Catégorie: le bonheur

Retour à la montagne, la mémoire de Minou

Hiver aidant, nous retournons faire un tour dans notre montagne, premier petit tour depuis le printemps.

On glisse dans l’oreille de Minou, yama ni iku ? (on va dans la montagne) ? et toute de suite elle saute sur ses pattes et se met à courir derrière nos pas …. quelle mémoire Minou ! Elle a tout de suite compris.

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Le riz de cette année

Depuis notre installation dans le village nous mangeons le riz produit par monsieur K.

Ce matin monsieur K vient nous apporter le riz qu’il a récolté la semaine dernière. Le riz est livré en sacs de 30 kilos. Nous lui avions commandé trois sacs.

Ces trois sacs feront notre consommation jusqu’à l’année prochaine.

 

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Pour nous remercier il nous offre deux bouteilles de thé.

Quatre Ans ! 444ème article ! rétrospective …

Voici le quatre cent quarante quatrième article de ce blog. Ca fait quatre ans que nous avons commencé une nouvelle vie à la campagne en nous installant dans un petit village de la région du Kansai, au Japon.

Une première surprise avec ce blog c’est d’avoir autant de lectrices et de lecteurs. Je me réjouis toujours de vos commentaires et de vos questions.

Une deuxième surprise c’est d’avoir encore des choses à raconter, après quatre ans.

Je suis tenté de retracer une mini chronologie de ce blog, car il y a eu plusieurs phases ou étapes. Et on pourrait résumer tout cela en: initiation du novice citadin à la vie à la campagne (au Japon).

Eté 2012 

Installation dans le village. Premières impressions.

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Nous étions encore bien naïfs, nous ne savions rien de la vie à la campagne.

Et nous avions encore peur des insectes.

On écrit aussi un peu sur notre maison japonaise. Qui avant les travaux n’était pas vraiment folichon.

Pour nous c’est une nouvelle vie, même si j’ai la possibilité de garder mon job en informatique, que j’effectue désormais à distance, à la maison.

Hiver 2012-2013

Une periode ou l’on essaie tout et où rien ne marche vraiment, faute d’expérience. Cela n’entame pas notre enthousiasme pour autant. Je me sens un peu comme Jean de Florette ….

Printemps – été 2013

Concert de rock punk dans le temple bouddhiste du village. Le bonze de notre village est délirant.

Nous faisons la rencontre de S. C’est un moment clef pour nous car c’est par l’intercession de S. que nous apprenons énormément par la suite.

L’histoire de notre initiation à la vie à la campagne est un peu comme un escalier dont nous gravissons les marches une à une.

S. est charpentier, nous lui commandons la destruction d’une vielle batisse juste en face de notre maison, qui est en très mauvais état. Jadis construite pour l’élevage des vers à soie. A la place S. construit une petite maison de une pièce; selon les techniques de construction japonaises traditionnelles et avec le bois des arbres qu’il a coupés lui-même dans la montagne. Je passe beaucoup de temps à regarder comment il travaille. C’est beau et passionnant.

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Hiver 2013-2014

Mes parents et ma tante nous honorent de leur visite et voyagent de France. Nous visitons un peu Kyoto qui n’est pas loin et passons beaucoup de temps dans le village. Ma mère prépare un civet de chevreuil qu’elle fait goûter aux voisins avec beaucoup de succès.

Nous construisons aussi ensemble un abri pour stocker notre bois.

Nous achetons un camion keitora. Ceci marque symboliquement notre appartenance à la campagne Japonaise.

Hiroshi nous donne un petit chaton abandonné, et nous le nommons Minou. Minou est très faible, malade, pleine de parasites. Mais en quelques semaines elle devient un chat magnifique.

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En un an nous avons réalisé la puissance de la nature qui nous entoure au village. La beauté des insectes, des plantes, du ciel, de l’eau. Cette vérité que nous avions oubliée nous immerge. Et puis, marcher sur la terre lorsque nous jardinons, et le contact avec le bois.

Vivre dans une maison japonaise ancienne, faite de bois et de terre..  On est ainsi en permanence connecté avec l’univers et on se sent très très bien.

