Tagué: vivre à la campagne
Faire du thé cette année
Aujourd’hui nous avons eu bon temps.
Avec toute la pluie annoncée on se demandait quand nous aurions un temps propice pour aller faire notre thé.
Mais ce matin il y a un beau soleil et nous partons au fond de la vallée. Aux pieds des montagnes et le long de ce que je soupçonne être d’anciennes rizières se trouvent des théiers.
Le processus de préparation du thé je l’ai présenté en détail dans une vidéo. Voici le lien:
Faire du thé ‘bancha’, le thé populaire japonais – YouTube

Un beau ciel ce matin !

Sur la photo remarquer la trainée de condensation laissée par un avion. On dit hikoukigumo ‘nuage avion’ en Japonais. 飛行機雲 Ce qui est assez rare avec cette pandémie de connarovirus.
Sur la gauche; remarquer les jolies feuilles d’un théier devenu sauvage.

De ces théiers il y en a un peu partout comme ici sous le trait orange …


Nous récoltons les jeunes feuilles.
Puis nous allons chez S. Il y a une grande terrasse devant sa maison. On place un gros réchaud à gaz, sortons une grosse marmite centenaire.
Elle a dû en voir; cette marmite !

Ca prend beaucoup de temps tout ça. Ca nous prend en fait toute la journée. Pour produire à la fin l’équivalent de quatre paniers à provision .
C’est que ces feuilles de thé toutes fraiches on les passe sur le feu au moins trois fois pour en faire partir l’humidité.
Pendant tout ce temps on discute. Ma femme nous rejoint et apporte un sérieux coup de main. On parle franchement de tout, et discuter comme ça; en faisant un petit travail manuel simple et très répétitif c’est très agréable. Sinon on finirait par être distrait par quelque chose voyez vous.

La on est proche du produit final.
Et ça donne soif et ça donne faim.
La femme de S. nous prépare un ramen ! Délicieux. J’ajoute deux feuilles de thé.
Qu’est ce qu’on se régale.


C’est quoi ce truc ?
Je remarque cette poudre jaune, très fine ….. éparpillée sur le capot de la voitrure …
deux possibilités … soit du sable du désert de Gobi, transporté par les vents de printemps; ou alors … du pollen … ???

C’est le moment de sortir le microscope ! Le même genre de microscope que j’avais, écolier, mais avec le petit bitonio qui permet de fixer le smart phone pour pouvoir photographier c’est pas mal ….
Ca donne ça, à un grossissement x 400



Bon .. ben … c’est du pollen et à coup sûr du pollen de cryptomère ! Pas du sable ….
A voir le capot de la voiture, ça donne une idée des quantités incroyables du pollen que les cryptomères dégagent … notre vallée en est recouverte à 70 pour cents … et c’est comme ça dans une grande partie du Japon …
La Fête des Ombres
Si vous suivez ce blog il y a une bonne chance que vous soyez branché(e) sur le Japon, et que vous soyez familier(e) avec Atelier Sentô. Si vous ne connaissez pas encore Atelier Sentô; c’est le moment de vous rattraper 🙂
Atelier Sentô c’est un duo, Cécile et Olivier, créateur de bande dessinées.
J’ai commencé à les suivre il y a quelques années, c’est alors au moment de la parution de leur première BD, ONIBI. Je l’ai lue fin 2016. Onibi est une histoire, le voyage initiatique de deux français dans un Japon rural et mystérieux …. dans la région de Niigata.
Le monde de Facebook est vraiment petit, je commence à les suivre. Peut être que c’est à ce moment que Cécile et Olivier commencent à suivre ce blog. Ils nous font l’honneur de likes et de commentaires!
Un peu plus tard je leur commande une petite lithographie en vente sur leur site. C’est la litho d’un jizo, petite statue bouddhiste. Depuis, la litho m’accompagne tous les jours au travail, que ce soit dans mon petit bureau ‘le plus petit bureau du monde‘ ou bien dans la maison de Madame M.

La Fête des Ombres vient de sortir: c’est le premier tome de la dernière BD d’atelier sentô.

