Champion
A côté de l’école primaire du village, un garage de motos a toujours retenu mon attention. L’atelier est super clean; et assez petit. On voit qu’une seule personne y travaille. C’est plus un atelier qu’un garage.
Activité scolaire
Rock Punk, la liberté
Au Japon il n’y a pas forcément les cloisonements et les blocages auquels nous avons souvent été habitués. On ne craint pas le mélange des styles, ni le ‘mauvais goût’ qui peut en résulter.
Les interdits rapport à la religion sont également beaucoup plus lâches. En gros; dès lors qu’on ne met pas la cohésion de la société en question, rien n’est interdit.
Il en résulte une certaine liberté que je n’avais jamais goûtée jusqu’alors.
La liberté, nous l’avons vue à l’oeuvre dimanche soir au temple de notre village.
En effet. A l’invitation du temple bouddhiste du village; Endou Michirou est venu se produire en concert. Le concert a eu lieu dans le temple. Michirou; harmonica, guitare, et sa voix a tout donné. Ses belles chansons puissantes; sur la révolte; le sexe; la liberté et la souffrance.
Un spectacle magnifique qui s’est déroulé juste devant l’autel bouddhique. C’était assez surréel de voir ce contraste entre Bouddha qui appelle au détachement et Michiro Endou qui chante … celà nous a beaucoup dit sur l’ouverture d’esprit du prêtre notre ami et du village tout entier.
Amusant de voir aussi la foule héteroclite de 50 personnes dans le temple; avec les fans de toujours de Michirou qui ont fait le déplacement de 600 kilomètres pour le voir, et les habitants du village; venus de leurs potagers et de leurs montagnes.
Endou Michirou fut dans les années 80 une figure du rock punk au Japon. Il a formé un groupe, THE STALIN. Dissous depuis. C’est un peu le Iggy Pop du Japon. Son visage porte les marques de la drogue et des abus en tous genres, mais à 62 ans il a une pèche d’enfer et ses chansons respirent l’envie de liberté et la colère contre l’injustice et la bétise.
Voici une sélection de ses chansons sur Youtube.
Just Like a boy https://www.youtube.com/watch?v=r-aJenF-C-g
Le Blues de la Centrale nucléaire https://www.youtube.com/watch?v=fMEEjEKPU90
https://www.youtube.com/watch?v=r3OMoHX7qzA&list=RD228tBtgZK0rs0
La porte du paradis sur l’air de stairways to heaven https://www.youtube.com/watch?v=xaoYlxBG55M
Remède de grand-mère
Remède de grand-mère pour les morsures de scolopendres.
Attraper des scolopendres, les plonger vivants dans une bouteille emplie d’huile ou de saké.
Si l’on est mordu par un scolopendre, appliquer l’huile ou la saké. Cela neutralise la douleur.
Point important, il faut que le scolopendre que l’on met dans le flacon soit vivant.
Nous avons commencé, avec de l’huile d’olive italienne ….
Ca me fait penser à la chanson;
Une souris verte qui courrait dans l’herbe
Je l’attrape par la queue
Je la montre à ces messieurs
Ces messieurs me disent
Trempez la dans l’eau
Trempez la dans l’huile
Ca vous fera un escargot tout chaud.
La puissance de la nature
A chaque instant nous sommes rappelés à la puissance de la nature.
1) Des grenouilles; les moriaogaeru (Rhacophorus arboreus), sur la branche d’arbre située au dessus d’un étang, pondent leurs oeufs dans un nuage de mousse blanche. Les têtards; une fois le moment venu, tomberont dans l’eau de l’étang et y continueront leur développement.
2) Une guêpe a édifié un nid délicat sur le rayon d’une roue de notre bicyclette. Sept alvéoles de papier.
3) Des guêpes encore ont vu dans les détails de la cloche du temple du village l’opportunité de bâtir avec le moindre effort.