Un an après notre installation, nous savons que la ville (Tokyo) ne nous manque pas.

Une grande surprise aussi est la qualité des relations que nous entretenons avec nos voisins. Tout le monde est sympathique et nous a acceptés d’emblée. On comprendra plus tard que les gens étaient très contents de voir des gens s’installer avec un jeune enfant.

Ma femme bien que venant d’une région plus au sud s’est très bien habituée à la vie dans notre village et affirme ne vouloir retourner à Tokyo pour rien au monde. Quand à moi; vivre ici au village c’est comme vivre en France. Il y a de l’espace (plus qu’à Tokyo), de la nature (plus qu’à Tokyo) et les gens me foutent la paix (comme à Tokyo). Donc je ne sens aucun dépaysement. A part la distance avec la famille et le manque de fromage.

Et les discours de François Hollande nous rappellent à chaque fois que nous sommes très bien au Japon.

Printemps 2014

Pour une année, et suivant la rotation d’une maison l’autre, nous sommes chef du district. Ou rinpocho. Ca consiste surtout à collecter des sous chaque mois. Par contre, une personne âgée de notre district décédée, notre qualité de chef de district nous amène à jouer un rôle clef lors des obsèques.

On comprend alors combien les liens de confiance entre tous sont importants dans le village. Nous nous sentons aussi très intégrés.

Lis the good life de Helen et Scott Nearing.

Nous récoltons du thé dans la forêt.

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Eté 2014

Récolte un carton de pommes de terre.

Automne 2014

Nous faisons l’acquisition d’un bout de la montagne; juste en face de chez nous. Commence à débroussailler. La montagne deviendra par la suite un immense terrain de jeu et d’expérimentations. Ce moment marque vraiment notre passage à l’action.

Nous pouvons remodeler la montagne à notre guise. Mon projet est de réduire la quantité de cryptomères, dégager la jungle et les broussailles et planter une grande variété d’arbres, afin que la nature puisse repartir et se re développer.

Le contact avec la terre aussi nous fait toujours du bien. Chaque personne sur cette planète devrait avoir son petit lopin de terre et y faire des trous. Le monde irait bien mieux.

On pense au concept de grounding où justement on est connecté à la terre.

Commence aussi une longue relation avec les sangsues.

Des visions de moissonneuses de riz transformée en robots gundam.

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Hiver 2014 – 2015

Découvre dans une montagne voisine un cerisier géant et écroulé. Il s’appelle ‘cerisier éléphant‘. Je le débite et le ramène à la maison. Bonne expérience avec la tronçonneuse. Dois doubler la capacité de notre abri bois.

Je finis ma première Bande Dessinée Tout Ira Bien. Dernière page publiée sur le blog !

Dans la montagne, plante les premiers arbres.

Minou commence à se promener dans la montagne, en notre compagnie.

Printemps 2015

Visite de Kristophe Noel, photographe, rencontré via ce blog.

L’ecole maternelle du village ferme, faute d’enfants. Le vieillissement de la population et le peu d’enfants est un très gros problème Japon et va aller de mal en pis.

Je me relance dans le jardinage mais je l’avoue sans trop de succès, à cause de mon boulot trop busy et de mon manque de focus.

Eté 2015

Pourtant le thème de l’agriculture continue de me passionner; et je lis un excellent book sur la permaculture et autres méthodes.

Automne 2015

Autre signe que les choses commencent à partir sérieusement en rouille avec la diminution de la population; la superette du village ferme.

Hiver 2015-2016

Travaille de nouveau dans la montagne. Dégage la deuxième terrasse. Plante une vingtaine d’arbres.

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Publie ma bande dessinée Tout Ira Bien. à compte d’auteur. Le résultat; imprimé, est vraiment convaincant. Vends sur le net. Versions Française et Anglaise.

Exposition photo de Kristophe Noel dans un café du village. Portraits des habitants.

Fais la connaissance de TS, un jeune agriculteur de la région, éduqué aux Etats Unis. On parle en Anglais. Par la suite je fais connaissance avec quelques étrangers établis ici, ce qui est une première, et un soulagement un peu de ne pas être me seul étranger de la région.

