Catégorie: journal
Quelques projets dans la maison: tabourets
L’installation de la petite maison que nous avons achetée l’année dernière continue.
Pour aller avec le bar, j’ai fait deux tabourets.
Le haut des tabourets est fait avec du cryptomère de notre montagne.
Pour les pieds j’utilise un bois plus dur et dense, que je ne sais identifier.


Voilà comment les choses devraient s’emmancher.
Même pour un petit tabouret il n’est pas évident de faire un truc parfaitement de carré. Plus tard je m’aperçois que le guide que j’utilise pour la scie circulaire impose une inclination à la lame de la scie …. ha … le moteur de la scie est trop bas ou le guide est trop haut … donc les angles ne sont pas bons…
Pour fixer les pièces de bois j’utilise des goujons (ダボ). Après c’est histoire de patience pour coller le tout.





Voilà c’est fini.
Je fais les deux tabourets à des hauteurs différentes.
C’est pas mal. Les tabourets vont bien avec le bar.

Quelques projets dans la maison: portemanteau
Pour l’entrée de la maison que nous avons achetée l‘année dernière, je fais un porte manteau.
J’utilise une petite planche de cryptomère, et des bois de chevreuil. C’est très simple, et associer ces deux matériaux provenant tous les deux des montagnes du village a tout son sens.


Ah oui j’aurais pu être dentiste, j’aurais gagné plein de brouzoufs en faisant des implants… ! la perceuse fait un trou dans le bois de chevreuil et j’y fixe un pas de vis.



Nouveaux T shirts
Faire le design de ses T shirts.
J’en parle dans cet article de 2015:
Depuis quelques années je porte des T-shirts dont j’ai fait le design. Je ne suis pas un pro du design de T shirt, mais je préfère porter quelque chose que j’ai fait moi même plutôt que des choses comme du NIKE ou du UNDER ARMOURE ou whatever
Cette année je fais des T shirts qui évoquent la vie au village, ou bien un peu notre philosophie basée sur la simplicité et l’absence recherchée d’excitation. J’ai appris quelques astuces sur le logiciel inkscape et je crois que le résultat cette année est largement supérieur à mes productions des années passées.
Voici donc mes nouveaux designs
Pierre qui roule n’amasse pas mousse
Lien: https://society6.com/product/heraldique-de-wakame-tamago_t-shirt?sku=s6-11691776p15a4v75a5v30a11v49
Un chevreuil, il y en tant dans le village, et les quatre étoiles qui correspondent aux quatres hameaux de notre vallée. Pierre qui roule résonne particulièrement car avec le village ici nous avons trouvé, en 2012, l’endroit où nous nous sommes établis. Avant, nous déménagions tous les deux ou trois ans et parfois même changions de pays. Ici au village, notre pierre a arrêté de rouler, et la mousse commence à croitre.

Pierre qui roule n’amasse pas mousse, du point de vue de la sonorité, m’amuse beaucoup aussi.
Mais il y a aussi un deuxième sens, une allusion au Japon. Car l’hymne national japonais parle de pierres se couvrant de mousse:
| 君が代は 千代に八千代に 細石の巌となりて 苔の生すまで | Que le règne de notre Seigneur Dure mille et huit mille générations Jusqu’à ce que les pierres Deviennent rochers Et se couvrent de mousse. |
Je plie et ne romps pas, dit la plie
Quand il y a des coups durs (comme cette année au boulot), il ne faut pas hésiter à se débarrasser de son égo et de son amour propre, et avaler toutes les couleuvres qu’il faut, car l’important c’est de pouvoir continuer son chemin et de survivre. Dans les moments difficiles nous sommes en fait notre propre ennemi, car l’égo; l’amour propre sont très mauvais conseillers.
Il est plus efficace d’assénuer de telles vérités avec un peu d’humour, et donc le jeu de mot avec la plie s’impose !
Ici aussi j’ajoute les quatre étoiles des quatre hameaux de notre vallée. Et l’on peut aussi distinguer deux chevreuils qui se baladent sur le dos de la plie.

Simple Life Happy Life
LIEN https://society6.com/product/simple-life-is-happy-life_t-shirt?sku=s6-11691714p15a4v75a5v30a11v49
Celui-ci est plus simple et moins alambiqué, la vie simple et heureuse à laquelle nous aspirons, une brouette, un arrosoir, voila les vraies playstations.
Tochihara, c’est le nom d’un hameau dans notre vallée.

