Technology Transfer: tout est prêt pour la construction

Notre projet de technology transfer, où S., charpentier m’enseigne les ficelles de son métier, a fait de grands progrès, et nous sommes désormais prêts pour la construction.

Reste à aller prendre les grosses pierres qui serviront pour les fondations, et les positionner.

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Un Dimanche au jinja (sanctuaire shinto)

La définition du shintoisme sur wikipedia commence bien, utilisons la comme introduction:

Le shinto (神道, shintō?, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») ou shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l’histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme religion. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes. Il s’agit de la religion la plus ancienne du Japon et particulièrement liée à sa mythologie.

Dimanche était particulier, avec la fête annuelle au sanctuaire shintô de notre village. On appelle jinja le sanctuaire shintô. Il y a 4 ans, peu après notre installation au village nous avions déjà écrit sur cette fête.

Notre village est divisé en plusieurs rinpos (隣保), groupes de maisons et de familles, ou petits districts. Cette année c’était au tour de notre district d’organiser la fête.

Le jinja de notre village est situé dans un endroit magnifique, à flanc de montagne. Il est entouré de superbes arbres. Le chemin de terre qui y mène grimpe sec et essoufle plus d’un visiteur. Autant dire que le sanctuaire n’a pas ete posé là par hasard, on sent qu’il y a un certain flux de power à cet endroit: cet un power spot.

A huit heures tappantes nous nous y retrouvons tous pour nettoyer autour et dedans le sanctuaire. Un arbre, un chêne, s’est écroulé à proximité du sanctuaire. Il est bloqué par deux autres arbres et reste en déséquilibre. Nous entreprenons de le degager pour éviter toute chute et tout dégât du sanctuaire. Avec un jeune voisin plein d’allant et d’énergie on scie d’abord les branches puis découpons le tronc à la tronçonneuse.

L’opération est délicate mais bouclée en une heure. Pendant ce temps la les autres voisins balayent autour du sanctuaire et de son bel escalier de pierres. Ils préparent le sanctuaire en déroulant des draperies blanches marquées de symboles noirs. Ils plantent de chaque côté de l’entrée de grands drapeaux, longs to six mètres, célébrant ceux du village qui ont pris part à la guerre russo japonaise de 1904-1905. (on aimerait bien savoir pourquoi).

Les offrandres sont placées devant l’autel. Fin des préparations. Rendez vous à 13 heures pour la cérémonie.

A 13 heures tout le monde est de retour. Le chef du village a mis une chemise et est très chic. Arrive le kannushi (神主), prêtre shintô qui officie dans les differents sanctuaires de la vallée.

Le kannushi va réciter des incantations à mes oreilles mystérieuses et non sans côté magique. Ma femme cependant m’éclairera plus tard en m’expliquant qu’avec une oreille attentive on peut clairement discerner toutes les strophes et leur significations. Il agite dans l’air des langues de papier blanc en faisant un bruit faramineux.

Pendant ce temps j’écoute et je regarde les arbres qui nous dominent. Les gens sont silencieux et semblent receuillis.

A la fin, le kannushi a disparu. Soit il est reparti sans que je l’aie apercu, soit il a ouvert une petite trappe cachée dans le plafond du sanctuaire pour reprendre sa forme de hibou.

En tout cas, c’est le deep Japan ça et je me dis qu’on a bien de la chance de faire partie d’une si belle communauté et d’avoir un si joli sanctuaire. Je me dis que je voudrais aller voir monsieur K qui malgré ses 80 ans vient chaque matin nettoyer le sanctuaire, pour le prendre en photo.

Apres le depart du kannushi, le chef du village nous distribue du saké de la bouteille qui avait été offerte en offrande. Le saké, de la marque hakutsuru, est purement délicieux … certains en reprennent.

La cérémonie finie on range les draperies, les drapeaux. on collecte aussi l’argent du tronc.

 

A 15 heures, les habitants se retrouvent encore, mais dans la salle communautaire, pour faire un bingo ! Bon, je vais pas trop m’étaler sur le bingo ….

 

Pour conclure cette journée ‘Japon profond’ ou deep Japan, de retour à la maison,  on mange du sashimi pour diner ….

 

Le chemin qui mène au sanctuaire

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Un immense arbre cache l’entrée du sanctuaire

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Le portique torii du sanctuaire

 

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L’escalier en pierres

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On dégage un arbre tombé

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Tout le monde prépare les décorations

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Les drapeaux de la guerre russo japonaise….

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avec les noms des soldats qui y ont participé.

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Dans le sanctuaire

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après le nettoyage le matin

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Pendant la cérémonie. On peut distinguer le kannushi (prêtre shintô) dans son vêtement bleu, à l’intérieur du sanctuaire.

 

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Après la cérémonie; collecte du tronc

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Petit abri .. testé et approuvé par Minou !

Petit abri terminé

Les deux poutres en action

‘faut un endroit dans le jardin où stocker, au sec, les planches tirées de nos arbres.

Il est bon d’essayer quelque chose de nouveau lors de chaque projet.

Ici j’utilise les deux poutres que j’ai débitées d’un tronc d’arbre, à la tronçonneuse. Mais le plus gros challenge a été, finalement, logistique. Porter ces poutres; seul et les monter sur les colonnes était presque au delà de mes forces.

Ici pour stabiliser la première poutre posée sur ses deux colonnes; j’utilise le keitora.

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troisième colonne …

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La deuxième poutre posée.

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Les Hiuchi 火打 (libéralement frappe feu) stabilisent l’ensemble.

