Catégorie: journal
Quelques heures à Kobé
Hier j’ai passé quelques heures à Kobé.
J’étais curieux de voir ce qui se passe en ville et au Japon en général. J’allais aussi rencontrer plus tard le soir mes acolytes; ilotiers de la région de Hyogo, nous sommes cinq compères qui au cas d’une catastrophe dans la région pourraient avoir a relayer des infos de l’ambassade aux français vivant dans la région.
En sortant du train je découvre un peu le quartier de Kitano, un quartier très touristique et élégant, avec des belles villas de l’époque de Meiji. Il y a de nombreux touristes et ils ont l’air d’apprécier l’endroit.
Même les touristes Chinois sourient et font la queue devant des magasin de pâtisserie mais c’est certainement la liberté qu’ils goûtent le plus. En profitent-ils pour penser librement ? visiblement ceux-là non car sinon on les verrait dans les bibliothèques, et pas devant les pâtisseries. Ceux qui sauraient en profiter pour penser librement sont sans doute déjà exilés, ou bien encore en prison.
Un peu à l’écart je trouve l’église catholique de Kobé. Un très beau bâtiment où je vais essayer de me recueillir. D’abord avant d’y entrer on passe par une cour circulaire, bien arrangée. J’y vois des grosses marmites -pour faire cuire le riz- encore sur des tables, j’imagine que l’on y a arrangé un repas, pour nourrir les nécessiteux sans doute.

Il y a toujours la coexistence de la richesse et de la misère.
A l’entrée de l’église il y a comme dans toutes les églises un panneau avec des affiches, des publications chrétiennes et des messages par les associations et les volontaires. Ce suis très touché de voir ces efforts pour venir à l’aide à l’autre.
Une grande boite en bois est mise à disposition pour y recueillir des dons pour la région de Noto touchée par le grand tremblement de terre.
J’y glisse un billet de 1000 yens et oui je suis un peu con pourquoi ne pas y avoir mis 10 000 à la place ?
Puis j’entre dans l’église proprement dite. Architecturalement c’est une véritable réussite. Je m’assieds et j’essaie de me calmer l’esprit. Les années de catéchisme sont très lointaines, j’ai oublié la moitié du Notre Père.

Cette longue pause me permet de ré-assembler les pièces de mon puzzle et je repars visiter la ville.
Les rues en pente guident les pas vers la gare de Sannomiya et des rues très animées, des rues avec des bars et restos, des rues avec des magasins de fashion, il y en a pour tous. Partout une foule jeune, assez fluide et très joyeuse.

Les gens font la queue devant de nombreux cafés et magasins c’est assez impressionnant. Le tout dans une ambiance joviale. Finalement faire la queue avec ses copains ou copines ça fait partie de la fête, on discute dans le froid mais on sait qu’à un moment un peu plus tard il y aura une table des fauteuils et du chauffage….
Il y a des ruelles étroites où se cachent des boutiques étonnantes arrangées avec goût et la aussi des gens font la queue … incroyable !!

Gelato Pique une marque de pyjamas avec une stratégie marketing géniale, qui permet au final de transformer du pétrole en or …
Parfois la foule heureuse doit s’arrêter pour laisser passer une énorme Mercedes ou alors une LEXUS magnifique ….

Cette pancarte explique que manger des gyozas et boire de la bière ça fait partie de la culture. Entièrement d’accord. Lu et approuvé.

J’admire tout cela mais je me dis que cela manque un peu d’authenticité …
Au fond ce luxe et cette joie forment une fine couche de quelque chose qui finira par sécher, craqueler et sera remplacée par quelque chose d’autre.
Un peu plus tard je découvre un ancien marché, une vieillie galerie marchande couverte, très étroite … Cela date directement de l’époque de Showa. On imagine qu’à l’époque il y avait du monde, c’était bruyant, il y avait des enfants et des chats.
De nombreuses boutiques sont fermées mais il y a encore deux poissonniers, un marchand de thé qui travaillent la depuis 50 ou 60 ans peut-être, comme si rien n’avait changé. Tout cela c’est certain sera bulldozé dans quelques années.
Et puis dans quelques années les rues animées que j’ai admirées plus tôt auront elles aussi changé.
Ce renouvellement permanent très visible ici au Japon car on construit et détruit facilement donne à la ville cet aspect organique qui est si envoutant.

