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Refaire le plancher (3) et deux autres découvertes

Finalement la nouvelle ère c’était pas genshô mais reiwa…

Dans l’article précédant nous avons refait les bases du plancher des deux pièces au fond.

Les deux autres pièces, du côté de l’entrée, le plancher a été refait il y a quelques années par l’ancienne proprio donc pas besoin de tout refaire. La aussi on retire et jette les tatamis, car le nouveau parquet d’étendra sur les quatre pièces. On retire aussi les cloisons coulissantes. Cela fait un grand espace:

Les deux pièces au fond où on a tout refait et puis les deux pièces où l’on garde le plancher plus récent et en bon état.


Le plancher qui a été refait à un moment, on distingue deux surfaces, une où les planches sont du cryptomère et sont neuves, une autre où de vielles planches de marronnier ont été utilisées.

A un endroit je remarque une masse, un gros truc sous le plancher … kézako c’est quoi. Encore un foyer, un irori 囲炉裏?

Il y a un interstice entre les planches, j’y glisse mon iPod et prends une photo … c’est en fait un ancien kotatsu.

Intéressant. En gros, une caisse de bois, sous le plancher, dans un cadre de bois et de torchis.

Au dessus il y avait une table basse. On s’asseyait par terre sur les tatamis et l’on glissait les pieds, sous la table, dans le kotatsu. Au fond il y avait un petit braséro pour une poignée de charbon de bois … avec une grille pour pas se brûler. Voilà comment passer l’hiver. Les pieds au chaud!

Les deux planchers (le neuf et l’ancien) ne sont pas à la même hauteur.

C’est parce que l’ancien plancher était ajusté pour des tatamis, qui font deux sun 寸(soit 6 cm) d’épaisseur. Or les planches de pin que nous allons poser font un sun d’épaisseur; il font donc élever l’ancien plancher d’un sun, d’un neuvième de sun pour être exact.

Pour celà on pose des tarukis ou chevrons d’un neuvième de pouce sur le plancher.

Ici aussi, simple sur le papier mais il faut s’assurer que les planches de pin du parquet arriveront directement sous les montants des fenêtres et il y a des différences de quelques millimètres. A certains endroits on rehausse les chevrons d’un chouya, en posant dessous une petite pièce de bois.


Les chevrons posés, les planchers sont alignés à la même hauteur et l’on est prêt pour la prochaine étape: la pose du parquet. Avec de belles planches de pin de quatre mètres.

Une autre decouverte interessante, dans un placard, cet … impermeable … un version hybride des nattes de paille que l on portait autrefois pour se proteger de la pluie … on en voit sur les estampes anciennes, doublée d’une feuille de tissu synthetique … meme S. n’a jamais vu de truc pareil !

On voit la découpe autour du cou qui permet de bien protéger les épaules
et, tout chiffonné, ce qui autrefois formait une capuche

Vendredi Matin

Ce matin aussi, levé très tôt, à 4 heures.

Je bois un verre d’eau et vais dans mon bureau dans le jardin. Il fait encore nuit, et un peu froid, il fait huit degrés dans le bureau.

Première réunion à 4 heures trente, avec une équipe de l’Iowa. J’embraye à 5 heures avec deux gars en Virginie etc…

Mais ça se passe plutôt bien.

Vers 7 heures mon épouse m’apporte une tasse de café.

A 9 heures j’ai fini mes réunions. Je fais une pause. Et voilà le gros avantage à travailler à distance, chez soi, c’est que le temps nous appartient pleinement dès que l’on s’éloigne de l’ordinateur. Si j’était au bureau et si je devais faire une pause hé bien je serais toujours prisonnier au bureau, à regarder la moquette et les calvities des collègues.

Je vais dans le jardin fendre un peu de bois, histoire de commencer à faire quelque chose d’utile et agréable.

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Puis je vais voir si les gars des poubelles ont bien ramassé les tatamis que j’ai laissés la veille aux encombrants, car je suis pas sûr qu’ils ramassent les tatamis … en fait ils sont pas encore passés, mais un vélo y a été jeté … et il m’a l’air en bon état, quel dommage de jeter ça … je l’embarque.

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Car il pourra servir lorsque nous aurons des invités, ou des visiteurs dans notre future guest house. Il suffira d’y ajouter une selle …

Voilà donc un vendredi qui commence bien.

Refaire le plancher (1)

On a donc décidé de refaire le plancher de la petite maison que nous avons achetée l’année dernière.

Au début je pensais faire beaucoup des travaux, avec l’aide de mon ami S, charpentier de son état, mais en réalité c’est un projet beaucoup plus complexe que je ne l’avais imaginé.

