Catégorie: bricolage
La liste des projets en cours et futurs
La liste des projets en cours et futurs continue de s’allonger alors que, l’été fini, les journées vont raccourcir.
- Continuer la Bande dessinée ‘Histoires Naturelles‘. Je fais une pause depuis Mai. Encore 40 ou 50 pages à faire. 20 sont déjà faites.

- Essayer de vendre sur le Net une partie des porcelaines de madame M. En particulier, voir, pour chaque lot possible, le poids et les dimensions incluant l’emballage pour estimer les frais d’envoi.

- Rehausser la berge de la rivière le long de la maison de madame M, pour mieux la protéger d’inondations possibles. Pierres et béton.

- Faire quelques meubles, une table, deux bancs; pour la maison de madame M. Pour celà je pourrai utiliser les cryptomères que la fille de madame M a fait couper au mois de mai dans une de ses forêts.
- Y installer de nouveaux rideaux.
- Réparer une partie d’un mur extérieur, fortement endommagé par les zanimaux.
- Décider du prix de location de cette maison, pour le week end ou la semaine. et faire une page web pour cela. Ce serait pour les lecteurs du blog; en exclu, pour rester entre amis!
- Faire un nouveau meuble pour l’entrée de la maison principale; refaire aussi l’arbre à chat.
- Construire dans la montagne une plateforme surélevée pour y faire la sieste et admirer la forêt. Une dizaine de cryptomères ont été coupés cet hiver, on attend qu’ils sèchent un peu. La plateforme fera deux mètres sur trois, à deux mètres de hauteur. Comme j’ai un peu le vertige, ce sera un projet passionnant.

- Dans la montagne, cet hiver, planter les momijis, les ginkos, les kakis qui sont en ‘pépinière’ dans le jardin.
Qui a dit que l’on s’ennuie à la campagne ?
Ranger la grange et les objets d’autrefois
Le rangement de la grange de madame M a bien progressé depuis les derniers articles.
Ah oui on a fait changer toute l’électricité. Certaines connexions, faites avec deux fils séparés dataient trop et constituaient un danger d’incendie trop élevé pour être ignoré.
Il y a quelques semaines encore un vrai capharnaüm, la grange de madame M est quasiment dégagée maintenant.
BEFORE

AFTER

Je me suis bien étalé sur les porcelaines, mais d’autre objets anciens, comme égrainés par un petit poucet d’autrefois sur son chemin, guident notre imagination vers la vie dans le village d’il y a soixante ans, ou plus…

Je garde les objets les plus anciens; en un ou deux exemplaires. Pour les ranger je transforme une vieille échelle en étagères.
Ha ! voila une chose universelle, que vous trouverez dans n’importe quelle maison ancienne au Japon. Chaque maison avait sa paire de pierres à moudre.

Pierre à moudre 石臼
Ici, on retrouve le caractère organisé de madame M, les deux pierres sont toujours ensemble, et il y a même encore la poignée en bois pour tourner la pierre. Comme si quelqu’un l’avait utilisée la veille pour moudre du sarrasin ou des graines de soja ….

Ces vieilles gamelles allaient sur le okudo san, le foyer de l’ancienne cuisine. On y faisait cuire le riz et autres mets . Il y avait aussi des couvercles en bois, en mauvais état; je les ai offerts à notre poêle à bois Calcifer. Il a bien aimé. Du bois bien sec.

Ici deux fers à repasser …

Là ce sont des mesures. des masu, ici pour mesurer le saké ou autres liquides. Le petit masu correspond à un ‘Gou’, soit 180.39 ml. Le grand masu à cinq gous.

Celle-ci pour mesurer les grains. L’unité de mesure est ici 18 litres, cela correspond à l’ancienne mesure, qui se nommait to et qui correspondait à 18.039 litres (soit cent gous). Comme quoi les anciens usages survivent aux changements d’unité qui accompagnent la modernisation … la standardisation …
gou 合
to 斗

Une calculette

Un grand bol strié, pour y écraser des graines ou des yamaimos (igname).

De très jolis paniers. Vous voyez, dans toutes ces vieilles affaires, tout est fait de matériaux naturels et nobles. C’est magnifique tous ces anciens objets. C’était avant l’invasion du plastique. La planète en crève, du plastique. Merde au plastique.