S’y mélangent tristesse et beauté.


Finalement je trouve un petit café tranquille où poser ma besace et m’y vient cette réflexion;
le village où nous vivons représente le Japon d’il y a 50 ou 60 ans, avec les traditions d’autrefois qui y subsistent.
mais le village où nous vivons représente aussi le futur du Japon, où il n’y aura plus que des vieux et où il n’y aura plus d’enfants.
Voila pour terminer sur une note assez sombre …. merci
Ca tremble
Au sujet du tremblement de terre du 1er janvier qui a frappé la péninsule de Noto, sur la côte nord.
J’ai regardé quelques reportages de la télé japonaise qui montrent la détresse des personnes qui ont perdu ou évacué leur maison et qui sont réfugiées dans des écoles, sans eau ni électricité et dans le froid, et sous la neige.
Il est intéressant de constater la relative lenteur des secours et l’insuffisance des aides pour les survivants, et ce, même dans un pays riche et préparé comme le Japon.
Est ce que le Japon n’est pas assez préparé ? Ou bien est il simplement impossible de répondre en masse à de telles catastrophes ?
Dans les titres des reportages à la télé il y a un mot qui revient sans cesse, c’est isolation 孤立: de nombreux villages et hameaux ont été coupés du monde avec les routes détruites, les fines lignes des flux logistiques, les câbles électriques ont tous été brisés et ces villages se retrouvent coupés du reste du Japon, où la logistique est si efficace !
Tout en visionnant ces reportages je me disais mais cette région est une région très excentrée, rurale, et justement les habitants de la campagne savent peut être encore vivre un peu comme autrefois: ils ont accès à l’eau des puits et des rivières, et il savent faire du feu… Ils récoltent leur riz et donc ont de gros stocks … Donc ils devraient pouvoir s’en sortir …
Je posais la question hier à mon ami Saki chan sur ce sujet et il faisait exactement la même remarque.
Peut être que ça n’est pas dans le script des studios télé, le profil des campagnards qui savent être autosuffisants, et … vivre en dehors du ‘système’.
Ces ‘campagnards’ même si les lignes logistiques sont coupées savent se suffire à eux mêmes.
Une fois, c’était il y a 5 ou 6 ans une collègue du Royaume Uni m’avait demandé pourquoi je restais au Japon où il y a tant de catastrophes naturelles.
En Japonais il y a ces deux mots 自然災害 qui désigne la catastrophe d’origine naturelle et人的災害 qui désigne la catastrophe d’origine humaine
Je lui avais alors répondu, et sur le moment j’avais l’impression de dire quelque chose d’intelligent, qu’à choisir je préfère vivre dans un pays où il y a plus de catastrophes naturelles que d’humaines, que le contraire. Lorsque je lui avais répondu ça j’avais en tête les shootings dans les écoles aux US et puis les nombreuses attaques terroristes en France.
On peut accepter la violence de la nature, car la nature est telle quelle.
Il m’est impossible d’accepter la violence humaine et en réaction à la violence humaine mon corps produit des molécules de colère en retour, et qui vont venir m’auto détruire.
Certes dans les deux cas on se retrouve soudainement vulnérable et possiblement sans défense (dans le cas où l’on n’est pas broyé immédiatement).
Ca me rappelle le livre de Nassim Taleb sur l’anti fragilité.
Mais je ne suis pas sûr qu’il y ait un vrai rapport avec le sujet.
Ce serait vraiment cool si la télé japonaise montrait, en plus de ceux que le tremblement de terre a mis dans une situation très précaire, aussi ceux qui, malgré les coupures d’électricité et d’eau, parviennent à survivre grâce à leurs connaissances de la vie à la campagne…
Il y a des choses encore aussi intéressantes à noter: après un grand séisme; l’importance d’avoir accès à l’eau et donc d’avoir un puits, par exemple.
La voisine de mon ami Franck qui habite au centre Kyoto s’est à propos fait installé un puits, ce qui lui permet de pomper et d’avoir de l’eau même en cas d’urgence.
Si vous habitez dans une très grande ville au Japon, et si vous y avez votre propre maison, essayez de voir si vous pouvez faire creuser un puits.
Ca ne devrait coûter que un ou deux millions de yens et ça en vaut certainement la peine.
Tremblement de terre 1er janvier 2024 – péninsule de Noto
Le 1er janvier un énorme tremblement de terre, suivi d’un tsunami a dévasté une partie de la péninsule de Noto (sur la côte nord, qui donne sur la Mer du Japon).
Si vous souhaitez aider la région de Noto qui a été lourdement frappée par le séisme et si vous ne savez pas où adresser vos dons, sachez que la mairie de Wajima a mis en place un compte bancaire spécialement à cet effet.
Leur page web a ajouté une traduction en anglais avec les détails du compte bancaire, pour les transfers internationaux.
https://www.city.wajima.ishikawa.jp/article/2024010500020/