Une raison pour celà c’est qu’une maison japonaise ancienne comme celle-ci a tendance à s’affaisser. En effet il n’y a pas de fondation. Les poutres sont simplement posées sur des pierres, elles mêmes reposant sur le sol. Pendant 60 ou 80 ans les choses bougent, à pas de fourmis certes. Donc les éléments finissent par ne pas être alignés parfaitement.

Une grosse partie du travail donc c’est de s’assurer que le nouveau plancher s’aligne correctement avec le bas des fenêtres etc. Voilà une tâche délicate; si je m’étais lancé tout seul dans l’aventure, j’aurais échoué misérablement !

Tout cela m’aide à mieux comprendre comment ces maisons ont été construites. Construites d’ailleurs avec une grande économie de moyens, une poignée de grosses pierres, du bois, de la terre et le tout est solide et durable. Des maisons écologiques !

La durabilité d’une maison comme celle-ci surpasse celle d’une maison japonaise moderne, assemblée avec des vis, du bois aggloméré… du plastique …

Ici première étape, il faut dégager l’ancien plancher. On retire les tatamis. Et tout ce qui il y a dessous. Faire place nette!

Vraiment en très mauvais état, mais ça quand même tenu 60 ou 80 ans sans se casser la gueule.

Toutes les vieilles planches etc finissent dans notre jardin.

Un muret de pierres et de torchis supporte cette poutre transversale, qui soutenait le plancher et connectait ensemble deux colonnes.

On laisse la poutre, elle est en bon état, c’est du marronnier.

Par contre on vire les pierres.

Ici on trouve l’ancien foyer qui servait à réchauffer la pièce, à l’époque où l’on élevait des vers à soie.

Ce foyer est fait de terre, avec une grosse soupière au sommet. Finalement on le vire aussi, il s’effrite et tombe en morceaux tout seul.

Ensuite on positionne des blocs de béton. Les poutres (oo-biki 大引き) du nouveau plancher s’appuieront dessus.

Le bois des vieilles planches n’est pas perdu. C’est du cryptomère, pas du pin, et calcifer notre poêle à bois

saura le digérer sans problème.

Voilà, fin de la première journée!

Sur tous les fronts

Un week end bien occupé, avec des activités variées. Les activités ne manquent pas. A la campagne il y a toujours plein de choses à faire.

Vers 8 heures je vais voir S à l’autre bout du village, il est dans son atelier, se réchauffe devant un petit feu. J’apporte des cafés. Il me passe une cigarette. On se parle de la semaine qui vient de passer, et de celle qui va suivre.

Ensuite à la maison je déplace du bois dans le jardin, du point A au point B, pour pouvoir, plus tard, le couper, le fendre et le mettre à sécher. Ce sera pour nous chauffer, dans deux ans. (le bois pour l’hiver prochain est déjà prêt, préparé il y a deux ou trois ans). C’est du bon bois. C’est Mr K. qui m’avait fait signe en décembre, pour aller chercher tout ce bois, au sud du village, sur le futur chantier d’une usine. Une partie aussi (les troncs de cryptomères en premier plan) je les ai descendus un par un de notre montagne.

Ça donne chaud de transbahuter tout ce bois et le chêne et le kaki sont particulièrement lourd. Toujours veiller à ne pas se blesser.

Pour faire une pause je déguste la première page du neveu de Rameau. C’est tout à fait formidable.

Ensuite je pars à 30 minutes du village pour aller chercher du crottin de cheval dans un club hippique. Notre fils y faisait du dada il y a quatre ans … Revoir les chevaux me fait un choc, quelle beauté, quelle puissance, quelle douceur. On se sent tout petit.

Ça me fait vraiment du bien. Une Horse therapy express en dix minutes. Après, je charge le camion de crottin!

Pour plus tard l’étaler dans notre potager. Le crottin de cheval fait toujours un effet boeuf sur la terre. ça sent bon tout ça.

Ensuite notre ami S passe nous avoir avec son chien. On se retrouve tous sous les rayons du soleil, c’est une belle journée printanière, mon épouse rapplique, on sort les bières.

On parle de la vie: c’est notre sujet favori.

Les canettes de bière vides on va jeter un coup d’oeil à la petite maison, S. me donnera un (gros) coup de main pour refaire le plancher des deux pièces du fond. Au préalable j’ai retiré les tatamis.

Intéressant de voir que sous les tatamis il y a une étiquette qui indique leur emplacement dans la pièce (les anciennes maisons ne suivent pas un standard particulier, et donc les tatamis n’y ont pas tous forcément la même taille).

Sous ce tatami par exemple on voit ‘Ouest’.

Voila ce que ça donne sans les tatamis. Certaines parties on vraiment été bricolées et on peut se demander comment tout tient debout. Il faut vraiment refaire cette partie du plancher.

Mais aussi il faut saluer cette grande économie de moyens! Il y a pas de gâchis. Et le tout avec des matériaux naturels.