Quelques outils pour aller travailler en montagne dans les forêts

Voilà donc la grange rangée.
Il reste aussi des bouteilles emplies d’huile ou d’essence, faudra trouver moyen à s’en débarrasser d’une façon clean.
Réparer une hache
Il y avait une petite tête de hache, toute rouillée et bien misérable, dans un débarras de la maison de madame M.

Je doute qu’elle s’en soit servi, mais ce doit être un préjugé de macho, car comment savoir en vérité.
Si ONO おの 斧 signifie la hache en général, il semble qu’ici au moins on nomme YOKI よき les haches de petite taille.
La tête de la hache est vraiment rouillée.

Mais on distingue les marques typiques du mayoké (pour faire chasser les esprits); des trois et des quatre traits gravés de chaque côté de la lame.
C’est donc une hache à utiliser en forêt dans la montagne (ça n’est pas truc que l’on utilise simplement à la maison).
On distingue aussi deux caractères; Kawanishi. 川西 Ce devait être le nom du forgeron du coin. Je vais essayer de vérifier auprès des anciens du village. A ma connaissance il n’y avait pas de forgeron dans la vallée, ce Kawanishi devait être dans la ville voisine ? Mystère et bouledegomme.
L’idée me vient de restaurer et remettre en état cet outil.
Le métal reprend de son éclat, après un long passage au papier de verre.

La lame est bien endommagée j’essaye de la reprendre en la travaillant sur une pierre à affûter. Voila un travail bien agréable pour une fin de journée.

Ca commence quand même à prendre forme.
Ensuite ajouter un manche, pour cela j’utilise le manche d’un vieil outil de madame M encore … et le tour est joué!



Que faire, ma tablette graphique wacom est kaputt
Je n’ai pas beaucoup travaillé sur ma nouvelle BD depuis le mois dernier, trop occupé et distrait par le travail, et en plus, je bute un peu sur la page 20. J’avais plutôt bien avancé jusqu’à la page 19.
Mais hier soir, remotivé par la re re re re re re re re re re re lecture de Tintin au Tibet je m’y remets et fais les décors de cette page 20. J’y décris comment je travaille à la maison le matin, ordinateur et conference calls, et vais ensuite fendre des bûches sous le regard critique de Minou.
Et donc au moment où enfin je m’y remets, …. pfffffft la tablette graphique Wacom que j’utilise depuis maintenant 6 ans se déconnecte de mon PC. En fait son interface USB est cassée.
Photo à l’appui.

Le port USB s’est physiquement déconnecté de la carte électronique. On voit que le port est simplement fixé par une soudure, je me demande c’est si ça, l’obsolescence programmée ? Je ne sais comment les ports USB sont fixés en général mais ce design ne me semble pas solide. Ni durable.
Et dois je donc débourser des dix mille yens pour acheter un remplacement alors que finalement tout marche correctement ? Voila une idée qui m’énerve beaucoup. Il y un outil que j’utilise pour tirer du bois, un tobi, qui m’a été offert par un voisin, et bien il doit avoir cent ans cet outil.
Et ce truc électronique; mal conçu …
Je crois que je vais aller m’acheter d’abord un petit fer à souder, et essayer de le réparer. Mais ces connexions si petites requièrent une précision bien au delà de ce que je fais en général. On verra.
La chanson de Brassens stances à un cambrioleur:
Que Mercure te préserve de la prison
Et pas trop de remords, d’ailleurs nous sommes quittes
Après tout ne te dois-je pas une chanson
Un nouvel outil offrant de nouvelles perspectives
C’est un nouvel outil découvert par hasard il y a quelques mois sur Fessebouc. Ca se fixe à la barre de la tronçonneuse, et permet de guider celle-ci selon une ligne droite. Le but, débiter des troncs d’arbre pour en faire des planches, par exemple.
Ça se fixe à la tronçonneuse, c’est léger … les nouvelles perspectives que celà ouvre pour moi c’est de pouvoir transformer des troncs d’arbres en planches et autre directement dans ma forêt en montagne. Et par exemple de m’y faire une cabane ou une tree house, ce qui sera fort utile lorsque ma femme ou mes chats m’auront chassé de la maison.
C’est un outil fait aux US. C’est génial!

A propos, des bûcherons du coin ont travaillé le mois dernier au fond de notre vallée. Ils ont coupé moults cryptomères et laissé derrière eux de nombreuses chutes, que je suis allé récupérer, histoire de reremplir notre tas de bois, pour l’hiver prochain. Parmi ces chutes, de beaux troncs de un mètre cinquante, ne me demandez pas comment j’ai pu les charger tout seul dans mon petit camion, simplement la force herculéenne.