Merci à Marie Claire de me poser la question via Facebook.
Visiter Engyoji à Himeji, avec des Totoros
Si vous passez par la ville de Himeji pour une visite (et sans doute vous venez pour voir le château) prenez une journée entière plus alpha, pour pouvoir aussi vous promener et visiter Engyoji. (Pour le déjeuner ou le dîner, allez au Chat Botté).
Engyoji, par chatgpt:
Engyoji à Himeji est un complexe de temples bouddhistes situé sur le mont Shosha, à la périphérie de la ville de Himeji, dans la préfecture de Hyogo. Il a une histoire de plus de 1000 ans et appartient à la secte Tendai du bouddhisme japonais. Il est également connu pour avoir servi de lieu de tournage pour le film hollywoodien “Le dernier samouraï” en 2002.
En Novembre 2023, Wakamé Tamago, auteur du blog inaca.fr et l’un des trois français vivant à Himeji, publia dans son blog des photos prouvant la présence de Totoros sur le site de Engyoji. Ces photos montrent en effet des petits glands ‘donguri’ et des fruits, déposés avec soin au pied des statues bouddhistes, le choix des glands et leur position étant révélateurs de la présence de Totoros…
Le complexe Engyoji comprend une vingtaine de bâtiments répartis dans une forêt dense sur le sommet de la montagne. Parmi eux, le plus impressionnant est le Mani-den, un magnifique temple en bois construit sur des piliers sur une pente abrupte. Un autre ensemble remarquable est le Mitsunodo, composé de trois grandes salles en bois : le Daikodo (salle principale), le Jikido (salle de logement et de restauration) et le Jogyodo (gymnase).
Pour accéder à Engyoji, il faut prendre un bus depuis la gare ou le château de Himeji jusqu’à la station de téléphérique du mont Shosha, puis prendre le téléphérique jusqu’au sommet de la montagne. Il est aussi possible de faire une randonnée d’environ une heure pour monter à pied2.
Engyoji est un lieu idéal pour se détendre dans une atmosphère paisible et sereine, loin de l’agitation des touristes autour du château. On peut y apprécier la beauté de l’architecture, la richesse de la culture et la splendeur de la nature. C’est un trésor caché de Himeji qu’il faut découvrir.
D’abord on prend un téléphérique mais on peut aussi grimpouiller une belle heure….
Et l’on tombe sur cette pierre:

”一隅を照らす” est une expression japonaise qui signifie “éclairer un coin”. Elle vient d’une citation du moine bouddhiste Saichō, qui a fondé l’école Tendai du bouddhisme au Japon. Il a dit : “Éclairer un coin, c’est le trésor du pays”. Cela signifie que chaque personne a un rôle à jouer dans la société, même si elle n’est pas remarquée ou appréciée. En faisant de son mieux dans sa position, elle apporte de la lumière et du bien-être au monde. C’est une façon de vivre humble et dévouée.
Puis on peut faire sonner une grande cloche. Or je remarque pour la première fois, que le butoir sur la cloche a la forme du fruit du lotus … Que c’est ingénieux ! Et étrange !