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Ces poutres sont super lourdes car elles contiennent encore beaucoup d’eau. On a du couper ces arbres début mai, et depuis, le bois n’a pas pu bien sécher. En séchant les poutres vont éclater et sans doute aussi se déformer. Pour éviter cela, et suite aux commentaires sur Facebook de Nicole G et de Jean-Paul B, je fais un シンワリ 芯割りshinwari, soit une découpe centrale le long de la poutre, avec une petite scie circulaire.

 

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Marketting: comment vendre des fruits

On ne peut pas s’arrêter

Walachniewicz (*), qui nous lit depuis le début -depuis quatre ans- (Merci!!!), fait la très juste remarque sur nos troncs d’arbres trop lourds … trop grands pour moi, comme la sauterelle dans la gueule de la grenouille:

‘ou jolie métaphore d’une proie trop grande pour soi ;o)’

(*) malheureusement je ne connais que le nom d’utilisateur wordpress

C’est très vrai. Mais, j’y prends tellement goût que je ne puis m’arrêter. C’est parti donc, avec un deuxième tronc. Cette fois du cryptomère. Même longueur. Je le taille sur trois faces directement dans la montagne. Il malgré tout très lourd, car il est chargé d’eau. Zut ! J’aurais pu mieux le choisir.

 

 

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Ca avance vite.

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Comme on voit, il y a encore un gros tas de troncs d’arbres. Je pourrais faire une belle cabane avec tout ce bois.

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Il est très agréable de travailler en forêt. Personne pour nous déranger et il y fait frais.

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Les deux frangins….

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Voila !!!

 

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A chaque solution son problème

Oui … à chaque solution son problème …

Solution: Tailler les côtés du tronc pour l’alléger (avec tronçonneuse; scie circulaire, ciseau à bois … )

Problème: Le tronc d’arbre bien que joliment débité est trop lourd pour pouvoir le hisser facilement ….

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Pendant ce temps là j’aperçois dans le jardin une grenouille qui vient de saisir dans sa gueule une énorme sauterelle; presque plus grosse qu’elle. Elle part se cacher dans les herbes .. j’ai manqué une super photo !

 

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Expérimentation à la tronçonneuse

Dans le gros projet bricolage avec S. nous avons tiré moultes planches du bois descendu de notre montagne. (projet montagne 2.0). J’ai bien compris la complexité de l’opération ainsi que tout le temps et la logistique nécessaires; entre le moment où l’on descend le bois de la montagne et le moment où l’on en obtient des belles planches régulières.

Pour un projet annexe; je suis à la recherche d’un morceau de bois de plus de trois mètres…. y en a pas à la maison … pas du tout envie d’aller en acheter au castorama du coin, ce serait trop bête … je vais donc voir dans notre montagne les troncs d’arbres qui, trop petits ou trop courbés, ne convenaient pas et que nous avons laissés dans la forêt.

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Cependant ils ont bien trop lourds pour pouvoir les porter ou les tirer jusqu’à la maison. Et je n’ai pas de percheron sous la main. Une solution, les alléger en les coupant le long; à la tronçonneuse. De plus j’ai besoin d’au moins une surface plane …. donc ça tombe très bien.

 

Jamais essayé de découper ainsi un tronc d’arbre dans sa longueur.

Je retire au préalable l’écorce, pour éviter que des pierres ou de la terre n’endommagent la chaine de la tronçonneuse. Je suis un expert en épluchage !

L’opération se déroule plutôt bien. C’est un travail assez ludique. A la fin zut plus d’essence dans la tronçonneuse … faut finir à la hache !

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Le tronc d’arbre est (un peu) plus léger maintenant et je peux le descendre de la montagne en le tirant avec moi, et le ramener à la maison. Difficile, mais on y arrive quand même.

Ensuite je passe la surface découpée à la brosse pour retirer terre et cailloux. L’aplanis au rabot. La sciure sent très bon. L’arbre est un hinoki 檜, cyprès du Japon.

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Le résultat, certes loin de la perfection, est satisfaisant. Le bois est très beau. Je suis très content de cette expérience à la tronçonneuse.

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Les étés au Japon (et la chaleur)

Il y a 4 ans nous vivions encore à Tokyo. Les étés étaient si chauds! Chaleur. Humidité. Sauna permanent. Encore plus chaud quand on met une cravate pour le boulot… A Tokyo la chaleur était une obsession .. J’y pensais sans cesse … L’été c’était l’horreur !!!

Mais depuis notre installation à la campagne, c’est très différent.

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une cigale

 

D’abord les nuits sont fraiches. Il n’y a guère que deux nuits chaque année où il fait très très chaud et où il est difficile de dormir.

Et nous pouvons vivre très bien sans climatisation. Les ventilateurs suffisent. Nous sommes pourtant peut-être les seuls du village qui sommes sans la clim… Quelle régression générale n’est-ce-pas. La maison, une maison japonaise traditionnelle, est fraiche également, grâce aux murs de terre, à l’entrée doma etc ..

De plus il faut ajouter que dès quatre heures de l’aprèm, notre maison est sous l’ombre de la montagne….

Aussi, dès la mi aout, les nuits sont plus fraiches. On peut alors déjà pressentir la fin de l’été. Ce que je ne sentais pas vraiment lorsque nous étions a Tokyo. Il fallait alors attendre jusqu’à septembre pour sentir une différence.

Nous remarquons à la maison que vers fin août, alors qu’il fait  moins chaud, certains insectes viennent se promener. Ainsi l’année dernière un énorme cafard, gros comme le poing d’un boxeur, était venu s’écraser sur la table à manger un soir, fin aout. Nous étions tous attablés pour le diner. De chance, le cafard avait manqué le plat de spagghetis fumantes de quelques centimètres.