A noter, les espaces le long des engawas, renforcés de pierres et de torchis. Avec des ouvertures pour laisser le tout bien aéré. Ce qui est fondamental dans ce pays aux été très humides.

Passer à la télé?

II y a cette émission à la télévision japonaise, nani kore chinhyakkei. Souvent très drôle, où l’on présente des personnages loufoques ou des situations étonnantes et qui sortent de l’ordinaire. En voici des extraits …

Vous voyez, c’est assez exceptionnel, le dentiste qui fait de la musique pour ses patients, ou encore le salon de dentiste qui fait aussi karaoké.

Cette émission me fait un peu penser à cette émission belge, strip tease, mais sans le côté glauque et triste, car strip tease se focalise sur des cas très sérieux je dirais … quasiment pathologiques. Strip Tease fait dans pas l’entertainment mais la sociologie…

Une personne de cette émission japonaise nous a appelés cette semaine. En demandant si ils pouvaient faire un sujet sur nous …

Comment ils nous ont trouvé c’est un peu un mystère.

Certes nous constituons peut être un bon sujet pour l’émission: un Français vit à la campagne avec sa famille, dans une maison japonaise traditionnelle, il travaille pour une grosse boite US, à distance; chez lui, son bureau est aménagé dans le jardin et fait à peine un mètre sur trois … il s’habille comme un paysan et roule ses cigarettes… 

C’est sûr que tout ça ça peut faire un sujet… une autre émission d’ailleurs nous avait contacté il y a trois mois déjà.

Nous avons très poliment coupé court à ces demandes. Nous ne souhaitons pas alimenter les machines à entertainment que sont ces émissions en exposant notre vie privée.

Si les émissions avaient été un peu plus sérieuses, comme par exemple un reportage sur le dépeuplement de la campagne japonaise… nous aurions accepté car celà aurait pu être utile au débat …

Mais pour nous il est plus sage de ne pas devenir la chair à canon de la grosse artillerie de l’entertainment!, et de continuer tranquillement notre chemin.

Road Kill (2)

Une belette s’est faite tuer sur la route à 2 km.

Le bel animal gît au milieu de la route. Je vais le chercher pour l’enterrer dans notre montagne.

Ayons considération et respect pour les animaux sauvages qui daignent vivre autour de nous.

C’est la deuxième fois que je fais ça. La première fois c’était aussi une belette. C’était il y a trois ans.

Belette, repose en paix !

Retour sur terre et signes du printemps

Je suis de retour au village après un buziness tripe à Seattle d’une dizaine de jours.

Des journées longues et intenses. Réunion sur réunion.

Ce que j’aime surtout c’est voir tous les collègues. Le matin vers sept heures je vais voir Tom un directeur dans la soixantaine, lui aussi commence tôt le matin et je vais discuter avec lui pendant qu’il mange un bol de céréales dans son bureau. Avec Brad on parle tronçonneuse, et Steve me raconte ses aventures avec Donjon et Dragon etc …. ainsi je prends le pouls des collègues.

Dans la boite il y a tellement des changements, c’est une masse qui constamment se bouleverse, avec des nouveaux vice président, de nouveaux projets etc … Il y a toujours un sujet de conversation

Tout ça c’est un peu comme un séjour dans une station spatiale où tout va très vite, les gens sont speed et puis une fois le séjour en apesanteur terminé je peux redescendre sur terre et retourner au village !

De retour au village je remarque la présence d’oiseaux. Voila un signe du printemps qui pointe le bout de son nez.

Un autre signe du printemps, c’est le nombre de souris que nous rapportent les chats. A propos, on note que Minou mange les souris qu’elle rapporte, tandis que Scotch se contente de les chasser et de jouer avec elles

14 cm

Cette semaine je suis en buziness tripe, aux US, à Seattle. J’aime tellement notre vie simple au village que chaque business tripe est un petit déchirement. Le moment que j’aime le plus dans les business tripe, c’est, le jour du retour, quand je monte dans l’avion pour le Japon.

Pour chaque bizetripe, mon premier objectif, c’est rentrer à la maison sain et sauf.

Mon grand ami S. opère au niveau supérieur: il ne part jamais trop de loin de chez lui, de sorte qu’en cas de problème il puisse rentrer chez lui à pied.

Si tout le monde était à son niveau et faisait comme lui.. le monde serait meilleur

Ah le plaisir de rentrer chez soi. Quand on arrive à l’aéroport de Narita, avec les moquettes très eighties et tous les employés relativement âgés, les petits papys qui s’activent dans leurs uniformes amples, et tirent des chariots ou font la circulation, mais attention ! toujours avec déférence, le sourire et un style indéniable. Respect. Tout ce côté un peu suranné et très poli.

Ma femme m’envoie ce matin des photos du village où il a neigé quatorze bons centimètres.