Le tout s’étend dans une grande forêt et bien entendu les feux sont interdits. Ce que confirme l’écureuil.


Dans ce vieux mur défoncé j’admire la capacité à refondre tranquillement avec la nature… Quelle sérénité …


Je m’égare un peu et vais voir leur espace technique pour la maintenance et l’entretien du parc. Ce doit être formidable de travailler ici !
Partout dans la forêt on observe des arbres gigantesques, il y a des cryptomères de 700 ou 800 ans. Le spectacle est donc partout.
Ici c’est l’entrée de bureaux, peut être pour la compta. J’imagine à l’intérieur des chats et une bouilloire qui ronronnent.


Comme il est midi on va dans la petite boutique où nous dégustons des nouilles udon. Ici avec des pousses de fougères.

Et puis voila; c’est superbe:


La plupart des visiteurs sont Japonais; il y a peu de touristes étrangers: ce sanctuaire serait assez mal connu ?


Derrière un moine prie. Apparemment il se streame sur facebook.

Nous continuons.

Il y a peu de visiteurs. On le voit tous sont silencieux, détendus et paisibles, … à part une poignée d’Espagnols.

Ici on peut s’exercer au shakyou (写経), activité qui consiste à recopier des soutras et qui permet de se concentrer et de se purifier l’esprit. Mais attention il faut le faire sérieusement, on ne peut faire cela la tête légère, car sinon on risque de s’attirer des esprits en quête de salut.

Plus loin il y a une petite mare, où il y a des centaines de tritons.

Quelles courbes !!
Mais revenons à mos moutons (nos totoros en fait), car au pied d’une statue bouddhiste je vois un gland et un fruit déposés avec soin:

Et plus tard je retrouve cet arrangement aux pieds d’un arbre sacré:

Tout ceci démontre la présence de Totoros dans cette montagne !
Je me pose alors la question; comme allons-nous rentrer à la maison ? En camion ou alors en chat-bus ?