C’est un véritable régal. L’histoire se laisse développer, on découvre les éléments narratifs un à un: C’est très bien construit. Il y a du suspense ! Du mystère ! De la poésie!
Les couleurs sont formidables. Il y a beaucoup de douceur dans les dessins.
Le tome 1 se passe en automne et en hiver; dans la campagne japonaise.Chaque case est un festin pour le neuneuil.
Il y a des clins d’oeil tout à fait irrésistibles.
Comment ils ont pu saisir et restituer les sensations de la vie à la campagne au Japon, c’est assez incroyable.
L’année dernière, en septembre, Atelier Sentô m’a contacté: ‘comment dessiner l’intérieur d’un keitora?’ (petit camion que l’on voit partout dans la campagne au Japon) … Je suis devenu technical advisor , dis je à alors mon épouse, en bombant le torse … j’ai envoyé alors quelques photos de mon keitora …. que vous pourrez retrouver, dessinées dans La Fête des Ombres …. ha ha
Quelle joie d’avoir pû apporter un grain de sable à cet édifice … et d’être mentionné dans les remerciements à la fin du book…. !
Décidement gràce à ce blog nous faisons de belles rencontres.
- Page web d’Atelier Sentô ATELIER SENTO
- Page de l’éditeur issekinisho (une pierre deux coups) La Fête des ombres • NOUVEAUTÉ 2021 • Editions Issekinicho
- Page sur Fnac point com La Fête des Ombres – Tome 1 – La fête des ombres – Cécile Brun, Olivier Pichard, Olivier Pichard, Cécile Brun – cartonné – Achat Livre | fnac
Allez y! Faites chauffer les cartes bleues ! Il y en aura pas pour tout le monde !
J’ai montré la Fête des Ombres à mon ami S.: quelle est sa réaction? Est ce que la vie à la campagne au Japon est bien représentée ? Que pense t il des dessins ?
S. a tout de suite réagi à l’authenticité des dessins. La justesse des dessins des maisons. Tous les détails.
En page 24 il s’exclame c’est exactement comme ça que l’on épluche les kakis ici!!! En effet on ne découpe pas les fruits de la même façon d’un pays l’autre …
Il souligne l’exactitude du détail des tenons dessinés sur l’escalier en bois, en page 36.
En page 53 il tilte encore en disant qu’autrefois la salles de bains chez lui était exactement comme dans le dessin… à part que chez lui le couvercle de la baignoire était carré ….
C’est dingue comme soudainement tout est si proche … Atelier Sentô c’est des artistes…




J’ai montré le livre aussi à monsieur K qui lui aussi a immédiatement réagi sur cette magnifique salle de bains. C’était comme ça chez mon grand père dit il.


Préparations
C’est avec beaucoup de plaisir que chaque jour je fais un tour dans le jardin pour aller voir les plants de légumes.
Dans le jardin j’ai installé deux cadres en bois, inclinés vers le Sud. Installés de façon temporaire; dessus je pose des fusumas en verre (les cloisons coulissantes) de la maison de madame M et voilà ! celà fait un endroit abrité car les températures baissent encore la nuit.
Comme je ne maîtrise pas vraiment le timing, je prépare de nouveaux plants chaque semaine, en espérant à un moment ou un autre; tomber sur le créneau qui marche bien …
Carotte Chou Tomate Piment laitue etc … Et c’est mignon à voir les premiers qui poussent, poussant la terre de leurs petites mains vertes … Laissez moi sortir.
Voilà; rien n’a poussé; rien n’est récolté mais déjà le jardin procure beaucoup de satisfaction. Que du bonheur dans ces moments de simplicité, on est reconnaissant aux dieux qui nous entourent de ne pas nous avoir encore botté le cul.


Là j’ai préparé deux petits espaces protégés sous de vieux fusuma en verre… récupérés dans la maison de Mme M ….

Cross fingers … on espère que tout va bien démarrer

Courage, mes petits bébés !!! Dans les gouttières en plastique comme le gars sur youtube, j’ai planté des zaricots.
Des nichoirs bûche pour les oiseaux
L’année dernière au printemps des mésanges s’étaient installées dans le nichoir que j’avais installé dans le jardin.
On avait filmé tout celà avec une caméro gopro. Par contre; c’était un peu dangerous car j’avais installé le nichoir dans un arbre de notre jardin sans penser à nos deux chats …J’ai depuis déplacé le nichoir un peu plus loin, dans notre montagne, en marge du territoire des félins. (On pourra observer le nichoir avec des jumelles!) Et maintenant je fixe le nichoir au sommet de barres métalliques pour échafaudage, où nulle griffe de chat n’a prise.
Le grand succès de l’année dernière avec deux nichées consécutives de mésanges donne envie de continuer …
Les nichoirs bûche
J’en discute avec mon ami S. Comme toujours; le timing avec S est parfait car il vient juste de recevoir une commande d’un voisin pour faire des nichoirs. C’est que S. il a une façon bien spéciale pour faire des nichoirs.
Ce sont des nichoirs bûche. Ca nous prend une bonne demie journée pour faire dix beaux nichoirs.
Il va couper un cryptomère en montagne. Il faut en effet du bois vert. C’est un point capital. Il tronçonne l’arbre en grosses bûches de 60 cm environ.

