Ca faisait longtemps que je n’avais pas écrit. Je vous souhaite une bonne année; à toutes et à tous.
Merci de continuer à suivre ce blog et à nous lire. Les commentaires nous font toujours très plaisir.
Hier comme chaque année nous avons fait le tondo. Ce bûcher que chaque hameau fait en début d’année. On y brûle les amulettes sacrées de l’année passée, on fait griller les kagami mochi faits avant le nouvel an.
Au moment d’allumer le bûcher, comme tout est mouillé, on se demande si le feu prendra facilement. Un voisin pose sa main sur mon gros bide et dit ça brûlerait immédiatement si on pouvait utiliser ta graisse. Un autre dit Oh non, le feu se propagerait vers la forêt!
Ainsi le village se retrouve et l’on peut discuter avec bière ou saké.
Voici les articles des années précédentes.
Le ‘Tondo’ (purification) – 2013
Cette année aussi, Tondo 2015
Réflexions sur le tondo 2016
Chaque année on voit, il y a moins de monde. Nous avons perdu un excellent voisin l’année dernière, monsieur T. Nous passions toujours de bons moments avec lui. Un homme d’une grande curiosité que nous estimions beaucoup.

Dieu qu’est ce qu’on est entièrement intégrés dans le village! Immersion totale! Faire partie de cette petite communauté avec tant de personnes respectables et aimables est un grand bonheur. C’est une grande satisfaction pour nous de nous savoir acceptés; malgré toutes nos différences.
Cette année je discute avec Messieurs O., K., S. On parle de l’avenir du village (sujet assez sombre) et de la population qui décroit au niveau national. Monsieur K., nous avions fait son portrait photo, pour une exposition. Il a apporté des patates douce de sa production. Cuites dans la braise du tondo, c’est un délice.
Une très vieille dame que je ne connaissais pas se joint à nous. Oh, c’est ma voisine; elle possède un bout de montagne juste à côté de mon bout de montagne !
Cette dame a un sourire incroyable. Quelle énergie. C’est tellement chouette de pouvoir rencontrer des personnes exceptionnelles comme cela.
Elle nous parle de l’époque où le bois des cryptomères valait une fortune. Un chargement de camion se vendait 150 mille yens. Une fortune pour l’époque! Avec la globalisation … ça ne vaut plus rien. On voit bien que les gens autrefois avaient beaucoup d’espoir, avec toutes ces plantations de cryptomères. Et le ton des conversations sur le sujet n’est pas sans amertume.
Comme la dame nous le raconte, son mari plantait les cryptomères dans les montagnes, et puis il portait d’énormes sacs d’engrais pour les aider à démarrer. Que d’efforts! De travail!
Si je dois tirer une conclusion, c’est d’éviter de faire comme tout le monde. Ne pas suivre le gold rush.
Encore une très belle journée avec les gens du village.
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