S. donne un coup de main et coupe une dizaine d’arbres dans notre montagne. Des cryptomères.

Printemps 2016

Notre fils rejoint l’équipe de baseball du village.

S. propose d’utiliser le bois des arbres de notre montagne et de construire un truc avec. Commence alors le projet de Technology Transfer je vais travailler les week ends dans l’atelier de S., S. m’enseigne les ficelles de son métier. C’est passionnant. On aimerait devenir charpentier !

Eté 2016

444è article de ce blog.

Hummock café: un endroit incroyable

Parfois on trouve des endroits incroyables. Par exemple la pâtisserie Morizou il y a quelque temps.

Cette semaine nous avons fait la découverte du Hummock café à Himeji. Il est situé au bord de la mer, faut bien une heure de route de chez nous, mais le déplacement vaut la peine.

 

Un petit port de pêche dans le lequel vient se déverser un canal assez douteux. Il y a une plage et des baigneurs insouciants; l’horizon donne sur une gigantesque centrale thermique avec des gros tuyaux et des montagnes de charbon. Un port de plaisance aussi. La rouille resplendit sous le soleil et les carapaces de crabes.

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Il y a donc là plusieurs espaces de différentes natures qui s’entrecroisent, se superposent ….  les bateaux de pêche, de vieilles ruelles et de belles maisons anciennes, un chantier naval où ils font des barques en bois … c’est industrieux … et aussi super zen …  il y a une petite montagne recouverte de verdure. Tout au bout de la route un sanctuaire shinto nous rappelle, s’il en était encore besoin, au souvenir de Totoro.

 

Dans tout ce fratras, on découvre le hummock café. Construit avec des shipping containers. Le rez-de-chaussée est en fait un garage spécialisé dans la restauration et la revente d’anciennes voitures. Il y a une peugeot 205 et  des petits bolides au design exceptionnel, tous dans l’attente d’une transaction sonnante et trébuchante. Le garage semble se nommer Monte Carlo.

Il faut monter un petit escalier de bois, et la se trouve le café, fait de deux containers placés en L.

Il y a une terrasse avec vue sur la Mer Intérieure et ses épaves. Dans les containers, la déco est kitsch et agencée avec beaucoup de goût. C’est délicat. Les meubles sont vintage. Un truc avec des mange disques de Disc Jokey apporte de la modernité. Un Piano.

La climatisation est un soulagement par cette chaleur où le béton le dispute à l’asphalte. Une douce musique brésilienne accompagne l’air frais. On prend le set du p’tit déj et l’on nous sert une magnifique assiette de fruits et de légumes, ainsi que trois tranches de cochon et de pain de campagne. Des bouchées de mangue. D’aubergine. Une sauce à l’orange. Il y a beaucoup de raffinement et de sensibilité.

Voila, le message du Hummock Café c’est peut-être, la possibilité de la beauté malgré l’endroit . On apprécie l’intention. Ca marche. C’est efficace.

C’est une vraie oeuvre d’art que ce Hummock café. Une bulle d’oxygène au bord de la ville qui s’étouffe.

Au voyageur qui vient visiter la ville de Himeji pour voir son chateau mondialement connu, je recommanderais fortement d’aller visiter ce petit coin perdu et d’y savourer quelques instants de calme.

 

 

J’ai pris une tonne de photos dans les alentours et aussi l’extérieur du hummock café. Par contre pas pris de photo à l’intérieur … à vous donc de venir visiter un jour …

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Hummock café

 

〒671-0111   兵庫県姫路市的形町的形 磯1864
ZIP671-0111  1864 matogata himeji hyogo japan

TEL  079-254-1400

http://hummock.blogspot.jp/2008/03/blog-post_24.html

Husqvarna ! ! !

S. m’apprend les bases pour débiter un tronc en planches et poutres. Ici on dit seizai 製材 … Tout le bois descendu de notre montagne … et patiemment épluché …. il faut le débiter pour notre projet de technology transfer ….

1 orienter le tronc d’arbre. Pour cela il faut voir l’orientation du tronc et sa courbure. On l’oriente la partie courbe vers le haut. Distinguer le ventre (腹)du dos (背)de l’arbre. Opération délicate.