J’ai testé cet outil hier sur un de ces troncs et ça marche très bien voici quelques fotos de l’opération.
Toujours une grande joie de pouvoir travailler le bois et de transformer la matière, ramasser un tronc d’arbre qui serait resté à pourrir tranquillement, le dépecer et en faire surgir une belle planche qui expose toute la beauté, intérieure, du bois avec ces beaux motifs, ces belles couleurs… Love it !!!


Il faut bien planifier la découpe… et prendre en compte la longeur de la barre de la tronçonneuse …

Cette planche servira de guide à la tronço.




Dans mon œuf
Je dois bosser à la maison 85 pour cents du temps.
Le reste je suis à Osaka pour des meetings avec mes charmants collègues ou bien aux US ou alors ailleurs en Asie comme Singapoor.
Donc 85 pour cents du temps je bosse dans ma petite cabane, de un mètre sur trois.

Un si petit volume est très facile à chauffer. Quand je commence à cinq heures du mat en hiver il y fait moins deux degrés, mais avec le radiateur électrique la température monte rapidement à dix, douze degrés.
C’est formidable d’être tout seul, dans un très petit espace. Il y a peu de distractions, peu d’interférences.
Travailler chez soi peut être difficile avec les différentes tentations. Il est bon d’avoir un espace de travail à soi, entièrement séparé de la maison. Être loin de la cuisine et des bouteilles de whisky est important aussi.
La vue donne sur ma petite montagne et c’est un bon poste d’observation sur ce qui se passe dehors; qui du village promène son chien, ou bien le chevreuil à trois pattes qui se balade, des bûcherons qui reviennent du fond de la vallée avec le camion chargé de troncs de cryptomères ou encore le chat Scotch qui va chasser des oiseaux ou des grenouilles dans la rivière en face.
Cette petite cabane de trois mètres carrés était autrefois une tsukémonobeya 漬物部屋 où l’on produisait des pickles, attenante à notre petit atelier. Au début les habitants du village étaient vraiment surpris de me voir pougner là, maintenant quand ils promènent leur chien et passent devant la maison, de l’autre côté de la rivière, ils font des signes de la main …
Au mur sur les étagères j’ai mis mes BD préférées ainsi que une centaine de Pléaides collectionnées depuis vingt ans. Quand les collègues me font trop ierch et que le travail me déprime je peux penser à Chateaubriand ou Saint John Perse.
J’ai aussi des photos de ma maman qui nous a quittés.
J’ai vue aussi sur une partie du jardin et un chaudron où je brûle des affaires et en particulier des mauvais livres comme par exemple un très mauvais book d’entretiens de Pierre Rabhi. Il est bon de pour voir surveiller le feu.
Au cours de ma carrière d’employé de bureau j’ai eu l’occasion de bosser dans de jolis bureaux, en Allemagne avec une vue magnifique sur Munich, à Madrid au cœur de la ville, et différents endroits à Tokyo dans des bureaux assez luxueux. J’ai bossé aussi dans beaucoup d’endroits bien pourris, les banlieues industrielles et des sites de production où il n’y avait même pas de bureau. J’ai bossé une année entière dans une cuisine à Francfort.. Ces banlieues d’ailleurs bien que déprimantes sont intéressantes à visiter… La, dans mon jardin entouré de mes petites affaires, c’est vraiment le top… c’est comme si j’étais dans un œuf … dans mon œuf … Mais il a fallu pougner beaucoup et longtemps pour y arriver.
Voici les articles où je décris comment j’ai arrangé et donné une nouvelle vie à a cette petite pièce.
Bricolage … une cabane dans l’atelier (1)
Bricolage … une cabane dans l’atelier (2)
Bricolage … une cabane dans l’atelier (3)
Bricolage … une cabane dans l’atelier (4)
Bricolage … une cabane dans l’atelier (5) et fin !!!

Le petit carre rouge …. c’est la que je pougne !!!