Puis il fait un trou dans la longueur de la bûche, en son centre, et y met le feu.
le centre de la bûche va brûler et grâce au tirage naturel (il faut mettre une pierre ou un bout de bois sous la bûche pour assurer une arrivée d’air) va très bien brûler, mais la combustion va s’arrêter toute seule au niveau de l’aubier, qui contient encore beaucoup d’eau. (donc il faut du bois vert)

Résultat, un ‘tube’ en bois qui formera un excellent abri pour les oiseaux.

Ensuite, (en fait le lendemain) avec une spatule retirer le gros du charbon de bois et nettoyer un peu l’intérieur, sinon, hein les mésanges vont être toutes noires de charbon !
Puis ajouter un toit et un fond …. ha et pas oublier de faire un trou de 3cm de diamètre … pour l’entrée … par contre pas besoin d’interphone…


Et oui S. il fait toujours tout à grande échelle… on se prend un café on parle de nichoirs et hop il est déjà parti couper un arbre et des nichoirs il en fait dix !



Voilà ! S. distribue les nichoirs à ses amis. J’en emporte deux.
Voilà une méthode très intéressante. Ces nichoirs ont du style ! Ces bûches, avec leur écorce ! C’est classe.


Bonne année à tous (tes)
Bonne année à toutes et à tous. Nous vous adressons nos vœux de bonne santé et de bien être.
Nous vous remercions de continuer à suivre nos modestes aventures dans ce petit coin de campagne du Japon, nous vous remercions aussi de participer à ce blog à travers vos nombreux commentaires ! Ces commentaires qui permettent à ce blog de dépasser le monologue.
Ce blog entre tout de même dans sa neuvième année.
En 2021 nous continuerons notre chemin caillouteux et creuserons notre sillon.
Aujourd’hui 1er janvier nous sommes tous les trois; notre fils mon épouse et bibi et allons nous recueillir dans le sanctuaire shintô de notre hameau. Il a neigé il y a deux jours, le paysage garde quelques belles bulles blanches. Avec le corona on voit que beaucoup sont restés chez eux et se sont abstenus d’aller voir les grands parents au village. C’est encore plus calme que d’habitude.





Récolter des ginnans
Ginnans, ce sont les petites boules jaunes vertes que vous avez peut être déjà mangées dans un restaurant de type izakaya.
Techniquement ça n’est pas un fruit, mais disons que c’est la noix du fruit du ginkgo. Cet arbre souvent majestueux que l’on nomme en japonais ichou. (se lit itcho).
le ‘fruit’: ginnan 銀杏
l’arbre: ichou 銀杏 ah oui les deux mots s’écrivent avec les mêmes idéogrammes ….
Ce matin nous allons récolter des ginnans avec mon ami S. Il fait un temps magnifique. Comme vous pourrez le constater le processus de retirer la pulpe du fruit se fait en plusieurs étapes et prend beaucoup plus de temps que la récolte en elle même!
Voici la vidéo !
Ce ginnan c’est assez bon. Un peu d’amertume. Pas sans l’accent de noisettes. Mais plus que le goût à mon avis c’est la texture qui est d’intérêt. Et la chose en elle même.
Mais le ginnan contient des neurotoxines. Une consommation assidue, ou excessive peut conduire à des pertes de conscience, ou même la mort. Des décès ont en effet été rapportés pendant les périodes de disète au cours de la guerre.
Mais il faut aussi considérer que ces arbres font partie des espèces végétales les plus anciennes, puisqu’ils ont précédé les dinosaures de 40 milions d’années … quelle invitation au voyage (dans le temps). quelle dimension poétique !
De Trois à Soixante mètres carrés
Comme vous savez je travaille à la maison. Du télétravail.
Mon bureau était installé dans le jardin dans un tout petit espace; de 1 mètre sur 3 mètres. C’était une petite pièce sombre derrière l’atelier, où autrefois les paysans stockaient leurs tsukémonos.