2 Marquer le centre – ligne rouge verticale, sur les deux extrémités du tronc.

3 A partir du centre, tracer deux traits verticaux qui seront les démarcations des poutres ou planches.

Il y a des formats standards pour les poutres. On utilise les sun. (équivalent du pouce).

3 sun de côté

3.5 sun

4 sun

5 sun

On opte pour 5 sun…. comme on ne paye pas pour le bois le coût est seulement une question de temps .. donc autant faire dans le costaud n’est-ce-pas. C’est toujours ça que les Boches n’auront pas comme disait souvent mon prof d’électronique, monsieur Pasquier. Donc les traits sont chacun à 2.5 sun du centre. Je pense que ça a été mon meilleur prof, car il aimait ce qu’il faisait.

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Ensuite on porte le tronc sur le sawmill ou la scierie mobile … un modèle Husqvarna … Husqvarna … nom d’une ville suédoise … ils faisaient des mousquets au début … les tronçonneuses sont venues beaucoup plus tard … ce nom mystérieux de huqsvarna résonne particulierement dans notre petit village japonais … c’est exotique la Scandinavie !

4 Positionner le tronc sur les rails … faut mettre à niveau de sorte que lorsque la tronçonneuse glisse sur ses rails on coupe dans le bois selon un axe aligné au centre de celui-ci. Encore une opération délicate que cette mise à niveau …

Oui, il fallait se donner la peine d’éplucher tous les troncs.  Sinon la moindre pierre fichée dans l’écorce aurait raison de la chaine de la tronçonneuse … kaputt ….

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5 et on coupe …. coupe … coupe ….. Tres intéressant de voir ces différentes choses comme lorsque le bois se met à courber dans un sens ou un autre … lorsqu’on finit de couper une planche, pchitt on voit qu’elle se redresse tout d’un coup.

Je me rends compte que cette opération de seizai est fort compliquée, et requiert une attention constante.

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Mais à chaque coupe réalisée, on voit le bois se transformer. La surface lisse, qui révèle les motifs uniques. Le bois quitte sa qualité d’arbre et devient … du bois … il fait alors partie du monde des hommes. C’est assez frappant.

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La petite grenouille … dans l’atelier … je me demande ce qu’elle en pense.

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Vous en reprendrez bien encore un peu (épluchage)

Aujourd’hui dimanche, encore épluché des troncs d’arbres descendus de notre montagne; 7 troncs de 5 à 6 mètres de long, disons quarante mètres en tout … ça m’a pris 4 heures … donc du dix mètres de l’heure.

En tout cas c’en est fini pour l’épluchage; j’ai épluché tout ce qu’on pouvait éplucher.

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Etape suivante; on va passer les troncs à la scierie pour notre projet de technology transfer. Là on est dans l’atelier de S.

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Après cette belle journée, les cacahouètes accompagnent la bibine avec perfection. En plus il y avait de la Carlsberg au supermarché. Ca change un peu des bières locales.

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Pendant ce temps là le riz pousse dans les rizières en face.

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Les chevreaux poussent aussi …

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Montagne 2.0, suite et fin

Montagne 2.0: un projet titanesque pour notre échelle lilliputienne …

Avec l’ami S. on entreprend de descendre de la montagne tous les troncs d’arbres coupés plus tôt cet hiver.

L’opération est délicate. On découpe les troncs en morceaux de huit mètres soixante. S. les prend ensuite avec sa pelleteuse, et les balance de la montagne, où ils vont tomber en douceur quarante mètres plus bas, dans une petite clairière à l’écart. L’opération prend une journée entière. On fait une bonne équipe, c’est vraiment drôle.

S. est aux manettes de la pelleteuse.

Le moteur de la pelleteuse couvre le silence de la nature et donc nous communiquons par signes. S. fait un geste vertical de la main, je cours couper à la tronçonneuse un tronc d’arbre. Pour qu’il puisse le prendre avec la pelleteuse.

S. me lance un regard et je vais attacher un câble entre le bras de la pelleteuse et un tronc. Un autre regard me signifie de détacher le câble.