Retour de France
Je suis de retour au village -un petit village au nord de la ville de Himeji dans la région du Kansai- après une dizaine de jours en France.
Cela m’a fait un bien énorme de passer ces quelques jours avec la famille et de retourner en France; cela faisait 5 ans que je n’y étais pas allé.
Pour tout dire je ne suis pas parti sans appréhension, je me demandais ce qui avait pu changer, et sachant aussi que moi aussi, j’ai changé pendant ce temps, je me demandais comment ça allait se passer.
Car au village ici je vis dans une bulle, si je reste connecté au monde via le travail, tout mon boulot se fait avec les équipes d’Amérique et je n’ai aucun contact pro avec les équipes en France. Et en dehors du boulot la plupart des news que je suis sont de source US également, et pour le privé je suis dans l’hyper local: ce qui se passe dans un rayon de 10km de la maison …
Et puis je ne peux pas oublier la liste des choses affreuses qui se sont déroulées en France depuis ces dernières années comme les décapitations de profs, l’incendie de Notre Dame, Saint Etienne du Rouvray et caetera.
Donc pouvoir voir la réalité française de mes yeux et sur place m’a fait un énorme bien et m’a rassuré; si l’on oublie ces choses affreuses citées ci-dessus, rien n’a changé, et le pays reste un pays de cocagne où les gens continuent à s’épanouir, apprendre, créer, et parviennent à vivre ensemble. Cela m’a vraiment rassuré.
Observer la circulation des voitures à Paris m’a également fait comprendre que en effet, les Français sont bordéliques, ce sont des latins, et chacun n’en fait qu’à sa tête, mais ils arrivent collectivement à faire sortir du bordel une certaine harmonie: les voitures arrivent à circuler … et ceci grâce à la somme des talents et de la dextérité individuels …. certes malgré un côté ‘sauvage’ …. Voilà qui est très intéressant.
L’harmonie que je vois au Japon est très différente, elle est plus aboutie, mais par contre elle est le résultat de coups de marteaux continus sur les esprits… Décidément ces civilisations sont bien différentes!
Est venue alors une question, c’est: pourquoi suis-je parti vivre si loin ? Et une autre question: si j’étais resté en France, qu’aurais-je fait et serais-je devenu wakamé tamago ?
Mais la vérité est sans doute que j’étais destiné à venir vivre au Japon, à souffrir dans les métros et les bureaux de Tokyo, pour ensuite renaître et me libérer à la campagne.
Le lendemain de mon retour au village j’étais dans mon home office que ma chère voisine de 85 ans (madame T) est venue me voir -elle rentre dans mon bureau directement -:
Vous pouvez retrouver madame T dans ma bande dessinée ‘Retour Sur Terre‘
Madame T: Ah tu es de retour !
Wakamé Tamago: Oui !
Madame T: Ton papa va bien ? Dis; tu aurais dû rester avec lui plus longtemps !
Wakamé Tamago: Oui il va très bien !
Madame T: Oui, fais plus d’économies et la prochaine fois, restes-y plus longtemps … mais je suis contente que tu sois rentré au village …
Wakamé Tamago: Merci…
Madame T: Si tu m’avais dit que tu allais voir ton papa en France je lui aurais fait un petit cadeau … un parfum pour quand il prend son bain …
Exercice de communication
Je suis dans l’avion Air France qui m’amène en France où je vais passer quelques jours avec mon papa, en région parisienne.
Sur le siège à ma gauche un autre passager, nommons-le Jérôme. Jérôme est assez sympathique, il est venu au Japon pour le travail, pour acheter des machine-outils. Je lui sais gré de booster le commerce exterieur nippon.
Une heure avant l’arrivée à Charles de Gaulle airport, un jeune stewart air france passe avec son petit chariot et sert le café. Jérôme à ma gauche lui demande s’il peut avoir un espresso (on est pas en business class, pour contexte); le stewart lui répond que ça n’est pas possible.
Dix minutes plus tard un autre staff d’air france vient voir Jérôme; appelons la Nicole:
Nicole – bonjour je suis Nicole je suis la cheffe de cabine; voici l’espresso que vous avez demandé à mon collègue
Jérôme – ah non maintenant c’est trop tard si je le prends maintenant je ne vais plus pouvoir dormir, mais sur d’autres vol air france j’avais pu avoir un espresso et patati et patata (Jérôme n’a pas l’air content du tout).
Nicole – oui je sais mais sur ce vol c’est plus difficile et puis on nous a demandé de ne plus donner de petits services en extra (je suppose que l’espresso fait partie du package pour les business class uniquement)
Nicole et Jérôme se lancent alors dans un petit échange où il est clair qu’aucun des deux ne veux lacher du terrain.