Voilà, qu’en pensez-vous ?
Continuer et entretenir
Si wordpress avait une fonction pour rechercher des mots clefs dans les commentaires des lecteurs je pourrais retrouver le commentaire où Pierre disait l’importance d’entretenir les choses, car tout y prend son sens.
Ici encore Pierre nailed it.
La semaine dernière. Je vais voir mon ami S. Je veux le consulter, j’ai reçu des papiers à remplir, pour m’inscrire au festival de la montagne, où en novembre, je ferai un stand de crêpes.
Bon il est pas à son atelier; mais on m’indique qu’il est sur un chantier dans le sanctuaire shintô de son hameau.
Très bien. Je vais voir.

En effet S. y est avec son épouse. Il installe une grille pour empêcher des chauve souris de nicher à l’intérieur du sanctuaire.
Peut-on laisser les chauve souris tranquilles, peut être qu’on se trompe et que le vrai dieu à honorer, c’est la chauve souris elle même ?
On se dit avec l’épouse de S., mais, dieu ou pas dieu, ça fait caca partout.

C’est l’occasion de visiter le sanctuaire et de m’aventurer jusqu’à l’intérieur. Construction en bois récente, il a été refait dans les années 80.



L’emplacement du sanctuaire est particulier. Ces choses là ne sont jamais choisies au hasard. Au pied d’un énorme roc. Au bord de la rivière, là ou celle ci fait un crochet. Et puis il y a des arbres superbes, paratonnerres naturels.
Au fond du sanctuaire je fais une découverte inattendue, un obus de 75mm.

Intéressant. Pourquoi donc laisser un obus dans le sanctuaire … je me demande si il est chargé… mais on peut imaginer de multiples raisons, comme un hommage à tous ceux du village tombés autrefois sur les champs de bataille.
Il est important d’entretenir les sanctuaires shintô, car c’est la continuité et l’ancrage des communautés dans l’espace et le temps. Et là on revient au propos de Pierre.
Chaque hameau a son sanctuaire. Le nôtre, je l’ai photographié à de multiples reprises. Eh bien il a été endommagé cet été par la chute d’une grosse branche. Des charpentiers y sont à le réparer. C’est sur le chemin de mes promenades.



Encore des récoltes
Le jour suivant; j’ai décidé d’aller faire une grande promenade. Une balade jusqu’au fond de la vallée. Trois heures de marche à peu près; à bon pas.
En chemin, je passe devant chez un voisin.
Prends donc mon chien avec toi, et j’irai le reprendre en camion à mi chemin.
Quelle bonne idée me dis-je.

La chienne Tchatacha est visiblement très contente d’aller faire un tour ! Elle ne se fait pas prier.
On traverse un hameau, arrive à une route qui serpente et monte dans la montagne. Une petite demie heure. Le maître de Tchatcha passe en camion la reprendre comme prévu et je continue mon chemin, seul.
La route grimpe sec. Partout la végétation. J’arrive à un barrage. La route continue, il n’y a pas âme qui vive sur 30 minutes. La vue à certains endroits est bien dégagée sur le lac du barrage et les montagnes.

C’est superbe. Puis la route arrive à l’aurée du dernier hameau de la vallée, après c’est un cul de sac. Je croise deux copains en camion.
jitensha médéta ? t’as cassé ton vélo ?
自転車めでた?
めでた; médéta signifie casser(é), un terme du patois local, en japonais standard on dirait kowareta.
Les deux gars sont en grande forme, à l’arrière de leur camion on distingue les restes d’une carcasse de sanglier qu’ils viennent de dépecer: ils s’en vont larguer les os quelque part. C’est pas tous les jours qu’on peut prendre un sanglier. Ils ont dû le prendre dans un piège, en fait une grosse cage en métal et dont la porte se referme sur l’animal qui s’y sera aventuré par excès de gourmandise.
Au fond de la vallée il y a une sorte de camping j’y fais un petit tour pour constater qu’il y a beaucoup de ‘touristes’, et combien l’air de la montagne et la nature leur font du bien. Cure de desintoxication.
C’est le moment de faire demi tour. Quelques photos.


La route redescend et retrouve un hameau.
C’est là que la magie du marcheur se produit….
Quand on est à pied; on est accessible, on est près des gens.
La voiture a créé une distance … pour s’arrêter; descendre de sa bagnole et aller discuter avec quelqu’un il faut être super motivé… Il est beaucoup simple de continuer sa route sans s’arrêter, au pire on fait un petit signe de la main.
Mais là je suis à pinces et un groupe d’habitants au bord d’une rizière me fait signe. Ils sont en train de récolter le riz. Je me rapproche, on se dit bonjour, on me tend une canette de bière.
Il y a la mister S, et la famille M. Ils récoltent leur riz sur trois rizières.