Que d’heures passées dans ce petit espace! Avec vue sur le jardin, la route, la montagne. Ce petit espace si modeste mais tellement à moi; c’est un peu le sommet de ma vie me suis je souvent susurré.
Mais j’ai décidé de déménager mon bureau dans la maison de Mme M.
De 3m2, je passe à 60m2 !
Comme il n’y pas de chauffage je retournerai sans doute passer l’hiver dans mon 3m2.
Installé dans la maison de mme M Je profite de la petite cuisine pour me faire des espressos le matin.
Avoir beaucoup plus d’espace me permet d’avoir un moniteur en plus. Ce qui aide beaucoup.

Une question qui se posait c’était au sujet de la connexion internet. Commander une nouvelle connexion jusqu’à la maison de Mme M serait possible mais couterait 4000 ou 5000 yens par mois. (40 roros). A noter que notre hameau a été équipé de fibre optique récement. Or, il faut toujours considérer les coûts récurrents fixes sur de longues périodes. 40 roros pas mois sur trois ans ça fait 1440 roros.

Une solution beaucoup plus économique (gratuite) était de relier les deux maisons avec un câble ethernet enterré.


A la maison j’utilise ce système très ingénieux de PLC, un boitier transpose les signaux Ethernet sur le réseau de câbles électriques de la maison. Ce qui permet de se connecter ensuite à internet à partir de n’importe quelle prise électrique dans la maison, ou les bâtiments qui lui sont connectés. Celà permet de couvrir une beaucoup plus grande superficie que le wifi.

Je pose donc une de ces prises dans l’atelier dans le jardin, et, de là, pose un câble ethernet enterré qui va relier la maison de Mme M.
Ca marche à merveille et c’est sans coût mensuel.
La maison de Mme M, je pensais au début en faire un café ou une sorte de petite auberge pour les visiteurs égarés … mais avec le connaronavirus … plus la peine d’y penser.
Les journées de soleil j’ouvre grandes les fenêtres des deux côtés, il y a une brise qui vient me caresser les poils des oreilles, on entend le chant de la rivière juste en bas.
C’est vraiment chouette.
Par contre au début avec ma nouvelle installation les voisins se sont inquiétés. Ils ne me voyaient plus dans mon tout petit bureau dans le jardin … et se sont demandé où j’étais… Le prêtre bouddhiste du village m’a appelé pour savoir si j’étais encore de ce monde.
Travailler chez soi, ou télétravail, se généralise avec le connarovirus. Même au Japon les choses bougent en ce sens, on se souvient des annonces récentes de Fujitsu et de Toshiba qui disent réduire leurs capacités de bureaux de façon significative.
Si j’ai un conseil, pour le télétravail, c’est de s’aménager un espace dédié au travail et clairement séparé du privé. Que ce soit dans son garage, ou dans une pièce de la maison inutilisée, dans un grenier sous les toits comme mon ami Franky, ou encore dans un petit abri dans son jardin.
Il est très important de pouvoir complétement séparer le travail et le privé; car sinon les deux vont se déranger les uns les autres. Donc un espace physique purement dédié au travail et cela peut être un placard, hein; souvenons nous d’Arthur Rimbaud qui s’enfermait dans un placard pour étudier les langues étrangères, facilitera la chose. J’étais très bien dans mon bureau de 3m2; peut être même que j’y retournerai d’ailleurs!
Une bien belle journée
Octobre voilà un bon mois pour visiter ou vivre au Japon. Les nuits sont fraiches, et dans le futon on dort très bien sous quelques couvertures, mais la journée le soleil nous offre une magnifique lumière, dont l’angle met bien tout en valeur.
Hier pour le boulot j’ai travaillé très tard la nuit et aujourd’hui je m’offre (en fait comme chaque jour) une très belle promenade dans notre vallée.
Je commence par aller faire un tour dans notre champ libre.

Je dis bonjour aux pousses d’épinard.

Je salue une grenouille hissée sur une grande feuille de taro. (voir plus bas)
Ensuite pour remarquer l’ail pointer le bout de son nez.

