment un chouette projet. Et puis avec S. on travaille très bien ensemble. C’est beaucoup plus facile à deux. Je découvre un don naturel pour charger la brouette de crottin et la pousser à travers le champ.
Yamato imo: la poule aux œufs d’or ?On découpe le tubercule en petits morceaux comme une pomme avant de les planter; la peau vers le basLe rang du gingembre; planté.Le Yamato imo planté dans le rang à gauche. Les lianes iront grimper sur le mur en pierres, exposé plein sud Le rang au milieu pour les patates douces
L’autre jour le matin je remarque des trucs sur le filet que j’ai installé sous le nid des mésanges.
Au début je m’inquiète, il y aurait-il eu un carnage ?
Mais non, c’est en fait les mésanges qui ont fait le ménage dans leur nid, et sorti quelques matériaux, pour faire de la place sans doute… ou pour faire propre …
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On voit ainsi ce que les mésanges ont ramassé pour constituer leur nid et je remarque de la mousse mais aussi des poils de chevreuil. Souvent on en trouve quelques touffes sur le bord des chemins à la fin de l’hiver.
On voit que ses poils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd.
A propos voici une photo, avant que je n’installe le filet sous le nid … on voit Minou dans l’arbre; très intéressée par ce qui se trouve dans le nid.
Une fois la nichée vide, je déplacerai le nid et l’installerai en hauteur dans notre montagne. A un arbre placé juste en face de mon bureau, je pourrai tout observer avec des jumelles et là les oiseaux seront à l’abri des chats!
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