Mister Y un peu comme moi, est venu simplement, pour voir ce qu’il se passe. Donc il y a quatre personnes qui s’activent avec les machines et dans les rizières, et six autres qui sont assises tranquillement sur le bord du chemin et regardent ce qui se passe.


Il y a là un petit air de fête. On regarde les travaux et observe les différentes manoeuvres. C’est passionant de regarder les gens travailler.

La récolte se fait dans trois rizières. La moissoneuse pleine, il déchargent les grains de riz dans un camion keitora.

Récolter le riz, voila un moment de bonheur et de joie. Tout le monde la est heureux, c’est clair.
Toutes les choses prennent leur sens.
Quelle chance de pouvoir gouter ce moment en bonne compagnie.

C’est un zoo ! (cacadours)
Samedi. Je suis à mon bureau; je lis quelques mails .. mais quelque chose attire soudain mon attention. Je remarque en effet quelque chose qui bouge sur la route en face, à vingt mètres.
C’est un animal qui se balade mais il est partiellement dissimulé par une barrière. De quoi s’agit-il ?
La couleur du poil: poivre et sel, me dit que ça n’est pas un ours. Ca n’est pas un blaireau non plus. C’est plus grand. C’est grand comme deux chiens.
Par contre le derrière écarlate indique que c’est un singe … qui se balade à côté de la maison …
je sors; le bruit avertit le singe qui lève la tête, me jette un regard surpris et part dare dare se planquer dans notre montagne.
On entend au même moment le cri d’alerte strident que se lancent souvent les chevreuils, ça fuse de tous les coins des montagnes qui entourent notre hameau. Sans aucun doute, les chevreuils ont découvert la présence du macaque et s’en informent.
Tout en émoi je m’élance du bureau et vais en parler avec une voisine qui range sa débroussaileuse.
Elle résume la situation;
C’est plus un village ici, c’est un zoo !
A propos d’ours, un ours a été repéré à deux reprises le mois dernier, dans un coin reculé de notre vallée. A cinq kilomètres de chez nous. C’est rarissime.
D’ailleurs lors d’une promenade …. j’ai fait cette découverte … un caca qui sans aucun doute … est un caca d’ours.

Vivre (et mourir) au village
Il y a quelques semaines c’était la fête du obon. (obon: festival bouddhiste japonais honorant les esprits des ancêtres). Tous se retrouvent dans la salle des fêtes pour des danses etc. Il y a des petites choses à grignoter; à siroter, et ensuite un bingo pour le plaisir des petits et des grands. Une centaine de personnes.
Les familles parties vivre loin, à Tokyo, Nagoya, Osaka etc sont de retour pour quelques jours. Tout d’un coup, il y a beaucoup d’enfants dans le village. Beaucoup de têtes inconnues aussi.
Ça faisait longtemps que je rêvais de faire quelque chose, pour marquer le coup et pour remercier les gens du village qui nous ont accueillis il y a sept ans maintenant.
Cette fois-ci je me suis lancé, et j’ai fait un petit stand de crêpes. On a installé le stand de crêpes dans l’entrée de la salle des fêtes; personne ne pouvait le manquer.
Deux types de crêpe au menu: glace à la vanille et blueberries, ou flambées au rhum.

Les gens bien sûr ne s’attendaient pas à voir un stand de crèpes (j’avais quand mème demandé l’autorisation au préalable au chef du village), c’était amusant de voir leur surprise.
Ca s’est très bien passé. Les enfants faisaient la queue pour les crêpes. Et visiblement ils étaient très contents.
Les flambées au rhum ont eu du succès aussi, auprès des adultes.
Faire ce petit projet a demandé pas mal de préparation, j’ai fait plusieurs essais quatre week ends de suite pour ajuster la recette et obtenir la pâte adéquate. Il a fallu aussi construire un stand. Mais quelle satisfaction quand ça se passe bien.