Je continue mon chemin et passe à côté d’un autre jardin où un copain s’active.

C’est un excellent jardinier, c’est un semi pro, et je vais l’observer dans sa récolte de papates douces. Ses patates douces sont énormes !!!

On discute. Ces patates douces dit il sont trop grosses pour être vendues, les gens préfèrent acheter celles de moyen calibre.

Sa rangée de choux aussi fait envie

Après ce beau moment je reprends mon chemin, jusqu’au barrage dans les montagnes.

Sinon cet été je me suis remis à poster des trucs sur instagram. Essayons de poster ici sur ce blog des vidéos prises lors de cette belle promenade.
Ca marche … ici la petite grenouille sur la grande feuille de taro.
Sinon aussi en route il y avait un serpent qui, mort; faisait le régal d’une guèpe.
Sinon avec le coronavirus. La fin de cette crise n’est pas encore visible. Je vois quand même que le virus fait beaucoup moins de ravage ici au Japon qu’en Europe et aux US. L’histoire du truc qui s’est échappé du marché à Wuhan, personne n’y croit.
Que faisaient ils dans ce labo. Si le virus est beaucoup moins létal qu’au début il fait un véritable ravage dans nos économies. J’ai lu quelque part qu’un cinquième des bouiboui au Japon ne survivront pas à la crise. On peut se poser la question sur les compagnies aériennes également, et beaucoup d’autres secteurs. Il faudra des années et des années pour ‘récupérer’.
Par contre il y a des choses positives; comme l’arrêt du tourisme de masse, et l’essor du télétravail.
C’est grâce à ce télétravail que j’ai pu m’offrir une belle promenade comme celle d’aujourd’hui.
Tout ça pour des cacahouètes !
Le projet que nous avons commencé cette année avec mon ami S., ce projet qui nous donne le champ libre, et où nous plantons diverses choses dans un champ à côté de son atelier;
Le projet porte ses fruits.

Nous avons récolté tant de légumes cet été. Et puis maintenant, octobre venu, nous récoltons petit à petit les patates douces et le gingtembre plantés en avril.
Cerise sur le gâteau, les cacahouètes que je récolte ce matin.
J’aurais pu attendre encore un peu, mais visiblement un ragondin (nutoria) a découvert notre champ et a commencé à manger les feuilles des pieds de cacahouètes. J’ai donc décidé de tout récolter.

Ces ragondins …. ils ont été introduits au Japon avec des spécimens importés de France en 1939, leur fourrure servait à confectioner les uniformes pour les pilotes de chasse.
Sans la guerre et la folie humaine, j’aurais pû attendre encore un peu pour récolter les cacahouètes.
La récolte semble bonne; les cacahouètes emplissent un grand panier.

Voilà une plante bien étrange, qui donne des fleurs timides et jaunes, qui s’en retournent dans le sol pour former des cacahouètes.
D’où le nom japonais de rakkasei soit le fruit de la fleur qui tombe.
On apprend toujours, nous avons commis l’erreur de les planter dans un rang assez étroit. Mais cette plante a besoin de beaucoup d’espace; pour ficher autour d’elle ses brins qui donneront de nouveaux fruits, elle a besoin d’espace, un peu lorsque que l’on s’étale dans un canapé, devant la télé, avec bière et cacahouètes …
Si Dieu nous prète vie jusqu’à l’année prochaine, la prochaine fois, nous en planterons sur des rangs beaucoup plus larges, qu’elles puissent mieux s’étaler comme sur un grand canapé.
Cette belle récolte m’emplit de joie.
Certes notre philosophie dans le jardin est d’intervenir le moins possible mais j’ai tout de même passé deux ou trois samedis pour retirer les mauvaises herbes, sous le soleil d’acier de juillet et aout. On a quand même bossé… et tous ces efforts … pour des cacahouètes.
Je les ai ensuite lavées.

Elle sont maintenant à sécher dans l’entrée de la maison de mme M.

Comment les manger; le mieux à mon avis c’est de les faire bouillir.
https://www.kurashiru.com/recipes/788add05-714d-4f26-afe1-646e57fcb0c1
Revenons au ragondin, nous avons posé un piège pour essayer de l’attrapper. Avec l’intention d’aller le relâcher au fond d’une vallée voisine où il n’y a plus âme qui vive.
Car le filou a également dévoré six plants de chou!!!


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