J’aime bien cette communication muette entre nous deux. Il y a moins d’ambiguïtés que si il y avait des mots.

PS: Pierre ajoute ce commentaire: « On l’appelle 阿吽の哭泣, aun no kokkyu, le souffle entre le maître et l’apprenti. »

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On voit que la montagne est désormais beaucoup plus claire. La coupe d’une dizaine de cryptomères a eu cet effet d’apporter beaucoup plus de lumière.

Il sera intéressant d’observer comment la montagne va changer. On peut prévoir que les bambous vont tenter de se développer plus rapidement avec cette manne inespérée de photons. Pour le plus grand bonheur des sangliers ! Ils aiment les pousses de bambous au printemps.

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Il faudra une autre demi journée pour descendre les troncs d’arbres jusqu’à la route et les charger dans le camion de S. Destination son atelier.

Voilà, c’est la fin du projet montagne 2.0.

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Prochaine étape … épluchage des troncs d’arbres  … le reste va se dérouler dans l’atelier de S.

 

Les joies simples

Après avoir passé dix heures devant l’ordinateur pour le boulot, je décide de faire une bonne pause.

Je fais un feu dans le jardin, pour brûler un vieux tas d’écorces et de sciure.

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Je me remets la boule à zéro à la tondeuse en regardant le feu crépiter,

Après ça, une bonne bière et deux poignées de cacahouètes …

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Ah! bière et cacahouète ! les joies simples ! que demander de plus !

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Qui vient dans notre montagne en plein jour ?

Qui vient dans notre montagne en plein jour ? (pour la nuit; voir ici).

Il pleut d’une belle pluie aujourd’hui et la journée s’en va lentement.

Le boulot terminé, je sors du bureau quand je vois … en zieutant vers notre montagne … la silhouette d’un chevreuil…

Allons chercher dare dare la caméra pour filmer l’animal.

S’ensuit un échange de regards pendant douze minutes. Par contre j’ai vraiment la tremblote avec la caméra. Cette caméra des bas de gamme panasonic a un bon zoom! Derrière le chevreuil on voit nos ruches.

Je vais me rapprocher jusqu’au pied de ma montagne.

A un moment il est six heures et l’on entend l’horloge -électronique- du village et le message demandant aux petits enfants et aux grands vieillards de rentrer chez eux.

L’esprit rêveur pourra se poser la question, si le chevreuil n’a pas aussi compris … car il décide de partir peu après.

 

 

 

La pépite Morizou

Faisons une petite pause gastronomique.

 

La ville voisine, Yamasaki, bourgade à priori endormie mais où l’on peut trouver quelques restaurants ou magasins sympathiques.

Ceux-la ce sont comme des pépites, de rares éclats dorés. Ils font de la résistance, contre le vieillissement et la paupérisation de la population et l’invasion des grandes surfaces low cost. Ces pépites brillent par leur authenticité.

Nous avions déjà présenté un super café restau, Hacienda.

Il y a quelques semaines nous avons découvert une autre pépite, la pâtisserie Morizou.

 

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C’est une bien petite échoppe et si discrète qu’il faut en avoir entendu parler d’abord pour pouvoir la trouver ! Mais une fois trouvée … j’ai été surpris d’y voir de si belles pâtisseries françaises traditionnelles.

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La pâtissière en effet aime la pâtisserie française. Elle apprend le Français ! Nous tâchons donc de discuter un peu à chaque visite.

Quelle surprise n’est ce pas de trouver ces petits morceaux sucrés de France … Florentins; tuiles aux amandes, gâteau basque, ce gâteau breton au nom incompréhensible, … un broyé du Poitou (et moi qui suis charentais) …

Elle fait aussi d’excellentes confitures, originales et délicates; et de très bon cakes merveilleusement parfumés.

C’est aussi la confirmation que au Japon même dans un coin presque perdu il peut toujours y avoir de très belles surprises et de très belles rencontres, avec des personnes originales, talentueuses et déterminées.

 

Voici le lien de Morizou; http://conamorizo.exblog.jp

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Et une jolie collection de fèves pour finir.

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