La semaine dernière un voisin, Monsieur T., est décédé.
Il est décédé à l’âge de 82 ans, après une longue hospitalisation.
Le soir, comme il est de coutume lors des décès, nous avons rejoint les autres villageois pour aller saluer Monsieur T et sa famille.
Nous entrons dans une très belle maison. L’épouse du défunt nous attend dans la grande entrée, avec ses enfants.
La dépouille de Monsieur T dort dans la pièce principale, sur les tatamis.
Derrière lui il y a un autel bouddhique. Une pastèque (du jardin) y est déposée en offrande. Dans cette pièce je remarque avec plaisir des bibliothèques emplies de livres et un beau piano. Il y a aussi les photos des ancêtres.
Nous sommes assis sur les tatamis, avec les autres voisins, autour de monsieur T.
Madame T nous décrit les derniers moments, comment tout s’est emmanché. Elle évoque les maladies et leurs complications qui avaient pointé le bout de leur nez il y a quelques années. La fille de madame T passe en silence et nous offre une tasse de thé.
J’écoute et j’observe, je regarde toute l’assemblée, et je me dis
ah je suis au Japon.
Vivre au Japon: c’était mon rêve depuis que j’avais 16 ans. Là, j’y suis vraiment. Y a pas de retour possible. Sur ce point de vue on a bien réussi.
Le lendemain, les pompes funèbres locales viennent prendre la dépouille de monsieur T pour la transporter jusqu’au lieu d’incinération.
C’est à 16 heures; nous nous retrouvons tous encore; à la sortie du village. Monsieur T a été porté jusqu’au corbillard.
C’est ce que l’on appelle le shukkan (出棺), le départ du cerceuil.
Le corbillard avant de partir fait sonner son klaxon, un klaxon spécial, au son doux et grave qui s’étend sur de très longues secondes.

Construction d’un garage
Le bureau de la coopérative forestière, dans le village, a commandé à mon ami S., charpentier, la construction d’un garage. Il s’agit de protéger des intempéries leur nouveau camion ainsi que d’autres équipements forestiers.
S. construit le garage avec des arbres (cryptomères) coupés dans notre vallée.

Il s’agit de faire un garage qui expose la beauté du bois de la localité: Pour cela utiliser les troncs tels quels, en rondins, permet de mettre en valeur les belles courbes et toute la beauté du matériau.

S., il fait les choses à l’ancienne. Les pièces de bois sont travaillées à la main.
Voilà quelque chose de très intéressant, et à chacune de mes visites à l’atelier de S., je prends des photos pour documenter l’avancée du projet.
A son atelier j’y vais très souvent.
Les lundis matins vers 7 heures, j’apporte le café et nous faisons le point sur la semaine qui commence et ce mouvement du monde qu’on ne peut plus arrêter.
Sinon de temps en temps je vais le voir en fin d’après midi. Son frigo dans l’atelier est toujours plein de bibine…
Les villageois s’étonnent d’ailleurs que je sois toujours fourré dans l’atelier de S. C’est pour écouter la bonne parole, réponds-je à chaque fois.
Ce projet de garage est conséquent. Les poutres dans la longueur du bâtiment font neuf mètres.
Le jour de la construction ou munéagé 棟上げ approche. L’assemblage de toutes les pièces de bois prendra en fait deux jours.
S. se fait aider des bûcherons de la coopérative.

Je prends des journées de congé pour me libérer du boulot et assister aux travaux et photographier tout celà. En deux jours; pas moins de 800 photos.

Car voir tout le monde travailler, dans la bonne humeur mais avec aussi une excellente coordination est un vrai spectacle. Les gars sont des pros.
Je ne me sens pas trop gêné de m’incruster comme ça pendant les travaux, personne ne m’a demandé de venir; mais personne ne me demande de partir … On m’offre même le café !
Pour moi ce sont deux journées merveilleuses. Ah les artistes ! Des hommes qui savent travailler et qui savent vivre !

Et T. le charpentier reconverti en bûcheron, quand il grimpe sur une poutre et qu’il tappe avec son maillet comme un malade, quelle classe.
Parce que pour qu’une pièce de bois entre dans l’autre, il faut tapper, il faut tapper.

Je me dis que pour les bûcherons, c’est un projet intéressant, de construire un bâtiment avec le bois qu’ils ont eux-même extrait des montagnes.


Ce garage; une fois assemblé, a un style du tonnerre.


S. a exploité avec goût les différentes courbes des troncs des rondins; et cela apporte au tout une dynamique qui ne laisse pas indifférent. Il y a un côté transcendant dans ce garage.
Des 882 photos je fais une sélection. Une bonne quarantaine.
J’en imprime un photo book que je vais offrir plus tard à S. et au big boss de la coopérative forestière.