A la fin le bon Jérôme dans toute sa mansuétude dit qu’il va envoyer une plainte à Air France mais qu’il expliquera que ça n’est pas contre le personnel … Nicole retourne à son poste pas satisfaite du tout comme on imagine.
Ce petit moment que j’observe en direct live m’intéresse.
Finalement aucun des deux, ni Nicole ni Jérôme, ne sait communiquer !
Nicole en tant que la cheffe de cabine d’air france devrait pourtant être une pro de la communication et si elle avait agi comme tel je pense qu’elle aurait du pouvoir venir à bout de Jérôme. Certainement un manque de training de la part d’Air France mais ceci ne devrait-il pas être le b-a ba ? J’imagine qu’ Air France place pourtant ses meilleurs éléments sur les vols long courrier internationaux, comme Osaka CDG. En plus Nicole commet la faute professionnelle de dénigrer son employeur devant son client … C’est vraiment pas pro ça …
Et pareil pour Jérôme, son employeur a dépensé beaucoup pour l’envoyer au Japon rencontrer des fournisseurs importants, et je vous parie qu’aucun des fournisseurs n’a de machine à espresso … normalement Jérôme lui aussi il devrait savoir se comporter et se tenir… Pourquoi devoir être un tel casse-couille Jérôme ? Conduis-toi comme un homme Jérôme, ne te plains pas pour un pauvre espresso !! Et puis demain matin au bureau après que tu aies enquiquiné Nicole tu seras tout doux avec ton boss au bureau … tu te rouleras par terre et tu lui monteras ton ventre à ton boss, pour une petite carresse, comme avec tchatcha le chien de Saki chan ….
Voila comment Nicole et Jérôme auraient pu être plus successfulls:
Nicole – bonjour je suis Nicole je suis la cheffe de cabine; excusez nous pour mon collègue qui n’a pas pu vous servir l’espresso,
Jérôme – JE VOUS REMERCIE mais je suis désolé maintenant c’est trop tard si je le prends maintenant je ne vais plus pouvoir dormir, sur d’autres vol air france j’avais pu avoir un espresso.
Voila !! avec quelques mots magiques comme excusez moi et merci, cette transaction aurait pu se terminer beaucoup plus rapidement et de façon beaucoup plus positive, pour les deux protagonistes!
Regarder les cartes
Recherchant une nouvelle perspective sur les événements en Israel et à Gaza, ayant regardé les news, j’ai jeté un coup d’oeil sur google map.
Les médias décrivent la bande de gaza comme l’une des zones les plus peuplées sur terre. Quand j’entends ça j’imagine Kowloon à Hong Kong mais à regarder les photos satellites je vois que au sud de la bande de gaza il a des zones avec des champs et des serres. Ca n’est donc pas Kowloon … ni Manhattan…
Il n’y a pas de google street view à Gaza … c’est sûr que ça déplairait aux sbires du hamas mais les quelques photos disponibles sur le net montrent un endroit où les gens auraient pu vivre en paix. Et l’on voit, aux devantures des restaus, qu’ils ne demandent que cela !
Une autre découverte pour moi c’est l’espace désertique et immense qui commence dès la frontière Egyptienne. Sur 200 km jusqu’à El Quantria il n’y a rien du tout … Naïvement j’aurais imaginé que l’Egypte aurait fait un deal pour accueillir la population de Gaza dans cette immense zone désertique …
Car dans tout cette région ça n’est pas l’espace qui manque et tous les grains de sable du désert sont les mêmes … Voila en tout cas deux trucs dont les médias ne semblent pas parler!
La conclusion en gros c’est que dans cette région il y a théoriquement de l’espace pour tout le monde.
Deuxième conclusion c’est que les cartes sur google map peuvent nous apprendre beaucoup.
Tranches de vie & bricolage
Hier vendredi j’avais laissé quelques petits trucs en plan au boulot et donc j’ai mis mon réveil assez tôt 430 AM ce samedi matin pour boucler ces petites choses tôt et pour ne pas avoir à les faire lundi !
Après, vers sept heures il fait déjà beau mais encore frais je vais dans le jardin que des courges, poussées inopinément cette année (sans doute des graines jetées l’année dernière) envahissent de façon décidée.
Et vers neuf heures je vais voir Saki chan mon acolite. Il est dans son atelier.
On se prend un café. J’ai apporté deux petits cigares de Cuba que nous dégustons tranquillement. On discute. Et tiens, dans la conversation vient une idée pour un dessin futur… A tester … ca peut être pas mal !
On s’apprête à récolter des patates douces. Malheureusement nous faisons une bien piètre récolte. L’été nous n’y avons pas du tout touché, et le rang de patates douces était dans une véritable jungle …. C’est peut être la raison. Il y a eu aussi très peu de pluies.
Je suis un peu déçu Mais bon: c’est comme ça et, bien sûr que c’est un peu ma faute, j’aurais dû mieux m’en occuper.
Il n’y a pas de magie….
Arrivent deux voisins qui eux viennent récolter le riz, leur rizière est juste à côté.