La neige c’est magique en témoigne le déferlement de photos sur fessebouc ou instagrame dès les premiers flocons!

Je me demande ce qu’en pensent les arbres.

Les chats je crois aiment bien la neige.

Scotch notre chat
Et Minou!

Notre petite vallée. Et la petite maison achetée l’année dernière.


Recharger les batteries

Cette semaine au boulot était vraiment chargée, avec 12 à 13 heures par jour. Certes travailler à distance permet de rester chez soi et dispense des transports en commun. On peut bosser librement et se permettre quelques petites fantaisies, en général interdites au salarié de base. Par exemple quand j’ai des réunions avec les collègues en Europe, dans ma fin de journée, je sirote du whisky. Je peux aussi fumer des clopes si le coeur m’en dit. Je crois que je pourrai plus retourner dans un bureau. Mais rester cloitré devant l’ordinateur aussi longtemps, c’est pas une vie. Je me pose la question, combien de temps je vais pouvoir encore tenir comme ça, coincé dans le casse-noisette. Ah si je pouvais monter un petit business dans le village.

Mais avoir des contraintes comme au travail nous fait apprécier d’autant plus les moments de temps libre.

Ce dimanche matin on prend le temps de décompresser. Il faut se recharger les batteries. Nous allons d’abord prendre un petit en-cas dans un café, à vingt minutes de la maison.

Ca me fait penser au bleu blanc rouge ….

Le café y est bon, l’ambiance sympathique.

Il y a un chat qui ronronne sur son coussin. La formule petit déjeuner, c’est un toast beurré, un oeuf dur, quelques feuilles de salade. Un régal.

Tout est très bien arrangé dans ce café. C’est un style canadien ? On se croirait en montagne. Justement il y a des revues sur le camping et je les feuillette avec intérêt. Ça parle de camping car. De petites cabanes. Il y a des insectes aussi.

‘Les insectes qui chantent’
Un homme heureux, avec sa petite cabane!

Commence une discussion avec la dame du café. Des choses et d’autres.

Les belles photos dans les magazines ça fait rêver …. Mais au moment de payer je remarque un casse noisette en forme d’écureuil.

casse-noisette

Après le café le sanctuaire

Nous partons faire quelques emplettes et allons voir en chemin un très beau sanctuaire shintô. La pluie s’est arrêtée. Il y a peu de monde. Dès que l’on entre dans ce grand parc, recouvert d’arbres centenaires, magnifiques, on est ailleurs. Dans le monde du sacré et de la nature. L’architecture traditionnelle est en pleine harmonie avec celle-ci. C’est authentique. Pas de touriste! Tout respire.

Je prends la photo en traversant la route sans m’arrêter et tout devient flou
Tout est calme. Les soucis du travail sont loin!

Les arbres, de doux géants
Une vue panoramique du sanctuaire

Les soucis partent en fumée (tondo)

Le week end de la semaine dernière chaque quartier faisait un tondo, un grand bûcher fait de branches coupées et de bambou. D’un village à l’autre, d’un quartier à l’autre il y a des variations.

Certains villages s’organisent à l’avance et dressent des bûchers tondo magnifiquement arrangées, avec des cordes etc. Certains font un bûcher pour les hommes et un pour les femmes.

Dans notre quartier c’est plus relax, on improvise presque, en montant le bûcher le jour même. On ne fait pas dans la dentelle.

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Et puis une fois tout consumé et transformé en braises, les gens se regroupent et se font des petits barbeculs.

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Tous rassemblés ainsi autour de saucisses et de bouts de viande grillés on passe un moment agréable. Il y a de la bière, du shochu.

La discussion est animée. On parle des derniers événements.

On s’attarde sur l’avenir sombre et incertain, dans ce pays et ces campagnes où les enfants se font de plus en plus rares. C’est la question qui préoccupe tout le monde. Par contre personne n’est en mesure d’expliquer pourquoi le gouvernement et les politiques s’en battent les couilles.

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On me questionne sur les gilets jaunes, et qu’est ce qui se passe avec Carlos Ghosn. On me demande si je connais Carlos, non je connais pas Carlos.

On m’interroge aussi sur la ligne Maginot.

J’explique, puisant dans mes souvenirs de collégien, que les fortifications longeaient essentiellement la frontière allemande car on ne pensait pas que les Allemands oseraient entrer par le côté belge, la Belgique étant alors neutre.

J’ose la comparaison avec les grillages métalliques posés le long du village pour empêcher l’intrusion des chevreuils …. on connaît le résultat …avec les chevreuils qui se baladent dans le village dès que le soleil est tombé.

Une journée agréable et passée en bonne compagnie.

Avoir de bonnes relations avec ses voisins, se savoir entouré de personnes en qui on peut faire confiance, et faire partie d’une communauté solidaire et respectueuse de chacun. C’est si important.