L’idée du photo book c’est bien sûr remercier de m’avoir accueilli sur le chantier mais aussi passer le message; qu’un tel projet, et avec de tels gens, c’est beau. Et que ça vaut bien un petit livre.
Garder son calme
Cet été sera sans doute marqué par la saison des pluies qui a duré jusqu’à assez tard.
J’ai récolté dans le jardin tout le maïs. Quand je vois qu’à la superette un épi de maïs s’achète 100 yens soit moins d’un roro, on peut se demander comment peut vivre un maraicher ici … Les prix des légumes sont trop bas. Même la pastèque, qui se négocie 2000 yens … si on pense à la place que ça prend dans un petit champ, et le temps qu’il faut pour que ça pousse … je doute de la rentabilité des pastèques aussi. Quoi, il y a que le pavot et la coca qui rapportent ???

Je décapite quelques tournesols pour les faire sécher et récolter les graines.
Les petits piments shishito poussent bien.

Avec les légumes (tomates aubergines shishito margoses) que je récolte tous les deux jours je fais d’énormes ratatouilles. Un plat qui; dégusté froid, va très bien avec la chaleur et permet de se ré-hydrater.
On est allés chercher des prunes; et j’essaie de faire des uméboshis. (prunes salées).


N’empèche, depuis novembre, avec une restructuration au boulot, je stresse un peu comme une puce. … Tout ce qui aurait pu aller mal au boulot … est allé mal. Mon employeur est une grosse boite US donc tout ce décide aux headquarters aux US; loin de moi! … Nous avons été transférés dans une nouvelle équipe, culturellement c’est très différement; j’ai l’impression d’être dans les années cinquante, et puis les nouveaux managers n’ont aucune idée de ce que nous faisons ni aucun apétit pour comprendre ce sur quoi nous travaillons. C’est presque comique.
Il y a donc beaucoup d’incertitude sur ce que l’équipe va devenir par la suite. Et c’est certain il y en aux US qui posent la question: mais que fait ce français qui vit au Japon ? Et pourquoi dit il toujours toutes ces blagues débiles pendant les téléconférences ? Et son accent !!! Il faut le virer celui-la !!!
Entre les politiques de bureau aux headquarters (finalement là où mon sort professionnel se décide) et notre vie au village, il y a bien dix mille kilomètres …
cette époque où les chanteurs fumaient des clopes à la télé.
Je réalise combien je dois à la famille et aux amis. Car tous m’ont écouté patiement … toutes mes longues divagations et complaintes …
‘je quitte le boulot ou j’y reste, en attendant ?’
‘je me lance dans le maraichage et l’élevage de cagouilles?’ (youtuube)
J’ai bien cherché d’autres jobs dans la même boite en interne mais voyez vous; rien ne me séparera du village; et des jobs qui correspondent à mes domaines de compétence et qui peuvent se faire du Japon à distance … il y en pas des masses … en fait il n’y en a pas; pour être clair.

Le village aussi, avec la beauté qu’il nous offre de contempler chaque jour, m’aide terriblement. Parce que, que je quitte mon job ou non, ou que le job me quitte, les belles montagnes, les belles forêts qui nous surplombent seront toujours là, et finalement mes petits problèmes de boulot, elles s’en foutent !!!!
Au jardin en mi juillet
On commence à récolter le maïs. Tous les deux jours je remplis une boite de tomates, concombres, carottes. Les courgettes ne donnent pas grand chose.
Les piments sont prometteurs.


Cette année le jardin est très bien protégé des chevreuils et des anagumas. C’est l’année dernière je crois que j’ai tout barricadé avec des filets en nylon et des grilles métalliques. No pasaran.

Un jardinier qui passe de l’insecticide partout doit bien s’ennuyer. Les insectes offrent un spectacle dont je ne sais me lasser.

Finalement les pieds de tomates plantés en pleine jungle, dans un espace étroit et occupé par les pousses de myoga marchent très bien. Les tomates sont un peu difficiles d’accès mais par contre les autres plantes les protègent des oiseaux.



La saison des pluies est tardive cette année, donc pas eu beaucoup à arroser. En général, en fait, je n’arrose pas, car j’essaie de recouvrir la terre du jardin avec des brindilles, de la paille, des feuilles mortes ou encore du crottin de cheval. Un sol recouvert n’a pas vraiment besoin d’être arrosé.








Sans doute le développement de l’intellect et de la cervelle est le résultat d’une erreur dans le processus évolutif, qui aboutira à l’autodestruction de notre espèce.
Le vrai problème n’est pas l’autodestruction de notre espèce mais que une quantité phénoménale d’autres espèces se verra disparaitre au cours du processus destructif, et par notre faute.


J’ai du caca dans les yeux ou cette araignée a perdu des pattes ? Que lui est il arrivé ?



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