S’ensuit une discussion animée sur la canicule que nous avons eu cet été ! L’un des deux est forestier et l’autre (plus âgé, 72 ans je crois) travaille dans la construction. Et bien sûr la canicule ils ont eu l’occasion de la goûter, sur leurs chantiers !
Je me dis quelle chance de pouvoir faire partie de ce groupe et de cette conversation.
Saki chan m’offre un sac de châtaignes qu’il a récoltées.
Un peu plus tard je rentre à la maison et après une courte hésitation j’essaie de remettre en état la vieille porte coulissante de la grange où je veux faire ma galerie d’art « open garage« .

C’est, en effet, une horreur. Mais l’affaire est finalement moins compliquée que je pensais.
D’abord retirer ces affreuses vitres translucides.

Je commence par faire une nouvelle poignée avec un bois de chevreuil. Ajouter de la fantaisie quand c’est possible.

Puis remplacer les vitres par du plexigas.
Tout en faisant cela je prépare le dîner, je fais mijoter tranquillement des sardines avec du gingembre et des uméboshis. (pour 15 sardines de taille moyenne, 6 uméboshis, une grosse boule de gingembre, 3 CS de sucre, 6 CS de sauce de soja, 3 CS de mirin -vinaigre de riz-, 3 CS de saké). C’est un plat simple et très économique.

La porte a trois rangées de vitres mais je n’en remplace que deux avec du pléxi, la rangée la plus basse, je mets du contreplaqué. Comme ça la lumière arrivera juste à la hauteur du comptoir …
Voila ça prend forme …


Ensuite de retour à la maison pourquoi pas faire cuire du riz avec des châtaignes, on dit takikomigohan.

Ici encore c’est très simple; éplucher les châtaignes et les déposer sur le riz dans le rice cooker, et mettre en route ce dernier.

Et le dîner est génial car nous y avons tant de produits du jardin, ou du village.
les concombres du jardin à goûter avec du yuzu miso, mélangé à une vieille confiture de coings, coings trouvés en montagne l’année dernière.
Une petite courge du jardin passée à la poêle.
Le riz, récolté la semaine dernière par monsieur T qui a cuit mélangé avec les châtaignes de Saki chan.
Mes petites sardines qui ont mijoté avec le gingembre récolté l’année dernière, et les uméboshis faites il y a deux ans.
Et puis quoi d’autre ah oui, dans la salade j’ai ajouté des figues du jardin.
Quelle joie de pouvoir profiter de la générosité des amis, et du potager …
Une marquise pour la fenêtre
Je ne savais qu’un petit auvent pour protéger la fenêtre, c’est une marquise, mais le Petit Robert confirme.

Dans le Petit Robert, j’avais trouvé cet exemplaire à Tokyo, pour 500 Yens, il y a 12 ans, et j’aime beaucoup que le Petit Robert indique la date de l’apparition des mots dans la langue française. Cela permet de mettre les choses en perspective.
Pour la fenêtre faite la semaine dernière, pour ma future galerie, il fallait en effet une petite marquise afin de la protéger de la pluie. Sinon l’eau pourrait s’infiltrer et causer problèmes.

Le tout prend quelques heures.