Opération Charbon de bois
Dans sa base secrète (秘密基地), dissimulée des regards, dans une vallée inhabitée, mon ami S. s’est remis à faire du charbon de bois. Je ne sais pas si j’ai déjà fait un article sur cette base. Je crois pas. Ah si! Le voila. En 2013 peu après notre arrivée.
Il a construit deux fours à charbon de bois dans sa base. Il en parlait depuis 4 ans au moins, d’allumer les fours et d’y refaire du charbon de bois mais c’est finalement cet hiver qu’il s’est décidé à s’y remettre.
C’est vraiment pour le fun qu’il fait ça, S.
Il aime à continuer les gestes d’autrefois.
Autrefois: beaucoup dans la vallée étaient charbonniers.
Je suis allé prendre quelques photos.
Toute cette opération tient du domaine du magique. Il faut bien observer et avoir une intuition développée pour réussir à faire du charbon de bois.
vocabulaire
炭焼き sumiyaki charbon de bois
窯 kama four
Première étape, préparation du four en l’emplissant de bois. Cette fois S. utilise des branches de cryptomère.

Ensuite on commence à chauffer le four.


Cela prend plusieurs heures et des litres de bière.
Le four bien chauffé, on ferme la gueule du four.

S. a fait lui même ces fours à charbon de bois.
Des ouvertures au sommet permettent de réguler les entrants en oxygène.
De la on peut observer ce qui se passe à l’intérieur.

A l’intérieur on dirait un petit volcan.

Je ne me souviens plus exactement. On attend deux à trois jours. La gueule du four refermée.
Puis le moment venu, on ouvre et on retire le charbon de bois. On voit cette fois ci ça a un peu merdé, beaucoup de bois s’est entièrement consumé.

Il fait une chaleur d’enfer. On sort le charbon de bois incandescent du four.
On le recouvre ensuite de sable pour stopper la combustion.

Cet article a été lu et approuvé par Kiri chan le chaton.

Là où court le chien (et la couleuvre)
Là où court le chien. inubashiri. 犬走
Ainsi appelle-t-on la bande de béton autour des maisons.
Notre maison, une maison japonaise traditionnelle, n’a pas de fondations. Des pierres sont posées à même le sol. Les poutres de bois, du marronnier, s’appuient dessus. Si bien que la maison est à même la terre.
Cette année je me décide à finir la bande de béton autour de la maison. J’avais fait une partie il y a trois ans, côté nord. Cette bande de béton permet d’éviter le développement des mauvaises herbes jusqu’au pied de la maison. Cela fait plus propre.
Je pose donc la bande de béton, au niveau du mur où se connectent les canalisations d’eau. Le tout en écoutant des podcasts de France Culture. A un endroit, un tuyau affleure au sol, ouvert. Et il arrive une chose amusante.
Un matin, je vois une jolie couleuvre se réchauffant au soleil. Elle est sur le béton coulé la veille. C’est de bonne augure me dis-je. Je me rapproche, curieux, et puis je veux la prendre en photo et hop elle se met a bouger


..elle est très rapide, moi j’ai pas encore bu mon café …. et la couleuvre s’engouffre dans le tuyau !
Merde me dis je. Je ne vais pas enterrer la couleuvre dans mon béton … d’ailleurs ce tuyau j’ignore à quoi il sert, où il va … , il faut le laisser ouvert et accessible.
Je continue à couler le béton le long de la maison, en préservant un accès au tuyau. Depuis bien sûr je n’ai pas revu la couleuvre …Elle a dû partir c’est certain …

Encore de la récupe et un banc pour le village
Samedi je suis encore allé récupérer du bois de palettes. C’est agréable de retirer des clous avec un gros marteau. Il faisait un peu moins chaud le matin, mais j’étais vraiment crevé à la fin.

Ça fera trois camionnées de bois. Ce bois de palettes est sale et ne fait pas envie mais après un petit coup de rabot il retrouve sa fraîcheur … Sa beauté intérieure … faut pas se fier aux zaparences. Pareil pour les gens.

Mais il faut bien retirer tous les clous sinon la lame du rabot s’y casserait les dents.
Je fais un petit banc avec du bois ainsi récupéré.

Dans le village depuis la fermeture de la supérette il y a deux ans il n’y a plus d’endroit pour se retrouver entre potes et boire un café. Je vais poser le banc à côté d’un distributeur de boissons au bord de la route histoire que les gens y fassent une pause et pourquoi pas entament la discute tranquillement.
J’avais bien remarqué le prêtre bouddhiste du village trimballer des tabourets dans sa voiture, qu’il déploie parfois le matin pour boire un café avec ses amis. Ce sera mieux d’avoir un banc, là, permanent et disponible à tous.

Que faire par 36 degrés ?
Il fait chaud. 36 degrés aujourd’hui. Que faire par telle chaleur ?
Démonter des palettes et récupérer du bois bien sur… 🙂
….

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