Vocabulaire
かえる 蛙 Grenouille
La maison de 1000 ans
[Note de septembre 2014: j’ai plus depuis rencontre l’ancien proprietaire de la maison de 1000 ans]
La maison de 1000 ans. 1000, vraiment ? 千年の家
| 住所 | 〒671-2415 姫路市安富町皆河(問い合わせは姫路市教育委員会文化課) |
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|---|---|---|
| TEL | 079-221-2786 | |
| 定休日 | 千年家の公開は、土曜、日曜、祭日(年末年始は除く)のみ ※平日は団体のみ、要事前予約 | |
| アクセス | 車 | 中国自動車道「山崎IC」から車で約10分 |
Travaux et fin du hanaré
Finalement nous décidons de ne pas retapper le hanaré, mais de le détruire et de faire construire à la place. Le hanaré, construit après guerre avait beaucoup de charme, avec ses deux engawas, mais, construit avec du bois de qualité médiocre, il penchait un peu. De plus; il a été construit trop près de la maison principale, si bien que son mur côté nord était à à peine deux centimètres du toit de la maison principale… Imaginez le hanaré s’écrouler sur la maison pendant un typhon …
C’est donc un sentiment mélé de soulagement et de regrets qui accompagne la destruction du fragile édifice.
Nous faisons appel aux services de Sakichan, charpentier qui vit dans le village. Quel poete et quel personnage. La soixantaine, il est de petite taille, ses mains on dirait les mains d’un animal; tellement elles sont noires et puissantes. Il a toujours le sourire, on dirait un enfant. Clope au bec il court dans tous les sens et est increvable. Il sait tout faire. Il coupe les arbres dans les montagnes, les prépare, et construit d’énormes chalets un peu partout dans la vallée.
Le premier jour des travaux il nous dit de le suivre chez lui, pour aller prendre des cerises et voir ses chèvres. Il coupe des branches de ses cerisiers pour nous en offrir les fruits.
Il est secondé de sa femme et de K., 73 ans. A trois ils vont démonter le hanaré poutre par poutre. Au préalable ils seront montés sur le toit et auront récupéré toutes les tuiles; nous les réutiliserons pour la nouvelle construction.
On voit que le hanaré détruit, il ne reste aucun déchet.
A peine des clous rouillés.
Tout le bois, nous allons le donner à calcifer notre poêle à bois l’hiver prochain. Donc rien ne sera perdu de ce côté.
Pour les murs; ils sont faits de terre et de bambous. Nous pourrions donc les laisser tels quels dans le jardin.
Et les fondations, rien que des grosses pierres.
Les anciens tatamis, ils sont faits de paille. Idem, nous pourrions les laisser dehors et les observer retourner à la nature.
Voilà l’exemple parfait d’une construction écologique. Il n’y a aucune perte, puisque nous allons réutiliser jusque les tuiles du toit.
Lorsque nous avons discuté de la nouvelle petite maison à construire avec Sakichan, Sakichan nous a bien expliqué les avantages des constructions traditionnelles. A savoir les cloisons en tsuchikabe. Le tsuchikabe; fait de terre et d’un treillis de bambous est très solide et résiste au temps. Ne nécessite aucune maintenance. Et permet une meilleure isolation que les laines de verre etc qui de toute façon se comportent mal avec l’humidité de la région.
Nous allons donc faire construire selon les méthodes traditionnelles ….
Nous prenons quelques photos avant de tout raser ….
Le engawa du hanaré
vue de l’intérieur, avec les belles poutres en pin, les tategus. Deux belles pièces de 8 tatamis.
Voilà de vieux tatamis. Tout est fait avec de la paille, au contraire des tatamis modernes qui intègrent du plastique.
Sous les tatamis on découvre un ancien foyer. Le hanaré a été construit pour l’élevage des vers à soie.
Promenade
Franchement, tout est beau. La nature resplendit avec ses palettes de verts. Le mois de mai est décidement un bon moment dans l’année; juste avant la saison des pluies et les grosses chaleurs bien humides de juillet et aout qui suivront.
Cette maison me fait penser à la maison dans Totoro. Pas le même style mais peut être la couronne de verdure qui la protège.
A même hauteur mais de l’autre côté de la rivière, ce morceau de village incrusté dans ses potagers.
On aperçoit la face d’une montagne écorchée, c’est qu’un habitant du village coupe les cryptomères (sugi) pour se construire une maison.
Si à partir du pont on va dans la direction opposée, vers le nord, on peut apercevoir ce joli groupe de maisons; entre montagne et rizières.
De retour à la maison nous faisons un crochet par le jardin où nous récoltons des radis et une fraise.




























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