Cela fait très bien.
Prochaine étape, repenser les portes qui ont vécu et sentent un peu trop la misère ….
Windows Update (Projet Open Garage)
Hier j’ai procédé à un windows update. C’est pour mon projet de open garage.
Dans une des deux pièces de la grange où je veux installer l’open garage il y a une grande fenêtre mais le verre des fenêtres est translucide et il ne permet pas d’admirer la vue dehors. A l’époque, soit ils avaient réutilisé les fenêtres d’une salle de bain, soit ils voulaient dissimuler l’intérieur de la grange des regards des curieux …

Samedi, je passe une partie de la journée à essayer de retirer les fenêtres (c’est à la japonaise, donc en fait c’est deux cadres de fenêtre qui coulissent librement), mais, le bâtiment a dû s’affaisser partiellement et le cadre de la fenêtre est déformé. Et donc il est impossible de retirer les cadres qui sont bloqués.

Ce que j’aurais voulu faire c’était retirer les cadres de fenêtre; les démonter, remplacer le verre translucide par un genre de plexiglass et puis les remettre en place. Cela aurait été le plus simple; mais c’est finalement impossible.
Donc je dois remplacer tout. Et d’abord il faut tout casser …

Je voulais alors retirer le cadre de la fenêtre aussi mais je comprends plus tard qu’elle est fixée aussi sous les planches de tôle extérieures qui protègent les murs …. attention ça peut devenir trop compliqué et donc après réflexion je décide de garder le cadre et de construire autour de lui et de façon que ça ne se voie pas …

A observer les charpentiers au Japon j’ai bien compris que les travaux de rénovation, ici on dit リフォーム, c’est comme monter un décor de théâtre ou de cinéma, et pour cela on doit maitrîser l’art de la dissimulation.
Donc je vais poser une ‘sous structure’ en bois que je visse à l’intérieur du cadre (l’aluminium est assez mou pour ça) et puis dessus je mettrai un beau morceau de cryptomère …


J’essaie de faire dans le plus simple possible. La nouvelle fenêtre que j’installe consiste en deux parties.

Une partie fixe. Et une partie où une feuille de plexiglass peut coulisser, tout simplement. Heureusement j’ai tout un stock de bois; récupéré plus tôt cette année.
Mine de rien ce projet de mis à jour de la fenêtre (windows update) prend une journée entière.

Voila c’est fait … La feuille de plexiglass à gauche est mobile et peut coulisser, celle de droite est fixe … Cette nouvelle fenêtre, bien que rudimentaire, transforme l’espace et la pièce tout entière !
C’est que si ce projet de open garage continue à m’intéresser je ne suis pas sûr de le faire longtemps. Peut être que je ne ferais que quelques week ends ‘portes ouvertes’, et puis passerais à autre chose. Je ne sais pas ! L’open garage devait être la coquille de Bernard L’Hermitte où ma moitié artiste irait produire et se développer, mais depuis quelques mois ma créativité est à sec… et donc … je doute !
Je sais qu’il y a plusieurs choses et événements qui ont un peu entamé ma santé mentale et m’ont un peu déséquilibré depuis ces derniers mois, et donc ma créativité est à sec. Je continue ce projet de open garage dans l’espoir de pouvoir me remettre sur mes rails,
car cet équilibre entre vie à la campagne et petites productions artistiques de Wakame Tamago et ma vie professionnelle où je fais des choses sérieuses (ce qui paie le beefsteak et le cat food) c’est quelque chose qui a très bien marché jusqu’à maintenant (11 ans pour être exact). Et ne faire que des choses sérieuses, je ne peux pas ..
En tout cas oui, la créativité est une plante très délicate …

J’ai un autre article à écrire car au mois de mai j’ai fait beaucoup de progrès pour l’open garage, j’ai fait le comptoir et les étagères pour exposer mes petites « œuvres ».
Je pense d’ailleurs utiliser la première pièce pour exposer mes dessins, et utiliser la deuxième pièce pour exposer des livres de ma collection; et faire découvrir aux visiteurs la bande dessinée franco belge. J’y mettrai donc pour consulter, ma collection de Tintin; d Astérix etc … tout ce qui a bercé mon enfance. Je pense que cela devrait intéresser les visiteurs ….



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